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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 714
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 06 Septembre 2013
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Egalement dans ce numéro
TIC
Des puces électroniques qui imitent le cerveau
Avenir
Vers la nanochirurgie génétique
Vivant
Une nouvelle voie de recherche pour affamer les cellules cancéreuses
Plus une femme est grande, plus son risque global de cancer augmente !
L'insuffisance d'activité physique augmente le risque de dépendance
Les maladies cardio-vasculaires restent la première cause de décès au niveau mondial
Thérapie génique : de nouvelles avancées
Les bases génétiques de l'allergie livrent leurs secrets
Edito
L’augmentation de l’espérance de vie en bonne santé passe par une prévention active et personnalisée !



En avril dernier, une étude de l’INED montrait que l'espérance de vie des Français et des Françaises avait augmenté entre 2008 et 2010 mais que, parallèlement, l'espérance de vie sans incapacité (EVSI)  avait pour sa part légèrement diminué au cours de la même période (Voir étude).

Selon ces recherches, entre 2008 et 2010, les Françaises ont gagné 5 mois d'espérance de vie (84,8 à 85,3 ans) alors que leur espérance de vie sans incapacité a diminué d’un an. Chez les hommes, cette étude montre que l'espérance de vie a augmenté de 4 mois (77,8 à 78,2 ans) mais que leur espérance de vie sans incapacité a régressé de huit mois, passant de 62,7 à 61,9 ans.

Ainsi, en 2010, les Françaises pouvaient espérer vivre en bonne santé 74,4 % de leur espérance de vie totale contre 76,1 % en 2008 et les français 79,1 % contre 80,6 %.

Mais pour faire sens, une étude épidémiologique, aussi rigoureuse soit-elle, doit toujours être reproduite et comparée à d’autres travaux. Or, une récente étude danoise montre que les performances cognitives des nonagénaires se sont améliorées en à peine une dizaine d’années.

Encore plus récemment, une étude britannique vient de confirmer cette évolution favorable (Voir étude).

Selon ce travail, le pourcentage des personnes de plus de 65 ans atteintes de la maladie d'Alzheimer au Royaume-Uni aurait baissé de près de 25 % en l'espace de 20 ans, passant de 8,3 % à 6,5 %.

Les chercheurs, dirigés par le Docteur Carol Brayne de l'Institut de santé publique de Cambridge, ont comparé deux groupes d’environ 7.000 personnes tirées au sort dans les mêmes régions d'Angleterre et du Pays de Galles, le premier au début des années 1990 et le second entre 2008 et 2011.

L’étude souligne que l’extrapolation des résultats à la population anglaise totale conduit à évaluer à 664 000 le nombre de personnes qui étaient atteintes en 1991 de la maladie d’Alzheimer en Grande-Bretagne. Les chercheurs font remarquer que, compte tenu du vieillissement global de la population intervenu entre 1991 et 2011, le nombre total de malades atteints par la maladie d’Alzheimer aurait dû atteindre les 884 000 en 2011.

Mais, et c’est là que les observations épidémiologiques deviennent très intéressantes, les chercheurs ont calculé à partir des résultats du deuxième groupe, que le nombre total de personnes souffrant d’Alzheimer n’était que de 670 000 en 2011, ce qui représente 214 000 malades de moins que prévu.

Autre observation remarquable faite par cette étude : cette diminution de 24 % de la fréquence des démences à âge égal a été relevé pour toutes les tranches d’âge et aussi bien chez les hommes que chez les femmes.

À titre d’exemple, cette fréquence est passée, chez les hommes de 80 à 84 ans, de 14,6 % en 1991 à 10,6 % en 2011. Pour les femmes de cette même tranche d’âge, cette fréquence est passée  de 13,9 % à 9,5 %.

Cette étude montre donc clairement que certains facteurs, qui auraient dû augmenter le nombre de malades d’Alzheimer dans une tranche d’âge donnée, ont finalement eu un impact moindre que les facteurs contribuant à la diminution de cette pathologie, tels que l’exercice physique, la stimulation intellectuelle ou encore le traitement de l’hypertension et des maladies cardio-vasculaires.

Cette étude confirme par ailleurs une autre recherche danoise montrant que les personnes âgées de plus de 90 ans auraient un niveau de performances cognitives sensiblement plus élevé que celles de la même tranche d’âge il y a 10 ans.

Les conclusions de ces  études récentes vont donc à l’encontre des prévisions très pessimistes encore largement répandues actuellement et selon lesquelles la fréquence et le nombre total de malades d’Alzheimer devraient très fortement augmenter dans les décennies à venir.

Selon ces travaux, il semblerait qu’on assiste au contraire à un ralentissement très sensible du nombre de nouveaux cas de maladie d’Alzheimer par rapport aux prévisions initiales. Ce phénomène surprenant par son ampleur pourrait résulter des effets de plusieurs facteurs combinés.

Parmi ceux-ci, il y aurait la prévention plus généralisée et plus précoce des maladies cardiovasculaires mais également le développement sensible des activités intellectuelles, culturelles et sociales chez les personnes âgées et, plus globalement, l’adoption d’un mode de vie plus sain chez les seniors, marqué notamment par un développement de l’activité physique régulière.

Une autre étude récente réalisée par l’Inserm montre que les démences séniles et maladies neurodégénératives pourraient également être prévenues ou sensiblement retardées en repoussant l'âge de la retraite.

Ce travail, réalisé sur une population de 430 000 personnes cotisant au RSI, montre que chaque année supplémentaire travaillée après l'âge de 60 ans réduirait en moyenne de 3 % le risque de développer la maladie d’Alzheimer.

En fait, le facteur protecteur ne serait pas le travail en tant que tel mais le fait de maintenir une activité intellectuelle et de garder des liens sociaux forts.Une autre étude américaine, publiée en mars 2013, montre d’ailleurs que le fait de lire et écrire réduirait de moitié les risques de perte des facultés cognitives (Voir étude).

Dans cette étude, les chercheurs ont constaté que le déclin cognitif  ralentissait d’un tiers chez les personnes les plus intellectuellement actives, par rapport à celles à faible activité cognitive.

Cette tendance très intéressante vient également d’être confirmée par une autre étude, publiée fin août, par l’organisme américain d’Assurance maladie (Medicare). Cette étude montre que le niveau moyen de santé continue à progresser jusqu’au décès des individus.

Dans ce travail, les chercheurs soulignent l’existence d’un phénomène intéressant : la « compression de la morbidité » et ils montrent que l'espérance de vie ainsi que le niveau de santé, continuent en moyenne de progresser, même chez les personnes très âgées (Voir NBER).

Cette recherche montre également que l’espérance de vie globale continue à augmenter car il y a compression du nombre d’années avec incapacité et augmentation du nombre d’années sans incapacité. C’est pourquoi les chercheurs parlent de « compression de morbidité ». En l’occurrence, ce travail a montré que l'espérance de vie avec incapacité a diminué de 0,9 ans pendant la période de référence

On le voit, ces études très rigoureuses du point de vue scientifique et épidémiologique conduisent à réexaminer et à relativiser la présentation médiatique biaisée faite à partir de la récente étude de l’INED que nous avons évoquée.

Ces recherches, largement commentées par la presse, montraient en effet que, si l’espérance de vie globale à la naissance continuait à progresser au même rythme en Europe, on notait toutefois une stagnation de la progression de l’espérance de vie sans incapacité au niveau européen depuis 2005.

La plupart des médias ont largement repris cette information mais sans replacer la situation de la France dans son contexte particulier. En effet, cette passionnante étude épidémiologique précisait qu’en France, l’espérance de vie sans maladie chronique avait continué à progresser, alors qu’elle stagnait pour la moyenne européenne.

Par ailleurs, cette étude montrait que l’espérance de vie sans limitation d’activité des hommes français avait augmenté parallèlement à l’espérance de vie globale.

En outre, ce travail soulignait qu’en France, contrairement à la situation qui prévaut en Europe, les années de vie gagnées ne se sont pas systématiquement accompagnées de maladies déclarées, ni même de limitations d’activité.

Enfin, cette mise en évidence, dans la toute récente étude américaine Medicare, d’une « compression de morbidité » chez les personnes très âgées, confirme que, même si le rythme de progression de l’espérance de vie sans incapacité et sans pathologie peut évidemment fluctuer dans le temps, voire stagner à certains moments,  en raison d’un grand nombre de facteurs, il n’en reste pas moins vrai qu’en France tout du moins, l’espérance de vie globale comme l’espérance de vie sans incapacité continuent à progresser en tendance et sur le long terme.

On voit donc à quel point une présentation médiatique simplificatrice d’une étude épidémiologique complexe et nuancée peut conduire à répandre des allégations inexactes et à propager la fausse rumeur d’une soi-disant « inquiétante diminution de l’espérance de vie sans incapacité » dans notre Pays.

Une récente étude réalisée par des chercheurs de l'Université de Dijon a permis de suivre pendant 12 ans, 3 982 personnes, âgées de 65 ans et valides au début de l’étude BMJ (Voir BMJ).

Au cours de ce travail, 1 236 participants (31 %) ont développé une incapacité sévère. En analysant la part des différents facteurs favorisant l'apparition de cette incapacité, les chercheurs ont montré que l'absence d'activité physique joue un rôle majeur dans l'apparition de la dépendance.

Viennent ensuite les mauvaises habitudes alimentaires, tels qu'une consommation insuffisante de fruits et légumes, le tabagisme et enfin une consommation excessive d'alcool.

Ce travail original montre que le risque de dépendance augmente progressivement avec l’accumulation de ces comportements et que les personnes cumulant 3 de ces facteurs de risque multiplient par 2,5 leur risque de développer une dépendance, par rapport à celles ne présentant aucun de ces facteurs.

L’ensemble de ces études appelle plusieurs réflexions en matière de prévention et de santé publique. Tout d’abord, l’amélioration de la prévention et de la prise en charge de certaines pathologies liées au vieillissement a permis un gain en termes d’espérance de vie sans invalidité sensiblement plus important que celui qui était prévisible il y a encore une vingtaine d’années.

Cette découverte est évidemment très encourageante et doit nous conduire à accélérer la mise en œuvre d’une politique de prévention globale et personnalisée beaucoup plus ambitieuse, visant spécifiquement les personnes âgées.

Concrètement, nous devons passer d’une politique de santé reposant essentiellement sur des prescriptions d’interdiction (ne pas fumer, limiter strictement sa consommation d’alcool, ne pas manger trop gras ou trop sucré) à une politique de prévention axée sur l’adoption active d’un mode de vie sain, susceptible de protéger les seniors efficacement contre les trois grandes familles de pathologies qui les menacent particulièrement : les maladies cardio-vasculaires, les cancers et les maladies neurodégénératives.

On sait à présent, grâce à de multiples études scientifiques réalisées au cours de ces dernières années, que la prévention active de ces trois types de pathologie passe globalement par des mesures et prescriptions communes : pratiquer une activité physique régulière, adopter une alimentation saine et équilibrée, traiter précocement l’hypertension et le cholestérol et enfin conserver une activité sociale, intellectuelle et culturelle suffisante pour maintenir son cerveau et ses fonctions cognitives en bon état.

La mise en œuvre de cette  prévention globale, active et personnalisée à destination des seniors, ne pourra se faire qu’en associant et en mobilisant l’ensemble des acteurs concernés : état, médecin, établissements hospitaliers mais également associations, familles, collectivités locales et organismes sociaux.

Cette nouvelle politique de prévention active et personnalisée en matière de santé est la seule voie possible si nous voulons que demain, dans une population qui comptera plus de seniors que d’enfants et de jeunes adultes, la progression continue de l’espérance de vie globale s’accompagne parallèlement et sans explosion du coût collectif des dépenses de santé, d’une progression au moins aussi importante de l’espérance de vie en pleine autonomie et sans incapacité majeure.

Souhaitons que nos responsables politiques qui raisonnent et agissent le plus souvent sur des échelles de temps liées à la durée de leurs mandats, aient la clairvoyance et le courage de dégager les moyens financiers et humains suffisants pour développer dans la durée cette nouvelle politique sanitaire médicale et sociale qui ne produira ses effets qu’à long terme mais qui est indispensable pour répondre au défi de civilisation que représente la perspective d’une longévité moyenne pour l’espèce humaine qui pourrait bien dépasser les 100 ans avant le milieu de ce siècle !

René TRÉGOUËT

Sénateur Honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Des puces électroniques qui imitent le cerveau
Mercredi, 04/09/2013 - 08:22

Des chercheurs de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich ont conçu une puce informatique capable d’imiter le cerveau humain dans certaines de ses aptitudes cognitives, telles que l'analyse, la décision ou la mémoire. Baptisé "puce neuromorphique", ce composant permet de traiter des informations en temps réel et peut également être configuré de manière à pouvoir effectuer des opérations spécifiques.

Cette puce, qui s'inscrit dans le cadre du grand projet européen "Human Brain", vise à s'approcher du fonctionnement réel du cerveau humain de manière à franchir une nouvelle étape vers l’intelligence artificielle.

Comme le souligne Giacomo Indiveri, l'un des chercheurs qui dirige ces recherches, "Nous savions déjà comment configurer un système électronique pour le faire réagir en fonction de son environnement, mais nous ne savions pas comment ce même mécanisme fonctionnait dans un cerveau humain".

Ce nouveau type de composant électronique pourrait aboutir à la réalisation de robots beaucoup plus autonomes, capables de prendre des décisions pertinentes même lorsqu'ils sont confrontés à des situations entièrement inédites.

En matière informatique, ce type de puce pourrait permettre de construire des ordinateurs ou des réseaux qui, en cas de défaillances physiques, pourraient continuer à fonctionner en se reconfigurant, comme sait le faire le cerveau humain qui ne cesse de se réorganiser tout au long de la vie.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Zurich

PNAS

^ Haut
Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Vers la nanochirurgie génétique
Mardi, 03/09/2013 - 11:26

Des chercheurs israéliens de l'Institut Weizmann, dirigés par Ehud Shapira et  Tom Ran, ont créé des nano-robots capables de contrôler le fonctionnement des gènes dans des cellules bactériennes. Cette avancée représente une étape importante vers l'implantation de nano-robots médicaux dans le corps humain.

Le célèbre futurologue Ray Kurzweil se dit persuadé que, d'ici 2030, la médecine aura massivement recours aux nano-robots comme moyens de surveillance  et outils thérapeutique, à la fois chargés de contrôler les  paramètres biologiques et de combattre au niveau cellulaire de multiples pathologies.

Les scientifiques ont développé quatre types de bactéries contenant deux facteurs génétiques : une bactérie dont les deux gènes s'expriment correctement, une seconde dont les deux gènes présentent un disfonctionnement, et enfin, deux autres bactéries qui n'ont qu'un gène sur deux opérationnel.

Le nano-robot conçu par les chercheurs israéliens s'est avéré capable de contrôler les gènes de ces bactéries en utilisant un programme informatique qui lui permet de comparer le fonctionnement théorique de ces gènes et leur fonctionnement réel. Lorsque ces deux niveaux de fonctionnement correspondent, ces nanorobots émettent une lumière verte.

À présent, ces chercheurs veulent aller plus loin et vont tenter de remplacer les protéines émettrices de lumière par des protéines thérapeutiques qui seront notamment capables de détruire sélectivement les cellules dont les gènes présentent un disfonctionnement.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

^ Haut
Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Une nouvelle voie de recherche pour affamer les cellules cancéreuses
Jeudi, 05/09/2013 - 15:09

Des chercheurs britanniques de l'Université de Southampton ont découvert une nouvelle molécule qui prive les cellules cancéreuses de l'oxygène indispensable à leur développement et leur dissémination.

Cette molécule cible un mécanisme baptisé HIF-1, utilisé par les cellules cancéreuses pour survivre en s'adaptant à de faibles niveaux d'oxygène.

Pour identifier cette molécule, les chercheurs ont eu massivement recours à la bioinformatique, ce qui leur a permis de passer en revue 3,2 millions de composés potentiels.

Dans un environnement pauvre en oxygène, le mécanisme interrupteur HIF-1 mobilise plusieurs centaines de gènes qui vont s'activer pour permettre aux cellules cancéreuses de survivre grâce à la formation de nouveaux vaisseaux sanguins qui vont venir approvisionner la tumeur en oxygène et en nutriments.

Comme le souligne le docteur Ali Tavassoli, qui dirige ces recherches, "Nous avons trouvé un moyen de cibler un mécanisme clé dont les cellules cancéreuses ont absolument besoin pour survivre et nous espérons évidemment pouvoir développer rapidement des médicaments qui permettront de bloquer efficacement ce mécanisme et de détruire les tumeurs à la source."

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

University Southampton

ACS

Plus une femme est grande, plus son risque global de cancer augmente !
Jeudi, 05/09/2013 - 15:01

En épidémiologie, certaines corrélations sont surprenantes mais néanmoins très intéressantes et instructives. C'est ainsi que des chercheurs américains de la faculté de médecine Albert-Einstein (Université Yeshiva à New York), dirigés par Geoffrey Kabat, ont montré que les femmes ayant une grande taille ont un risque plus élevé de développer un cancer.

Selon cette étude, qui a porté sur 145 000 femmes âgées de 50 à 79 ans, chaque tranche supplémentaire de taille de 10 cm augmenterait de 13 % chez les femmes ménopausées le risque de développer un cancer du sein, du colon, du rein, de l'ovaire, du rectum, de la thyroïde ou de la peau.

L'étude précise que "Le cancer est la conséquence d'un ensemble de mécanismes et processus fortement liés à la multiplication et à la croissance cellulaire et tissulaire. Il est donc assez logique que les femmes les plus grandes présentent, en raison de l'activité spécifique de leur système hormonal et endocrinien, un risque de cancer accru".

Ce travail précise que cette corrélation entre la taille et le risque accru de cancer chez les femmes ménopausées subsiste indépendamment des autres facteurs de risque (âge,  poids, tabagisme ou habitudes alimentaires).

Cependant, l'étude ne précise pas à partir de quelle taille le risque de cancer commence à augmenter chez ces femmes et le docteur Kabat souligne qu'en valeur absolue, ce facteur de taille reste un facteur de risque de cancer bien moins important que l'âge, le tabagisme, le surpoids, la sédentarité et les habitudes alimentaires.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Telegraph

L'insuffisance d'activité physique augmente le risque de dépendance
Jeudi, 05/09/2013 - 14:55

On estime qu'en France, le nombre de personnes âgées dépendantes devrait, en raison du vieillissement accéléré de notre population, progresser d'environ 50 % à l'horizon 2040.

Une telle perspective rend particulièrement utile la recherche et l'identification des comportements et choix de vie qui accélèrent ou, au contraire, retardent l'apparition de la dépendance chez les seniors.

Il est à présent bien établi que la sédentarité, de mauvaises habitudes alimentaires, le tabagisme ou encore une consommation excessive d'alcool sont autant de facteurs qui vont accélérer la dégradation de la santé et la survenue de la dépendance chez les seniors.

On sait également, grâce à de récentes études, que ces différents comportements vont souvent se combiner chez une même personne et multiplier ainsi leurs effets néfastes. Il est bien connu par exemple que les fumeurs consomment en moyenne plus d'alcool que le reste de la population et ont une alimentation moins saine.

Des chercheurs de l'Université de Dijon ont ainsi suivi, pendant 12 ans, 3 982 personnes âgées de 65 ans et valides au début de l’étude.

Au cours de ce travail, 1 236 participants (31 %)  ont développé une incapacité sévère. En analysant la part des différents facteurs favorisant l'apparition de cette incapacité, les chercheurs ont montré que l'absence d'activité physique joue un rôle majeur dans l'apparition de la dépendance. Viennent ensuite les mauvaises habitudes alimentaires, telles qu'une consommation insuffisante de fruits et légumes, le tabagisme et enfin une consommation excessive d'alcool.

Ce travail original montre que le risque de dépendance augmente progressivement avec l’accumulation de ces comportements et que les personnes cumulant 3 de ces facteurs de risque multiplient par 2,5 leur risque de développer une dépendance, par rapport à celles ne présentant aucun de ces facteurs.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

BMJ

Les maladies cardio-vasculaires restent la première cause de décès au niveau mondial
Mercredi, 04/09/2013 - 08:35

Selon le dernier rapport de l'OMS, les maladies cardio-vasculaires restent la cause principale de décès dans le monde, loin devant les maladies infectieuses, le cancer ou encore le sida.

Les maladies coronariennes et les accidents vasculaires cérébraux ont entraîné en 2011 le décès de 13,2 millions de personnes dans le monde soit 24 % des 54,6 millions de décès enregistrés au niveau mondial.

Viennent  ensuite l'ensemble des cancers (8 millions de décès), soit 14,5 % et les infections respiratoires et maladies pulmonaires (6,2 millions de décès), soit 11 % des décès.

Le Sida arrive loin derrière avec 1,6 million par an (2,9 % des décès), suivi par le diabète qui tue 1,4 million de personnes par an (2,6 % des décès) et enfin les accidents de la route, avec 1,3 million de morts par an (2,2 % des décès).

La comparaison établie par l'OMS, des taux de mortalité entre 2000 et 2011, indique que les six principales causes de décès restent inchangées.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

OMS

Thérapie génique : de nouvelles avancées
Mercredi, 04/09/2013 - 08:30

Dans le cadre du téléthon italien, des chercheurs italiens ont réalisé depuis 2010 sur six malades deux essais cliniques de thérapie génique utilisant des vecteurs lentiviraux.

Trois de ces patients souffraient du syndrome de Wiskott-Aldrich, une immunodéficience génétique liée au défaut de WASP fonctionnel, une protéine du cytosquelette. Les chercheurs ont prélevé leur moelle osseuse puis transformé leurs cellules-souches hématopoïétiques avec ce vecteur viral contenant le gène WASP fonctionnel.

À la suite de ce traitement, l'état général de ces patients s'est amélioré de façon considérable, notamment sur le plan immunitaire.

Les trois autres patients sont atteints de leucodystrophie métachromatique, une maladie à l'issue fatale provoquée par l’absence d’arylsulfatase A (ARSA) dans le système nerveux. Cette grave pathologie se traduit, comme la sclérose en plaques, par une démyélinisation des axones, ce qui provoque une altération irréversible des facultés motrices et cognitives.

Pour combattre cette maladie et restaurer la production de la protéine manquante, les chercheurs ont réussi à transformer des souches hématopoïétiques, de façon à leur faire exprimer ARSA. Ils ont ensuite pu constater que ces cellules sanguines ainsi modifiées diffusaient bien la protéine en question, ce qui permettait la restauration du fonctionnement de l'enzyme impliquée dans cette maladie.

Compte tenu des résultats très prometteurs de ces essais cliniques, qui ont notamment montré une bonne efficacité thérapeutique et l'absence d'effets indésirables, 16 nouveaux patients vont être traités par cette technique de thérapie génique.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science

Les bases génétiques de l'allergie livrent leurs secrets
Mardi, 03/09/2013 - 11:36

Des chercheurs américains du Centre des enfants à l’hôpital Johns Hopkins (Maryland), dirigés par Pamela Frischmeyer-Guerrerio, viennent de montrer que certaines mutations génétiques semblent jouer un rôle important dans de nombreuses allergies. Ces gènes contrôlent une protéine appelée TGF-beta. Cette protéine est fortement impliquée dans le déclenchement de certaines maladies génétiques, telles que les syndromes de Marfan et de Loeys-Dietz qui provoquent notamment des lésions artérielles.

Cette étude, qui a porté sur 58 enfants âgés de sept à 20 ans, a pu montrer que ce type de dysfonctionnements génétiques affectant la protéine TGF-beta est également impliqué dans le déclenchement de l'asthme, des allergies alimentaires et l’eczéma.

Les chercheurs ont également découvert que le losartan, un médicament bien connu contre l'hypertension, possédait un effet thérapeutique intéressant contre les allergies. Le losartan peut notamment arrêter la dilatation de l'aorte provoquée par le mauvais fonctionnement de la protéine TGF-bêta chez les patients atteints de la maladie de Marfan ou de Loeys-Dietz.

Dans le prolongement de ces travaux, une nouvelle phase d'essais cliniques chez l'animal est en cours pour évaluer si le losartan permet de réduire le niveau d'allergie.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

STM

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