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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 359
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 25 Octobre 2005
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Egalement dans ce numéro
TIC
Sommet de Tunis : la gouvernance de l'Internet, la solidarité numérique et la liberté d'expression dominent les débats
Une cuisine du futur plus intuitive et plus écologique
Un nez artificiel capable de flairer les substances dangereuses
Des constructions intelligentes pour lutter contre les incendies
Avenir
Des chercheurs explorent les interconnexions à base de nanotubes
Espace
Le remorqueur d'astéroïde
Terre
La France en 2100 : une canicule tous les deux ans
Se chauffer au blé
Vivant
Paludisme : résultats prometteurs pour deux vaccins expérimentaux
Des puces high-tech contre la grippe
De bonnes bactéries pour conserver la viande
Un nouveau test permet de détecter la trisomie 21 à 11 semaines de grossesse
Les propriétés anti-cancer des brocolis élucidées
Cancer : une campagne inédite pour promouvoir les fruits et les légumes
Prévention cardio-vasculaire : rien ne sert de courir, il faut marcher souvent
La méditation ralentirait le vieillissement cérébral et doperait l'attention
Le jeu vidéo pour améliorer ses capacités mentales
Homme
Des géants de l'informatique forment une alliance de partage des brevets Linux
Les mondes virtuels génèrent des emplois bien réels
Google teste un moteur de recherche sur le tourisme et envisage de louer des livres numériques
Les 62 réseaux de collectivités locales représentent 1,2 milliard d'euros d'investissement
Edito
La vidéo à la demande va rendre obsolète le DVD



Alors que le DVD a été lancé il y a moins d'une décennie, et a déjà conquis plus de 1 milliard d'adeptes dans le monde, sa guerre de succession fait rage et les géants de l'électronique et de l'informatique n'arrivent pas à se mettre d'accord sur la norme à retenir pour le futur «super DVD», plus puissant, plus rapide et doté d'une image à la définition quatre fois supérieure. D'un côté, Toshiba, épaulé par NEC, Sanyo, Microsoft et Intel, défend le HD-DVD (High Density Digital Versatile Disc). De l'autre, Sony, rejoint par Matsushita, Dell, Samsung, Philips et Apple, veut imposer le "Blu-Ray". En position d'arbitres, des majors de cinéma et de jeux vidéo, qui apporteront le fameux «contenu», c'est-à-dire les images, sur ces supports numériques, hésitent et ne cessent de changer de camp. Cette bataille techno-commerciale au sommet pour imposer un standard mondial unique n'est pas sans en rappeler une autre qui, il y a déjà trente ans, avait opposé trois standards de cassette vidéo, le Betamax, de Sony, le V2000, de Philips et enfin le VHS, de JVC. Bien qu'inférieur en qualité, ce fut finalement le VHS qui s'imposa.

Cette fois encore, il n'y a pas de différences techniques fondamentales entre ces standards. Chaque format a ses avantages et ses inconvénients. L'HD-DVD permet d'offrir en standard une compatibilité avec le format DVD classique. HD-DVD utilise une technologie plus proche du DVD que ce que propose le Blu-Ray. D'après NEC, l'adoption du HD-DVD ne demanderait qu'une adaptation des systèmes de production et une évolution des systèmes de lecture. Il y aurait malgré tout changement des platines DVD par exemple mais celles-ci ne devraient pas coûter beaucoup plus cher que le matériel actuel.

De son côté, le Blu-Ray a l'avantage d'offrir une capacité de stockage plus importante : un maximum de 50 Go contre 30 Go pour l'HD-DVD ou 8.5 Go pour le DVD enregistrable (DVD+R9 ou double couche). Son principal atout est d'offrir une capacité de stockage supérieure au HD-DVD puisque ce dernier accueille 15 Go par couche alors que le Blu-Ray en propose pas moins de 25 ! Cela porte la capacité des doubles couches à 50 Go, soit quatre heures de TV haute définition.

Pensé pour être évolutif, le Blu-Ray est prévu pour voir sa capacité augmenter au fur et à mesure des besoins du marché. Avec des disques double face et double couche, il permettra d'atteindre les 200 Go d'ici 2010, soit quinze heures de TV haute définition.

En mai 2005, les négociations entre les deux groupes d'industriels défendant ces deux standards ont échoué, non pour des raison technologiques mais pour des raisons commerciales, car chacun espère bien imposer sa norme et décrocher le jackpot en récupérant l'argent des licences qui représente plusieurs dizaines de centimes d'euro par disque durant des années. Autre raison de cette guerre sans merci : celui qui imposera sa nouvelle norme DVD imposera également aux consommateurs ses lecteurs. Un double bénéfice donc !

Sony, fabricant de la PlayStation, défend le Blu-Ray. Microsoft, son concurrent frontal sur le secteur des jeux vidéo, avec sa propre console, la Xbox 360, se range, avec Intel, dans le camp adverse. Outre Sony Pictures, la branche cinéma du géant nippon, le procédé Blu-Ray bénéficie également depuis quelques jours du soutien de la Metro-Goldwyn-Mayer et d'un autre grand de la production audiovisuelle, Twentieth Century Fox (groupe News Corp de Ruppert Murdock). Toshiba cherche à mettre en avant le HD DVD en parlant de protection contre la copie sauvage. Le camp HD DVD compte beaucoup sur le procédé anticopie AACS (Advanced Access Content System) pour emporter la décision du marché.

Comme toujours, ce sont, in fine, les consommateurs qui risquent de faire les frais de cette guerre à outrance. La coexistence des deux standards risque en effet d'avoir des répercussions sur le prix des futurs lecteurs de DVD qui pourraient atteindre les 200 ?, contre 50 en moyenne aujourd'hui. Dans ce contexte, c'est peut-être une troisième voie qui va s'imposer. Celle de Samsung. Il y a quelques semaines, le coréen déclarait ainsi qu'il pourrait lancer une solution unifiée. Autrement dit des lecteurs hybrides capables de lire tous les formats, HD DVD comme Blu-Ray. Reste à voir si ces lecteurs hybrides, et donc complexes et plus chers à fabriquer, parviendront à séduire le consommateur déjà submergé par une avalanche de nouveautés numériques.

Mais cette guerre sans merci apparaît déjà comme dépassée car, à terme, c'est l'existence même du DVD qui est remise en question avec l'avènement de la vidéo à la demande, via l'Internet. Ce service est proposé depuis septembre par CanalPlay (Canal Plus). Actuellement, avec des débits de l'ordre de 2 à 8 mégabits, le temps de téléchargement d'un film se compte encore en heures. Mais avant la fin de cette décennie, la plupart des consommateurs pourront disposer, en zone urbaine, de débits de l'ordre du gigabits et leurs téléviseurs disposeront de disques durs d'un téraoctets de capacité (1000 mégaoctets), de quoi stocker 200 DVD ou 40 films en haute définition ! Il suffira alors de commander par l'Internet, sur de vastes catalogues, les films de son choix et ceux-ci se téléchargeront en quelques minutes sur l'énorme disque dur de notre PC ou de notre télévision. A qui bon, dès lors, acheter un lecteur de DVD nouvelle génération et encombrer son salon d'un nouvel appareil et de nouveaux DVD ?

De la même manière que le stockage et le transfert numérique directs de la musique sous forme électronique est en train de rendre le CD inutile, les fantastiques progrès des technologies de stockage et l'avènement du très haut débit pour tous vont rendre obsolète le DVD et modifier de manière fondamentale nos possibilités d'accès aux contenus numériques et nos modes de consommation de ces contenus. A l'envie de posséder chez soi, sur un support physique, un disque ou un film, est en train de se substituer le désir d'avoir accès en tout temps et en tout lieu à son environnement numérique personnel, quel que soit le moyen ou le support technologique employé et de manière dématérialisée. Nous entrons ainsi dans l'ère de l'ubiquité numérique nomade qui pourrait se résumer par ce slogan "Pouvoir tout consulter, tout le temps, partout et tout de suite". C'est bien cette nouvelle logique de flux et d'immersion numérique permanente qui est désormais au centre des enjeux techno-économiques majeurs de ce début de siècle.

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Sommet de Tunis : la gouvernance de l'Internet, la solidarité numérique et la liberté d'expression dominent les débats
Mercredi, 26/10/2005 - 00:00

Les négociateurs du Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) sont parvenus mardi 14 novembre à un accord sur la gestion de l'Internet prévoyant la création d'un forum international chargé de la gouvernance de la toile. Ce compromis intervient quelques heures avant l'ouverture du SMSI à Tunis et évite une confrontation entre les Etats-Unis -opposés à un transfert de la gouvernance vers une institution internationale telle que les Nations unies- et plusieurs autres pays souhaitant remplacer la structure existante par une entité multinationale placée sous les auspices de l'ONU. Selon David Gross, principal négociateur américain sur l'Internet, l'accord prévoit la création d'un forum international composé de représentants de gouvernements, de la société civile et du secteur privé qui traitera de dossiers tels que les spams ou la cybercriminalité. Le compromis semble toutefois assez flou puisque ce forum n'aura aucune autorité contraignante et agira parallèlement à l'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN), une organisation responsable devant le gouvernement américain actuellement en charge de plusieurs questions, dont l'attribution des noms de domaines. La première réunion de ce nouveau forum devrait avoir lieu à Athènes début 2006, a annoncé David Gross. Les négociateurs débattaient de la gouvernance de l'Internet depuis dimanche afin de parvenir à un accord avant l'ouverture le 16 novembre du SMSI.

Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a ouvert le sommet au Palais des expositions du Kram (banlieue Nord de Tunis), en présence de plusieurs milliers de représentants de 170 Etats, de la société civile et du secteur privé. "Nous souhaitons que ce sommet soit l'occasion d'un véritable nouveau départ pour une société de l'information juste, équilibrée et solidaire", a déclaré M. Ben Ali. Le choix de Tunis pour tenir cette réunion a été critiqué par des organisations de défense des droits de l'homme qui dénoncent des atteintes à la liberté d'expression, notamment sur l'internet, et aux libertés publiques.

Dès l'ouverture du sommet, l'avocate iranienne Shirin Ebadi, Prix Nobel de la Paix, a condamné, au nom de la société civile, la répression des cyberdissidents et demandé à l'Onu de créer un comité chargé de lutter contre la censure sur le net.

Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a de son côté appelé à la mobilisation générale pour mettre les nouvelles technologies au service des pays pauvres. Selon M. Annan, "les obstacles sont de nature politique plus que financière". Ces appels sont lancés à l'heure où les pays riches rechignent à s'engager dans le Fonds de solidarité numérique lancé à Genève par le président sénégalais Abdoulaye Wade.

L'ONU projette de connecter 800.000 villages à l'Internet d'ici 2015, ayant besoin d'un investissement d'un milliard de dollars, soit 1 % de l'investissement annuel mondial dans la téléphonie mobile, selon l'UIT. Yoshi Utsumi a pressé les gouvernements de répondre aux attentes suscitées par le SMSI, afin d'en faire "un événement historique à même de faire avancer les causes de la dignité, du développement et de la paix dans le monde".

Autre point central de ce sommet : la liberté d'accès à l'Internet et, en corollaire, le respect de la liberté d'expression et d'opinion et des droits de l'Homme. Et ce alors que l'avant-sommet aura vu une importante mobilisation des défenseurs de ces droits contre le régime tunisien, dénoncé pour le harcèlement dont sont victimes opposants et journalistes, dont l'envoyé spécial de "Libération" Christophe Boltanski, passé à tabac dans les rues de Tunis.

En écho aux défenseurs de la liberté de la presse dénonçant le choix de Tunis, M. Annan a estimé que "la société de l'information est impensable sans liberté" et que sans celle-ci "la société de l'information que nous souhaitons bâtir ne verra jamais le jour".". De son côté, le président de la Confédération suisse Samuel Schmid a mis en garde contre une utilisation "à mauvais escient" de ces nouvelles technologies : "elles peuvent conduire les Etats à surveiller leurs citoyens sans respecter leur sphère privée ou leurs droits démocratiques". Et de déplorer que "parmi les individus encore interdits d'accès aux moyens d'information, nombreux le sont pour des raisons politiques".

"Il n'est pas acceptable -et je le dis sans détours- que l'Organisation des Nations Unies compte encore parmi ses membres des Etats qui emprisonnent des citoyens au seul motif qu'ils ont critiqué leur gouvernement ou leurs autorités sur Internet ou dans la presse", a martelé M. Schmid.

NO

Wanadoo

Une cuisine du futur plus intuitive et plus écologique
Mercredi, 26/10/2005 - 00:00

La cuisine est dans la maison, la pièce de tous les dangers et c'est là qu'ont lieu la majorité des accidents domestiques qui tuent chaque année 20000 de nos concitoyens ! Mais l'emploi judicieux des nouvelles technologies pourrait rendre nos cuisines beaucoup plus sûres et plus écologiques. C'est en tout cas l'objectif de Leonardo Amerigo Bonanni, chercheur au Counter Intelligence Group du Media Lab du Massachusetts Institute of Technology, qui vient de présenter “Cooking with the Elements” à la dernière conférence Interact 2005, spécialisée dans les interfaces naturelles. En s'intéressant à la cuisine et en combinant technologies ambiantes et réalité augmentée, il a conçu des modules d'interaction très ingénieux, comme son “Heat Sink”, une petite lumière qui s'adapte au robinet d'eau et qui la colorie en rouge si elle est chaude ou en bleu si elle est froide. Une autre invention nommée In Sink braque une Webcam sur l'évier et analyse la tâche qui est en train d'y être accomplie de façon à adapter automatiquement la température de l'eau. Autre innovation, le Up+Down Sink qui ajuste la hauteur de l'évier à la taille de l'utilisateur pour lui éviter une position inconfortable.

Enfin, le Xray Fridge prend une photo du contenu du réfrigérateur chaque fois que ce dernier est ouvert. L'image est ensuite projetée sur la surface extérieure de sa porte. Ainsi, plus besoin de l'ouvrir pour savoir ce qu'il contient. En évitant de réchauffer inutilement l'intérieur du réfrigérateur, le dispositif permet d'économiser de l'énergie. En intégrant des éléments visuels pour une meilleure compréhension de son environnement, Bonanni espère diminuer le gaspillage et les accidents domestiques.

Mais l'innovation la plus remarquable de ce projet de cuisine augmentée est sans doute la machine à fabriquer et recycler la vaisselle. Cette machine assez extraordinaire est capable de fabriquer à la demande plats, assiettes et verres en acyclique alimentaire et non toxique, à partir d'un moule thermique piloté par informatique. Une fois utilisée, cette vaisselle est refondue et peut ainsi être recyclée à l'infini.

Le "DishMaker" permet de gagner une place considérable dans la cuisine et consomme également bien moins d'énergie qu'il n'en faut pour fabriquer "en dur" la vaisselle traditionnelle. Cette machine a la taille d'un lave-vaisselle standard, et utilise une résistance électrique standard de grille-pain pour fabriquer la vaisselle. Pour la refonte des plats, la machine les chauffe à 150° pour fondre l'acrylique. Cette machine à fabriquer la vaisselle peut fabriquer un plat ou une assiette toutes les 90 secondes et il est possible de programmer la taille des plats souhaités. Bonanni souligne que sa machine est appelée à se généraliser non seulement chez les particuliers mais également dans les collectivités, cantines, restaurants, hôpitaux et autres établissements qui emploient quotidiennement une grande quantité de vaisselle.

Article @RTFlash

MIT

Wired

Un nez artificiel capable de flairer les substances dangereuses
Mercredi, 26/10/2005 - 00:00

La Fédération des industries allemandes (BDI) vient de remettre à Berlin le Prix technologique de l'industrie de défense au Centre de Recherche Corporate (CRC) d'EADS en Allemagne, en récompense du développement d'un « nez artificiel » fonctionnant tel un senseur analytique capable de flairer les plus infimes quantités de substance dangereuse. Ce nez artificiel est extrêmement sélectif, sensible et tout aussi rapide à détecter des explosifs, stupéfiants et autres gaz toxiques. Contrairement aux limiers électroniques existants, ce système combine la technologie d'un spectromètre de mobilité ionique (IMS) à celle du faisceau laser. Les domaines d'application de cette nouvelle technologie comprennent la sûreté aéroportuaire, la qualité de l'air, les détecteurs de mine, les diagnostics médicaux, ainsi qu'un large éventail d'autres utilisations pratiques venant combler les lacunes de la simulation du sens olfactif. Les principaux travaux qui ont conduit à cette technologie ont été réalisés dans le cadre du projet MILAN (miniaturized laser ion mobility spectrometer for analysis), parrainé par le ministère fédéral allemand de l'Education et de la Recherche. Actuellement, la technologie d'EADS est en cours d'expérimentation au titre des « systèmes de détection de matières dangereuses » dans le cadre du projet de recherche communautaire SAFEE (Sûreté des aéronefs dans le futur environnement européen).

Grâce au spectromètre de mobilité ionique, les gaz émis en permanence par les substances chimiques tels que les explosifs ou les stupéfiants, sont aspirés par un instrument de mesure. Ces gaz sont ensuite ionisés au moyen de faisceaux laser et convertis en particules électriquement chargées. Deux miroirs, entre lesquels le faisceau laser se réfléchit à l'infini, accentuent la sensibilité du « nez ». Grâce aux réfléchissements, un nombre bien plus grand de molécules de la substance examinée sont identifiées et le nez artificiel s'en trouve considérablement plus efficace. De cette façon, la présence de la substance recherchée dans l'échantillon peut être déterminée en une fraction de seconde. Cette nouvelle technologie permet d'effectuer une présélection en discriminant les substances inoffensives comme le parfum avant l'analyse proprement dite. A présent, les chercheurs veulent pousser encore plus loin la miniaturisation afin de permettre l'intégration dans des équipements portables, tout comme les détecteurs de métaux utilisés sur les aéroports. Ce nez artificiel pourrait être commercialisé d'ici trois ans.

NP

Des constructions intelligentes pour lutter contre les incendies
Mercredi, 26/10/2005 - 00:00

Les chercheurs du NIST (National Institute of Standards and Technology) à Washington étudient comment des systèmes "intelligents" de construction d'immeubles pourraient permettre aux sapeurs-pompiers et aux autres organismes de premiers secours de mieux répondre aux urgences et d'évaluer correctement les conditions des sinistres en temps réel. Un des problèmes principaux rencontrés par les secours est le manque d'information précise. Où se situe l'incendie dans la construction ? Quelle est son étendue ? Où sont situés les points d'accès ? Y a-t-il des produits chimiques inflammables entreposés à proximité ?

Le NIST étudie des standards (IBR : intelligent Building Response) qui permettront aux industriels d'élaborer des systèmes qui utiliseront divers types de réseaux de communication, y compris les réseaux sans fil et devront être capables de renvoyer des informations telles que les plans des étages et des données de capteurs de mouvement, de chaleur, biochimiques ou autres. Des caméras vidéo reliées directement au quartier général d'incendie devront pouvoir communiquer des informations détaillées de la scène du sinistre aux premiers secours.

Les sapeurs-pompiers utiliseront des ordinateurs portables pour suivre sur un plan l'évolution d'un incendie qui se développe, avant même d'atteindre les lieux. Leur écran les informera également sur certaines caractéristiques des bâtiments comme les ascenseurs, les points lumineux, les systèmes de lutte contre l'incendie ainsi que sur des données en temps réel comme la position des occupants et les conditions d'enfumage et de température.

TS

^ Haut
Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Les nanotechnologies contre le cancer
Mercredi, 26/10/2005 - 00:00

Des chercheurs travaillent à une nouvelle approche pour le diagnostic et le traitement du cancer en utilisant des outils de la nanotechnologie. Comme le relate un article paru dans le Boston Globe le 31 octobre dernier, Michael Cima, professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT), a eu l'idée de développer une micro-puce qui détecterait plusieurs types de cancers beaucoup plus tôt que les tests actuellement utilisés. En effet, des nanoparticules seraient capables d'entrer à l'intérieur des cellules pour y introduire des substances médicamenteuses ou permettre aux médecins de détecter aisément les tumeurs. Si cette technique semble très prometteuse, le défi pour son application reste néanmoins de savoir comment contrôler ces nanoparticules. Cette technologie est développée par la société MicroChips fondée en 1999 par les professeurs Langer et Cima du MIT.

Le Dr. Andrew von Eschenbach, Directeur de l'Institut National contre le Cancer (National Cancer Institute) estime que "la nanotechnologie est appelée à modifier radicalement le diagnostic et le traitement du cancer", un effort d'ailleurs soutenu grâce au déblocage récent de 144.3 millions de dollars de subventions fédérales dans le but d'encourager ce type de recherche. Il ajoute que l'impact de cette subvention est déjà visible. Ces fonds fédéraux permettront à des Centres de recherche comme celui fondé conjointement par le MIT et Harvard - The Center of Cancer Nanotechnology Excellence - de financer leurs recherches dans ce domaine, en particulier en embauchant des chercheurs spécialisés en nanotechnologie comme le Professeur Cima. Ce dernier, en collaboration avec le Professeur Angela Belcher, est en train de développer des puces contenant des nanoparticules qui détecteraient des biomarqueurs spécifiques au cancer ou qui indiqueraient les concentrations de médicaments utilisés en chimiothérapie. Une telle application des nanotechnologies est pleine de promesses pour des millions de patients.

BE USA

BC

Des chercheurs explorent les interconnexions à base de nanotubes
Mercredi, 26/10/2005 - 00:00

Arrowhead Research Corp. et l'Université de Duke ont annoncé leurs projets de recherche et développement dans le domaine des interconnexions à base de nanotubes de carbone, susceptibles de remplacer le cuivre dans les puces informatiques.

Arrowhead, société spécialisée dans les nanotechnologies, va également travailler avec Jie Liu, un spécialiste des nanotubes à l'Université de Duke. La société Arrowhead (Pasadena, Californie) a accepté d'investir environ 680 000 dollars au cours des deux prochaines années pour financer le développement de la technologie de M. Liu.

En retour, Arrowhead bénéficiera des droits d'exclusivité en matière de propriété intellectuelle et de commercialisation du procédé développé à l'Université de Duke. Celle-ci développe ce qu'elle appelle un procédé de synthèse de nanotubes de carbone à paroi simple (SWNT). « Nous avons développé une méthode de dépôt chimique en phase vapeur améliorée pour la préparation des SWNT avec une productivité de catalyseur élevée. La quantité totale de SWNT de qualité supérieure produite dépasse le poids des catalyseurs de 200 %. Les matériaux élaborés selon cette méthode sont de qualité supérieure selon les normes SEM et TEM », indique l'Université de Duke. Selon l'Université, le diamètre des SWNT créés est compris entre 0,7 et 1,5 nm avec une déviation standard de 17 %.

« Le secteur des semi-conducteurs a le besoin urgent d'un nouveau matériau capable de remplacer les interconnexions en cuivre », affirme R. Bruce Stewart, président d'Arrowhead, dans un communiqué. « Nous prévoyons de financer le développement d'un procédé compatible avec la technologie CMOS chez Duke au cours des deux prochaines années, puis de conclure un partenariat avec les fabricants de dispositifs afin d'intégrer les interconnexions à base de nanotubes de carbone dans leurs procédés de fabrication. »

EET

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Espace
Espace et Cosmologie
Le remorqueur d'astéroïde
Mercredi, 26/10/2005 - 00:00

Pour écarter un astéroïde dangereux, risquant de venir s'écraser sur Terre, deux types de solutions sont envisageables : détruire l'objet ou le détourner de sa trajectoire. Deux astronautes de la NASA ont imaginé un ''remorqueur gravitationnel'' qui pourrait écarter un astéroïde de sa dangereuse course sans même se poser ou entrer en contact avec lui. La gravité fait office de câble de remorquage, expliquent Edward Lu et Stanley Love dans la revue Nature.

Se poser sur un astéroïde ou le pousser suppose un système de propulsion puissant et une bonne connaissance de l'objet en question. Or, nous savons peu de choses sur la composition et la surface des astéroïdes et des géocroiseurs, expliquent Lu et son collègue. L'avantage de leur système est qu'il s'adapte à tout objet, quelle que soit sa composition ou sa rotation.

Le remorqueur est une sonde qui se posterait au-dessus de l'astéroïde -un peu comme l'oiseau-mouche fait du surplace au-dessus d'une fleur- et déplacerait le gros caillou grâce à la force de gravité. Les deux astronautes ont calculé qu'un engin de 20 tonnes posté pendant un an pourrait écarter de sa course un astéroïde de 200 mètres de diamètre pour au moins 20 ans.

Edward Lu et Stanley Love s'intéressent de très près à l'astéroïde 99942 Apophis (2004MN4), un objet de 320 mètres de diamètre qui passera à environ 30.000 km de la Terre en 2029. Aucun danger à cette date-là. En revanche, un léger doute subsiste sur ses passages suivants, en 2035 ou 2036. Les deux astronautes aimeraient tester leur idée sur Apophis : ils estiment qu'un remorqueur de seulement une tonne en action pendant un mois suffirait à modifier légèrement sa trajectoire pour écarter tout risque futur.

Nature

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
La France en 2100 : une canicule tous les deux ans
Mercredi, 26/10/2005 - 00:00

D'ici la fin du 21e siècle, l'été caniculaire de 2003 sera presque devenu une norme, les hivers seront plus humides dans la moitié nord mais on ne skiera plus guère dans les montagnes françaises, préviennent les experts. Les deux scénarios les plus extrêmes des climatologues envisagent à cette date pour la France une hausse de la température moyenne de 2 à 2,5 degrés Celsius pour le plus optimiste et de 3 à 3,5°C pour le plus pessimiste (par rapport à l'année de référence 1990), dans les deux cas beaucoup plus marquée en été qu'en hiver. Cette évolution est énorme si l'on considère qu'à la dernière période glaciaire il y a 20.000 ans, avec cinq degrés de moins sur la Terre, la banquise recouvrait l'Europe. "Depuis 1975, le réchauffement est déjà très marqué en France et en Europe de l'ouest, de plus d'un degré par an contre 0,6°C à l'échelle de la planète", relève le climatologue Jean Jouzel, représentant français au bureau du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC, IPCC en anglais).

En 2001, le dernier rapport de ce groupe d'experts de l'ONU prévoyait une augmentation moyenne planétaire de 1,4 à 5,8 degrés en 2100 par rapport à 1990, selon les scénarios. Pour la France, les experts ont réalisé récemment une synthèse de scénarios climatiques dérivés de ceux du GIEC. "Nous avons calculé les changements de température pour la phase 1960/1989 et pour 2070/2099, soit deux périodes de 30 ans", explique Serge Planton, responsable du groupe de recherches Climat à Météo-France, en détaillant deux scénarios, un pessimiste (A2) et un plus optimiste (B2). Dans les deux cas, indique M. Planton, les précipitations présenteront d'importantes variations saisonnières : jusqu'à 20 % de pluies supplémentaires en hiver et 35 % en moins en été, affectant surtout le sud (A2). Jusqu'à 10 % de précipitations supplémentaires et de 5 à 25 % en moins en été dans le scénario B2.

Alors que de 1960 à 1989, une seule journée d'été dépassait chaque année les 35 degrés en moyenne nationale -indépendamment des surchauffes observées localement-, on pourrait compter de un à sept jours de grosse chaleur (B2), voire 14 jours (A2), à la fin du 21e siècle. Dans ce cas, un été sur deux serait au moins aussi chaud que l'été 2003. Le nombre de jours de sécheresse pourrait atteindre 24 par an (B2) ou même 29 (A2), contre 20 jours pour la plus longue période de sécheresse observée sur la période 1960-89, souligne Serge Planton. Parallèlement, la diminution de l'enneigement en France se confirme. Pour deux degrés de plus, la période d'enneigement diminuerait d'un mois et toucherait surtout la moyenne montagne (1.550-2.500 m), poursuit-il. Une telle évolution condamnerait la plupart des stations des Alpes et des Pyrénées. Quant aux glaciers, "ils ne cessent de reculer depuis dix ans, comme celui d'Argentières dans les Alpes. Et ils vont continuer de fondre", note encore l'expert de Météo-France.

IPCC

Se chauffer au blé
Mercredi, 26/10/2005 - 00:00

Si l'on se chauffait aux céréales ? Innovatrice tout en étant un peu iconoclaste, cette hypothèse est devenue réalité. Finies les corvées de bois, quelques pelletées de blé ou de maïs peuvent suffire à chauffer la maison.

Venue des Etats-Unis et du Canada, cette technique a été importée en France il y a une dizaine d'années. Ces poêles, des espèces de gros cubes en fonte d'environ 1 mètre de côté, sont équipés d'un système de ventilation qui permet de renvoyer de l'air chaud dans l'ensemble de l'habitation. Conçus à l'origine pour fonctionner avec des granulés de bois (mélange de sciure et de résine), certains ont été adaptés pour brûler des céréales. Leurs prix varient de 2 500 à 3 500 euros. Moins cher que le fioul ou les bûches, les granulés de bois et les céréales se révèlent très compétitifs quand le prix du pétrole s'affole. En outre, le blé et le maïs, déjà peu onéreux pour cause de surplus agricoles, sont affectés d'un taux de TVA de 5,5 %, quand celui des combustibles est de 19,6 %. Selon l'Institut technique européen du bois énergie (Itebe), en 2004, pour chauffer 120 m2, il en coûtait entre 449 et 660 euros par an avec des granulés, contre 845 euros avec du fioul, 900 avec du bois et 1 260 avec de l'électricité.

Les promoteurs du chauffage aux céréales estiment que son prix de revient est proche de celui des granulés de bois. Trois à quatre seaux de blé par jour suffiraient pour chauffer une maison. D'autres atouts sont mis en avant. Les appareils sont faciles à installer : l'absence de suie évite de construire un conduit de fumée, un trou dans le toit suffit pour l'arrivée d'air. Les céréales ne sont pas encombrantes à stocker ; les vieux congélateurs font l'affaire et constituent un barrage à l'invasion éventuelle de souris.

Monde

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Paludisme : résultats prometteurs pour deux vaccins expérimentaux
Mercredi, 26/10/2005 - 00:00

Des résultats prometteurs ont été obtenus avec un prototype de vaccin contre le paludisme testé chez l'homme et mis au point par des chercheurs de l'Institut Pasteur (Paris), selon des tests préliminaires. Les travaux sur ce modèle de vaccin à base d'une molécule de synthèse dérivée d'une protéine du parasite, dénommée MSP3, sont parus dans la revue PLos Medicine. La plupart des candidats-vaccins contre le paludisme sont sélectionnés en fonction des réactions immunitaires qu'ils déclenchent chez l'animal, mais se sont souvent révélés décevants lors du passage aux essais cliniques chez l'homme. Pour contourner cette difficulté, l'équipe de Pierre Druilhe, de l'unité de Parasitologie Biomédicale à l'Institut Pasteur, a recherché directement chez des sujets naturellement immunisés, comme on en rencontre en zone d'endémie en Afrique et Asie, ce qui contribuait à leur protection contre le parasite.

Les chercheurs ont donc recherché, au sein de populations infectées par le paludisme, quels étaient les antigènes (protéines du parasite) déclenchant ces réactions de défenses immunitaires capables d'éliminer le parasite Plasmodium falciparum. En étudiant les protéines parasitaires reconnues par le sérum de ces sujets naturellement protégés, les chercheurs ont mis en évidence l'intérêt de l'antigène MSP3. Il existe en effet une très forte corrélation entre la présence d'anticorps dirigés contre cet antigène et la protection acquise par exposition naturelle à l'infection. L'essai clinique a montré que la vaccination à base de MSP3 induisait chez l'homme une production d'anticorps capables d'éliminer le parasite. Ces anticorps sont "aussi efficaces, ou plus efficaces", que ceux produits par des adultes africains naturellement protégés vivant en zone d'endémie.

Ce candidat-vaccin apparaît "dénué d'effets secondaires chez l'homme" et confère "des anticorps protecteurs de longue durée", notent les chercheurs. De plus, l'antigène MSP3 "ne présente pas de différences d'un parasite à l'autre qui permettraient à certains d'échapper aux anticorps induits par le vaccin", relèvent-ils.

Un autre candidat-vaccin contre le parasite du paludisme permet de protéger les enfants au moins 18 mois après l'injection, annoncent des chercheurs dans la revue médicale The Lancet. L'équipe du Pr Pedro Alonso, de l'université de Barcelone, confirme ainsi des résultats prometteurs obtenus l'année dernière auprès d'une cohorte de 2.000 enfants âgés de moins de cinq ans au Mozambique. Les jeunes enfants sont les principales victimes du paludisme.

Les essais ont montré que le vaccin (appelé RTS,S/AS02A) réduisait de 30 % la survenue d'une première crise de paludisme chez les enfants et réduisait de presque 58 % le risque d'une forme grave de la maladie comme le palu neurologique. Ce vaccin agit au cours de la première phase de reproduction du parasite dans l'organisme, avant qu'il envahisse les globules rouges. Il agit en se liant avec des protéines situées à la surface des cellules du parasite afin de prévenir le système immunitaire de l'arrivée d'un intrus.

Ces résultats "prometteurs", qui doivent être confirmés" par des essais complémentaires, laissent espérer qu'il sera bientôt possible de développer enfin un vaccin efficace contre ce fléau mondial, selon l'institut. Le paludisme tue un enfant toutes les 30 secondes en Afrique et au total entre 1 et 3 millions de personnes par an dans le monde, selon les estimations de l'OMS.

PLOS

Lancet

Des puces high-tech contre la grippe
Mercredi, 26/10/2005 - 00:00

En cas de pandémie de grippe -catastrophe à laquelle les Etats tentent de se préparer- la capacité à poser très rapidement un diagnostic et à identifier un virus sera une arme précieuse. Les laboratoires qui travaillent sur la mise au point de ''puces'' permettant de différencier les nombreuses souches de virus grippaux ont donc le vent en poupe. L'équipe de Kathy Rowlen, de l'Université du Colorado à Boulder, aux Etats-Unis, annonce ainsi que leur puce à ADN peut identifier en onze heures une souche de grippe, contre quatre à cinq jours pour les méthodes actuelles, qui nécessitent une phase de culture en laboratoire.

Les puces à ADN sont déjà très utilisées en génétique pour accélérer la recherche de certains gènes dans une séquence. Elles sont également très utiles pour repérer des agents pathogènes. Dans le cas des virus grippaux, la puce contient les marqueurs génétiques de différentes souches virales -des points microscopiques alignés en rang sur la puce (microarray). Lorsqu'un échantillon contenant un virus est déposé sur la puce, le matériel génétique viral va rencontrer son complément sur la puce et s'y lier. Le marqueur de la puce devient alors fluorescent. Le ''dessin'' qui apparaît ainsi permet de savoir quelle est la souche virale en présence, H5N1, H3N2, etc. La puce de l'Université de Boulder, développée avec un financement public de 2 millions de dollars sur 5 ans, a été testée par les laboratoires du Centre de contrôle des maladies (CDC), précisent les chercheurs du Colorado. Elle est efficace à 90 %. D'autres tests doivent la comparer aux méthodes d'analyse virale standard au cours des prochaines semaines.

S1A

De bonnes bactéries pour conserver la viande
Mercredi, 26/10/2005 - 00:00

Récemment, 26 cas d'intoxication dus à la consommation de steaks hachés ont été enregistrés dans le sud-ouest de la France. Les lots avaient été contaminés par la bactérie Escherichia coli lors de leur fabrication. Cette contamination aurait pu être évitée, expliquent des chercheurs de l'Inra, grâce à une autre bactérie présente dans la viande. Ils parient sur son utilisation industrielle au cours des prochaines années. «Notre étude ne pouvait pas tomber plus à pic», reconnaît à regret Monique Zagorec, de l'Inra (Institut national de recherche agronomique). Le laboratoire qu'elle dirige vient de publier une étude sur Lactobacillus sakei, une bactérie de la viande.

Ce micro-organisme a tout le profil d'une «bonne bactérie», susceptible d'empêcher la contamination de la viande par des bactéries pathogènes comme Escherichia coli qui avaient envahi les steaks vendus par les supermarchés Leclerc. A l'évidence, cette bactérie pourrait intéresser dans les années à venir tous les laboratoires qui rêvent de se lancer dans la lutte microbiologique pour la qualité des aliments, ce que l'on appelle en anglais la bioprotection.

Depuis longtemps, L. sakei est utilisé dans la fermentation des produits carnés comme le saucisson. Elle est massivement mise à contribution en Europe, tandis qu'en Amérique du Nord on fait appel à une de ses lointaines cousines. L. sakei sert aussi à la fermentation de poissons et même à la fabrication d'alcool (le saké japonais, d'où elle tire son nom). Pour faire le fameux saucisson sec, elle est ensemencée à raison de 10 millions de bactéries par gramme de viande, sous forme lyophilisée. Mais on s'est aperçu récemment que L. sakei avait aussi d'autres vertus : placée à de «faibles» concentrations (10 000 par gramme) sur un morceau de viande, elle peut protéger contre l'invasion des «mauvaises bactéries». Le séquençage du génome d'une souche isolée dans les années 70 sur un saucisson français a permis aux chercheurs de l'Inra d'analyser de façon systématique toutes les performances potentielles de L. sakei. En effet, il n'était pas question pour eux de mettre au point des bactéries OGM pour l'alimentation, compte tenu du rejet actuel de ce type de produits. Lactobacillus sakei, qui est une bactérie dominante de la viande, présente trois caractéristiques essentielles que le séquençage a permis de mettre en évidence.

D'abord, cette bactérie se développe parfaitement dans la chair animale, ce qui lui permet d'occuper le terrain au détriment des autres. Elle a en plus la particularité de résister au froid, au sel et à des variations de concentration d'oxygène, ce qui permet d'éviter la présence de bactéries qui ne peuvent pas se développer dans ces milieux. Enfin, et c'est fondamental, elle peut aussi tuer les autres bactéries.

Figaro

Un nouveau test permet de détecter la trisomie 21 à 11 semaines de grossesse
Mercredi, 26/10/2005 - 00:00

Un nouveau test sans risque permet de détecter la trisomie 21 chez le foetus trois mois après la conception, selon une étude publiée dans le New England Journal of Medecine. Ce défaut congénital ne pouvait jusqu'alors être détecté qu'au cours du deuxième trimestre de grossesse avec une analyse de sang. Cette maladie, aussi appelée syndrome de Down, due à la présence d'un chromosome surnuméraire, est caractérisée par un handicap mental, un retard de croissance, un faciès particulier, des malformations viscérales, des troubles métaboliques et du système immunitaire. L'étude conduite par des chercheurs de l'Université de Columbia (New York) sur plus de 38.000 femmes enceintes dans 15 centres hospitaliers américains a montré la grande efficacité du nouveau test.

Il s'agit d'une analyse de sang pour déterminer le niveau des protéines et des hormones combinées à un sonogramme ou à un examen d'ultrasons pour mesurer l'épaisseur de la peau de l'arrière du cou du foetus. Les résultats sont obtenus dans les cinq jours. Le test permet un taux de détection de 87 % à la fin du premier trimestre de grossesse comparativement à 81 % pour le précédent test pratiqué durant le second trimestre. Sur les 38.167 femmes testées, 117 portaient un foetus atteint de trisomie 21. Les femmes dont le test était positif ont eu la possibilité de voir ce diagnostic confirmé par une amniocentèse (analyse du liquide amniotique) ou par un prélèvement de tissu. Ces deux tests présentent des risques de complications pouvant entraîner une fausse couche.

NEJM

Les propriétés anti-cancer des brocolis élucidées
Mercredi, 26/10/2005 - 00:00

Selon un travail japonais, la consommation régulière de brocolis réduirait la fréquence des infections à Helicabacteri pylori. Une bactérie qui provoque des gastrites, et peut aussi être à l'origine d'un ulcère voire d'un cancer de l'estomac.

L'équipe d'Akinori Yanaka de l'université de Tsukuba, s'est penchée sur les propriétés du brocoli. Et en particulier sur le sulforaphane, un composé chimique capable d'aider les cellules à se défendre contre l'oxydation. Et qui chez la souris, agit contre H.pylori.

Akino Yanaka a voulu en savoir davantage. Il a pour cela étudié 20 patients infectés par H.pylori, qui pendant deux mois ont consommé 100 grammes de brocolis chaque jour. Au bout de cette période, l'auteur a remarqué que les participants présentaient des taux de H.pylori beaucoup moins importants qu'au début de l'étude. "Nos résultats sont extrêmement prometteurs. Ils montrent qu'un régime alimentaire riche en sulforaphane pourrait nous protéger contre les cancers gastriques". A suivre...

American Association for Cancer Research

Cancer : une campagne inédite pour promouvoir les fruits et les légumes
Mercredi, 26/10/2005 - 00:00

Les faits sont validés scientifiquement : une consommation quotidienne de fruits et de légumes peut réduire de 20 à 30 % le nombre de cancers ! Les régimes alimentaires riches en fruits et légumes protègent des cancers de la bouche, du pharynx, du larynx, de l'oesophage, du poumon, de l'estomac, du pancréas, du côlon-rectum et de la vessie. Or, 60 % des Français n'en consomment pas suffisamment. La tranche d'âge la plus sous-consommatrice » est celle des 15-24 ans: ils en mangent trois fois moins que les 65 ans.

L'exploit à accomplir ne semble pourtant pas insurmontable, puisque l'objectif à atteindre pour préserver une bonne santé est de 400g de fruits et légumes par jour. Une telle recommandation a été reprise par la politique nationale de santé avec le slogan : « 5 portions quotidiennes de fruits et légumes ». Mais si la compagne de communication du PNNS a abouti à une augmentation de la consommation, celle-ci n'a été que très modeste.

Sans doute déçue de ce résultat et considérant de son devoir d'informer les Français, la Ligue contre le cancer est passée à l'offensive en interpellant directement le consommateur sur son lieu d'achat : durant un mois, 70 millions de fruits et de légumes frais seront étiquetés « Mangez des fruits et légumes ! Recommandé par la Ligue contre le cancer ». Cette action de communication inédite, réalisée en partenariat avec l'Agence pour la recherche et l'information en fruits et légumes frais (Aprifel), a débuté le 16 novembre par une distribution gratuite à la gare Saint-Lazare à Paris.

Ligue contre le cancer

Prévention cardio-vasculaire : rien ne sert de courir, il faut marcher souvent
Mercredi, 26/10/2005 - 00:00

Faire de l'exercice physique pourrait allonger la vie de trois ans, selon deux nouvelles études, qui démontrent par ailleurs que marcher d'un pas alerte une demi-heure par jour est excellent pour le coeur. Ces travaux sont publiés dans le dernier numéro des "Archives de médecine interne", une publication américaine. "Trois ans de vie en plus, c'est un message clair qui permet de comprendre ce que peut être la conséquence d'une vie trop sédentaire", a souligné le Dr Oscar Franco, co-auteur d'une des études et chercheur au centre medical Erasmus de Rotterdam, aux Pays-Bas.

Dans l'étude de Rotterdam, les chercheurs ont analysé plus de 40 ans de données provenant de l'étude Framingham sur le coeur, une analyse au long cours des habitants de la banlieue de Boston. Les chercheurs ont réparti 4.121 personnes en trois groupes selon leur niveau d'activité physique : léger, moyen ou élevé. Selon les résultats, l'espérance de vie à 50 ans pour une activité moyenne était allongée d'un an et demi, comparée à celle du groupe sans activité. Celle du groupe à grande activité était quant à elle plus longue de trois ans et demi. Ces années supplémentaires étaient dans la plupart des cas vécues sans problème cardiaque.

Dans la seconde étude, plus réduite, les chercheurs ont examiné quel genre de programme de marche au quotidien pouvait être bénéfique pour la santé cardiaque. Ils ont découvert que marcher pendant 30 minutes, cinq jours par semaine ou plus, que le rythme soit soutenu ou pas, améliorait la santé cardiorespiratoire. Seule une marche rapide cinq jours par semaine ou plus, permet aussi de diminuer à court terme les niveaux de cholestérol. L'étude qui porte sur 492 personnes sédentaires n'a pas été conduite en laboratoire mais dans la réalité, a fait valoir le premier investigateur, Michael Perri, de l'Université de Floride. De l'avis de ce chercheur, les médecins devraient reconsidérer la prescription d'une marche quotidienne, juste pour inciter les gens à marcher quelques jours de la semaine.

Cette étude vient donc confirmer une autre étude récente réalisée par le centre médical de l'Université Duke en Caroline du Nord, sur 133 personnes d'âge moyen, en surpoids et sédentaires, présentant un risque de maladie cardio-vasculaire. Cette étude, réalisée sur quatre groupes-test montre également que le bénéfice cardio-vasculaire d'une marche quotidienne n'est pas lié à l'allure adopté par les marcheurs mais à la distance totale parcourue dans la semaine et la périodicité quotidienne de la marche.

AP

CJ

La méditation ralentirait le vieillissement cérébral et doperait l'attention
Mercredi, 26/10/2005 - 00:00

La méditation doperait la concentration et retarderait le vieillissement du cerveau, selon des études présentées à la conférence américaine annuelle de neurologie. Les moines bouddhistes tibétains mais aussi des occidentaux pratiquant régulièrement la méditation affirment que cet exercice mental accroît leur concentration et leur vivacité d'esprit.

Dans une étude, Sara Lazar, neurologue de l'école de médecine de Harvard (Massachusetts, nord-est), a comparé les cerveaux de 20 Américains pratiquant de 20 à 60 minutes de méditation quotidiennement, à quinze autres ne méditant pas. Un examen du cerveau de ces sujets avec un système d'imagerie par résonance magnétique a "montré que les régions cérébrales où siègent l'attention et les émotions étaient plus épaisses chez ceux qui méditent que chez les autres", a indiqué Sara Lazar. "Une de ces régions, le cortex cérébral, était également plus épais chez les personnes plus âgées pratiquant la méditation que chez celles ne (la) pratiquant pas", a-t-elle ajouté.

Le cortex, zone continue de substance grise de 3 à 4 mm d'épaisseur qui occupe toute la surface des circonvolutions cérébrales, devient plus mince avec l'âge. "Les résultats de notre étude indiqueraient que la méditation, le yoga ou d'autres formes d'exercice mental similaire peuvent entraîner chez des adultes des modifications de certaines zones du cortex cérébral importantes pour les fonctions cognitives, les émotions et le bien-être", a souligné cette scientifique. Selon une autre étude, menée par Bruce O'Hara de l'Université du Kentucky, la méditation doperait la concentration même quand les sujets sont privés de sommeil.

Eurekalert

Le jeu vidéo pour améliorer ses capacités mentales
Mercredi, 26/10/2005 - 00:00

CyberLearning Technologies, une startup californienne, vient d'acquérir une licence exclusive auprès de la NASA pour profiter du résultat de ses recherches sur les bénéfices qu'un jeu vidéo peut apporter à l'Homme. Les jeux vidéo peuvent entraîner une addiction dangereuse pour certains, nombre d'histoires le prouvent, parfois même dramatiquement, partout dans le monde. Mais les chercheurs de la NASA ont su profiter de ces logiciels afin d'en tirer un bénéfice physiologique pour le joueur. Leur technologie BrainGame sert maintenant d'entraînement aux pilotes, en vue d'améliorer leurs capacités de concentration et leurs réflexes.

En 2002, CyberLearning a repris la technologie de la NASA pour développer tout un système d'apprentissage par le jeu vidéo. À l'aide d'un casque et de trois capteurs d'ondes cérébrales, le principe est d'utiliser l'activité physiologique de son cerveau pour jouer. De cette manière, il serait alors possible non seulement d'améliorer les capacités de certains, mais aussi de résoudre des troubles de concentration chez les enfants, un syndrome bien connu des psychologues.

Le système est conçu pour fonctionner avec la console PS2 de Sony. Il faudra aussi une manette spéciale, la Smart Box, pour collecter les informations des trois capteurs d'ondes cérébrales et les transcrire en actions précises dans le jeu. Par exemple, pour le jeu de course de voiture BurnOut, il faudra se concentrer pour accélérer, et plus le cerveau sera en activité, plus la voiture ira vite. Le système peut aussi mesurer et prendre en compte le stress du joueur, d'après CyberLearning. Le système coûte 550 dollars, et 1300 familles l'auraient déjà essayé. En 2004, la société a travaillé avec des pédiatres et des psychologues pour utiliser le système afin de soigner les enfants victimes de troubles de la concentration.

SBG

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Homme
Anthropologie et Sciences de l'Homme
Des géants de l'informatique forment une alliance de partage des brevets Linux
Mercredi, 26/10/2005 - 00:00

Trois des plus gros fabricants de matériel informatique de la planète, IBM, Sony et Philips, ont uni leurs forces à celles des deux principaux distributeurs de programmes Linux pour créer une entente pour le partage sans redevances des brevets Linux. La Open Invention Network (OIN), telle qu'a été baptisée cette nouvelle firme dévoilée le 10 novembre, pourrait représenter une nouvelle avancée dans la résolution des problèmes de protection de la propriété que connaissent distributeurs et utilisateurs dans les cas de litiges sur les redevances résultant de code Linux librement partagé.

Si l'approche de OIN dans la gestion de la propriété intellectuelle fait l'objet d'une approbation généralisée du milieu, cela permettrait de lever un obstacle majeur à l'adoption corporative de Linux à grande échelle. La programmation libre mettrait alors sérieusement au défi le rival de toujours qu'est la firme Microsoft. Cette dernière prétend qu'il est risqué de se fier à la programmation libre en raison des problèmes légaux inhérents au partage du code source.

OIN est soutenue financièrement par le géant IBM, les deux autres géants de l'électronique grand public mentionnés ci-dessus et les distributeurs de Linux Red Hat et Novell. La firme d'analyse de marché IDC estime que le commerce mondial de Linux devrait connaître une croissance de 25,9% annuellement, ce qui fera passer son chiffre d'affaires de 20 milliards de dollars cette année à plus de 40 milliards de dollars en 2008. Si les risques inhérents aux contentieux de brevets sont éliminés, l'utilisation de Linux pourrait se répandre encore plus rapidement, estime Richard Doherty, consultant au service de la firme Envisioneering Group de Seaford, New York.

Canoe

Les mondes virtuels génèrent des emplois bien réels
Mercredi, 26/10/2005 - 00:00

La très bucolique boutique de Kasi Nafus est installée au bord d'un ruisseau où vient s'abreuver un zèbre. Mais rien n'existe vraiment, car elle vend des vêtements imaginaires destinés aux habitants virtuels d'un univers en ligne, un jeu de rôle en réseau nommé Second Life. Si Kasi Nafus est en chair et en os et habite Seattle, elle gagne sa vie dans le monde du virtuel, lequel génère des millions de dollars bien réels. Les vêtements vendus par Nafus n'existent pas réellement. Ils sont destinés à couvrir les corps virtuels que les joueurs se fabriquent dans Second Life. Mais pour autant, l'activité commerciale de sa boutique, baptisée Pixel Dolls, est bien réelle et représente un emploi à temps complet pour Nafus. "Ce n'est pas quelque chose que me permettra de devenir immensément riche, mais cela me permet de vivre", souligne la jeune femme de 27 ans, qui n'a pas précisé le montant de ses revenus.

On estime que 20 millions de personnes dans le monde s'adonnent aux jeux de rôle massivement multi-joueurs sur Internet (MMORPG), des espaces virtuels qui représentent une activité économique en pleine croissance. Second Life possède sa propre devise convertible en dollars selon un taux de change variable. Les utilisateurs peuvent acheter de la monnaie virtuelle en utilisant leur carte bancaire, puis la vendre pour obtenir de vrais dollars. Ses 60.000 utilisateurs échangent deux millions de dollars (1,7 million d'euros) par mois, donnant à Second Life un poids économique équivalent à celui des Tuvalu, petit Etat insulaire du Pacifique. Une centaine d'emplois sont liés au jeu, souligne Philip Rosedale, patron de la société Linden Research, qui a créé Second Life. Certains conçoivent des bâtiments virtuels, d'autres des séquences de mouvements qui permettent à des corps virtuels de danser ou d'accomplir des actions complexes. Il y a même un journaliste virtuel employé par Linden Research.

Edward Castronova, économiste de l'université de l'Indiana, estime que les sommes bien réelles générées par les mondes virtuels se montent à au moins 100 millions de dollars (84 millions d'euros) cette année, voire beaucoup plus. Il y a quatre ans, il a mené une étude sur des adeptes du jeu en ligne Everquest, et a découvert que 39% d'entre eux étaient prêts à quitter leur emploi ou arrêter leurs études pour gagner leur vie dans le monde virtuel...

Kasi Nafus explique qu'avant d'ouvrir sa boutique dans Second Life, elle passait déjà l'équivalent d'une semaine de travail sur le jeu. Concevoir des vêtements virtuels est une tâche très prenante, même s'ils en restent au stade du design sans l'étape réalisation : elle passe beaucoup de temps à créer le "tissu" des habits à l'aide d'un logiciel. Elle vend ses créations un dollar pièce, pour les plus courantes, et cinq dollars pour les éditions limitées. La plupart des emplois virtuels sont très différents de celui de Kasi Nafus. Second Life est un monde étrange dont les habitants ont une grande liberté pour façonner leur univers et créer des objets.

Mais les jeux en réseau les plus populaires sont centrés sur le combat, et sont donc plus limités en terme de créativité. Une partie des emplois créés par ces jeux sont "délocalisés" à l'étranger. "Je tue des monstres", souligne Ilin Aurel, de Caracal, petite ville de Roumanie. "C'est très amusant." Cet adolescent de 19 ans gagne 200 dollars (168 euros) par mois, un bon salaire en Roumanie. Il est employé par le site américain Gamersloot.net, basé à Sunnyvale en Californie. Le bureau roumain de la société fonctionne jour et nuit. Il emploie des joueurs chargés de collecter de l'or et d'autres richesses virtuelles, qui sont ensuite vendues sur le site de Gamersloot à des gens prêts à dépenser de l'argent bien réel pour... enrichir leurs avatars virtuels.

AP

Google teste un moteur de recherche sur le tourisme et envisage de louer des livres numériques
Mercredi, 26/10/2005 - 00:00

Google étudie un système de réservation de voyages qui permettra de mettre en contact les internautes et les agences de voyages en ligne offrant les meilleurs tarifs. Le premier moteur de recherche sur Internet a annoncé qu'il testait une nouvelle fonctionnalité qui le mettra en concurrence avec les moteurs de recherche spécialisés sur le voyage comme Sidestep et Kayak, qui passent au crible toutes les informations sur les réservations et les tarifs. Mais ce nouvel outil ne concurrencera pas directement les services proposés par des agences en ligne comme Expedia et Travelocity. "Il vous amène directement sur le site de voyages avec les informations de départ, d'arrivée et les dates indiquées. C'est une fonctionnalité très intéressante, a déclaré Lorraine Sileo, analyste au cabinet d'étude spécialisé sur les voyages PhocusWright, à propos de ce système.

"Google est vraiment en train de montrer quelle influence il a sur le voyage, en associant véritablement la recherche et l'achat", a-t-elle ajouté. Sur Google, les utilisateurs peuvent entrer des données spécifiques sur un vol entre deux localités. Le résultat de la recherche donne des liens qui pointent vers des sites offrant des informations tarifaires. Par exemple, une recherche sur Detroit et Miami mène à un lien sur Expedia.com, qui propose des informations sur les réservations et permet aux internautes d'acheter leurs billets. La nouvelle fonctionnalité de Google permet d'entrer ses dates de voyage avant même de lancer la recherche.

A l'inverse des agences de voyages en ligne comme Expedia et Travelocity, les moteurs de recherche dédiés au voyage ne vendent pas de billets. Ils permettent seulement d'identifier les meilleures prestations tarifaires et affichent les liens des sites web qui les commercialisent. Pour l'instant, le moteur de recherche de Google dédié aux voyages, qui est en version d'évaluation, ne fonctionne que sur certaines villes américaines.

Google vient par ailleurs d'annoncer son intention de proposer des livres récents "à louer" sur Internet ; Les livres numériques seraient consultables pendant une semaine, sans possibilité de les imprimer ou de les enregistrer, contre une somme représentant 10 % du prix de vente du livre, selon un éditeur dont le journal ne dévoile pas le nom.

L'éditeur trouve ce prix de location trop faible mais estime qu'il s'agit d'une opportunité importante de pénétrer le marché du livre numérique, selon le quotidien. "Google Print recherche de nouveaux modèles d'accès afin d'aider les auteurs et les éditeurs à vendre plus de livres en ligne mais nous n'avons rien à annoncer", a déclaré au journal un porte-parole de Google. Google a mis en oeuvre un autre projet, contesté, de numériser des millions de livres puisés dans de prestigieuses bibliothèques anglo-saxonnes afin de constituer une grande bibliothèque virtuelle. Le libraire à distance Amazon.com a récemment dévoilé son intention de vendre en ligne des ouvrages au format numérique, qui pourront être achetés à la page ou au chapitre.

NO

Silicon

Les 62 réseaux de collectivités locales représentent 1,2 milliard d'euros d'investissement
Mercredi, 26/10/2005 - 00:00

L'Association des villes et collectivités pour les communications électroniques et l'audiovisuel (Avicca) a présenté, début octobre, un bilan des réseaux d'initiative publique. Au total, ce sont 62 réseaux de collectivités qui sont opérationnels ou en cours de construction :

-* 29 réseaux déjà ouverts (totalement ou partiellement),

-* 15 marchés attribués (la plupart en cours de travaux),

-* 18 procédures lancées.

-* Cinq régions agissent directement : une dans un syndicat mixte et les 4 autres par un appui financier.

-* 23 départements agissent directement ou dans un syndicat mixte. Tandis que 4 ont préféré la procédure du marché de services.

-* 35 agglomérations agissent directement et plusieurs dizaines dans le cadre de syndicats mixtes.

L'Avicca précise que l'ensemble de ces réseaux représente un total de 1,2 milliard d'euros d'investissements : 1,1 milliard d'euros pour les réseaux établis ou lancés en délégation de service public et 100 millions supplémentaires pour ceux établis directement par les collectivités ou les syndicats mixtes. Ces réseaux permettront :

-* Le dégroupage de 1270 NRA (Noeud de Raccordement d'Abonné) supplémentaires (contre 1000 actuellement dans les zones les plus denses).

-* 1075 zones d'activités, 260 établissements de santé et 1100 établissements scolaires ou universitaires seront desservis.

OTAN

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