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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 813
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 18 Septembre 2015
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Egalement dans ce numéro
TIC
IBM présente un cerveau -numérique- de rongeur avec 48 puces neuromorphiques
Avenir
Produire des nanofibres à partir du gaz carbonique de l'atmosphère
Matière
Le MIT travaille sur un réacteur à fusion nucléaire plus puissant et moins cher qu’Iter
IBM franchit le premier la barre des 7 nanomètres !
Intel et Micron dévoilent une mémoire informatique ultra-rapide
Vivant
Cancer du côlon : aspirine et AINS possèdent un effet protecteur puissant…
Première mondiale à Toulouse : greffe de rein par voie vaginale
Un test pour dépister le cancer du sein 9 ans avant son apparition…
Faire du sport à l'adolescence réduirait les risques de cancer
MERS coronavirus : un vaccin à l'horizon !
Paludisme : feu vert pour une utilisation en Afrique du vaccin Mosquirix
Hormone de croissance : une transmission interhumaine serait possible dans la maladie d’Alzheimer
Un implant de la taille d'un cheveu pour contrôler un cerveau à distance
Maladie d'Alzheimer : les quatre facteurs de risque à prévenir…
L'anxiété est-elle héréditaire ?
Edito
Le phénomène humain !



Plus de 40 ans après la découverte du fossile de « Lucy », l’australopithèque africain vieux de 3,2 millions d’années, découvert en Ethiopie en 1974 et 14 ans après la découverte tout aussi majeure, en 2001, de l’homme de Toumaï, au Tchad, vieux de sept millions d’années et considéré comme le plus ancien représentant du genre Homo, une nouvelle découverte extraordinaire est venue récemment bouleverser à nouveau l’arbre complexe et foisonnant de l’évolution humaine : Homo naledi, découvert dans les grottes de Rising Star, à 500 km de Johannesburg en Afrique du Sud.

Evoquant ce nouveau représentant de la lignée humaine, Bruno Maureille, paléontologue à l’Université de Bordeaux, qualifie cette découverte "d’exceptionnelle" et même "d'inouïe" pour plusieurs raisons. D’abord parce qu’il ne s’agit pas, comme cela est très souvent le cas, de quelques os ou d’un seul individu mais de plusieurs milliers de vestiges, dont certains d'entre eux appartiennent à des individus dont on possède plusieurs membres pour des périodes aussi anciennes. En outre, les scientifiques dirigés par Lee Berger, de l'University de Witwatersrand ont également découvert sur ce même site des vestiges humains provenant de classes d'âge très rarement représentées, comme des nouveau-nés. 

Bien que ces restes pré-humains n'aient pas encore été datés avec précision, ils pourraient avoir environ 2,5 millions d’années, selon le Professeur Berger. Homo naledi est un primate d'environ 1,50 mètre à l'âge adulte, pour 45 kg. Il possède des pieds et des jambes particulièrement adaptées à la marche bipède sur longue distance. En revanche, ses dents et ses mains semblent indiquer une forte adaptation à la vie arboricole et, au total, il se rapprocherait assez d’Homo Habilis, le plus ancien membre du genre Homo et sans doute le premier à utiliser des outils, découvert en 1960 en Tanzanie et vieux d’au moins 2,5 millions d'années.

Cette superbe découverte vient également conforter le schéma d’une évolution humaine extrêmement diversifiée et se caractérisant par une double arborescence : celle des espèces et celle des genres. L’existence d’Homo naledi confirme notamment que des genres Australopithecus et Homo ont co-existé sur une très longue période.

Mais, derrière la découverte de cette Homo Naledi, se cache une autre découverte, peut-être encore plus extraordinaire, liée à la disposition tout à fait inhabituelle des ossements. Ces derniers ont en effet été retrouvés dans une partie très difficile d'accès de la grotte et les scientifiques n’ont trouvé aucune trace sur ces os de l'action d'un animal qui aurait pu tuer ces hominidés. 

Dès lors, une question lancinante se pose : comment ces corps se sont-ils retrouvés dans cette grotte qui n'a jamais été en contact direct avec la surface ? Selon une première hypothèse, il est possible, bien que peu probable, que nos lointains ancêtres se soient retrouvés pris au piège dans cette grotte à la suite d’un événement naturel, tel qu’un éboulement.

Mais une autre hypothèse fascinante est envisagée par les scientifiques : celle d’un acte funéraire volontaire ! Mais si tel était le cas et si ces corps avaient bien été disposés de manière ordonnée dans cette grotte, cela remettrait profondément en cause toute l’histoire de l’évolution humaine et l’idée que nous nous faisons de notre espèce.

En effet, jusqu’à présent, il était admis qu’il a fallu attendre l’apparition de certaines espèces de pré-néandertaliens, comme Homo heidelbergensis, pour voir apparaître les premiers rites funéraires il y a environ 400 000 ans. S’il y a donc eu placement intentionnel de ces corps dans ce lieu si particulier, il faudrait donc reculer de plus de 2 millions d’années l’apparition des premiers rites et comportements culturels complexes…

Il y a quelques années encore, une telle hypothèse aurait semblé absurde et peu crédible d’un point de vue scientifique. Mais une autre découverte, intervenue il y a deux ans sur le site de Dikika, en Ethiopie, semble prouver que les australopithèques utilisaient des outils il y a 3,4 millions d'années et que cette pratique n'est plus l’exclusivité du genre Homo (Voir Science Daily).

Cette étude, dirigée par l'anthropologue Jessica Thompson (Emory University), a réalisé un véritable travail de fourmi en analysant au microscope plus de 4000 fossiles de faune récupérés sur ce site éthiopien et en identifiant 450 marques sous forme d’entaille. Les scientifiques ont ensuite comparé statistiquement les caractéristiques des entailles sur les fossiles aux marques expérimentales et le résultat est sans appel : les marques sur certains os n’ont pas été causées par des morsures d’animaux mais très probablement par des outils conçus et fabriqués pour le dépeçage…

Cette remarquable étude confirme donc l’hypothèse d’un dépeçage de grands animaux avec des outils il y a 3,4 millions d’années. Si cette hypothèse se trouve confirmée par d’autres découvertes du même genre, cela voudrait dire que ces pierres taillées seraient plus vieilles de 700 000 ans, par rapport aux plus anciens outils connus à ce jour et que certains australopithèques étaient déjà capables de façonner des outils relativement sophistiqués bien avant l’apparition d’Homo habilis et des premiers représentants du genre Homo, il y a environ 2,8 millions d’années.

Beaucoup plus près de nous dans le temps, c’est un autre scénario concernant l’évolution humaine qui vient d’être bouleversé par plusieurs études récentes : celui de la coexistence entre Home sapiens et l’homme de Neandertal, puis de l’arrivée et de la dissémination de l’homme moderne en Europe. Jusqu’à présent, il était généralement admis par la communauté scientifique que le métissage entre Neandertal et Homo sapiens avait eu lieu au Proche-Orient, il y a 50.000 à 60.000 ans, avant que l’homme moderne parte à la conquête de l’Europe et l’Asie.

Mais une étude menée par le paléoanthropologue chinois Qiaomei Fu (Key Laboratory of Vertebrate Evolution and Human Origins of Chinese Academy of Sciences de Pékin, Chine) a analysé le génome d’une mâchoire humaine âgée de 37.000 à 42.00 ans, mise au jour en Roumanie sur le site d’Oase (Voir Nature). Ces travaux ont permis de montrer que ce métissage a également eu lieu en Europe, au cours d’une courte période de 5.000 ans au moins. Ces recherches ont également révélé que 11 % du génome du fossile provient d'un ancêtre néandertalien.

En janvier 2014, deux études publiées dans les revues Science et Nature (voir Science et Nature) avaient déjà montré que les humains actuels d'origine européenne ou asiatique ont hérité en moyenne de 1 à 3 % du génome de leur cousin, dont l'espèce s'est éteinte il y a environ 30 000 ans. En revanche, les Homo sapiens provenant d’Afrique ne possèdent pratiquement pas d'ADN de Neandertal, très probablement parce qu'il n'y a pas eu de croisement entre ce dernier, qui vivait en Eurasie, et leurs ancêtres.

Fait particulièrement intéressant, ces recherches ont révélé de grandes régions du génome moderne non-africain dépourvues d'ADN néandertalien, et d'autres où, au contraire, l'héritage de l'homme de Neandertal était plus important que prévu. Cette répartition pourrait être le fruit, selon les chercheurs, de la sélection naturelle : l'homme moderne aurait progressivement éliminé de son patrimoine génétique les gènes de l'homme de Neandertal qui lui étaient défavorables dans son nouvel environnement. Homo sapiens aurait en revanche conservé certains gènes de Neandertal pouvant lui procurer un avantage adaptatif.

Enfin, il y a quelques jours, deux études menées indépendamment l’une de l’autre, ont éclairé d’une lumière nouvelle le scénario du peuplement de l'Europe (Voir The New York Times). En s’appuyant sur de multiples analyses comparatives entre des fragments d'ADN ancien, prélevé sur des ossements humains et des échantillons d’ADN prélevé sur des hommes modernes, ces deux équipes de chercheurs, l'une danoise et l'autre américaine, sont parvenues conjointement à produire le scénario du peuplement de l'Europe le plus précis et le plus complet jamais proposé à ce jour.

Ces recherches montrent que le peuplement de l'Europe résulterait de trois grandes migrations, intervenues à des périodes différentes. Une première migration aurait eu lieu il y a 45.000 ans environ. Puis, il y a 8.000 ans, des agriculteurs issus de l'actuel Proche-Orient auraient à leur tour migré en Europe. Enfin, un groupe de nomades appartenant à la culture dite de Yamna, qui s’était développée en Russie, serait arrivé en Europe occidentale il y a environ 4.500 ans.

Ces trois migrations successives expliqueraient pourquoi jusqu'à -9.000 ans, l'Europe était le siège d’'une population génétiquement distincte de celle des chasseurs-cueilleurs. Puis, entre -9.000 et -7.000 ans, le patrimoine génétique des populations européennes s’est transformé sous l'effet des migrations en provenance du Proche-Orient. Toutefois, les chasseurs-cueilleurs n'ont pas disparu et ont poursuivi leur évolution aux côtés de ces nouvelles communautés de fermiers issus du Proche-Orient. Selon David Reich, qui a conduit cette étude passionnante, « Il s’agit d’un incroyable processus culturel dans lequel deux groupes qui sont génétiquement distincts vivent côte à côte durant des centaines d'années. Puis, entre -7.000 et -5.000 ans, des gènes issus des chasseurs-cueilleurs se retrouvent dans le génome des fermiers proche-orientaux : il y a alors une rupture de ces barrières culturelles, et ils se mélangent ».

Quant à la troisième et dernière migration, il y a 4.500 ans, elle aurait provoqué la diffusion, dans le génome des hommes européens, de nouveaux gènes issus des populations indo-européennes appartenant à la culture Yamna. Cette dernière vague migratoire devait avoir des conséquences considérables puisque les linguistes estiment que la majorité des langues parlées aujourd'hui en Europe proviennent précisément de la culture Yamna.

Enfin, une étude française conduite par l’équipe de Benjamin Sadier (CNRS-Université de Savoie) a confirmé de manière très solide en mai 2012 (Voir PNAS) que les extraordinaires peintures rupestres découvertes en 1994 dans la grotte Chauvet, en Ardèche, avaient bien été réalisées il y a 30 à 36 000 ans et n’étaient pas l’œuvre plus récente des Magdaléniens (les hommes qui ont orné la grotte de Lascaux il y a 15 000 ans), comme le soutenaient encore certains paléontologues.

Ces peintures préhistoriques qui témoignent d’un niveau de maîtrise technique et d’un sens artistique absolument extraordinaires nous conduisent à revoir entièrement le schéma et la chronologie de l’évolution artistique, culturelle, spirituelle et esthétique d’Homo sapiens.

De Lucy à nos ancêtres de la grotte Chauvet, en passant par cet Homo naledi si troublant qui vient d’être découvert, nous ne pouvons qu’être émerveillé par l’évolution foisonnante des différentes espèces pré-humaines et humaines qui se sont côtoyées et succédées depuis l’apparition des premiers hominidés, il y a sept millions d’années. 

Ces avancées récentes et tout à fait majeures de la science nous révèlent à présent un nouveau scenario de l’évolution humaine bien plus riche et complexe qu’on ne l’imaginait encore récemment et nous montrent également que, depuis la nuit des temps, l’homme n’a cessé d’inscrire sa progression et son histoire dans une spirale où se mêlent de manière indissociable et synergique mutations génétiques, changements environnementaux, progrès techniques, évolutions sociales, quêtes artistiques et interrogations spirituelles. Ce « Phénomène Humain », comme l’appelait Teilhard de Chardin, n’a pas fini de nous étonner et de nous interroger sur les mystères de nos origines et de notre destin…

René TRÉGOUËT

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
IBM présente un cerveau -numérique- de rongeur avec 48 puces neuromorphiques
Jeudi, 17/09/2015 - 14:53

Il y a un an, IBM dévoilait sa puce neuromorphique développée dans le cadre du programme de recherche SyNAPSE (pour Systems of Neuromorphic Adaptive Plastic Scalable Electronics) lancé en 2008 et financé par la Darpa. Baptisée TrueNorth, cette puce bioinspirée vise à reproduire dans le silicium un réseau de neurones artificiels. Au total, Big Blue avait réussi à intégrer un million de neurones artificiels et 256 millions de synapses sur une puce de 4,3 cm. Les chercheurs avaient même réussi à interconnecter 16 puces TrueNorth.

Les chercheurs d’IBM viennent de franchir une nouvelle étape en assemblant 48 puces neuromorphiques, regroupant au total 48 millions de neurones artificiels, soit à peu près le nombre de neurones que l’on retrouve dans le cerveau d’un rongeur.

Les puces neuromorphiques ont été développées pour réaliser des tâches, comme la reconnaissance de contenus à l’intérieur d’une image ou la reconnaissance vocale, que les processeurs classiques ont du mal à exécuter mais qui sont très bien exécutées par notre cerveau.

Aujourd’hui, les ordinateurs utilisent des algorithmes extrêmement gourmands en puissance de calcul et en énergie. D'où l'avantage d'utiliser des puces neuromorphiques, dont l’architecture est spécialement adaptée et qui sont en outre plus sobres en énergie. Alors qu'une puce TrueNorth contient 5,4 milliards de transistors et fonctionne avec seulement 70 mW de puissance, un processeur Intel, qui compte 1,4 milliard de transistors, consomme entre 35 et 140 watts.

L’objectif d’IBM est de pouvoir intégrer sa puce TrueNorth dans des smartphones, des montres connectées ou même dans des écouteurs. Cette intégration permettrait alors de faire fonctionner des services comme Siri, Google Now ou Cortana sans avoir recours à une connexion Internet. En effet, aujourd'hui, ces assistants personnels ne fonctionnent qu’en faisant appel à des serveurs où sont stockées d’immenses bases de données.

L'idée d'IBM est de développer dans un premier temps les algorithmes "d'apprentissage profond" (deep learning) sur des machines classiques, puis d'exécuter ensuite ces algorithmes en "local" sur des puces neuromorphiques intégrées aux différents appareils nomades. Une avancée qui permettrait de généraliser le recours à l’intelligence artificielle par les particuliers.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Wired

^ Haut
Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Produire des nanofibres à partir du gaz carbonique de l'atmosphère
Jeudi, 17/09/2015 - 14:36

Des chercheurs américains viennent de développer une technologie surprenante. Baptisée STEP, pour Solar Thermal Electrochemical Process, elle utilise l'énergie solaire pour produire à bas prix des nanofibres de carbone, en utilisant du gaz carbonique.

Cette équipe de chimistes de la George Washington University (États-Unis) pense avoir ouvert une nouvelle voie de recherche prometteuse en utilisant ce gaz carbonique issu de l'atmosphère. Comme les chercheurs l’expliquent dans un article publié dans Nano Letters, ils ont mis au point un procédé efficace pour fabriquer des nanofibres de carbone à partir de l'énergie solaire.

Le rendement énergétique du processus de fabrication semble excellent et permettrait de fournir à l’industrie de quoi développer à bas coût une technologie basée sur les fibres de carbone, très utilisées en aéronautique et même en électronique. La nanotechnologie est de plus potentiellement gourmande en nanotubes de carbone, qui sont des cousins de ces nanofibres.

Le processus de conversion mis au point par les chercheurs repose sur l’utilisation d’un four solaire qui concentre les rayons du soleil dans un creuset. Les chercheurs y font fondre du carbonate de lithium auquel ils ajoutent un peu de zinc — qui permet d’amorcer le processus. La croissance des nanofibres se poursuit grâce à la présence d’atomes de nickel, cobalt, cuivre et fer. Le carbure de lithium liquide, à 723°C, devient alors une éponge à gaz carbonique.

Deux électrodes plongées dans ce fluide et soumises à une différence de potentiel rendent ensuite possible la synthèse des nanofibres de carbone puisqu'elles permettent de briser les molécules de CO2. Les chimistes estiment que les coûts de l'énergie électrique utilisée pour produire une tonne de nanofibres de carbone sont de l’ordre de 1.000 dollars (885 euros), soit des centaines de fois moins que le prix de vente du produit obtenu.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nano Letters

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Matière
Matière et Energie
Le MIT travaille sur un réacteur à fusion nucléaire plus puissant et moins cher qu’Iter
Jeudi, 17/09/2015 - 14:22

En utilisant des matériaux supraconducteurs nouveaux, le célèbre MIT pense être en mesure de développer un nouveau type de réacteur à fusion nucléaire compact et peu coûteux, baptisé "ARC" (Abordable, Robuste et Compact) d'ici 10 ans.

Selon ces recherches, un tel réacteur ARC serait aussi puissant que le projet international Iter, actuellement en cours de construction à Cadarache (Bouches-du-Rhône) en France. Mais ce réacteur ARC présenterait l'avantage d'être deux fois plus petit qu’ITER, plus rapide à construire (environ 5 ans) et surtout beaucoup moins cher ( environ 5 milliards d’euros).

ARC serait, comme ITER, un réacteur en forme classique de Tokamak (une forme en anneau), permettant de produire un plasma à des températures extrêmes et de confiner ce dernier dans un puissant champ magnétique. Dans ce plasma, les atomes d’hydrogène fusionnent en libérant, comme dans le soleil, une immense quantité d’énergie et très peu de déchets radioactifs.

La véritable innovation de ce réacteur ARC réside dans l’utilisation de nouveaux matériaux supraconducteurs à haute puissance, capables de générer des champs magnétiques bien plus intenses.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

MIT

IBM franchit le premier la barre des 7 nanomètres !
Mardi, 15/09/2015 - 11:58

IBM a présenté récemment la première puce gravée en 7 nanomètres, ce qui signifie que les transistors tiennent maintenant sur une longueur de 7 milliardièmes de mètres, soit 1400 fois plus petit qu’un cheveu humain.

Pour réussir à fabriquer cette puce, IBM explique avoir utilisé des nouveaux processus et techniques sur les semi-conducteurs. Les chercheurs ont travaillé sur des innovations existantes comme l’alliage Silicium-Germanium (SiGe), les canaux des transistors, l’intégration à plusieurs niveaux de la lithographie en ultraviolet extrême (EUV). Ces technologies ont permis de réduire de 50 % la taille de la puce par rapport aux meilleures technologies utilisées pour les puces en 10 nanomètres.

IBM prévoit plusieurs orientations pour la puce en 7 nanomètres. Elle devrait bénéficier aux produits mobiles comme les ordinateurs portables. Aujourd’hui, les processeurs des PC et des portables affichent des gravures comprises entre 22 et 14 nanomètres. La miniaturisation des processeurs laisse entrevoir des opportunités sur le marché convoité de l’Internet des objets (IoT). On pourra également retrouver ce composant dans des usages comme le Cloud, le Big Data ou l’informatique cognitif (comme Watson par exemple).

Alors qu'iBM annonçait cette avancée, Brian Krzanich, le PDG d'Intel annonçait, pour sa part, que son entreprise devait repousser le passage au 10 nm à la seconde moitié de 2017 et le passage au 7 nanomètre à 2020. Les puces Cannonlake seront donc repoussées d’au moins six mois selon les derniers plannings sachant qu’à l’origine elles auraient dû faire leur apparition au début de cette année.

Brian Krzanich a également souligné, qu'en s'approchant des limites physiques de la miniaturisation des composants au silicium, la Loi de Moore, qui vient de fêter ses 50 ans, allait devoir être revue car le rythme de doublement du nombre de transistors sur une puce, initialement tous les ans, puis, tous les 18 mois, atteignait à présent deux ans et demi…

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Wired

Intel et Micron dévoilent une mémoire informatique ultra-rapide
Mardi, 15/09/2015 - 11:39

Les fabricants américains de semi-conducteurs Intel et Micron Technology ont annoncé la création d'un nouveau type de mémoire informatique. Le composant, selon eux, est beaucoup plus performant que ses prédécesseurs. La technologie baptisée 3D XPoint a " le potentiel de révolutionner n'importe quel appareil, application ou service qui bénéficie d'un accès rapide à de larges volumes de données", affirment les deux groupes.

Selon eux, c'est le premier nouveau type de mémoire depuis le lancement en 1989 des mémoires flash NAND, utilisées notamment dans beaucoup de smartphones, et il peut être jusqu'à 1000 fois plus rapide que ces dernières. "L'un des plus grands obstacles dans l'informatique moderne est le temps qu'il faut au processeur pour accéder aux données dans des espaces de stockage à long terme", souligne le président de Micron, Mark Adams, qui ajoute "Cette nouvelle catégorie de mémoire non volatile est une technique révolutionnaire qui permet un accès rapide à des volumes énormes de données".

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

BBC

^ Haut
Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Cancer du côlon : aspirine et AINS possèdent un effet protecteur puissant…
Jeudi, 17/09/2015 - 15:02

Dans une vaste étude impliquant 102.800 personnes adultes dont 10.280 étaient atteintes d'un cancer du côlon, des chercheurs danois ont confirmé qu'une prise régulière et prolongée d’aspirine et de médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) pouvait entraîner une baisse de survenue du cancer du côlon.

Le cancer du côlon est le troisième cancer le plus fréquent aux États-Unis derrière le cancer du poumon et celui de la prostate chez l’homme, et celui du poumon et du sein chez la femme. En France, il représente la deuxième cause de décès par cancer.

Une équipe de chercheurs danois du département d’épidémiologie clinique à l’hôpital de l’Université d’Aarhus au Danemark a cherché à savoir si la prise d’aspirine et autres médicaments comme les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) avait une influence sur la survenue de ce type de cancer.

Cette étude montre que les personnes prenant de 75 à 150 mg d’aspirine en continu depuis 5 ans voient leurs risques de développer un cancer du côlon réduits de 27 %. Par ailleurs, l’utilisation intensive des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) pendant cinq ans ou plus a été associée à une réduction de 30 % du risque de cancer colorectal.

L’étude montre par ailleurs que l’aspirine semble être encore plus protectrice pour les femmes alors que la protection associée à l'utilisation d'AINS ne diffère pas selon l'âge ou le sexe.

"Nos résultats indiquent que l’aspirine et les AINS ont un effet protecteur contre le cancer colorectal quand ils sont pris sur le long terme", souligne le Docteur Soren Friis, qui a dirigé ces recherches. Mais "Nos résultats pour les consommateurs d’aspirine à faible dose en continu doivent être interprétés avec prudence", nuance le Docteur Friis. Des recherches complémentaires sont nécessaires pour déterminer la dose optimale et la durée d’utilisation de l’aspirine dans la prévention du cancer colorectal, en tenant compte des autres effets bénéfiques et des effets nocifs potentiels, notamment ceux concernant les problèmes gastro-intestinaux et cérébraux.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

AIM

Première mondiale à Toulouse : greffe de rein par voie vaginale
Jeudi, 17/09/2015 - 14:44

C’est une première mondiale médicale qui s’est déroulée il y a quelques semaines au CHU de Toulouse. Deux chirurgiens ont transplanté le rein d’une donneuse vivante à une receveuse par le vagin "en une seule séquence, exclusivement par robot chirurgical".

Le Docteur Frederico Sallusto, 49 ans, chirurgien urologue responsable de la transplantation au CHU Rangueil de Toulouse et le Docteur Nicolas Doumerc, 39 ans, expert en chirurgie urologique assistée par robot, sont les deux chirurgiens qui ont réalisé l’opération permettant à une patiente de 44 ans de donner son rein à sa sœur de 43 ans.

Cette intervention a été réalisée grâce à un robot Da Vinci, ce qui a notamment permis de diminuer la taille de la cicatrice, de réduire la douleur et de proposer un traitement post-opératoire moins lourd. En outre, la donneuse a pu regagner son domicile deux jours après l’intervention, et la receveuse au bout de quatre jours.

Pour mener à bien cette opération hors norme, les chirurgiens ont réalisé cinq petites incisions intérieures de 8 mm sur chacune des patientes, sans laisser aucune cicatrice apparente. En attente de l’intervention, le rein a été placé dans un sac plastique et entouré de gel afin qu’il puisse glisser dans la paroi vaginale de la receveuse. "L’intervention s’est déroulée à l’intérieur du corps, et ceci ne peut se faire que chez les femmes", explique Frederico Sallusto, qui précise que, pour l’homme, "on peut faire une petite incision au-dessus du pubis pour implanter un rein avec un robot". Une heure après la transplantation, le rein avait repris sa fonction.

Seulement 140 patients dans le monde ont bénéficié d'une transplantation rénale à l'aide d'un robot chirurgical, et 8 femmes ont reçu le greffon par voie vaginale. "Nous nous sommes aussi appuyés sur des études gynécologiques qui montraient qu'une incision dans le vagin ne provoquait pas plus d'infections ou de complications de la vie sexuelle", complète le docteur Nicolas Doumerc.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

CHU de Toulouse

Un test pour dépister le cancer du sein 9 ans avant son apparition…
Jeudi, 17/09/2015 - 14:28

Des scientifiques anglais du réputé Imperial College de Londres ont développé un nouvel outil qui pourrait prédire un cancer du sein 9 ans avant son développement, en examinant le taux de menthyle dans le sang. Selon les chercheurs, ce composé chimique, présent dans les globules blancs, permettrait d’éviter le cancer du sein car il favorise la bonne croissance des cellules. Plus son taux est élevé, plus les chances de cancer du sein sont faibles voire inexistantes. "Ces recherches représentent une avancée majeure pour les risques et la prévention du cancer du sein" souligne le Docteur Richard Berks.

Cette étude a porté sur 2600 femmes volontaires en bonne santé venant du Royaume-Uni, d’Australie, de Norvège et d’Italie. Les chercheurs ont examiné des échantillons de leur sang pour parvenir à leur conclusion. Selon le Docteur James Flanagan du Département de cancer et chirurgie de l’université, cette découverte permettrait "de voir si le style de vie et le facteur environnemental influencent le risque de développement du cancer du sein". Ce qui permettrait aux médecins de suggérer aux patientes un changement de leur mode de vie.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Imperial College London

Faire du sport à l'adolescence réduirait les risques de cancer
Mardi, 15/09/2015 - 12:12

Selon une étude du Centre de recherche Vanderbilt (Etats-Unis), les jeunes filles qui pratiquent régulièrement un sport pendant leur adolescence réduisent plus tard leur risque de décès par cancer toutes causes confondues.

Pour parvenir à cette conclusion, les scientifiques ont analysé 75 000 femmes âgées de 40 à 70 ans, qui participaient à la Shanghai Women's Health Study pour comprendre l'impact de la pratique d'une activité physique à l'adolescence sur la santé tout au long de la vie. Les participantes ont rempli un questionnaire détaillé sur leur mode de vie entre 13 et 19 ans. Les scientifiques ont suivi les taux de mortalité des participantes et les ont rencontrées tous les 3 ans pendant 13 ans.

Les conclusions de l'étude ont montré que les femmes pratiquant au moins une heure trente de sport par semaine à l'adolescence ont un risque réduit de 16 % de décès par cancer et de 15 % de décès toutes causes confondues.

L'étude montre également que les femmes ayant fait du sport à l'adolescence et poursuivi ensuite à l'âge adulte, avaient un risque réduit de 20 % de décès toutes causes confondues.

Pour garder la forme et préserver sa santé, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande de faire au moins 10 000 pas par jour et rappelle que la pratique régulière d'un sport permet de diminuer jusqu'à 39 % le risque de développer un cancer du sein, de 26 % le risque de développer un cancer colorectal, de 25 % le risque d'être victime d'une attaque cérébrale et de 34 % le risque de diabète. L'OMS rappelle également que la sédentarité est aujourd'hui le 4ème facteur de risque de mortalité dans le monde après l'hypertension artérielle, le tabagisme et le diabète.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

BST

MERS coronavirus : un vaccin à l'horizon !
Mardi, 15/09/2015 - 12:06

Une étude américaine menée par le docteur Barney Graham, du centre de recherche sur les vaccins au NIAID, a montré qu'un vaccin expérimental contre le MERS coronavirus (syndrome respiratoire du Moyen-Orient) s’est montré prometteur chez des souris et des singes, déclenchant une réponse immunitaire qui pourrait ouvrir la voie à un vaccin pour l’homme.

L’organisme des souris vaccinées a produit des anticorps capables de neutraliser plusieurs souches du MERS-CoV, tandis que des macaques ayant reçu ce vaccin ont été protégés contre une infection pulmonaire grave après avoir été exposés au virus. Ces bons résultats pourraient permettre la mise au point d’un vaccin similaire pour l’homme.

Les scientifiques ont utilisé une protéine dont le MERS coronavirus se sert pour pénétrer dans les cellules et les infecter. Ils ont testé différents vaccins expérimentaux qu’ils ont administrés à des souris en deux fois, la seconde injection plusieurs semaines après la première. Les trois variétés du vaccin qui ont provoqué les plus fortes réactions immunitaires chez les souris ont été testées dans un groupe de 12 macaques chez qui elles ont déclenché de fortes réponses immunitaires.

Dix-neuf semaines plus tard, après avoir reçu un rappel, ces 12 singes et six autres qui n’ont pas été vaccinés ont été exposés au virus. Bien que les macaques ne développent pas de symptômes très manifestes de l’infection par le MERS coronavirus, ces virologues ont constaté que les animaux non vaccinés avaient développé des anomalies pulmonaires indiquant une pneumonie.

Il n’existe jusqu’ici aucun vaccin patenté contre le MERS coronavirus, une infection pulmonaire apparue en 2012. A l’échelle de la planète, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a recensé 1 368 cas confirmés depuis 2012, dont au moins 490 mortels. Ce virus MERS est plus meurtrier mais moins contagieux que celui du SRAS, ou syndrome respiratoire aigu sévère, qui avait fait près de 800 morts dans le monde en 2003.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Eurekalert

Paludisme : feu vert pour une utilisation en Afrique du vaccin Mosquirix
Mardi, 15/09/2015 - 11:19

Le Comité des Médicaments à usage humain (CMUH) de l'Agence européenne du médicament (EMA) a adopté « un avis scientifique positif » sur le vaccin Mosquirix (aussi appelé RTS,S) conçu pour protéger contre le parasite du paludisme (ou malaria), transmis à l'homme par les moustiques. Rappelons toutefois que ce vaccin, mis au point par le géant pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK), n'est pas destiné à une commercialisation en Europe. Il a, en effet, été créé pour protéger les enfants en bas âge dans les pays où la maladie est endémique, principalement en Afrique.

Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), la commercialisation en Afrique du Mosquirix interviendra donc au plus tôt en 2017. Une OMS qui doit d'ici là publier ses « recommandations » portant sur le rapport coût-efficacité du vaccin et la faisabilité de campagnes de vaccinations dans les pays pauvres ciblés.

Les résultats d'un vaste essai clinique mené par GSK dans sept pays africains sur des enfants en bas âge avaient montré que ce vaccin serait efficace pour prévenir la maladie chez 56 % des enfants de 5 à 17 mois vaccinés et chez 31 % des enfants de 6 à 12 semaines, avec une efficacité diminuant au bout d'un an.

Mais en dépit de cette efficacité modeste, le CMUH souligne que le rapport bénéfices/risques du Mosquirix était favorable. GSK reconnaît, lui-même, que son produit ne constitue pas à lui tout seul une « réponse complète » contre la malaria. Mais il peut, avec d'autres outils comme les moustiquaires imprégnées d'insecticides, « contribuer à limiter l'impact de la malaria sur les enfants là où en Afrique c'est le plus nécessaire ».

En 2013, quelque 627 000 personnes sont mortes du paludisme, majoritairement en Afrique (90 %) et principalement des enfants de moins de 5 ans (82 %). Le nombre de cas et le nombre des décès ont toutefois fortement baissé entre 2000 et 2013 (de respectivement 30 % et 47 %).

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Tech Times

Hormone de croissance : une transmission interhumaine serait possible dans la maladie d’Alzheimer
Mardi, 15/09/2015 - 11:10

Selon une étude britannique réalisée par l’équipe de John Collinge, de l’University College London et  publiée dans la revue Nature, une transmission inter-humaine de la pathologie amyloïde, typique de la maladie d'Alzheimer, serait possible.

L'étude rappelle que plus de deux cents personnes ont développé dans le monde une encéphalopathie fatale, la maladie de Creutzfeldt-Jacob (MCJ), à la suite d’un traitement par hormone de croissance. Celle-ci était extraite d’hypophyses humaines (une glande endocrine située à la base du crâne), administrée de 1951 jusqu’à son interdiction en 1985 (pour la Grande-Bretagne) et 1988 (pour la France). La MCJ est causée par un prion - une protéine dont la forme anormale est responsable de la transmission de la maladie - qui détruit les neurones.

Des extraits d’hypophyses contaminées ont ainsi été transmis aux receveurs. Bien que ce traitement ait donc cessé depuis près de trente ans, des cas de MCJ iatrogènes (dus à un traitement) continuent d’émerger aujourd’hui encore en raison de la longue période d’incubation des infections par prions chez l’homme qui peut dépasser 50 ans.

C’est en analysant le cerveau post-mortem de huit de ces patients décédés de MCJ iatrogènes, âgés de 36 à 51 ans, que les chercheurs britanniques ont fait cette découverte inquiétante. En plus du prion, ils ont vu apparaître dans leur microscope des agrégats de peptides bêta-amyloïdes, signature typique dans la maladie d’Alzheimer.

Selon cette étude, ces jeunes patients, non porteurs de la forme génétique de la maladie d’Alzheimer – ce qui aurait pu expliquer la présence précoce de ces plaques - pourraient bien avoir été contaminés par le traitement extrait d’hypophyse humaine, tout comme ils l’ont été par le prion. Reste à présent à comprendre quels mécanismes sont à l’œuvre et si on peut trouver ce phénomène de propagation à partir d’autres fluides biologiques ou d’autres produits d’origine humaine. 

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

Un implant de la taille d'un cheveu pour contrôler un cerveau à distance
Lundi, 14/09/2015 - 07:35

Une équipe de chercheurs américains a développé un appareil sans fil de la taille d’un cheveu humain qui peut être implanté dans le cerveau pour contrôler, depuis une télécommande, des cellules à l’aide de médicaments et de lumière.

Dans cette expérience réalisée sur des souris, les chercheurs ont utilisé des techniques de nano-fabrication « pour créer un implant qui nous permet de pénétrer profondément à l’intérieur du cerveau avec des dommages minimaux », a expliqué le professeur John A. Rogers. Cet implant permet de délivrer quatre médicaments et dispose de quatre diodes électroluminescentes microscopiques pour agir sur différentes zones cérébrales.

Avec ce dispositif, les chercheurs ont montré qu’ils pouvaient faire marcher la souris en lui injectant un médicament dans une zone du cerveau qui contrôle la motivation et l’addiction. Enfin, l’utilisation de lumière a stimulé la production de dopamine, qui apporte une sensation de bien-être.

Ces implants cérébraux pourraient donc un jour aider à soigner des maux comme la dépression, l’épilepsie ou d’autres désordres neurologiques en visant directement certaines zones du cerveau. Selon le professeur Rogers, de tels appareils ultraminiaturisés possèdent un énorme potentiel pour la science et la médecine. 

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Gizmag

Maladie d'Alzheimer : les quatre facteurs de risque à prévenir…
Lundi, 14/09/2015 - 07:29

Selon une étude de l’Université de Californie du Sud, quatre facteurs de risque cardiovasculaire spécifiques, en partie modifiables, la consommation d’alcool, le tabagisme, l’obésité et le diabète, peuvent prédire la maladie d’Alzheimer. Ces recherches ont montré en effet que ces facteurs sont associés à de plus petits volumes de certaines zones clés du cerveau, des volumes moindres de matière grise, indicateurs précoces de démence et de maladie d’Alzheimer.

"Nous savions déjà que les facteurs de risque vasculaires endommagent le cerveau et peuvent entraîner des troubles cognitifs", explique le Docteur Kevin S. King, professeur de radiologie et auteur principal de l’étude. "Nos résultats nous donnent une idée plus précise de la relation entre les facteurs de risque vasculaires spécifiques et santé du cerveau".

L’étude a porté sur 1.629 participants de la Dallas Heart Study (DHS), répartis en 2 groupes d’âge, 805 de moins de 50 ans et 824 de 50 ans et plus. Les chercheurs ont recueilli les données de mode de vie, d’IRM du cerveau et de scores aux tests cognitifs, au départ de l’étude et 7 années plus tard.

Ils ont ainsi évalué la déficience cognitive légère et les formes précliniques de la maladie d’Alzheimer chez les participants. L’équipe identifie ainsi les facteurs de risque spécifiques de mode de vie associés à de plus petits volumes dans les 3 zones du cerveau étudiées. Leurs résultats confirment des scores plus faibles aux tests cognitifs en corrélation avec ces volumes inférieurs du cerveau.

Ces recherches montrent donc que  la consommation d’alcool, le tabagisme, le diabète et l’obésité sont associés à un volume plus petit du cerveau, de ces 3 zones et à des scores inférieurs aux tests cognitifs. 

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Eurekalert

L'anxiété est-elle héréditaire ?
Lundi, 14/09/2015 - 07:21

Une étude de l’Université de Wisconsin-Madison a montré, chez le singe, que le risque d’anxiété et de dépression est transmis des parents aux enfants. Ces travaux ont également identifié la base génétique de cette anxiété héréditaire.

L’auteur principal, le Docteur Ned Kalin, psychiatre, espère que la découverte de ces fondements neuronaux de l’anxiété héritée pourra permettre le développement de traitements plus sélectifs. Ses précédentes recherches avaient déjà montré que le tempérament anxieux est hérité et qu’environ la moitié des enfants qui souffrent d’anxiété extrême vont développer des troubles psychiatriques liés au stress plus tard dans la vie.

En étudiant près de 600 jeunes singes appartenant à une grande famille multi-générationnelle, son équipe constate que près de 35 % des tendances à l’anxiété peuvent s’expliquer par l’histoire et les relations familiales. Pour identifier les facteurs génétiques à l’origine des plus de 50 % restants, les auteurs ont exposé les jeunes singes à des situations légèrement stressantes, comparables à celles que des enfants pourraient rencontrer. Et, durant ces expériences, ils analysaient par imagerie l’activité cérébrale des jeunes singes afin d’identifier les zones du cerveau associées aux différents niveaux d’anxiété.

L'étude précise enfin que cette anxiété innée n’est pas forcément un inconvénient : elle peut être considérée comme un avantage évolutif, car elle contribue à mieux gérer le risque, commentent les auteurs, mais, en cas de suractivité du système identifié, elle devient problématique car elle est source de troubles anxieux et de dépression.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

PNAS

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