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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 340
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 08 Juin 2005
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Egalement dans ce numéro
TIC
Stocker de l'information dans des matériaux moléculaires par voie optique
Avenir
Roborior, chien de garde virtuel
Matière
Chambéry inaugure la plus grosse centrale solaire photovoltaïque de France
Une centrale électrique vraiment verte
Le CEA met au point une pile révolutionnaire
Espace
La NASA lance une nouvelle expédition exploratoire sur Mars
Vivant
Un nouveau traitement combiné expérimenté contre le cancer
Un vaccin expérimental contre le zona
Du ressort pour les artères
La forme physique... en six minutes
Obésité : les facteurs de risque de mieux en mieux cernés
Homme
La Commission européenne lance une stratégie à cinq ans pour dynamiser l'économie numérique
Cellphedia, l'encyclomobile!
La biométrie fait son entrée à l'aéroport Charles de Gaulle
Orange lance son offre Edge grand public le 9 juin
Orange veut faire du mobile une "télécommande de la vie"
Une canne blanche qui donne des informations aux aveugles sur leur environnement
Alzheimer, un bracelet anti-disparition qui renforce la sécurité des malades
Bourgogne numérique : déposez vos projets !
Edito
Clé intelligente, mobile et bureau virtuel : le triptyque gagnant de l'économie numérique



Il y a quelques semaines, Intuix a mis sur le marché un système de mémoire externe, associant une clé USB et un mini-disque dur, d'une capacité de stockage de 5 Go, l'équivalent d'un DVD, le tout pour un prix de seulement 140?, ce qui ramène le coût du Go « embarqué » à moins de 30? ! On mesure mieux le chemin parcouru quand on se souvient qu'il y trois ans, les premières clés USB stockaient 128 Mo.

En 2005, le marché des clés portatives pourrait avoisiner les 2,5 milliards de dollars selon les projections de Gartner, pour un total de pièces proche des 120 millions, et pour une croissance estimée à 30 % par an depuis 2002. Ces clés portatives devraient permettre de stocker 32 Go à l'horizon 2007. Mais cette prochaine génération de clés ne sera pas simplement dotée d'une impressionnante capacité de stockage, elle permettra également de se connecter via des hotspots de façon transparente et elle intégrera une multitude de système et services « intelligents » et personnalisés.

Il est également probable que ces futures clés deviendront rapidement polyvalentes et multifonctions. Elles intégreront non seulement les fonctionnalités des trois grands types de clés actuelles, stockage classique, accès à sa discothèque numérique et sécurité, mais également de nouvelles fonctions très attractives, du type tuner audio et TV et magnétoscope numériques.

On peut dès lors imaginer que les constructeurs de clés, s'inspirant du modèle économique des téléphones portables, vont proposer leur matériel pour un prix modique, ou même gratuitement, en contrepartie d'un forfait de téléchargement de contenu et d'un bouquet de services « à la carte », à forte valeur ajoutée. Cela est d'autant plus probable que la technologie UWB (Ultra Wide Band), va permettre, dans un rayon de 1 à 15 mètres, des téléchargements très rapides, allant de 15 Mbit/s à 1 Gbit/s.

Nous allons donc rapidement voir apparaître des clés "intelligentes" qui vont non seulement accueillir notre bureau virtuel, avec tous ses outils personnalisés, mais nous permettront l'accès permanent à une multitude de services en ligne. Si l'on ajoute à ce couple clé intelligente-liaison UWB, de nouvelles interfaces intuitives et portables, telles que la reconnaissance vocale et scripturale, le clavier virtuel laser et, pour finir, l'écran virtuel intégré dans des lunettes, on voit se profiler un nouveau concept et un nouveau modèle informatiques et numériques.

Ce nouveau modèle numérique se révèle également du côté des fournisseurs d'accès, où la tendance est aussi à l'explosion des capacités de stockage en ligne. Yahoo propose désormais 2 Go pour sa boite aux lettres. AOL va également proposer d'ici quelques semaines une capacité de stockage de 2 Go pour ses boites aux lettres, avec en plus une série d'outils permettant de retrouver facilement des messages. Wanadoo propose depuis 2 semaines des boites aux lettres d'un Go, pour seulement 2 euros par mois.

Si l'on combine tous ces éléments et ces évolutions récentes, on voit bien qu'un nouveau modèle techno-économique s'articulant autour du concept d'espace virtuel personnalisé est en train de se mettre en place. Ce modèle va reposer sur la synergie entre notre espace virtuel de stockage en ligne (chez notre FAI), notre bureau personnalisé embarqué dans notre clé intelligente communicante et notre accès permanent, via le WiFi, le WiMax, l'UWB et sans doute d'autres technologies sans fil à venir, à différents types de flux numériques (informations pratiques, bureau professionnel, loisirs numériques sous forme de radio, vidéo ou TV en ligne).

Le succès de la télévision sur mobile au Japon ou de la radio en ligne aux USA (54 millions d'Américains écoutent la radio ou de la musique sur Internet) montre qu'il existe une très forte demande des consommateurs en matière d'accès mobile aux loisirs numériques.

En Grande Bretagne par exemple, la BBC va expérimenter sur 500 foyers, disposant d'une connexion internet haut débit et d'un ordinateur, une plate-forme en ligne qui permettra aux internautes de télécharger des émissions ou des séries.

Dans ce nouveau contexte de services numériques à la carte sur le Net, Il ne reste plus qu'à permettre la connexion, physique ou sans fil, de ces clés intelligentes et de nos mobiles 3G, PDA ou ordinateurs de poche, pour disposer de systèmes portables, modulables et évolutifs d'accès aux services numériques, pouvant largement se substituer à l'informatique actuelle, que ce soit dans le domaine professionnel ou personnel.

Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si Michael Dell vient d'annoncer qu'il lançait son groupe, premier fabricant au monde de micro-ordinateurs, sur la voie de la téléphonie mobile.

A compter de 2006, Dell va proposer des abonnements de téléphonie et d'accès à l'Internet mobile, en achetant à plusieurs opérateurs dans le monde la possibilité d'utiliser leurs réseaux. Dell discute actuellement avec Verizon, en Amérique du Nord, mais aussi avec Orange et Vodafone en Europe. Dell vise donc les téléphones, mais aussi les ordinateurs : les machines à la sortie de ses usines devraient bientôt inclure des fonctionnalités de téléphonie mobile 3G.

Cette convergence technologique, qui est en train de franchir une nouvelle étape décisive, nous montre à quel point c'est à présent l'accès intuitif et ubiquitaire aux contenus et services numériques personnalisés qui constitue le nouvel enjeu fondamental de l'économie de l'information.

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Stocker de l'information dans des matériaux moléculaires par voie optique
Jeudi, 09/06/2005 - 00:00

Des chercheurs du CNRS ont démontré la possibilité d'écrire et d'effacer des informations dans un matériau moléculaire en utilisant la lumière d'un laser à température ambiante. Jusqu'à présent, cette opération n'avait été réalisée qu'à basse température. Cette découverte permet d'envisager le développement de mémoires d'ordinateur moléculaires à commande optique, à la fois rapides et fiables.

Aujourd'hui, l'électronique moléculaire apparaît comme l'électronique du futur. Par rapport aux circuits intégrés sur silicium, les molécules présentent l'avantage d'être plus petites. Alors que les composants actuels mesurent au moins 70 nanomètres (2), l'utilisation des matériaux moléculaires permettra de descendre jusqu'à 30 nanomètres, voire plus bas, donc d'en mettre un plus grand nombre par unité de surface et de gagner ainsi en rapidité ou en densité de stockage, dans le cas des mémoires d'ordinateur. En outre, l'électronique moléculaire utilise de faibles courants, ce qui autorisera un gain énergétique par rapport à la consommation électrique des circuits intégrés sur silicium.

C'est dans ce contexte que les chercheurs de l'équipe Propriétés physiques moléculaires du Laboratoire de chimie de coordination, en collaboration avec une équipe espagnole et une équipe irlandaise, ont travaillé sur les propriétés physiques des matériaux pour l'électronique moléculaire. Ils viennent de mettre en évidence un phénomène encore jamais observé jusqu'ici : à 20°C, un composé passe de son état « bas spin » à son état « haut spin », par éclairement avec un laser vert pulsé. L'état « bas spin » et l'état « haut spin » sont deux états électroniques qui permettent d'écrire dans le matériau l'information codée sous forme binaire (sous forme de 0 et de 1, l'état bas spin correspondant au 0 et l'état haut spin correspondant au 1). L'énergie de l'état bas spin est proche de celle de l'état haut spin, autorisant une transition réversible entre les deux, grâce à laquelle il est possible d'écrire ou d'effacer l'information.

Pour commander la transition, les chercheurs ont utilisé un laser vert (la couleur de la lumière du laser a été choisie d'après l'étude du spectre d'absorption optique de la molécule), dont la durée d'impulsion est de huit nanosecondes. Cette caractéristique permet d'envisager une électronique moléculaire à commande optique, et non plus électrique. Outre les avantages déjà mentionnés de l'électronique moléculaire, ce résultat pourrait se traduire par un gain en temps (l'excitation d'écriture ou d'effacement de l'information ne prend que 8 nanosecondes) et en fiabilité (les composants à commande optique étant « infatigables »). L'obtention de la transition à température ambiante constitue une barrière de moins pour passer au stade des applications. Après un premier brevet international de conception de mémoires moléculaires à base de matériaux à transition de spin, déposé en 2004, c'est aujourd'hui une nouvelle étape qui est franchie avec la possibilité d'un stockage moléculaire par voie optique (lecture et écriture).

Enfin, il faut souligner que l'une des molécules étudiées dans le cadre de ces recherches pourrait servir de support à une électronique à trois bits qui constitue une nouvelle logique aux immenses perspectives d'applications.

CNRS

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Roborior, chien de garde virtuel
Jeudi, 09/06/2005 - 00:00

À première vue, on dirait un oeil de la dimension d'un melon d'eau qui brille dans des tons de mauve, bleu et orange, tout en produisant un assortiment de bruits et de sonneries loufoques. Le tout nouvel appareil Roborior sert à décorer l'intérieur de la maison mais il joue également le rôle de chien de garde virtuel avec sa caméra numérique, ses capteurs à infrarouges et son vidéotéléphone - pour avertir son propriétaire de la présence éventuelle de voleurs lorsque celui-ci n'est pas sur les lieux. Ce gadget de 2.600$ US est une réalisation conjointe du fabricant en robotique japonais Tmsuk et de la firme d'équipement électronique Sanyo Electric. L'appareil peut se connecter au téléphone mobile de son propriétaire pour transmettre en direct des images vidéo captées par la caméra numérique du robot.

Le robot peut être télécommandé à l'aide d'une manette pour le diriger vers l'avant, l'arrière, la gauche ou la droite. Les boutons de la manette permettent également d'orienter la caméra vers le haut ou le bas. Placez le robot en mode «gardienne de maison» et celui-ci vous appellera sur votre téléphone cellulaire pour vous avertir d'une entrée par effraction détectée à l'aide de ses capteurs à infrarouge, conçus pour effectuer une surveillance panoramique complète. Roborior se vendra au Japon à partir de la fin 2005.

Canoe

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Matière
Matière et Energie
Chambéry inaugure la plus grosse centrale solaire photovoltaïque de France
Jeudi, 09/06/2005 - 00:00

La plus grosse centrale photovoltaïque de France, utilisant l'énergie solaire pour produire de l'électricité, a été inaugurée le 1er juin en Savoie par le maire de Chambéry Louis Besson (PS) et le président de la région Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne.

La centrale est composée de deux tranches, l'une de 860 m2 de capteurs, installés sur des réservoirs d'eau potable et d'une autre de 150 m2, posés sur un bâtiment proche. L'installation a une puissance de plus de 100 KWc (kilowatt crète), au moment où l'ensoleillement et donc le rendement sont au maximum. La production d'électricité annuelle sera d'environ 120.000 kWh. Elle servira en partie à alimenter les pompes des réservoirs d'eau (20 % environ), le reste étant revendu à EDF. Le coût total de la centrale est de 530.000 euros dont 450.000 euros pour sa partie photovoltaïque, fabriquée par l'usine Photowatt située dans le département voisin de l'Isère.

"Le montage financier est exceptionnel, avec des participations de l'Europe (35 %), de la région (18 %), de l'Ademe (Agence pour l'environnement et la maîtrise de l'énergie) à (14 %), du conseil général de Savoie (13 %) et de la ville (20 %)", a souligné M. Besson qui a indiqué qu'en achetant des panneaux solaires, on participait à un processus de baisse des prix de ces équipements.

Les recettes de la centrale (12.000 euros par an) seront affectées à de nouveaux projets de développement. L'installation sera aménagée pour permettre de réaliser des visites et des animations pédagogiques.

Depuis 2001, Chambéry s'est engagée dans un programme volontariste de développement des énergies renouvelables et veut atteindre l'objectif européen de 8 Wc par habitant en 2010. La ville veut disposer de 4.800 m2 de panneaux photovoltaïques en 2010 contre 1700 m2 actuellement, a indiqué l'adjoint chargé du développement durable Henri Dupassieux. Le département de la Savoie, déjà le plus "solarisé de France", selon M. Dupassieux, joue à fond la carte de cette énergie nouvelle puisque "l'Institut national de l'énergie solaire" qui devrait employer bientôt 40 à 60 personnes, en majorité des chercheurs, "est en cours d'installation sur le campus universitaire du Bourget-du-lac", a-t-il dit.

La petite commune savoyarde de Montmélian (4.000 habitants), qui a misé depuis plus de 20 ans sur l'énergie solaire, est désormais l'une des communes les mieux équipées de France, avec un millier de m2 de panneaux alimentant en eau chaude un centre nautique, un hôpital et des logements sociaux et elle a été récemment primée par le Comité de liaison des énergies renouvelables (CLER), une association de professionnels.

Selon un classement réalisé par le CLER (Comité de Liaison des Energies Renouvelables), Chambéry arrive en tête des villes de plus de 50 000 habitants pour sa politique de développement des énergies renouvelables. Elle se classe également première pour ses équipements photovoltaïques. Avec 1850 m² installés fin 2004, la ville affiche un taux de 32 m² pour 1000 habitants alors que la moyenne française est de 10 m² pour 1 000 habitants environ.

AFP

LM

Une centrale électrique vraiment verte
Jeudi, 09/06/2005 - 00:00

La Grande-Bretagne va se doter de sa première centrale électrique fonctionnant... à l'herbe. Selon le Guardian, cette centrale de deux mégawatts fournira de l'électricité pour 2.000 foyers. Cette centrale sera installée dans le Staffordshire (centre de l'Angleterre) et alimentée en herbe par quelque 170 agriculteurs. D'un coût de 9,425 millions d'euros, ce projet "est d'une importance majeure pour l'industrie rurale", a déclaré Amanda Gray, directrice de l'usine. "Nous croyons que la biomasse offre une véritable alternative à l'énergie générée par les éoliennes", a-t-elle poursuivi.

Le combustible qui sera utilisé est "l'herbe à éléphant" ou "napier", céréale d'origine africaine récoltée sèche, susceptible d'alimenter une petite unité de cogénération et de produire ainsi de la chaleur et de l'électricité. La centrale fonctionnera 8.000 heures par an et économisera une tonne par heure de dioxyde de carbone qui aurait été transmise dans l'atmosphère s'il s'agissait d'une usine à énergie fossile.

Selon le Guardian, l'usine représente une alternative pour créer de l'énergie propre, alors que le changement climatique constitue une priorité de la présidence britannique du G8 (Royaume-Uni, Allemagne, France, Italie, Etats-Unis, Canada, Japon et Russie) et l'un des thèmes majeurs du sommet de Gleneagles, en Ecosse, en juillet prochain. Le journal précise que la Grande-Bretagne produit 3 % des gaz à effet de serre alors qu'elle ne représente que 1 % de la population mondiale. Londres s'est donné pour objectif de réduire de 60 % ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050.

LM

Le CEA met au point une pile révolutionnaire
Jeudi, 09/06/2005 - 00:00

Des chercheurs du Commissariat à l'énergie atomique ont présenté à Grenoble, au cours d'un forum sur l'innovation technologique, une micro pile produisant sans alimentation électrique de l'énergie à la demande, pour alimenter des téléphones ou ordinateurs portables. L'appareil, de la taille d'un gros briquet jetable, est composé d'un solide et d'un liquide dont les compositions sont secrètes. Les deux produits, mélangés au goutte à goutte, produisent de l'hydrogène qui est transformé en électricité et peut recharger à fond cinq batteries de téléphone portable. Vingt chercheurs ont travaillé sur le projet depuis quatre ans, et une vingtaine de brevets ont été déposés. La micro pile, qui pourrait être vendue en 2008 pour quelques euros, aura une durée de vie cinq fois supérieure aux batteries actuelles et ne polluera pas.

Expansion

^ Haut
Espace
Espace et Cosmologie
La NASA lance une nouvelle expédition exploratoire sur Mars
Jeudi, 09/06/2005 - 00:00

La NASA va lancer en 2007 un nouvel engin exploratoire sur Mars qui se posera dans la zone arctique de la planète rouge pour y chercher de l'eau sous forme de glace et des traces de vie passée ou actuelle.

Forte du succès des robots Spirit et Opportunity, qui ont fait des découvertes majeures de sites ayant contenu de l'eau et pourraient avoir abrité des organismes vivants, l'agence spatiale américaine a donné jeudi soir son feu vert à la mission Phoenix. L'objectif est de procéder à un lancement de cet engin, doté d'un long bras robotisé, en août 2007 avec une arrivée prévue en mai 2008, précise la NASA dans un communiqué publié sur son site Internet. «La mission Phoenix explorera un nouveau territoire dans les plaines du nord de Mars analogues aux régions terrestres où l'on trouve un pergélisol, à savoir la zone polaire du nord» où le sol est glacé, a expliqué Peter Smith, le scientifique de l'Université d'Arizona, chargé d'évaluer ce projet.

L'orbiteur Odyssey avait repéré en 2002, lors de ses survols de Mars, des signes d'abondance de glace dans cette zone, rappelle l'agence spatiale. Durant le cours de sa mission de 150 jours martiens, Phoenix pourra à l'aide de son long bras robotisé creuser jusqu'à 50 cm dans le sol gelé. La NASA pense que cette couche est la plus affectée par les changements de climat saisonnier et qu'elle pourrait contenir des composants organiques nécessaires à la vie.

Pour analyser ces échantillons de sol martien, Phoenix sera doté d'un laboratoire portable. Certains de ces échantillons seront chauffés pour libérer certains composants, explique l'agence spatiale.

Utilisant des technologies héritées de missions précédentes comme le Pathfinder, Phoenix sera équipé d'une caméra panoramique à double objectif permettant de donner des images à haute résolution de la géologie du site où l'engin se posera. Phoenix disposera également d'instruments capables d'observer et d'analyser l'atmosphère de Mars jusqu'à 20 000 mètres d'altitude, obtenant notamment des données sur la formation des nuages et leurs mouvements.

Phoenix sera la première mission sur Mars dans le programme Scout, qui consiste à étudier la planète rouge avec un budget modeste. Elle est estimée à 386 millions de dollars, y compris le lancement de l'engin. La modestie du coût s'explique aussi par le fait que Phoenix avait été initialement construit dans le cadre de Mars Surveyor en 2001. Mais la NASA avait décidé de mettre fin à ce programme après la perte de l'engin Mars Polar en 1999, au moment de sa tentative d'atterrissage près du pôle Sud de Mars.

Phoenix a été conservé dans une «salle blanche» de la firme Lockheed Martin à Denver (Colorado) avant d'être ressuscité pour cette mission. Au cours des deux prochaines années, les scientifiques chargés du programme Phoenix vont effectuer des essais de l'atterrisseur et de tous ses instruments.

Ils sélectionneront aussi un site d'atterrissage dans la région du pôle Nord, basé sur les informations que transmettront l'orbiteur Mars Reconnaissance, qui doit être lancé en août 2005. Cet orbiteur sera équipé de caméras de très haute précision capables de photographier un objet de la taille d'une assiette. Toutes ces missions s'inscrivent dans le cadre des ambitions spatiales à long terme du président George W. Bush annoncées début 2004, dont l'une consiste à envoyer une mission habitée sur Mars, précédée avant 2020 par un retour de l'homme sur la Lune.

Le Devoir

^ Haut
Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Un nouveau traitement combiné expérimenté contre le cancer
Jeudi, 09/06/2005 - 00:00

Une étude dirigée par George Thomas, professeur à l'université de Cincinnati, et publiée dans la revue "Cell" vient de démontrer l'efficacité d'un nouveau traitement contre les tumeurs qui combine des agents qui endommagent l'Adn des cellules cancéreuses avec une drogue qui sensibilise ces cellules malignes à ces agents.

"L'utilisation des agents destructeurs d'ADN a révolutionné la chimiothérapie contre une grande variété de cancers," souligne le Dr. Thomas. "Cependant, une fenêtre thérapeutique étroite, combinée avec des effets secondaires graves, a malheureusement considérablement limité l'utilisation de ces agents."

Comme l'indique le Docteur Thomas, le problème tient au rôle et à l'action du gène "suppresseur de tumeur" p53 qui oblige à employer des doses plus importantes d'agents destructeurs d'ADN, doses qui finissent par entraîner trop d'effets secondaires pour le malade. D'où l'idée de commencer à sensibiliser les cellules cancéreuses avec des médicaments qui vont les rendre beaucoup plus vulnérables face à ces agents anti-ADN, ce qui permet de détruire les tumeurs avec des doses plus faibles d'agents anti-ADN et d'éviter ainsi ces effets secondaires toxiques.

Les chercheurs ont étudié les effets de la combinaison d'un agent anti-ADN appelé cisplatine avec RAD001, une molécule immunosuppressive dérivée de la rapamycine. La rapamycine et ses dérivés ont montré une activité antitumorale prometteuse dans la phase I et II des essais cliniques. RAD001 permet de diminuer la quantité d'agent anti-ADN nécessaire au traitement en bloquant la fonction de réparation de l'ADN du gène p53.

"Ces résultats montrent qu'il est très intéressant de combiner les agents anti-ADN et les agents de sensibilisation comme RAD001," indique le Docteur Thomas. Il souligne enfin que "Comme plus de 50 % de toutes les tumeurs solides contiennent le gène p53, une telle combinaison de drogue pourrait très sensiblement améliorer le traitement contre ces types de cancers."

Article @RTFlash

SD

Un vaccin expérimental contre le zona
Jeudi, 09/06/2005 - 00:00

Un vaccin expérimental contre le virus responsable du zona s'est avéré efficace pour réduire la fréquence et la sévérité de cette infection qui frappe surtout des personnes âgées de plus de 60 ans, selon une étude publiée, mercredi 1er juin, aux Etats-Unis. Ce vaccin a permis d'éviter 50% de cas de cette maladie infectieuse caractérisée par l'apparition de vésicules cutanées siégeant au niveau des terminaisons d'un nerf sensitif et accompagnée de douleurs aiguës, selon cet essai clinique, l'un des plus étendus effectués à ce jour contre le zona.

Le groupe de personnes vaccinées ayant contracté la maladie ont aussi vu leurs symptômes et complications très atténués comparativement à celles ayant reçu un placebo, soulignent aussi les auteurs de l'étude parue dans le New England Journal of Medicine daté du 2 juin. L'essai clinique a été conduit sur 38 546 hommes et femmes d'au moins 60 ans pendant cinq ans et demi par le ministère américain des anciens combattants en collaboration avec l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses (Niaid), ainsi que par le laboratoire pharmaceutique Merck.

"Ce sont des résultats très prometteurs pour les personnes âgées", a estimé le Dr Stephen Straus, directeur au NIH (National institute of health) pour les médecines complémentaires et alternatives, qui a dirigé cet essai clinique. "Ces résultats montrent pour la première fois qu'on peut recourir à un vaccin pour se protéger du zona, l'une des maladies les plus fréquentes et handicapantes chez les personnes âgées." Ce vaccin pourrait permettre d'éviter 250 000 nouveaux cas de zona annuellement aux Etats-Unis et atténuer de façon très importante la sévérité de 250 000 autres cas, selon ces chercheurs. La moitié des personnes vivant jusqu'à 85 ans auront la maladie, ont relevé les auteurs de cette étude qui estiment qu'il y a plus d'un million de nouveaux cas chaque année aux Etats-Unis.

NEJM

Du ressort pour les artères
Jeudi, 09/06/2005 - 00:00

C'est un drôle de petit ressort, de quelques millimètres à peine. Son nom : le stent. Son champ thérapeutique : les maladies coronaires, qui entraînent près de 45 000 décès par an rien qu'en France. Son rôle : dilater un vaisseau obstrué. Son intérêt : éviter une intervention chirurgicale lourde, un pontage artériel par exemple. Mon tout donne un succès impressionnant puisqu'on implante, chaque année, plus d'un million de stents dans le monde. Et ce, même si une deuxième intervention s'avère nécessaire dans 20, voire 30 % des cas. A l'occasion d'un congrès scientifique qui s'est déroulé à Paris courant mai, les médecins ont fait le point sur une nouvelle génération de stents, dits «enrobés».

Arrivés sur le marché il y a quatre ans, ces ressorts sont recouverts d'un polymère dans lequel on a incorporé un principe actif issu de la recherche sur le cancer, le paclitaxel. Celui-ci se diffuse très lentement dans l'organisme et bloque l'épaississement de la paroi des artères. Ainsi, ces dernières se rebouchent beaucoup moins vite et le pourcentage de réintervention diminue considérablement : de 17,5 à 5,5 %, selon une étude menée auprès de 4 000 patients et qui a été rendue publique lors du congrès. Pour le Pr Jean-Marc Lalande, chef du service d'angioplastie coronaire au CHU de Lille, pas de doute : malgré un coût (1 600 ? pièce) quatre fois plus important que pour les stents classiques, les stents enrobés constituent bien «la voie de l'avenir».

Express

La forme physique... en six minutes
Jeudi, 09/06/2005 - 00:00

Décidément, les idées reçues en matière de santé tombent les une après les autres. Une étude conclut qu'à peine six minutes d'exercice intense par semaine permettraient d'améliorer sa condition physique autant qu'une heure d'exercice par jour ! La recherche, qui sera publiée dans le numéro de juin du Journal of Applied Physiology, révèle que les gens qui pratiquent l'entraînement par intervalles modifié -- consistant à pédaler sur place à un rythme intense pendant de brèves périodes -- accroissent leur endurance autant que ceux qui font de la bicyclette à une vitesse modérée, plusieurs heures par semaine. «De brefs moments d'exercice intensif améliorent la musculature et la performance dans la même proportion que l'entraînement traditionnel en endurance», affirme le docteur Martin Gibala, professeur associé à l'université McMaster de Hamilton, en Ontario. L'étude a fait appel à 23 sujets, tous actifs physiquement sans être des athlètes. On les a divisés en trois groupes et on leur a demandé de s'entraîner à des intensités différentes, basées sur leur capacité aérobique maximale, ou VO2 max. Il s'agit d'une mesure de la consommation d'oxygène. L'étude a permis de constater que les trois groupes montraient des niveaux similaires d'amélioration de leur capacité aérobique après deux semaines d'exercice, et ce même si un des groupes s'est entraîné à haute intensité, six minutes par semaine, un autre à un rythme moins intense, 30 minutes par semaine, et le dernier à un niveau modéré pendant 4,5 à 6 heures par semaine.

Le Devoir

Obésité : les facteurs de risque de mieux en mieux cernés
Jeudi, 09/06/2005 - 00:00

L'obésité progresse depuis 15 ans chez les petits Européens et les experts commencent à voir les dégâts causés par le phénomène sur une grande échelle : un demi-million d'enfants sur le Vieux continent souffrent de problèmes de santé qui touchent habituellement les adultes d'âge moyen à cause d'une surcharge pondérale, selon de nouvelles estimations.

Dans une nouvelle analyse présentée le 1er juin au Congrès européen sur l'obésité, des experts ont souligné une incidence croissante de problèmes de santé tels que l'hypertension, un cholestérol élevé ou des troubles de la régulation du sucre dans le sang. Ces maux sont souvent désignés collectivement sous le terme de syndrome métabolique.

"Les chiffres montrent que les enfants dans l'UE pourraient bientôt être dans la même situation qu'aux Etats-Unis, où le nombre d'enfants touchés par le syndrome métabolique a doublé en moins de dix ans, passant de 910.000 à deux millions", souligne l'analyse du Groupe de travail international sur l'obésité (IOTF), un réseau d'experts. L'IOTF estime qu'entre 2.000 et 10.000 enfants européens souffrent déjà d'un type de diabète qui est habituellement diagnostiqué chez les adultes dans la force de l'âge.

Le commissaire européen à la Santé et à la Protection des consommateurs Markos Kyprianou a présenté un projet de code de conduite européen destiné à encadrer la publicité des produits alimentaires visant les enfants. Il a également évoqué des propositions dans le domaine de l'agriculture, de l'éducation et des transports pour répondre au problème de l'obésité

L'Union européenne rendra publique une nouvelle stratégie sur l'alimentation et l'activité physique avant la fin de l'année et engagera une consultation publique sur le document, notamment avec les industriels et les militants anti-obésité, avant de rédiger un plan final d'ici fin 2006, a indiqué M. Kyprianou. Cette décision fait écho à des mesures sans précédent prises l'an dernier par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a lancé une stratégie mondiale sur l'alimentation et l'exercice physique.

La proportion d'enfants européens en surpoids n'a pas beaucoup changé entre 1974 et 1984. Elle a commencé à augmenter entre 1984 et 1994, puis a explosé après 1995, montrent les chiffres de l'IOTF. En Grande-Bretagne, 20 % des enfants présentent une surcharge pondérale ou sont obèses.

En Espagne, ce taux passe à 30 % et en Italie, il atteint 36 %. Aux Etats-Unis, il s'établit à 30 %, selon les estimations du gouvernement américain. "Nous avons probablement sous-estimé l'ampleur du problème", souligne le Dr Philip James, président de l'IOTF. "Nous sommes souvent accusés d'exagérer les estimations, mais quand nous obtenons les chiffres réels, ils se révèlent pire que ce que nous avions prévu."

"C'est plus qu'un simple signal d'alarme : nous devons faire cesser la pression persistante qui incite les enfants à trop manger et à avoir si peu de jeux actifs", poursuit le Dr James. "Nous ne pouvons plus nous permettre de retarder l'introduction de stratégies de prévention fortes en Europe."

Aux Etats-Unis, les autorités viennent de lancer une nouvelle campagne de sensibilisation contre le surpoids des enfants, baptisée "We Can!", qui vise à encourager la consommation de produits plus sains et l'activité physique.

En Grande Bretagne, un enfant de trois ans qui regarde la télévision plus de 8 heures par semaine -soit à peine plus d'une heure par jour- présente un risque élevé d'obésité ! Et des facteurs de risque tel que celui-ci, une équipe britannique en a identifié 7 autres !

Les auteurs ont travaillé sur deux groupes d'enfants âgés de 7 ans. L'un était composé de 8 234 petits et l'autre, de 909. " Notre travail montre l'importance de l'environnement de la petite enfance sur le risque ultérieur d'obésité " précisent les chercheurs qui travaillent à l'Université de Glasgow.

L'analyse des résultats du premier groupe a permis d'identifier 4 facteurs de risque d'obésité : un poids de naissance élevé, une obésité parentale, une durée de sommeil inférieure à 10 heures 30 par nuit à l'âge de 3 ans et donc, plus de 8 heures hebdomadaires passées devant la télévision.

Après s'être penchés sur les résultats de la seconde cohorte, les auteurs ont relevé 4 autres éléments susceptibles d'influer sur le risque d'obésité à l'âge adulte : l'importance de la taille, un rapide gain de poids au cours de la première année, une croissance rapide jusqu'à 2 ans et enfin l'apparition précoce -aux alentours de 5-6 ans- d'un embonpoint.(Sources: British Medical Journal, Vol.330, n°7501).

Les habitudes alimentaires s'acquièrent à l'âge de 2-3 ans

Cette importance de l'environnement et de l'éducation nutritionnelle dès le plus jeune âge, dans la prévention de l'obésité chez l'adulte, vient par ailleurs d'être confirmée par les résultats d'une remarquable étude réalisé par l'Université de Bourgogne. Cette étude, menée à Dijon depuis 1982, montre de manière très nette que les habitudes alimentaires s'acquièrent dès l'âge de 2 ou 3 ans.

Si l'on ne donne pas une alimentation variée à un jeune enfant, il est peu probable qu'à l'âge adulte il diversifie ses repas. "Nous avons recherché pourquoi un enfant, puis ce même enfant devenu adulte, mange ce qu'il mange", explique Vincent Boggio, maître de conférences en physiologie à l'Université de Bourgogne, qui a lancé ce programme.

De 1982 à 1999, les scientifiques ont noté les choix de 418 enfants, de 2 à 3 ans fréquentant la crèche du personnel du CHU, entre les différents plats qui leur ont été présentés pendant une centaine de déjeuners. Les produits animaux (viande, poisson, oeufs) et les féculents ont eu leur préférence. Les légumes étaient moins demandés.

En 2001 et 2002, ces premiers travaux ont été exploités par une thésarde du laboratoire de recherche sur les arômes de l'Inra (Institut national de la recherche agronomique). Sophie Nicklaus a retrouvé 341 "anciens" de la crèche du CHU, âgés de 4 à 22 ans. Leurs préférences alimentaires ont été comparées à celles qu'ils avaient à 2-3 ans, en prenant aussi en compte leur âge, leur sexe, leur corpulence ou la profession de leurs parents.

Les choix de l'enfance ont déterminé les préférences futures, montre l'étude. A la surprise des chercheurs, la corpulence et la profession des parents sont sans effet sur les choix alimentaires.

L'étude se poursuit aujourd'hui pour savoir comment les petits enfants acquièrent leurs goûts. Les premiers résultats ont montré que les enfants allaités plus longtemps diversifiaient davantage leur alimentation. Ce phénomène peut s'expliquer par des pratiques éducatives différentes des mères allaitant, ou par l'influence sur le long terme des arômes du lait maternel, plus divers que dans un lait industriel.

Article @RTFlash

AFP

AP




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Homme
Anthropologie et Sciences de l'Homme
La Commission européenne lance une stratégie à cinq ans pour dynamiser l'économie numérique
Jeudi, 09/06/2005 - 00:00

La Commission européenne a adopté l'initiative i2010 - société européenne de l'information pour 2010 - visant à soutenir la croissance et l'emploi dans la société de l'information et les médias. i2010 est une stratégie globale de modernisation et de déploiement de l'ensemble des instruments d'action dont dispose l'UE pour encourager le développement de l'économie numérique : réglementation, recherche et partenariats avec le secteur privé. La Commission soutiendra notamment les réseaux sécurisés à large bande et à haut débit offrant des contenus riches et diversifiés en Europe.

«Depuis de nombreuses années, les spécialistes parlent de la convergence numérique des réseaux de communication, du contenu multimédia et des plateformes», a déclaré Viviane Reding, commissaire européenne chargée de la société de l'information et des médias. «Aujourd'hui, nous assistons à l'éclosion véritable de la convergence numérique. La communication vocale par IP, la télévision sur l'internet, la musique en ligne, les films sur téléphone mobile, tout cela est désormais une réalité. Pour renforcer les investissements dans ce secteur porteur de l'économie, nous devons mettre en place un régime cohérent pour l'économie numérique en Europe, qui soit orienté vers le marché, souple et à l'épreuve du temps. Et nous devons concentrer nos dépenses de recherche sur les technologies de l'information et des communications les plus décisives, comme la nano-électronique.»

Dans son initiative i2010, la Commission définit trois priorités :

-* créer un marché unique, ouvert et concurrentiel, au sein de l'UE dans le domaine des services de la société de l'information et des médias. Pour favoriser la convergence technologique par la «convergence des politiques», la Commission proposera une politique efficace de gestion du spectre radioélectrique en Europe (2005), une modernisation des règles régissant les services des médias audiovisuels (fin 2005), une actualisation du cadre réglementaire applicable aux communications électroniques (2006), une stratégie pour une société de l'information sûre (2006) et une approche globale de la gestion efficace et interopérable des droits numériques (2006/2007) ;

-* accroître de 80 % les investissements de l'UE dans la recherche relative aux technologies de l'information et des communications (TIC). L'Europe, qui n'investit que 80 euros par habitant dans la recherche sur les TIC, est en retard sur le Japon (350 euros) et les États-Unis (400 euros). La stratégie i2010 prévoit des mesures favorisant l'investissement dans la recherche sur les TIC et d'en accroître les retombées, notamment par des projets de démonstration transeuropéens basés sur les résultats de travaux de recherche intéressants et une meilleure intégration des petites et moyennes entreprises dans les projets de recherche de l'UE ;

-* encourager la participation de tous à la société de l'information en Europe. Pour combler le fossé entre ceux qui ont accès à la société de l'information et ceux qui en sont exclus, la Commission proposera un plan d'action sur les services en ligne orientés vers le citoyen (2006), trois initiatives phares dans le domaine des TIC axées sur la qualité de la vie (technologies pour une société vieillissante, voitures intelligentes plus sûres et plus propres, bibliothèques numériques combinant multimédia et multilinguisme pour mettre le patrimoine culturel européen à la disposition de tous (2007) et des actions visant à réduire la fracture numérique, qu'elle soit de nature géographique ou sociale, dont le point culminant résidera dans une initiative européenne pour la participation de tous à la société de l'information (e-Inclusion) (2008).

UE

Cordis

Cellphedia, l'encyclomobile!
Jeudi, 09/06/2005 - 00:00

Vous êtes dans la rue et vous voulez savoir immédiatement quand a été construit le pont de Brooklyn ? La date de la mort d'Andy Warhol ? La hauteur de l'Empire State Building ? Pas de problème il vous suffit d'avoir un téléphone mobile et de faire appel à Cellphedia. Cellphedia est un projet d'encyclopédie collaborative fondée sur les requêtes d'utilisateurs de téléphones mobiles. Il permet d'envoyer et de recevoir par SMS des questions ou des réponses à ses questions auprès d'un groupe pré-défini d'utilisateurs (communauté de connaissances, ou groupes d'utilisateurs ayant des centres d'intérêt spécifiques).

A l'instar de Wikipedia, Cellphedia repose sur le principe de la contribution gratuite de ses utilisteurs et s'enrichit en permanence. Cellphedia a été créée dans le cadre d'une thèse par Limor Garcia, étudiante à l'Ecole d'art Tisch de l'université de New York. En créant Cellphonia, sa fondatrice a voulu lancer "la première encyclopédie sociale ubiquitaire".

D'abord, vous vous inscrivez et vous indiquez quels sont vos sujets d'intérêt. Si vous voulez poser une question, elle est envoyée à tous les membres qui ont montré un intérêt pour ce sujet particulier. La première réponse reçue par Cellphedia vous est alors envoyée dans un délai de quelques minutes. Limor Garcia, qui a d'abord privilégié la simplicité et la rapidité de réponse, travaille à présent pour permettre aux utilisateurs de compléter ou de modifier les réponses imprécises ou incorrectes. Cellphedia rencontre un tel succès que Wikipedia et Nokia travaillent sur un concept similaire.

Article @RTFlash

Wired

Cellphedia

La biométrie fait son entrée à l'aéroport Charles de Gaulle
Jeudi, 09/06/2005 - 00:00

Un système pilote biométrique est testé depuis début juin, pour une durée de six mois, aux postes de la Police aux frontières du terminal 2F de l'aéroport Charles de Gaulle, pour permettre un passage aux frontières plus rapide des passagers. Conçu par Air France, ce programme repose sur une technique d'identification par empreinte digitale développée par le groupe SAGEM.

Baptisé PEGASE (Programme d'expérimentation et de gestion automatisée et sécurisée), ce dispositif, autorisé par décret du Premier ministre, vise à améliorer le confort et la sécurité des voyageurs, en fluidifiant et en sécurisant la procédure de passage aux frontières, explique Air France dans un communiqué.

Une carte PEGASE est remise gratuitement aux clients volontaires (passagers majeurs, résidents ou nationaux d'un Etat de l'UE) préalablement inscrits auprès de la Police aux frontières. Celle-ci aura pris l'empreinte des deux index et effectué une saisie sécurisée des données personnelles. Cette carte ne se substituera pas à un document de voyage, que le passager devra avoir sur lui. L'inscription pourra s'effectuer dans le salon PEGASE, installé par Air France au terminal 2, ouvert de 7h30 à 20h30 du lundi au vendredi.

Le client place sa carte devant le lecteur, à l'entrée d'un des deux sas de passage frontière, situés au départ et à l'arrivée du terminal 2F. La porte s'ouvre et se referme automatiquement après son passage. A l'intérieur du sas, le client place l'un de ses deux index sur le lecteur biométrique. Il est alors authentifié, une fois effectuée la comparaison de l'empreinte lue avec les données mémorisées lors de l'inscription à partir de l'empreinte du client, la porte s'ouvre. Sinon, une porte latérale donne un accès particulier à un contrôle manuel classique.

Les données sont gérées par la Police aux frontières et stockées dans une base de données sécurisée. Elles seront détruites, dans tous les cas, à l'issue de l'expérimentation ou au moment de la fin de la validité de la carte si elle est antérieure à la fin de l'expérimentation. En tant que participant au programme, le client dispose d'un droit d'accès ou de rectification sur ses données personnelles, ainsi que d'un droit de retrait à tout moment du programme.

AP

Orange lance son offre Edge grand public le 9 juin
Jeudi, 09/06/2005 - 00:00

Orange, filiale mobile de France Télécom, a annoncé le lancement le 9 juin de son offre haut débit mobile Edge pour particuliers ainsi que l'extension de ses services de télévision et de radio en direct. Moins rapide mais moins coûteux à déployer que la téléphonie de troisième génération (3G), Edge permet d'accéder au courrier électronique et à internet, à la télévision en direct ou la vidéo à la demande. Le premier opérateur mobile français a lancé son offre Edge pour entreprises en avril.

Lors d'une conférence de presse, Orange a légèrement modifié ses prévisions de nombre de clients. "Nous prévoyons de compter plus d'un million de clients haut débit (Edge et 3G) fin mai 2006. Le point de passage en décembre est quelque part entre 500.000 et un million", a ainsi déclaré Didier Quillot, P-DG d'Orange France. L'opérateur, qui prévoyait jusqu'à présent "plus de 500.000 clients haut débit" fin 2005, prévoit toujours d'en compter deux millions fin 2006.

Orange comptait 110.000 abonnés 3G fin mai a annoncé Didier Quillot, un chiffre légèrement supérieur aux 100.000 annoncés par son concurrent SFR (groupes Videndi Universal et Vodafone), qui estime qu'il comptera environ 500.000 clients 3G fin 2005. Son autre concurrent, Bouygues Telecom, filiale mobile du groupe de construction et de communication Bouygues, a lancé l'Edge pour entreprises fin mai et a annoncé son offre grand public pour octobre.

Les trois principaux opérateurs mobiles français ont ainsi choisi trois stratégies différentes, Orange proposant Edge et la 3G, SFR la 3G et Bouygues Telecom Edge. "Nous voulons associer les technologies pour garantir la continuité de service territoriale, la facilité et l'ergonomie", a déclaré Didier Quillot.

L'offre Edge d'Orange couvre en effet 85 % de la population française, contre 45 % pour la 3G. Le P-DG d'Orange a annoncé que l'opérateur couvrirait plus de 50 % de la population fin 2005 et 60 % en 2006. Orange a pour obligation de couvrir 58 % de la population française fin 2005 mais compte sur la compréhension de l'Autorité de régulation des télécommunications (Arcep, ex-ART), s'il n'atteignait pas ce chiffre. "S'il y a un décalage de quelques pour cent, nous le mettrons en regard avec le délai de 28 mois obtenu par un de nos concurrents, on ne comprendrait pas qu'il y ait deux poids deux mesures", a déclaré Didier Quillot, en référence au délai accordé par l'Arcep à Bouygues Telecom pour le lancement de la 3G.

Les clients Edge et 3G d'Orange peuvent accéder à 42 chaînes de télévision en direct dès le 9 juin, dont la nouvelle chaîne LCI Mobile, à 11 radios en direct et à une gamme étendue de vidéos à la demande. Grâce à l'accord avec Warner Music annoncé mardi, ils pourront télécharger "des centaines de milliers de titres", selon Julien Billot, directeur des marchés grand public et professionnel, qui a précisé négocier avec les autres majors. SFR a annoncé disposer de 300.000 titres en téléchargement issus des catalogues de Warner et de EMI.

Les abonnés Edge et 3G d'Orange pourront également regarder les matchs de Ligues 1 et 2 de football en quasi-direct ainsi que le Top 16, le championnat français de rugby. L'opérateur a déclaré que 80 % de ses clients 3G utilisaient son portail Orange World, que 50 % d'entre eux regardaient des vidéos, à raison de dix vidéos téléchargées par mois et par utilisateurs en moyenne, que 40 % regardaient la télévision en direct (25 minutes par mois et par utilisateur en moyenne) et 25 % utilisaient la visiophonie.

TELEPHONES EDGE/3G

Edge est accessible à partir de 10 euros pour les possesseurs d'un forfait GSM et le combiné premier prix coûte 69 euros. Orange propose deux combinés Nokia Edge/3G, trois combinés Edge Samsung. L'opérateur a également annoncé deux nouveaux combinés 3G fabriqués par LG et Samsung ainsi qu'un smartphone 3G Motorola.

Orange revendique 35.000 abonnés entreprises en haut débit mobile et a pour objectif de conserver ses 70 % de part de marché. Il a investi plus de 200 millions d'euros sur 2005 et 2006 dans son réseau pour le rendre compatible avec Edge. Bouygues Telecom a de son côté déclaré avoir investi 230 millions d'euros sur 2004 et 2005.

Contrairement à la 3G, Edge ne nécessite pas de réseau dédié mais utilise le réseau GSM/GPRS de deuxième génération. Il offre un débit moyen de 130 Kbit par seconde contre 250 Kbit/s pour la 3G actuelle et 1 Mbit/s pour la prochaine version de la 3G, le HSDPA, pas attendu avant 2006. Orange a également annoncé qu'il lancerait une expérimentation du HSDPA à l'automne prochain et que le coût de transformation de son réseau 3G en HSDPA serait de l'ordre de "quelques centaines de milliers d'euros".

Reuters

Orange veut faire du mobile une "télécommande de la vie"
Jeudi, 09/06/2005 - 00:00

Il n'y a pas que les smartphones ou les ordinateurs de poche qui peuvent revendiquer le rôle d'assistant personnel. Après le LifeBlog de Nokia faisant du mobile un "enregistreur de vie", c'est au tour de l'opérateur Orange de lancer son service de m-coaching pour faire du téléphone une "télécommande de la vie" en partenariat avec des éditeurs comme Hatier, Psychologies Magasine, Larousse et bientôt des marques comme Adidas ou Danone.

"Le SMS s'est en quelques années imposé comme un nouveau mode de communication. A l'écoute de ses clients, Orange a souhaité leur proposer un nouveau service : le m-coaching, les premiers services de coaching par SMS." explique l'opérateur dans un communiqué. Concrètement, l'abonné orange a la possibilité de s'abonner à des services pour arrêter de fumer, pour améliorer son alimentation, apprendre une langue étrangère ou élargir sa culture générale et reçoit périodiquement un SMS avec les instructions du jour. Les SMS d'inscription et de personnalisation des programmes sont non surtaxés mais les 20 SMS correspondant au m-coaching sont facturés 35 centimes d'euro, fixant le coût total du programme à 7 euros (hors coûts SMS)

Avec ce service, Orange confirme donc son intérêt pour les SMS MT premium et explore une nouvelle famille de services "mobiles". Reste à connaître la proportion des 21.3 millions de clients français Orange qui sera séduit par ce m-coaching...

Netéconomie

Une canne blanche qui donne des informations aux aveugles sur leur environnement
Jeudi, 09/06/2005 - 00:00

Tokyo a lancé en 2003 le projet "IT barrier free project", qui propose aux industriels et aux professionnels de la recherche de s'allier pour le développement d'un appareil permettant aux déficients visuels de s'auto-guider dans les rues tokyoïtes.

La canne blanche qu'utilisent les aveugles semble être le matériel approprié. A Tokyo, les responsables du projet ont eu l'idée de déposer des étiquettes RFID sur le sol pour marquer les quais du métro, les allées des supermarchés, etc. La canne blanche lit les informations contenues sur ces étiquettes et les transmet à un terminal que la personne peut décoder. De la taille d'un téléphone portable par exemple, l'appareil indique vocalement à son porteur les dangers perçus par la canne blanche : arrivée à un carrefour, passage piéton, marches à gravir, etc.

Pour l'instant, le système imaginé au Japon n'en est qu'à ses balbutiements : il a été testé dans la ville de Kobé entre les mois de septembre et décembre 2004 avec un lot de 350 étiquettes RFID dispersées dans toute la ville. Avant un éventuel déploiement à Tokyo, la technologie est actuellement en test à l'exposition universelle d'Aïchi jusqu'au 25 septembre prochain.

Atelier

Alzheimer, un bracelet anti-disparition qui renforce la sécurité des malades
Jeudi, 09/06/2005 - 00:00

La société canadienne Medical Intelligence, en collaboration avec l'opérateur de téléphonie mobile Orange et Medidep, l'un des principaux groupes français privés spécialisés dans la prise en charge de la dépendance, a dévoilé en avant-première mondiale une innovation technologique majeure dédiée aux personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer.

Alors que le taux de "fugue" ou d'"errance" pour les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer atteint près de 60 %, avec un risque élevé d'issue fatale si les personnes ne sont pas retrouvées rapidement, cette innovation apporte enfin une solution révolutionnaire aux problèmes auxquels sont confrontés les familles ou le personnel soignant des maisons de retraite.

Le nouveau bracelet-téléphone anti-fugue nommé "Columba" a exigé trois années de recherche et de développement. Le fondateur de Medical Intelligence, Louis Massicotte, en a eu l'idée à la suite des fugues répétées de sa mère, atteinte d'Alzheimer. Pour éviter toute disparition, le bracelet Columba détecte automatiquement chaque sortie d'une zone considérée comme sécurisée autour du domicile du malade ou de sa maison de retraite. Cette zone aura été auparavant définie par l'entourage du malade. Le bracelet Columba alerte alors un centre d'appel médicalisé qui contacte rapidement la famille ou le personnel soignant afin de coordonner l'assistance.

Au besoin, le centre d'appel médicalisé, opérant 24h/24 et 7j/7, peut géolocaliser précisément le porteur du bracelet et entrer en communication téléphonique avec lui grâce à la fonction "mains-libres" du bracelet. Le bracelet Columba est constitué d'un système de géolocalisation GPS-Assisté, d'un émetteur/récepteur GSM/GPRS incluant une carte SIM et transmettant voix et données ainsi que d'un système logiciel intelligent de détection et d'alerte.

Cet été, la toute première mise en application de ce système se déroulera à Paris à la résidence Brune de Medidep. Le centre d'appel médicalisé sera géré par AXA Assistance. En France, près de 800 000 personnes sont atteintes de la maladie dont les trois quarts se trouvent en situation de maintien à domicile. La maladie d'Alzheimer touche aujourd'hui près de 10 % des plus de 65 ans. On dénombre actuellement 9,4 millions de personnes de plus de 65 ans en France, et ce nombre devrait atteindre près de 13,9 millions de personnes (+48 %) en 2025.

"Pour réussir à maintenir à domicile un malade d'Alzheimer, il nous faut en priorité subvenir à sa sécurité", explique le Professeur Stéphane Bergeron, président directeur général de Medical Intelligence. "Afin de sécuriser l'environnement du malade, de façon responsable, sans le contraindre ou l'isoler, il nous faut être averti dès l'amorce d'une fugue ou d'une errance. Le bracelet Columba assure cette sécurité et permet, si nécessaire, de savoir où se trouve le malade. Et nous pouvons même lui parler car le bracelet-téléphone relié au réseau de l'opérateur de téléphonie mobile Orange intègre la fonction mains-libres", conclut-il.

"Depuis deux ans, Orange soutient le développement de ce projet qui s'inscrit dans notre programme Orange Care visant à mettre l'innovation mobile au service de la santé et du bien-être. Nous sommes heureux et fiers de contribuer au lancement d'un service mobile aussi innovant, répondant à une problématique de santé publique majeure. Le bracelet-téléphone Columba illustre cette dimension essentielle du mobile comme "fil de la vie", qui sécurise son utilisateur tout en lui donnant plus de liberté", déclare Jean-Noël Tronc, directeur de la stratégie et de la marque d'Orange.

"Nous sommes fiers de voir cette première mondiale se dérouler dans l'une de nos résidences médicalisées. Medidep a toujours supporté les projets innovants favorisant le mieux-être et la sécurité de ses pensionnaires dépendant", déclare Bruno Marie, président du directoire de Medidep. Le bracelet-téléphone Columba devrait Le bracelet devrait coûter 300 euros et être disponible en pharmacie avant la fin 2005.

CP

Bourgogne numérique : déposez vos projets !
Jeudi, 09/06/2005 - 00:00

Dans le cadre du programme Bourgogne numérique, la Commission permanente du conseil régional vient d'adopter l'appel à projets destiné à développer les usages des TIC (technologies de l'information et de la communication). Cela s'adresse aux communes, groupements de communes, pays et agglomérations, associations et organismes publics.

Les projets éligibles devront être innovants et présenter un large rayonnement géographique en matière d'usages, notamment dans les domaines de l'internet pour tous, l'accès aux services publics, les services de santé à distance, l'e-commerce, les services aux entreprises et l'accès à la culture et aux loisirs.

Le comité de sélection sera composé de membres du conseil régional et de représentants des principaux organismes consulaires partenaires. Les projets seront aidés à deux titres : 80 % au titre des études (dans une limite de 30 000 euros par étude) et 50 % pour la mise en oeuvre et le soutien (plafond de 100 000 euros par projet). La date limite de dépôt des projets est fixée au 30 novembre 2005. Les dossiers doivent être adressés au conseil régional, avec la mention « Mission TIC », 17, boulevard de la Trémouille à Dijon. Téléphone : 03.80.44.33.00.

YR

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