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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 342
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 22 Juin 2005
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Egalement dans ce numéro
TIC
Internet très haut débit : le ministère de l'Industrie veut une étude
Nokia et Intel s'allient pour faire décoller le WiMax
Alcatel coordonne un projet de solutions de télémédecine par satellite
Le guidage par satellite au service des aveugles
Avenir
Un ''robot costume'' pourrait aider les seniors à marcher
Matière
Intel mise sur le transistor spintronique en 2020
Espace
Découverte d'une nouvelle planète extrasolaire, semblable à la Terre
Vivant
Cancer colo-rectal : l'excès de viande rouge en cause, le poisson jugé protecteur
Des travaux pour mieux comprendre et traiter le cancer colorectal
Cancer du sein : plus de cas, mais moins de morts
Un nouveau médicament prometteur contre le cancer
Obèses et fumeurs vieillissent en accéléré
Hépatite C : méthode de production du virus pour faire avancer la recherche thérapeutique
Les cellules souches musculaires ont une origine embryonnaire
Téléphonie mobile : pas de risque avéré pour la santé
Lutte contre la douleur : des progrès à faire pour les patients
Pour vivre vieux, les bons amis comptent plus que la famille...
Des chercheurs découvrent un mécanisme fondamental commun aux maladies neurodégénératives
De simples tests de mémoire peuvent prédire l'apparition de l'Alzheimer
La pensée de souris contrôlée
Des neurones dirigés contre la maladie de Parkinson
Homme
Google se lance dans la recherche mobile
Japon : des téléphones portables utilisant le réseau internet comme les fixes
Recherche
Tokyo-New York en 6H30, le grand rêve de l'avion supersonique franco-japonais
Vers l'économie relationnelle
Edito
La France doit miser sur le très haut débit par fibre optique jusqu'à l'habitant



La semaine dernière, le Ministère de l'Industrie a confié à l'Idate une mission de réflexion prospective sur les technologies de l'après ADSL qui pourraient permettre à la France d'accélérer sa mutation vers le très haut débit, c'est à dire au moins 100 Mbit/s symétrique. L Idate devrait rendre ses conclusions, très attendues, au printemps 2006. De son côté, le Syndicat professionnel des fabricants de fils et câbles électriques (Sycabel), a publié le 17 juin un Livre blanc très intéressant (Sycabel), dans lequel il préconise une politique ambitieuse et volontaire des pouvoirs publics en matière d'aménagement numérique du territoire et notamment le développement massif du FTTH, c'est-à-dire de la fibre optique jusqu'au domicile.

Ce livre blanc préconise le recours à la fibre optique pour faire passer la France au très haut débit et s'appuyant sur le fait qu'aujourd'hui l'ADSL arrive à ses limites en terme de débit. L'ADSL2 permet certes, à quelques centaines de milliers de citadins privilégiés de bénéficier (en voie descendante) de 24 Mbits/s mais cette technologie ne fonctionne qu'à moins d'1,5 Km du central téléphonique. Autant dire qu'il n'y a aucune chance qu'une majorité de nos concitoyens puissent rapidement en bénéficier.

Ce débat sur le très haut débit survient également au moment où France Télécom lance une offre d'accès internet qui va permettre à certains des internautes qui jusqu'à maintenant en étaient exclus parce que vivant dans des régions à habitat dispersé, d'accéder au haut débit. Cette offre, baptisée "Haut débit 512k étendu", est rendue possible grâce à la technologie Re-ADSL ("Re" pour "réseau étendu"). Quelque 300.000 lignes de téléphone pourront ainsi accéder à l'ADSL, a précisé un porte-parole de l'opérateur, avant d'expliquer qu'il s'agit des lignes de téléphone installées entre 6,5 km et 8 km environ du central téléphonique.

Aujourd'hui les lignes situées à moins de 6,5 km peuvent déjà accéder à l'ADSL. En revanche, celles situées au-dessus de 8 km ne pourront pas encore y accéder malgré cette nouvelle technologie. Mais il faut bien comprendre que le "Re-ADSL" ne fait que pousser une veille technologie dans ses ultimes retranchements : les lois de la physique sont incontournables et l'atténuation du signal sur la longueur de la ligne de téléphone entraîne des limitations de débit. Le Re-ADSL de Wanadoo plafonne ainsi à 512 kbit/s (128 kbit/s en émission).

Le problème majeur inhérent à l'ADSL est qu'avec les fils de cuivre du téléphone, le débit décroît très vite en fonction de l'éloignement. Or la distance moyenne d'un foyer français par rapport au central téléphonique est à ce jour de 2,7 kilomètres. Soit, en gros, du 4 Mbit/s. C'est insuffisant pour un certain nombre d'applications, notamment pour la télévision haute définition. Car le palier de ce genre de service s'établit 10 Mbit/s.

Et ce n'est qu'un début car très rapidement nos concitoyens vont vouloir disposer du "quadruple play", incluant l'internet très haut débit, la TVHD, le téléphone fixe le mobile à très haut débit supportant les applications vidéo et visiophonie. Mais pour que toutes ses nouvelles applications fonctionnent simultanément à pleine puissance, le débit requis est d'au moins 60 Mbit/s ! Nous sommes donc très loin des 24 Mbits/s de l'ADSL2 et encore plus loin des quelques Mbits/s dont doivent encore se contenter aujourd'hui la majorité des internautes.

Une autre technologie, le VDSL, combinant ADSL et fibre optique, permet, il est vrai, de pousser le débit jusqu'à 52 Mbit/s en réception et 2 Mbit/s en émission. C'est un progrès incontestable par rapport à l'ADSL car, dans ce scénario, la solution consisterait alors à amener la fibre jusqu'aux sous-répartiteurs téléphoniques, plus proches des abonnés, et non plus jusqu'au central téléphonique seul. Il reste que cette solution plafonne à 52 Mbits/s et ne permet toujours pas d'amener chez l'abonné le très haut débit symétrique, de l'ordre de 100 Mbits/s ou plus, dont celui-ci va très rapidement avoir besoin pour utiliser pleinement tous les nouveaux services numériques, notamment en télétravail, télémédecine et télééducation, tant dans sa vie personnelle que professionnelle.

Partant de constat, et de l'augmentation rapide inéluctable des besoins en bande passante, liée à la multiplication et à l'intégration des nouveaux usages numériques, le Sycabel pose enfin la vraie question : dans les zones où il n'y a pas d'infrastructures haut-débit, ne vaut-il mieux pas sauter l'étape VDSL et passer directement à la fibre optique jusqu'à l'abonné (fiber to the home, FTTH), comme au Japon.

La fibre optique a longtemps eu la réputation d'être une technologie très coûteuse. Mais depuis 10 ans le prix de la fibre optique a été divisé par dix. En outre dans une infrastructure optique, la fibre ne représente que 10 % de l'investissement total. Le reste est constitué par le génie civil. Pour le cuivre ou la fibre, les coûts des équipements de réseau sont similaires, tout comme les dépenses de génie civil. Au final, on arrive à des coûts identiques pour la fibre, quand il n'y a pas d'infrastructures préexistantes.

Dans un récent éditorial (voir "FTTH et VDSL2 : une synergie d'avenir") j'avais déjà évoqué l'exemple de la Suède et de la Finlande qui ont su, grâce à de nouvelles formes de partenariat public-privé et à une politique volontariste et ambitieuses de l'Etat, développer des réseaux optiques jusqu'à l'habitant non seulement dans les villes mais aussi en milieu rural.

Si l'on considère donc le point d'évolution techno-économique auquel notre pays est parvenu, je crois qu'il est légitime de se demander si l'Etat ne devrait pas mettre en oeuvre un plan ambitieux, sur 5 ou 10 ans, visant à amener la fibre optique dans chaque foyer. Outre son débit, trois raisons me semblent plaider pour un tel plan. D'abord la réserve de bande passante. Contrairement aux technologies sur cuivre, pour lesquelles le débit est physiquement limité et décroît très rapidement avec la distance, les possibilités d'accroissement de débit sur les fibres actuelles sont phénoménales.

Selon différentes expérimentations réalisées depuis 5 ans on est aujourd'hui certain de pouvoir multiplier par 1000 au moins le débit des fibres optiques existantes. La deuxième raison est liée à la sécurité des transmissions optiques, infiniment plus sûres que les transmissions hertziennes, surtout avec l'avènement prochain de la cryptographie quantique. La dernière raison tient enfin au fait, qu'à terme, la photonique et l'ordinateur optique remplaceront l'électronique et l'informatique actuelles en raison des gains fantastiques en rapidité et en puissance de calcul que nous laissent entrevoir ces technologies optiques. Dans cette perspective il parait logique de favoriser et de promouvoir ce basculement technologique vers un continuum numérique tout optique, du stockage au traitement, en passant par la transmission de l'information.

Si gouverner c'est prévoir et anticiper, alors la question d'un réseau optique desservant chaque foyer mérite de faire l'objet d'un grand débat national si nous voulons que notre pays, qui a déjà raté bien des trains technologiques majeurs, par frilosité, conservatisme et vision à court terme du futur, puisse être dans 10 ans en tête de la compétition numérique mondiale.

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Internet très haut débit : le ministère de l'Industrie veut une étude
Jeudi, 23/06/2005 - 00:00

Le ministère de l'Industrie a demandé une étude sur la politique publique à conduire pour accélérer en France la transition vers l'internet à "très haut débit".Cette étude a été demandée à l'Idate (Institut de l'audiovisuel et des télécommunications en Europe). Elle devrait être lancée en septembre et les premières conclusions sont prévues au printemps prochain, a-t-on appris de même source.

Il s'agit de réfléchir à l'après ADSL, l'internet haut débit actuel qui passe par la ligne téléphonique et qui permet des débits allant jusqu'à 20 mégabits/seconde. Pour parvenir au "trés haut débit" --100 mégabits/seconde, voire 1 gigabit/seconde--, la fibre optique, qui aujourd'hui est surtout installée sur les grandes distances, doit être posée le plus près possible du domicile de l'abonné. L'échéance se situe autour de 2010.

Le Sycabel (syndicat professionnel des fabricants de fils et câbles électriques et de communication), qui s'est félicité de cette initiative gouvernementale, a souligné que "cet enjeu stratégique mondial" est déjà mis en oeuvre dans certains pays comme le Japon, la Corée du sud et les USA. "Au niveau international, la course au +très haut débit+ est déjà engagée", a fait valoir le Sycabel dans un communiqué. "Les pays qui disposeront les premiers de telles infrastructures seront en +pole position+ pour bénéficier de la formidable valeur ajoutée qui en résultera", est-il indiqué dans le communiqué. "C'est un enjeu stratégique pour l'avenir de la France et de l'Europe", a encore souligné le Sycabel avant d'ajouter que "contrairement au préjugé encore trés répandu, l'investissement est modeste" pour une technologie "pérenne et évolutive" à l'horizon de plusieurs dizaines d'années.

MI

Nokia et Intel s'allient pour faire décoller le WiMax
Jeudi, 23/06/2005 - 00:00

Développer, agréer et promouvoir. C'est le triptyque sur lequel se sont entendus Intel et Nokia pour faire décoller le WiMax, tant pour des applications voix que données. D'abord, le numéro un des processeurs et le numéro un des terminaux mobiles mettront en commun leurs travaux sur la technologie d'accès sans fil à longue distance, présentée tour à tour comme une alternative au haut-débit classique par ADSL dans les zones non couvertes ou comme un complément des réseaux de téléphonie UMTS. Les terminaux mobiles, les antennes relais, les téléphones et les ordinateurs portables, sont concernés par cette alliance. Ensuite, Intel et Nokia devront s'entendre sur les spécifications définitives du WiMax. La technologie 802.16e, la première à être orientée sur la mobilité, doit être normalisée d'ici la fin de l'année. Les premières puces pour ordinateurs portables sortiront en 2006. Tandis que Nokia intègrerait le WiMax à ses téléphones portables vers 2008.

Enfin, les deux groupes s'engagent à fournir des efforts marketing auprès des opérateurs et des industriels pour vanter les mérites de cette technologie sans fil. Sans attendre Intel et Nokia, des applications concrètes du WiMax ont déjà été déployées. Mais pour l'heure, la norme actuelle, la 802.16d, est limitée à des transferts de donnée point par point. Concrètement, le WiMax sert donc à relier des communes, avant d'être associé pour atteindre l'utilisateur à des technologies plus classiques. En France, Altitude Télécom, seul opérateur à disposer d'une licence pour diffuser sur les fréquences WiMax, a signé des contrats avec quelques départements, l'Orne, la Vendée et le Calvados, pour combler les zones blanches. Le 17 mai, TDF et la RATP ont débuté une expérimentation de transmission de données haut débit sans fil, en profitant d'une autorisation temporaire d'émettre. Ces tests techniques et d'usages professionnels doivent permettre d'apprécier la technologie WiMAX dans un environnement urbain dense.

Expansion

Alcatel coordonne un projet de solutions de télémédecine par satellite
Jeudi, 23/06/2005 - 00:00

Initié en mai 2005, le projet de recherche et développement Healthware vise au développement des usages et des solutions de télémédecine par satellite, notamment sur la base des technologies DVB-RCS (Digital Video Broadcasting - Return Channel by Satellite). Ce projet regroupe 19 partenaires européens dans le cadre d'un consortium et, comme annoncé ce jour (15 juin 2005), le groupe français de télécommunications Alcatel en assurera la coordination.

Prévu pour une durée de trois ans, le projet Healthware s'inscrit dans le cadre de la priorité thématique « Aéronautique et Espace » du sixième programme cadre (FP6), au titre des « Systèmes de télécommunications par satellite de bout en bout pour les applications de télémédecine ». Son coût, estimé à 5,5 millions d'euros, sera pris en charge à hauteur de 3,7 millions d'euros par la Commission européenne.

Le projet Healthware aborde la notion d'interopérabilité entre les plates-formes DVB-RCS, l'intégration avec les solutions mobiles et terrestres ainsi que les plates-formes d'applications et de services basés sur des normes ouvertes.

Il vise, en outre, à couvrir quatre domaines d'activité médicale impliquant les maladies chroniques respiratoires, les maladies cardiaques et cancérologiques. Citons à ce propos la formation médicale, la télé-consultation, la télé-expertise et les « home services ».

EET

Le guidage par satellite au service des aveugles
Jeudi, 23/06/2005 - 00:00

Pour aider les aveugles à se déplacer en ville sans avoir à demander leur chemin, des chercheurs grecs de l'université de Salonique mettent au point un programme informatique pilote utilisant le guidage par satellite (GPS). L'objectif du projet, qui doit durer 19 mois, vise à doter les utilisateurs, non ou mal voyants, d'un petit ordinateur de poche leur relayant par voie vocale des données provenant de satellites GPS, a expliqué jeudi son concepteur, Stavros Panas, directeur du laboratoire de télécommunications de l'université. L'usager, qui choisira le lieu où il veut se rendre, sera guidé de rue en rue ou dans le transport public, informé de la présence de feux de circulation, voire du déroulement de manifestations de rue ou d'événements prévisibles comme des marchés, a-t-il ajouté. Baptisé "SmartEyes", le projet, qui a été primé en 2004 dans le cadre d'un concours international d'innovations organisé par Microsoft (1), doit être testé dans un an par 150 volontaires à Athènes et à Salonique, à l'issue de sa phase de mise au point. "C'est bien mieux que le chien qui n'est pas capable de guider son maître sur des itinéraires inconnus, en revanche, cela ne se substituera pas à la canne blanche, indispensable pour repérer les obstacles imprévus", a affirmé Stavros Panas.En cas de succès, et d'installation dans d'autres villes européennes, via une cartographie détaillée, SmartEyes permettrait notamment de développer le tourisme mal-voyant, a-t-il relevé. Il estime que le coût du produit final devrait avoisiner les 500 euros. Le laboratoire du chercheur grec travaille par ailleurs sur un autre système, cette fois à destination des sourds, pour transcrire vocalement le langage des signes.

TF1

^ Haut
Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Un ''robot costume'' pourrait aider les seniors à marcher
Jeudi, 23/06/2005 - 00:00

Des ingénieurs japonais, toujours à la pointe de la technologie en matière de robotique, ont développé un « robot costume » (Robot suit) présenté lors de l'Exposition Universelle qui a lieu actuellement au Japon, visant à faciliter la marche des personnes âgées et handicapées et décupler la force des salariés qui doivent manipuler des objets lourds.

Le nom de code de ce « costume mécanique » est HAL5. Il pèse une quinzaine de kilos et est alimenté par des piles. Des capteurs électriques placés sur la peau de l'utilisateur détectent les mouvements du corps et les amplifient. Mais cet équipement est aussi capable de fonctionner seul et de permettre à des personnes âgées ou handicapées de marcher par elles-mêmes, explique l'un des ingénieurs nippons en charge de ce projet à l'Université de Tsukuba, qui ajoute qu'à « terme, les humains pourraient se transformer en superman ». Par exemple, fixé aux jambes de son utilisateur, le Robot Suit peut faciliter la marche et tous les déplacements en reproduisant les mouvements initiés par les muscles inférieurs. Le robot se révèle particulièrement utile lors des montées et descentes d'escaliers. Cet appareil sera destiné prioritairement aux hôpitaux et au public handicapé. Compte tenu du vieillissement rapide de sa population, le Japon tente de développer depuis quelques années, les robots destinés à assister et venir en aide aux personnes âgées, de manière à ce qu'elles puissent vivre à leur domicile le plus longtemps possible.

NS

^ Haut
Matière
Matière et Energie
Intel mise sur le transistor spintronique en 2020
Jeudi, 23/06/2005 - 00:00

La spintronique, ou électronique de spin, pourrait bien être la prochaine révolution de la microélectronique. C'est à l'occasion d'une journée portes ouvertes de ses labos dans la Silicon Valley qu'Intel a dévoilé ses travaux de recherches dans ce domaine. Une science qui remplacera d'ici à 2020 la technologie CMOS, utilisée aujourd'hui par l'industrie du semiconducteur.

« En 2020, on aura atteint les limites de la miniaturisation et surtout de la densité des transistors sur une puce, ce qui causera, en particulier, une dissipation thermique trop importante. La spintronique est la technologie la plus prometteuse pour prolonger la loi de Moore », estime Dmitri Nikonov, ingénieur chez Intel. Avec la spintronique, les chercheurs planchent déjà sur des techniques de fabrication en-deçà du nanomètre (millionième de millimètre).

« Grâce à cette technologie, les transistors atteindront la taille de quelques atomes. Les applications sont innombrables, dans la fabrication de la prochaine génération de processeurs ou de mémoires, qui combinent tous les avantages des technologies existantes (SRAM, DRAM et Flash) sans leur inconvénient », ajoute-t-il.

La première manifestation d'électronique de spin a été la magnétorésistivité géante. Observée pour la première fois en 1988 au laboratoire de physique des solides d'Orsay (CNRS) par l'équipe d'Albert Fert, elle a permis d'améliorer considérablement la densité de stockage des disques durs (lire l"encadré). Cette découverte a aussi ouvert la voie à la spintronique.

Cette discipline, qui se situe à la frontière entre magnétisme et électronique, étudie une propriété des électrons auparavant inexploitée : leur rotation ou spin, en anglais. « Dans un semiconducteur classique, on manipule la charge électrique, positive ou négative (0 ou 1), des électrons pour transmettre l'information. Avec la spintronique qui tire aussi parti de leur magnétisme, il sera possible de démultiplier le nombre d'opérations de calcul simultanées et d'informations transmises, appelées qubit ou bits quantiques, à des vitesses jusque-là inégalées », poursuit Dmitri Nikonov.

OINet

^ Haut
Espace
Espace et Cosmologie
Découverte d'une nouvelle planète extrasolaire, semblable à la Terre
Jeudi, 23/06/2005 - 00:00

Une planète qui pourrait ressembler à la Terre, mais avec une température trop élevée pour abriter des formes de vie, a été découverte en orbite autour d'une étoile voisine, à 15 années-lumière du système solaire.La découverte de cette planète, avec un rayon double de celui de la Terre, a été annoncée lundi à la Fondation nationale des sciences."C'est la plus petite planète extrasolaire jamais détectée et la première d'une nouvelle catégorie de planètes telluriques, a annoncé Paul Butler de l'Institution Carnegie à Washington. Elle est comme une grande cousine de la Terre."

"Pour la première fois dans l'histoire, nous avons des preuves d'existence d'une planète rocheuse tournant autour d'une étoile normale", a ajouté Geoffrey Marcy, professeur d'astronomie à l'Université de Berkeley (Californie).

Si les chercheurs n'ont pas de preuve directe que la nouvelle planète soit rocheuse, sa masse n'est pas celle d'une géante gazeuse, comme Jupiter. Ils l'estiment entre 5,9 et 7,5 fois celle de la Terre.L'astre est en orbite autour d'une étoile baptisée Gliese 786, située à 15 années-lumière de la Terre. Sa révolution ne dure que l'équivalent d'1,94 journée terrestre. Sa température est évaluée entre 204 et 398 degrés Celsius.Gliese 876 est une étoile naine rouge, avec une masse estimée à un tiers de celle du soleil. C'est la plus petite étoile découverte autour de laquelle tournent des planètes.

Paul Butler a expliqué que la composition de la planète est probablement similaire à celle des planètes internes du système solaire, un mélange de nickel et de fer.Selon Gregory Laughlin, de l'observatoire Lick, de l'Université de Californie, a estimé qu'une planète avec cette masse pouvait avoir une gravité suffisante pour retenir une atmosphère: "Elle pourrait même avoir une couche dense de vapeur d'eau".Trois autres planètes extrasolaires, qui pourraient être aussi de composition rocheuse, ont été recensées mais elles sont en orbite autour d'un pulsar, une étoile morte qui émet des pulsations à intervalle régulier, et non autour d'une étoile normale.

AP

^ Haut
Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Cancer colo-rectal : l'excès de viande rouge en cause, le poisson jugé protecteur
Jeudi, 23/06/2005 - 00:00

Manger trop de viande rouge favorise la survenue d'un cancer colo-rectal, au contraire du poisson qui en protégerait, selon les résultats de l'étude EPIC (European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition) paraissant dans le "Journal de l'Institut national du cancer".L'étude prospective a porté sur 478.040 hommes et femmes recrutés dans dix pays européens différents. Ces personnes, dont la plupart avaient entre 35 et 70 ans au début de l'étude (entre 1992 et 1998), ont été suivies en moyenne pendant cinq ans: 1.329 cas de cancer colo-rectal ont été enregistrés, dont 855 cas de cancer du côlon et 474 du rectum.

Le risque de cancer colo-rectal est un tiers plus élevé chez les sujets qui consomment régulièrement deux portions ou plus de viande rouge et charcuterie par jour par rapport à ceux qui mangent une portion ou moins par semaine. La consommation de volailles est sans effet. Il y a par ailleurs une réduction de risque de cancer colo-rectal de 40% chez les sujets qui mangent du poisson tous les deux jours par rapport à ceux qui en mangent moins d'une fois par semaine.

Les mécanismes à l'origine du lien entre risque de cancer colo-rectal et consommation de viande rouge et de charcuterie ne sont pas encore complètement élucidés. Des études chez des volontaires sains suggèrent que des composés nitrosés ayant des effets cancérogènes se forment dans le système gastro-intestinal suite à l'ingestion de fer, présent en grande quantité dans la viande rouge.

Un autre mécanisme évoqué serait la formation des précurseurs de cancérogènes pendant la cuisson de la viande à forte température (type grill ou barbecue). Néanmoins, ces précurseurs, ont aussi été trouvés dans le poisson et la volaille grillés, dont la consommation n'augmente pas le risque de cancer colo-rectal.

Les viandes ont été groupées en trois catégories : viande rouge, charcuterie et volaille. La première comprend du boeuf, du veau, du porc et de l'agneau, qu'ils soient frais, hachés et/ou surgelés; la seconde comprend principalement du porc et du boeuf ayant été conservés par salage (avec ou sans nitrite), fumage, marinage, séchage ou chauffage (jambon, bacon, saucisses, boudin noir, pâté de foie, saucisson sec, viande en conserve, corned beef, etc.). La volaille inclut principalement le poulet et la dinde, qu'ils soient frais, haché et/ou surgelé. Enfin, la catégorie poisson correspond aux poissons frais, gras, en boîte, salés et/ou fumés.

Inserm

Des travaux pour mieux comprendre et traiter le cancer colorectal
Jeudi, 23/06/2005 - 00:00

De nouvelles perspectives dans la compréhension et le traitement du cancer colorectal pourraient s'ouvrir, selon des travaux sur un gène jouant un rôle dans le développement des cellules intestinales.

Mais d'éventuelles applications thérapeutiques ne sont pas à espérer avant dix ans, selon Daniel Louvard (CNRS/Institut Curie), responsable de l'équipe française qui a participé à ces recherches en collaboration avec le groupe du Pr Spyros Artavanis-Tsakonas à Boston et une équipe néerlandaise.

Les cellules qui tapissent la muqueuse de l'intestin, constituée d'une multitude de plis serrés, les villosités, se renouvellent toutes en l'espace de quatre à six jours chez l'homme. Un temps vraisemblablement trop court pour qu'elles aient le temps d'évoluer en cellules cancéreuses.

"Il est hautement probable" que le développement du cancer soit lié à une mutation des cellules souches ou de leurs cellules filles, explique le Pr Louvard. D'où l'intérêt pour ces cellules souches chargées de renouveler en l'espace de quatre à six jours l'ensemble des différentes cellules qui tapissent la paroi interne de l'intestin. Tapies dans les creux (cryptes) des replis intestinaux, ces cellules souches donnent naissance, en plusieurs étapes, à des cellules aux fonctions différenciées qui progressent en quelques heures vers le sommet des villosités où elles "meurent".

Le gène Notch permet de maintenir l'équilibre entre cellules souches (capables d'engendrer différents types de cellules) et cellules différenciées aux fonctions bien définies. Ce gène fonctionne comme un interrupteur, qui passe d'un état tantôt allumé (ce qui déclenche une cascade de réaction à l'intérieur de la cellule), tantôt éteint. En "allumant" de façon permanente le gène Notch, les cellules souches et les cellules progénitrices (la première génération de cellules filles) ne se spécialisent plus, mais prolifèrent. Cette étude menée chez la souris peut permettre de mieux comprendre le processus tumoral et de découvrir de nouvelles sources de cellules souches.

En "éteignant" le gène Notch, les cellules progénitrices se spécialisent, mais la prolifération cellulaire est arrêtée, ce qui ouvre des possibilités pour traiter le cancer colorectal. En administrant à des souris des molécules (inhibiteurs de gamma-secrétase) initialement développées pour traiter la maladie d'Alzheimer, qui bloquent l'activation de Notch, le Dr Hans Clevers (Utrecht, Pays-Bas) et son équipe ont réussi, selon une autre étude, à entraîner une régression de polypes, précurseurs des tumeurs colorectales, chez la souris. Obliger des cellules tumorales à se (re)spécialiser peut être un moyen d'éradiquer un cancer, car la chimiothérapie est plus susceptible d'entraîner la destruction de cellules différenciées que de cellules souches "très résistantes" à ces produits, souligne le Pr Louvard.

LM

Cancer du sein : plus de cas, mais moins de morts
Jeudi, 23/06/2005 - 00:00

Prévention précoce, médicaments plus efficaces, meilleure connaissance du génome de la tumeur: à quelques jours de l'ouverture à Paris d'Eurocancer 2005, des spécialistes se sont félicités jeudi des progrès enregistrés dans le domaine du cancer du sein, un cancer en augmentation mais dont les femmes meurent de moins en moins. Côté dépistage, "dans 90 % des cas environ, une femme chez qui on dépiste une tumeur de moins d'un centimètre de diamètre a des chances de vivre au moins encore dix ans si ses ganglions axillaires ne sont pas envahis par les cellules cancéreuses", a déclaré le Dr Sylvie Giacchetti, spécialiste du sein à l'hôpital Saint-Louis (Paris).

A l'heure actuelle, de grands espoirs se fondent sur les analyses moléculaires à grande échelle de la tumeur qui permettent d'envisager "un traitement individualisé, à la carte" de ces tumeurs. Ces techniques consistent à étudier simultanément plusieurs milliers de gènes ou de protéines et de définir des "profils d'expression génique" grâce auxquels, à terme, on saura qui de telle ou telle femme présente des risques de récidive et devra être traitée en conséquence et quel type de chimiothérapie sera la plus efficace pour une patiente donnée.

Dans le domaine de la chimiothérapie, les spécialistes disposent de médicaments de plus en plus efficaces, notamment hormonaux et immunothérapiques. Proposée de plus en plus tôt aux femmes ménopausées, l'hormonothérapie a pour objectif d'empêcher la survenue de métastases. "On remplace le tamoxifère par des inhibiteurs de l'aromatase (anastrozole, letrozole, exemestane) qui sont moins toxiques et plus efficaces", s'est félicité le Dr Giacchetti. AuxUSA, le consensus est de traiter toutes les patientes dont la tumeur fait plus d'un centimètre par une chimiothérapie et/ou une hormonothérapie adjuvante. La chimiothérapie adjuvante est indiquée pour les tumeurs de plus de 5 mm, s'il existe des facteurs de mauvais pronostic associés.

Concernant l'immunothérapie, les anticorps monoclonaux, c'est-à-dire des anticorps produits par un groupe de cellules identiques (clone), ont montré leur efficacité. "Le HER2 est un oncogène impliqué dans le phénomène de croissance cellulaire anormale", a expliqué la spécialiste. "Si on surexprime cet antigène, on obtient un anticorps monoclonal". L'Herceptin (trastuzumab), un anticorps humanisé ciblant directement le HER2, est aujourd'hui utilisé dans le cancer du sein métastatique dans lequel le HER2 est surexprimé (20 à 25% des cancers du sein). Le cancer du sein est la première cause de mortalité chez les femmes de 35 à 55 ans. Son incidence ne cesse d'augmenter, avec 42.000 nouveaux cas par an en France.

AP

Un nouveau médicament prometteur contre le cancer
Jeudi, 23/06/2005 - 00:00

L'Institut britannique de recherche sur le cancer des scientifiques de recherche sur le cancer expérimente actuellement une nouvelle molécule, baptisée 17AAG, qui a donné des résultats encourageants sur 30 malades, contre des cancers du colon, de la peau, de prostate et du sein. Ce médicament présente la particularité d'agir, via une protéine nommée Hsp 90, simultanément sur plusieurs mécanismes impliqués dans la croissance cellulaire maligne.

Le mode d'action de cette molécule est très intéressant car il limite les risques de voir les cellules cancéreuses développer une résistance ce traitement", souligne le Professeur Peter Rigby qui précise néanmoins que les recherches doivent se poursuivre pour mieux évaluer l'efficacité de ce médicament, seul ou en combinaison avec d'autres substances, contre les diffèrents types de cancers.

BBC

Obèses et fumeurs vieillissent en accéléré
Jeudi, 23/06/2005 - 00:00

Les gros fumeurs les obèses partagent un dangereux point commun : ils vieillissent de manière accéléré. Telle est la découverte qui vient d'être publiée par des chercheurs anglais dans un article la revue The Lancet. Les fumeurs invétérés, comme les individus en surpoids patents, auraient en commun une érosion «accrue» des télomères, c'est-à-dire de l'extrémité des chromosomes. Or, l'érosion de ces télomères serait un des marqueurs du vieillissement. Les liens entre les gènes et l'environnement commencent à être mieux étayés, la mode «du tout environnement» et celle «du tout génétique» pour expliquer l'homme ayant fait long feu.

L'obésité et le tabagisme, de manière indépendante, représentent des facteurs de risque pour de nombreuses maladies, atteinte cardio-vasculaire pour les deux, diabète pour l'un, cancer pour l'autre. Au-delà de ces effets sur certains organes cibles, ils auraient également en commun des effets généraux sur différents paramètres cellulaires, au niveau du stress dit oxydatif ou encore ceux de l'inflammation. Les télomères, composés d'ADN, situés aux extrémités des chromosomes, ont la particularité de raccourcir au fil des divisions cellulaires. Le jour où leur taille devient insuffisante, la cellule n'a plus la possibilité de se multiplier et meurt. C'est un compte à rebours enclenché dès la naissance. Mais le rétrécissement de ces télomères en peau de chagrin est-il susceptible d'être modulé par l'environnement ? Les chercheurs de l'Institut de recherche en génétique de l'hôpital Saint-Thomas de Londres se sont intéressés à la taille des télomères de 1 122 femmes en bonne santé âgées de 18 à 72 ans pour examiner les relations entre cette taille, l'obésité et le tabagisme. Parmi ces femmes - ayant toutes acceptées de se soumettre à une prise de sang pour une analyse génétique - tirées au sort sur le registre des vraies et fausses jumelles, 119 soit 11 % sont obèses et 203 (18 %) fument.

Les résultats confirment d'une part ce que l'on savait déjà, à savoir, un raccourcissement des télomères en fonction de l'âge. Mais surtout, il apparaît que les femmes minces présentent des télomères plus longs que celles en surpoids qui elles-mêmes les ont plus longs que les obèses. De même, celles qui n'ont jamais fumé ont aussi des télomères plus préservés que celles qui ont déjà fumé, et surtout que celles qui persistent dans le tabagisme. Il existe une relation linéaire entre ces deux facteurs de risque et la taille des télomères. «Nos résultats, insistent les auteurs, soulignent l'impact majeur des deux plus importants facteurs de risque que l'on peut prévenir dans les pays développés, les cigarettes et l'obésité.». D'autres travaux allant dans le même sens ont déjà été publiés : «Nous avons confirmé il y a peu de temps, qu'il existe une relation entre la longueur des télomères et les facteurs de risque cardio-vasculaire, précise le professeur Philippe Amouyel (Institut Pasteur, Lille). Tout cela montre qu'il y a l'âge de l'état civil et l'âge biologique, et que ce dernier peut être modulé.»

BBC

Hépatite C : méthode de production du virus pour faire avancer la recherche thérapeutique
Jeudi, 23/06/2005 - 00:00

Un système de production de virus de l'hépatite C capable d'infecter tant des cultures de cellules que des singes, mis au point par des Japonais, devrait aider la recherche sur de nouvelles alternatives thérapeutiques. La lutte contre ce virus était jusqu'alors entravée par le manque de systèmes in vivo permettant de mieux l'étudier.On estime à 170 millions dans le monde le nombre de personnes chroniquement infectées par ce virus (VHC), et entre 3 et 4 millions, le nombre de nouvelles infections chaque année. Sur cent personnes infectées, environ 75% développent une infection persistante et des maladies chroniques du foie.De récents travaux avaient permis de reproduire de l'ARN viral (le génome du virus) en cultures de laboratoire, mais sans réussir à aboutir à la formation de particules virales infectieuses.Takaji Wakita (Tokyo Metropolitan Institute for Neuroscience) et ses collègues ont réussi à produire des virus infectieux en clonant le génome du virus provenant d'un patient atteint d'hépatite fulminante - forme extrêmement grave de la maladie - dans des cellules humaines de cancer du foie (lignée tumorale "Huh7"). Les chercheurs ont démontré sur des chimpanzés le caractère infectieux du virus produit, mais son infectiosité peut être neutralisée par des anticorps prélevés sur des patients ainsi que par anticorps dirigés contre une molécule de surface du virus ("récepteur CD81").Ce système apporte un outil pour étudier le cycle de vie de ce virus et développer de nouvelles stratégies antivirales, selon les chercheurs.

Nature

Les cellules souches musculaires ont une origine embryonnaire
Jeudi, 23/06/2005 - 00:00

Les cellules souches musculaires sont présentes chez l'embryon et chez l'adulte. La croissance musculaire dépend de leur prolifération. Chez l'embryon et le foetus, ces cellules permettent la croissance des muscles. Chez l'adulte, les cellules souches musculaires appelées cellules satellites, sont positionnées le long des fibres musculaires dans un état de dormance. L'activation et la prolifération de ces cellules après un exercice physique intense permettent à l'adulte d'augmenter sa masse musculaire. Chez les personnes âgées, ces cellules n'ont plus la même capacité à se multiplier ce qui contribue à la diminution de leur masse musculaire.

En utilisant le poulet comme modèle d'étude, le laboratoire de Christophe Marcelle de l'Institut de biologie du développement de Marseille (CNRS / Université Aix -Marseille 2) a pu identifier l'origine des cellules souches musculaires de l'embryon et du foetus. Elles proviennent de structures embryonnaires appelées somites. De plus, l'équipe scientifique a montré que les cellules souches musculaires de l'embryon donnent naissance aux cellules satellites de l'adulte. Les cellules souches musculaires qu'elles soient embryonnaires, foetales ou adultes ont donc toutes une origine embryonnaire commune, les somites.

En parallèle, le laboratoire de Margaret Buckingham (Institut Pasteur / CNRS), en utilisant la souris comme modèle d'étude, a montré que la présence de ces cellules souches musculaires dépend de la fonction de deux gènes, appelés Pax3 et Pax7. Lorsque ces deux gènes sont inactifs, les cellules souches musculaires sont absentes et toute croissance musculaire est arrêtée. Cess résultats permettront dans l'avenir de mieux étudier la biologie de ces cellules et donc de mieux comprendre comment les masses musculaires de l'embryon et de l'adulte s'accroissent. Il sera alors possible de caractériser les mécanismes par lesquels ces cellules acquièrent leur potentiel musculaire ou encore de tester si des composés pharmaceutiques permettent d'augmenter leur capacité à générer de nouveaux muscles.

Ces études ouvrent également de nouveaux horizons à la thérapie cellulaire des maladies musculaires. En effet, les cellules satellites permettent le remplacement des fibres musculaires endommagées, mais elles sont en trop petit nombre chez l'adulte et ne permettent pas une utilisation aisée dans des approches de thérapie cellulaire. Dans un futur proche, les cellules souches musculaires de l'embryon pourraient être prélevées, modifiées génétiquement ou non, et réimplantées chez l'adulte. Ce type de thérapies est déjà à l'essai chez l'humain dans certaines maladies neurodégénératives telles que les maladies de Huntington et de Parkinson et donne d'ores et déjà des résultats prometteurs. En Europe, plus de 300 000 personnes sont touchées par des dystrophies musculaires et la majeure partie des personnes âgées est affectée d'une dégénérescence musculaire liée au vieillissement.

CNRS




Téléphonie mobile : pas de risque avéré pour la santé
Jeudi, 23/06/2005 - 00:00

Les rayonnements des téléphones mobiles et les ondes des stations relais ne constituent pas un risque avéré pour la santé, en l'état actuel des connaissances, mais des études complémentaires s'imposent, estime un groupe d'experts de l'Agence française de sécurité sanitaire environnementale dans un rapport. Les dix experts de l'Afsse confirment les conclusions d'un premier rapport publié par l'Agence en 2003. Ils ont examiné les dernières études publiées sur le plan international, dont une étude danoise et une suédoise qui ont fait grand bruit. La première, conduite auprès de 427 Danois atteints de cancer au cerveau et de 822 personnes non atteintes, conclut que l'usage du portable n'accroît pas les risques de développer un cancer du cerveau.

L'étude suédoise, publiée en mai dans une revue britannique, relève un risque de cancer du cerveau plus élevé chez les utilisateurs de portable que chez les ceux qui n'en ont pas, et nettement plus élevé pour les utilisateurs de portables en zone rurale qu'en ville. Une différence qui pourrait s'expliquer par l'éloignement des relais en zone rurale, ce qui nécessite une plus forte émission d'ondes. Selon les experts de l'Afsse, la technologie analogique utilisée en Suède est une technique ancienne qui n'est plus utilisée en France, ce qui rend difficile une transposition des données à notre pays.

La publication, attendue à la fin de l'année, de la première étude épidémiologique à grande échelle conduite par le Circ (Centre international de recherche sur le cancer) dans 13 pays, devrait apporter des éléments plus décisifs sur le risque de cancer, estiment les experts. Rien n'est formellement établi quant au risque de passage des rayonnements des téléphones à travers la barrière hémato-encéphalique, pouvant occasionner maux de tête, fatigue et sensation de chaleur, relève le groupe d'experts.

A titre de précaution, il recommande des mesures "de bon sens": limiter le temps de communication, éviter les zones de mauvaise réception, éloigner l'appareil de la tête, notamment chez les enfants et les jeunes, gros utilisateurs de portables. Les antennes relais n'occasionnent, selon les experts, pas d'effets sanitaires directs. Toutefois, pour répondre à l'inquiétude des populations, dans un contexte de multiplication des stations pour les réseaux de troisième génération, les experts recommandent des études plus précises de dosimétrie. Il s'agit de mesurer individuellement les doses reçues, à divers moments de la journée, par une personne. Le groupe d'expert déplore l'absence d'études de ce type, ainsi que d'études d'exposition aux stations de type micro ou pico cellulaire, de très faible puissance mais très proches du public.

AFSE

Lutte contre la douleur : des progrès à faire pour les patients
Jeudi, 23/06/2005 - 00:00

Des progrès ont été réalisés pour lutter contre la douleur, mais des améliorations restent attendues dans la prise en charge, l'écoute des patients, y compris les enfants, personnes âgées, handicapées, selon un bilan dressé mardi lors des Assises nationales de la douleur à Paris.Pour 54% des Français, la douleur est une priorité de santé, mais "seulement un Français sur deux considère que la douleur est bien prise en charge en France", a souligné Alain Serrie, président du Comité d'organisation des Etats généraux de la douleur. Les Assises sont venues conclure mardi ces Etats généraux prévus par le Programme national 2002-2005 contre la douleur, qui faisait suite au plan lancé en 1998 par Bernard Kouchner.

Dans le cadre de ce programme, "des progrès ont été réalisés, mais des progrès restent à faire", a résumé Alain Serrie, en présentant une enquête réalisée en 2003 par la TNSofres, et publiée dans le "Livre blanc de la douleur" à l'occasion des Assises. 68% des Français considèrent notamment que le public n'est pas assez informé et seulement deux personnes sur dix connaissent l'existence d'une structure de prise en charge de la douleur, a-t-il relevé. 78% des personnes interrogées ont déclaré avoir été confrontées à la douleur au cours des deux années précédentes, personnellement ou pour une personne de leur entourage.

80% des Français se sont vu prescrire au moins un antalgique en 2002, selon une autre enquête présentée mardi. Mais prendre en charge la douleur, ce n'est pas seulement donner un médicament ou prévoir la pompe à morphine, c'est savoir écouter le patient, "l'accompagner dans la souffrance", comme l'ont souligné une infirmière et des médecins.

Dans les hôpitaux et cliniques, il y a encore "beaucoup de progrès à faire" pour diagnostiquer et traiter la douleur, a rappelé Philippe Michel, directeur médical du Comité de coordination de l'évaluation clinique et de la qualité en Aquitaine (CCECQA), à l'issue d'enquêtes sur 170 établissements de santé et 7.300 patients de six régions.

"40% des patients qui se disent douloureux, sont considérés comme non-douloureux par les infirmières et médecins interrogés séparément" à leur sujet et "un tiers des patients ayant des douleurs modérées ou fortes ne sont pas traités", a-t-il ajouté. Moins d'un tiers des services ont prévu des protocoles pour prévenir la douleur lors d'actes de soins douloureux, selon cette enquête.

Dans les services de chirurgie, si la douleur post-opératoire est prise en charge, les plaintes du patient concernant d'autres douleurs non liées à l'opération restent souvent négligées. Comme l'a rappelé le généraliste François Liard, le médecin "formé à la médecine d'organe, croit trop souvent que quand on soigne l'organe on soigne l'individu". La souffrance psychologique est à prendre en compte. Le "patient est à considérer comme une personne", selon la psychologique Marie-Claude Defontaine-Cateau, qui a insisté sur l'interaction entre psychisme et organisme. 50% à 60% des patients douloureux sont dépressifs. Or, "si la dépression est présente, elle nécessite d'être reconnue et évaluée", dit-elle, précisant que les facteurs anxio-dépressifs "abaissent le seuil de la douleur" et affectent la capacité à faire face ou gérer la douleur". Au total, une approche globale et une prise en charge pluridisciplinaire du patient douloureux est prônée par les médecins qui demandent à être mieux formés à l'écoute des patients. Meilleure information du public, développement de la recherche, renforcement des structures de prise en charge figurent aussi parmi les propositions présentées.

AFP

Pour vivre vieux, les bons amis comptent plus que la famille...
Jeudi, 23/06/2005 - 00:00

A partir d'un certain âge, mieux vaut avoir de bons amis que de la famille, même très proche, pour vivre plus longtemps, selon les résultats d'une étude publiée dans le Journal britannique d'épidémiologie et de santé publique.Ces résultats ne font que confirmer ceux d'études précédentes qui soulignaient déjà combien lorsqu'on avance en âge, les loisirs et le maintien d'un lien et d'une activité sociale étaient importants.

Les chercheurs ont interrogé plus de 1.500 Australiens âgés de 70 ans et plus, sur la fréquence de leurs contacts téléphoniques ou personnels avec différents réseaux de sociabilité, notamment leurs enfants, amis, parents et confidents. Ils ont ensuite comparé ces résultats avec le taux de survie pendant 10 ans.

"En comparant l'effet sur la longévité des enfants, des amis et des proches, nous sommes en mesure de dire que ce sont les amis, plus que les autres, qui ont le plus d'effet", ont conclu les chercheurs de l'étude de l'Université Flinders d'Adelaïde en Australie. D'après leurs découvertes, si les contacts que peuvent entretenir les personnes âgées avec leurs enfants et leur famille n'ont qu'un faible impact sur le taux de survie à 10 ans, un réseau important d'amis et de confidents améliore en revanche nettement les chances de survie. La qualité de ces différentes interactions n'a toutefois pas été évaluée.

L'étude n'était pas non plus capable de préciser dans quelle mesure ces amitiés solides permettaient aux gens de vivre plus vieux, ou si à l'inverse, une bonne santé permettait de maintenir ces amitiés solides. Selon les chercheurs, les amitiés pourraient influencer les comportements, notamment la consommation de tabac ou d'alcool et la fréquentation des médecins si besoin. Les amis peuvent aussi agir sur l'humeur, l'estime de soi, et la capacité à supporter les difficultés. Pour le Dr Carlos Mendes de Leon, expert de l'Institut Vieillissement et santé de l'Université Rush à Chicago, dans l'Illinois, qui est extérieur à l'étude, rester en contact avec d'autres est essentiel pour donner du sens à la vie mais aussi pour la longévité. Cela serait bon pour l'organisme, tout comme le stress, lui, est mauvais.

AP

Des chercheurs découvrent un mécanisme fondamental commun aux maladies neurodégénératives
Jeudi, 23/06/2005 - 00:00

Une équipe internationale de chercheurs en biologie vient de découvrir un mécanisme moléculaire fondamental qui semble jouer un rôle central dans la maladie d'Alzheimer, la maladie de Parkinson, la maladie de la vache folle et d'autres maladies neurodégénératives mortelles. Cette avancée majeure fait la une de la revue scientifique "Nature'. David Eisenberg, directeur de l'institut de recherche de l'Université de Los Angeles, et ses collègues, ont révélé la structure tridimensionnelle d'un fragment de protéine impliquée dans de nombreuses maladies neurologiques. La connaissance de la structure de ce petit peptide révèle une " sècheresse pathologique". "Normalement les protéines vivent dans l'eau, mais ici toute l'eau est à l'extérieur car ce peptide en brin est scellé et fermé vers le haut," souligne Eisenberg.

Si cette équipe a réussi, après 4 ans d'effort, a déterminer les positions précises de tous les atomes composant ce peptide, c'est grâce à l'intervention décisive d'un chercheur français, Chrétien Riekel qui a utilisé une technologie de pointe en microcristallographie par rayon X. Cette technique a enfin permis de révéler la structure complexe et étonnante "en épine" de ces fibres amyloïdes qui ont en outre comme point commun le même diagramme "en croix" de diffraction aux rayons X. Les chercheurs ont également été très surpris de découvrir qu'un fragment représentant seulement 1% de cette protéine, et ne comportant que 7 acides aminés, pouvait posséder le pouvoir pathogène de la protéine toute entière. Cette découverte est fondamentale car elle montre pour la première fois de manière formelle qu'il existe bien un puissant mécanisme pathogène moléculaire commun aux principales maladies neurodégénératives. En s'appuyant sur cette connaissance très fine de la structure intime des protéines impliquées dans ces affections neurologiques redoutables, les chercheurs vont pouvoir à présent concevoir et expérimenter de nouveaux médicaments plus ciblés qui pourront à terme prévenir ou bloquer ce mécanisme de manière particulièrement efficace.

SD

De simples tests de mémoire peuvent prédire l'apparition de l'Alzheimer
Jeudi, 23/06/2005 - 00:00

Des simples tests de mémoire pourraient permettre de prédire avec cinq ou dix ans d'avance l'apparition de la maladie d'Alzheimer chez une personne, indique une nouvelle étude. Actuellement, les tests cognitifs arrivent à dégager un diagnostic chez les plus à risque avec seulement deux ans d'avance sur les premiers symptômes, a expliqué lundi l'auteure de l'étude, Mary Tierney, du Sunnybrook and Women's Health Sciences Centre. L'étude, qui a duré dix ans, a porté sur 1000 Canadiens et Canadiennes âgés de 65 ans et plus. L'un des tests effectués, qui consiste à se remémorer une série de mots prononcés quelques minutes auparavant, s'est montré efficace dans 70 pour cent des cas pour la détection de la maladie d'Alzheimer jusqu'à dix ans à l'avance.

En combinant ce test avec deux autres tests de mémoire, les chercheurs ont pu arriver à un taux de réussite de plus de 80 pour cent pour la détection des cas d'Alzheimer cinq ans à l'avance. "De façon générale, ces tests reflètent bien ce qu'est la maladie d'Alzheimer, d'expliquer Mary Tierney. Au tout début, la maladie affecte surtout les souvenirs les plus récents. Ensuite, d'autres centres de la mémoire sont affectés." Selon Claude Messier, professeur de psychologie et de sciences neurologiques à l'Université d'Ottawa, l'Alzheimer est plus fréquente chez les personnes âgées moins bien instruites. "Cette nouvelle étude nous permettra peut-être de réduire la zone grise quand vient le temps de dresser un diagnostic de pertes cognitives en raison de l'âge", a-t-il avancé. La maladie d'Alzheimer reste aujourd'hui incurable, même si de nombreux chercheurs à travers le monde s'efforcent de trouver un médicament. Des recherches récentes ont cependant indiqué que des exercices mentaux et l'activité physique pouvaient retarder le progrès de la maladie.

Canada.com

La pensée de souris contrôlée
Jeudi, 23/06/2005 - 00:00

Les humains peuvent contrôler le cerveau des souris. C'est du moins ce que montrent des travaux réalisés à l'université de science et de technologie de Shandong, en Chine. L'équipe du chercheur Su Xuecheng a réussi à maîtriser les mouvements de cinq souris blanches en stimulant leurs têtes à l'aide de mini-électrodes. Cette nouvelle discipline de recherche appelée robotique animale, permet aux chercheurs de contrôler le système nerveux des bêtes à l'aide de signaux électroniques envoyés par les humains.

Ainsi, les petits rongeurs obéissent aux indications générées par un ordinateur, comme « tourne à droite », « tourne à gauche » et « avance ».Ces expérimentations sont, selon le chercheur Xuecheng , un mélange de communication électronique et de biologie.Cette percée pourrait éventuellement mener à la création d'outils qui permettront de soigner certaines dysfonctions en utilisant des signaux électroniques pour remplacer les nerfs endommagés.

RC

Des neurones dirigés contre la maladie de Parkinson
Jeudi, 23/06/2005 - 00:00

Pour traiter une maladie liée à la dégénération de certains neurones, les chercheurs comptent beaucoup sur la thérapie cellulaire pour restaurer les fonctions des neurones qui font défaut. En transformant des cellules souches adultes de neurones en neurones spécifiques fabricant de la dopamine, une équipe mixte de l'Institut Pasteur et du CNRS pense avoir trouvé une nouvelle voie intéressante contre la maladie de Parkinson.

Cette maladie résulte de la dégénérescence des neurones qui fabriquent un neurotransmetteur, la dopamine. Des neurones dopaminergiques ont déjà été obtenus à partir de cellules souches embryonnaires (lire ci-contre). Mais l'équipe de Pierre-Marie Lledo s'est intéressée aux cellules souches du cerveau adulte, dont l'existence a été découverte récemment. Lledo et ses collègues avaient déjà montré que les nouveaux neurones fabriqués dans le cerveau pouvaient être orientés vers des régions précises de cet organe.

Ces chercheurs, en partenariat avec l'équipe de Magdalena Götz de l'université de Munich, en Allemagne, viennent de franchir une nouvelle étape en obtenant des neurones dopaminergiques à partir des cellules souches neuronales. Chez la souris, ces neurones ont ensuite été guidés vers une zone précise du cerveau où est fabriquée la dopamine. Les chercheurs espèrent ainsi pouvoir réparer des régions du cerveau abîmées par la maladie. Ils doivent maintenant tester sur l'animal cette nouvelle voie thérapeutique.

Nature

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Homme
Anthropologie et Sciences de l'Homme
Google se lance dans la recherche mobile
Jeudi, 23/06/2005 - 00:00

Google a décidé de se lancer dans la recherche spécialisée de contenu mobile. Par contenu mobile, il s'agit de sites web dont le design a été conçu spécialement pour les petits écrans d'unités mobiles telles que les PDA ou encore les smartphones.

Désormais, depuis une unité mobile, lorsque vous vous rendrez sur le site de Google, il basculera automatiquement sur cette adresse : "google.fr/pda". Une version réduite de l'interface de Google apparaîtra alors et vous permettra de choisir entre une recherche sur le web et une autre sur les images. Pratiquement toutes les options ont disparu pour aller à l'essentiel, mais un lien reste en place pour revenir à la version intégrale quand vous le voulez.

Les recherches sur le web s'orientent en priorité sur les sites qui utilisent le XHTML, également appelé WAP 2.0. Il s'agit en fait de sites capables la plupart du temps d'adapter leur contenu à la taille de l'écran, ce qui est une condition pour un minimum de confort à la lecture.

Le service ne fait cependant pas une apparition surprise. Google se lance dans un marché en pleine expansion, car le nombre de smartphones en Asie explose littéralement, et se penche donc sur de nouveaux champs à moissonner. D'après Deep Nishar, directeur de produits chez Google, il est beaucoup plus facile d'effectuer des recherches sur un appareil mobile en Asie qu'aux Etats-Unis ou en Europe. La différence est culturelle : l'information est centrée le plus souvent sur le PC dans l'occident.

PCI

Japon : des téléphones portables utilisant le réseau internet comme les fixes
Jeudi, 23/06/2005 - 00:00

La société japonaise Anyuser lancera en août au Japon un nouveau type de téléphone portable utilisant le réseau internet pour concurrencer les téléphones fixes et portables à domicile et dans les lieux publics offrant un accès à internet, a-t-elle annoncé cette semaine. "Nous proposerons en août un combiné téléphonique de la taille d'un petit téléphone portable qu'il suffira simplement de relier à la prise USB d'un ordinateur fixe ou portable connecté à internet pour établir des communications", a expliqué un porte-parole d'Anyuser.

Avec la multiplication des lieux publics offrant une borne d'accès sans fil à internet ("hotspots"), et le nombre grandissant de personnes travaillant dans ces mêmes lieux avec leur PC portable, Anyuser estime pouvoir séduire un million de clients à l'horizon mars 2006 au Japon.La société mise sur la compétitivité des prix proposés --grosso modo douze fois moins élevés que le tarif de base des opérateurs mobiles-- et à la simplicité de mise en oeuvre du service (pas de logiciel à installer), selon le porte-parole.

Ce téléphone d'un nouveau genre permettra d'appeler toutes les destinations (Japon, étranger) et tous les types d'appareils (fixe, mobiles).Il sera également compatible avec les systèmes d'échange de messages courts textuels (SMS) et multimédias (MMS), affirme Anyuser.En revanche, il ne sera pas possible de joindre les numéros d'urgence, ni de recevoir des appels de téléphones traditionnels, précise la société.Le téléphone en lui-même sera vendu 3.970 yens (environ 30 euros). Anyuser proposera une formule prépayée sans engagement et un abonnement mensuel à 350 yens, prix des communications en sus.L'utilisation du protocole internet pour la téléphonie a déjà redistribué les cartes dans l'univers du fixe, et le Japon se prépare à ce qu'elle vienne aussi bouleverser celui des télécommunications mobiles sous l'effet d'une guerre des prix.

TSR

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Recherche
Recherche & Innovation, Technologies, Transports
Tokyo-New York en 6H30, le grand rêve de l'avion supersonique franco-japonais
Jeudi, 23/06/2005 - 00:00

Un avion de transport supersonique capable de vaincre l'éloignement du Japon par rapport aux autres pays développés et de faire de lui une grande puissance aéronautique est le rêve des ingénieurs nippons, qui mènent depuis quinze ans des recherches opiniâtres en ce sens.Même s'il reste très vague, l'accord de principe signé mardi au salon aéronautique du Bourget industriels français et japonais pour des recherches conjointes en matière de technologies supersoniques s'inscrit dans cette quête d'une ébauche de "Super-Concorde", estiment les spécialistes du secteur à Tokyo.Dès 1989, Tokyo avait lancé un programme visant à construire un avion de 200 à 300 places (contre 100 pour le Concorde) volant à deux fois la vitesse du son: le SST. Un avion capable de relier Tokyo à New York en six heures et demie et à l'Europe en moins de six heures, soit deux fois moins qu'aujourd'hui.Mais le développement de cet avion a été arrêté en 2002 en raison de problèmes de pollution et de coûts insurmontables.

La même année, le premier essai aérodynamique en modèle réduit s'était soldé par un fiasco, la fusée transportant le prototype ayant explosé au décollage dans le désert australien.Les recherches se sont poursuivies cependant car "un avion de transport supersonique est le rêve de tout ingénieur japonais", explique à l'AFP Akira Yanagida, chef de la division d'ingénierie de la Société des entreprises aérospatiales japonaises (SJAC)."Nous pensons que cet avion peut devenir réalité d'ici à 20 ans", prédit M. Yanagida.Le Japon, qui fabrique depuis des décennies des pièces détachées de haute technologie pour Boeing, excelle dans la conception de matériaux et de composants innovants.Mais il rencontre des difficultés lorsqu'il s'agit de les assembler --entre eux-- afin de fabriquer un avion de grande taille capable de voler.Bien sûr, Tokyo avait suivi avec un vif intérêt le projet de "Sonic Cruiser" (avion volant juste en dessous de la vitesse du son) de Boeing. Et son abandon au profit du B-787 a été ressenti au Japon comme une cruelle désillusion."Je pense que les Etats-Unis ne sont pas intéressés par le transport supersonique. Ils n'ont encore rien proposé au Japon", assure M. Yamagida.

A l'inverse, l'idée d'une coopération euro-japonaise dans le supersonique a été lancée en novembre 2003 à Tokyo par Philippe Camus, alors coprésident du géant européen de l'aéronautique et de la défense EADS."Construire un supersonique en vrai partenariat est la seule chance pour l'industrie aéronautique japonaise de revenir sur le devant de la scène mondiale. Les Etats-Unis n'y croyant pas, l'Europe a un poids à jouer", analyse Michel Théoval, président du Comité GIFAS (Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales) au Japon. "Nous avons mis fin au développement du SST en 2002. L'accord avec la France est une bonne occasion de relancer ce projet en repartant de la phase de pré-faisabilité", confirme M. Yamagida. "Je pense que la France est le pays qui a le plus de force pour construire la prochaine génération d'avion supersonique, car il a fabriqué le Concorde et il a l'expérience de son exploitation", poursuit-il, soulignant qu'il "serait bon que d'autres pays européens se joignent" au processus. M. Yamagida estime aussi que "les ingénieurs français et japonais ont la même vision des problèmes de coût et de l'environnement" jusqu'à présent insolubles.Aucune formule n'existe, par exemple, pour trouver des matériaux composites bon marché résistant aux températures intenses (jusqu'à 189 degrés Celsius pour le nez de l'avion) dues aux frottements à la vitesse supersonique. L'accord-cadre signé mardi au salon aéronautique international du Bourget, près de Paris, va lancer "toute une phase d'études techniques ingrates mais indispensables. C'est un petit début", explique M. Théoval, ajoutant que "de toute façon, quoi qu'il arrive, on va trouver des technologies intéressantes pendant les recherches".

Wanadoo

Vers l'économie relationnelle
Jeudi, 23/06/2005 - 00:00

Selon Ian Pearson, futurologue, d'ici 2020 nous aurons des machines qui seront comparables aux humains en termes d'intelligence - ou même peut-être plus d'intelligentes. « Si vous admettez cette hypothèse et si vous tenez compte de la baisse du coût de ces machines - probablement autour de 100 dollars pour le logiciel- cette généralisation des machines intelligentes risque de bouleverser l'économie de l'information », souligne Pearson.

Selon Pearson, tous ceux d'entre nous qui travaillent dans un bureau et utilisent leur cerveau pour effectuer leur travail, risquent d'être remplacés par ces machines qui feront ces tâches mieux que nous et pour un coût moindre. L'économie de service à la personne, qui suppose une assistance physique, sera également dominée par les robots. Alors que restera-t-il aux humains ? Les activités qui se fondent sur le contact humain. Cette économie relationnelle deviendra fondamentale d'ici 2020 car, quels que soient les progrès en IA et en robotique, il semble peu probable, pour des raisons psychologiques et culturelles, que les robots puissent remplacer l'homme dans des fonctions à fortes composantes affectives et émotionnelles

On peut en effet imaginer un robot vous porter dans votre lit et préparer votre repas mais on imagine plus difficilement un robot vous prendre la main et vous réconforter si vous avez de la peine. L'arrivée massive des robots dans notre vie quotidienne va donc recentrer notre économie et notre société sur les activités fortement relationnelles où les aspects affectifs et psychologiques sont essentiels.

Article @RTFlash

CNN

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