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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 109
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 25 Août 2000
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Egalement dans ce numéro
TIC
Les technologies de l'information nouveau moteur de l'emploi en France
Les cyber-soldats sont nés
IBM à la pointe de l'ordinateur "quantique"
Un Windows, en mieux et gratuit ?
"iFeel" : une nouvelle souris à sensation tactile
Essilor et une start-up américaine inventent "l'interlunette"
Avenir
Les Japonais font entrer les nanotubes de carbone dans l'ère industrielle
Matière
Ce transistor marche aux parasites
Le Pentium 4 pourrait franchir la barre des 10 Ghz en 2004
Espace
La NASA prévoit une double expédition sur Mars en 2003-2004
Vivant
Découverte d'un nouvel antibiotique
Sur la voie d'un dépistage de l'Alzheimer
Des images contre la crise cardiaque
La Grande Bretagne autorise le clonage d'embryons humains pour la recherche
Le génome du vibrion cholérique est séquencé
Découverte d'une protéine bloquant le développement du cancer du colon
L'aspirine : une vieille molécule pleine de ressources !
De la vie dans les nuages
Edito
Vers l'Homme reconstruit



La science ne s'arrête jamais et c'est en pleine torpeur estivale que la presse anglo-saxonne a fait un large écho à deux informations qui confirment l'accélération extraordinaire des sciences de la vie et marquent le début d'une nouvelle ère de la biologie et de la médecine. La première de ces informations concerne la maîtrise de l'ensemble du processus de production de clones médicaux. C'est dans la très sérieuse revue «Current Biology,» que l'équipe du Professeur Alan Trounson (Monash Institute of Development and Reproduction) à Melbourne publie les résultats d'une expérience chez la souris. Ces résultats confirment qu'il est possible de cultiver les propres cellules souches d'un individu humain, grâce au clonage. L'intérêt thérapeutique d'une telle culture est immense car, à terme, il sera possible de créer sur mesure un double de chaque individu dont les cellules seront capables de se transformer en muscle, en coeur, en foie ou en cerveau. Injectées dans le corps, ces cellules ne provoqueront aucun rejet, puisque le donneur et le receveur seront une seule et même personne. En 1998, des biologistes américains avaient démontré qu'il est possible de maintenir en culture et de faire se différencier à volonté des cellules souches humaines. Les chercheurs avaient obtenu ces cellules à partir d'embryons humains de quelques jours. Mais cette fois les chercheurs Australiens ont franchi une nouvelle étape décisive vers la maîtrise du clonage médical. Ils ont transféré dans un ovule de souris préalablement débarrassé de son noyau le contenu du programme génétique complet d'un noyau de cellule de souris adulte. Le produit de ce transfert est un embryon dont les cellules souches de souris prélevées sur cet embryon sont bien capables de se différencier en trois catégories de tissus embryonnaires (endoderme, mésoderme et ectoderme), qui correspondent aux organes du corps à l'âge adulte. Ces cellules-souches de souris sont, comme les cellules souches humaines, capables de se transformer en cellules nerveuses ou musculaires. Les chercheurs australiens ont finalement injecté les cellules aux souris donneuses sans provoquer de rejet. Ces expérimentations ouvrent des perspectives considérables, si on les extrapole à l'homme, dans la mesure où toutes les étapes du clonage thérapeutique ont été franchies. Quelques jours seulement après la publication de ces expériences, et cela n'est évidemment pas un hasard, le gouvernement britannique a annoncé le 16 août avoir donné son feu vert au clonage d'embryons humains à des fins de recherche thérapeutique, en donnant son aval à un rapport officiel en ce sens. L'étude dirigée par le directeur de la santé publique, Liam Donaldson (publiée le 16-08-2000, http://www.doh.gov.uk/cegc/stemcellreport.htm), a conclu que ce clonage ouvrira la voie à de nouveaux traitements particulièrement prometteurs. L'objectif est, en utilisant des cellules très jeunes, de cultiver différents types de tissus qui pourraient servir d' «organes de rechange» pour traiter des maladies actuellement incurables. Ces recherches visent à fabriquer, pour chaque individu, plusieurs embryons qui partageraient le même patrimoine génétique et deviendraient une source idéale et inépuisable de cellules souches embryonnaires et d'organes, et cela sans aucun risque de rejet. Le gouvernement anglais a cependant souligné avec force que le projet de loi permettant le clonage d'embryons à des fins de recherche médicale, qui sera discuté au Parlement britannique à la fin de l'année, interdirait de manière absolue le clonage à but reproductif. La loi anglaise actuellement en vigueur, appelée Human Fertilization and Embryology Act, autorise la recherche sur les embryons jusqu'au quatorzième jour mais ne prévoit pas le clonage, même dans la forme limitée au clonage thérapeutique. Enfin le 23 août, la presse américaine annonçait que le gouvernement américain avait décidé d'autoriser les scientifiques à mener des recherches sur les embryons humains, dans le cadre de programmes financés par des fonds publics fédéraux. Ces recherches fédérales ne pourront être conduites que sur des embryons conçus par fécondation in vitro dans un but procréatif, et non utilisés. Il reste que la légalisation même encadrée du clonage thérapeutique pose des questions morales fondamentales que la société ne peut éluder. Comment, par exemple, régler le problème de la pénurie d'ovocytes, indispensables à la fabrication d'embryons à but thérapeutique. Est-il possible de se limiter aux seuls embryons dits "surnuméraires" pour réaliser ces expériences ? Qui doit définir les indications thérapeutiques qui peuvent faire l'objet de ces recherches ? On voit bien que la généralisation, bien plus rapide que prévue, du clonage médical ouvre un débat éthique et moral très profond qui dépasse largement le cadre politique et législatif. Chacun sent bien, en effet, que derrière ces extraordinaires perspectives médicales qui s'annoncent, c'est bien la conception de l'être humain, de sa dignité et de sa singularité qui est en jeu. Entre le scientifiquement possible et le moralement souhaitable, où devons nous fixer la frontière ? Telle est la question fondamentale et redoutable que va affronter notre société au cours du prochain siècle.

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
Les technologies de l'information nouveau moteur de l'emploi en France
Samedi, 26/08/2000 - 00:00

La dernière étude du BIPE, "Technologies de l'information et des communications et l'emploi en France" montre que la France a rattrapé, en trois ans, le niveau de ses partenaires européens dans la société de l'informationetserapprochedu niveau atteint par les Etats-Unis. Les TIC, avec une progression annuelle supérieure à 10 %, confirme leur rôle moteur dans l'économie française. Elles devraient représenter près de 7 % de la production nationale en 2000, contre 5 % en 1996. L'écart avec les Etats-Unis s'est ainsi réduit de moitié en quatre ans. Ce secteur contribue pour 20 % à la croissance globale sur les trois dernières années. Fin 1998, le secteur des TIC employait 660 000 personnes, soit 2,9 % de la population active.. Plus de 100 000 emplois ont été créés depuis 1994 dans ce secteur, dont la moitié pour la seule année 1998. En 1998, l'emploi dans les TIC a progressé de 9 %. La diffusion de ces technologies a des effets sur l'ensemble de l'économie : un milliard de F de demande supplémentaire en produits du secteur TIC permet d'accroître le PIB de 2,2 milliards de F. Selon les hypothèses retenues par le BIPE, la contribution à la croissance du secteur dans les trois ans à venir se situerait entre + 0,6 point et + 1,6 point, ce qui permettrait de créer chaque année, sur la même période entre 74 000 et 190 000 emplois supplémentaires.

Etude du BIPE "Technologies de l'information et emploi en France" :

http://www.industrie.gouv.fr

Les cyber-soldats sont nés
Samedi, 26/08/2000 - 00:00

L'armée américaine se prépare à transformer ses soldats en Terminators. Depuis le mois de juin dernier, 44 soldats de la 82° division aéroportée testent un équipement digne des meilleurs films d'anticipation. Ces cyber-soldats se déplaceront par bonds dans les premières lignes du front. Equipés d'écrans d'ordinateur miniatures, ils auront constamment devant les yeux leur position sur le champ de bataille. Perdus dans le brouillard, des armes à visée thermique ajusteront leurs tirs sur les corps de leurs ennemis. Et dans les régions équatoriales, un revêtement chimique fera fuir les insectes. Ou qu'ils soient (dans la jungle ou au milieu d'une forêt), un système GPS communiquera leur position exacte au quartier général. Leurs casques en Kevlar seront équipés de micros pour leur permettre de communiquer avec les autres soldats. Les outils informatiques seront enfermés dans un gel et disposés sur la poitrine. Quant aux batteries, elles se glisseront le long de l'avant-bras. Le coût du dispositif sera compris entre 10 et 20 000 dollars. Une somme raisonnable pour les contribuables américains, toujours préoccupés par la santé de leurs " boys ".

Besok : http://www.besok.com/machine/actu/actm_bs38.htm

IBM à la pointe de l'ordinateur "quantique"
Samedi, 26/08/2000 - 00:00

International Business Machines Corp annonce avoir mis au point l'ordinateur "quantique" le plus avancé à l'heure actuelle. Ce type d'ordinateur exploite les propriétés quantiques de l'atome et celui d'IBM utilise cinq atomes comme processeur et mémoire. Cette technologie serait celle de la prochaine génération de super- calculateurs. "Un ordinateur quantique pourrait en définitive être employé à des tâches pratiques telles que la recherche dans des bases de données - rechercher quelque chose sur le web par exemple pourrait se faire à une vitesse beaucoup plus grande - mais sans doute pas pour des applications banales telles que le traitement de texte", commente Isaac Chuang, un scientifique d'IBM qui dirige une équipe de chercheurs d'IBM, de l'université de Stanford et de l'université de Calgary. Un ordinateur quantique pourrait également être employé à la cryptographie ou au codage/décodage, une application qui intéresse à tous points de vue la NSA (National Security Administration) et le département de la Défense américain, qui précisément financent les recherches de Stanford dans ce domaine. Les processeurs se miniaturisent de plus en plus et en corollaire sont de plus en plus puissants, observant en cela la Loi de Moore. On pense toutefois que dans la décennie qui vient, leur miniaturisation se heurtera à une barrière physique. Le procédé actuel de lithographie ne permettra pas de créer des processeurs de la taille de la molécule, forçant les scientifiques à explorer d'autres technologies. "L'informatique quantique débute là où s'arrête la Loi de Moore, soit vers 2020 environ, lorsque les circuits intégrés auront, pense-t-on, la taille des atomes et des molécules", poursuit Chuang. "Il se trouve en effet que les éléments de base de l'ordinateur quantique sont l'atome et la molécule". Chuang a expliqué que l'ordinateur expérimental d'IBM a été employé à résoudre un problème mathématique typique en cryptographie, à savoir trouver la période d'une fonction. L'ordinateur a pu résoudre le problème sous toutes ses formes en une seule étape, alors qu'un ordinateur conventionnel emploierait plusieurs cycles d'opérations. "Pour moi, cette expérience montre que nous suivons une voie où les événements sont prévisibles et compréhensibles, à savoir que les ordinateurs quantiques trouveront leur utilité un jour ou l'autre", dit encore Chuang. Le principe de l'ordinateur quantique repose sur la vitesse de rotation ("spin") de l'électron ou du noyau atomique et plus particulièrement sur l'aptitude des particules sub-atomiques à avoir une rotation simultanée dans de multiples directions en l'absence de toute observation. Lorsque le "spin" d'une particule est positif, l'atome peut-être lu comme "un", et lorsqu'il est négatif, comme "zéro", correspondant aux suites de "0" et de "1" qui forment le langage binaire d'un ordinateur, les "0" et les "1" correspondant respectivement aux très brèves périodes d'inactivité et d'activité des circuits du dit ordinateur. La différence avec un ordinateur quantique, c'est que les particules quantiques peuvent se trouver dans un état de "superposition", c'est-à-dire avec un "spin" qui est simultanément positif et négatif, représentant à la fois "0" et "1" et toute la suite infinie entre ces deux bornes. Un ordinateur traditionnel additionne les chiffres de manière séquentielle, alors qu'un ordinateur quantique permet une addition simultanée, d'où un gain de temps faramineux. Pour certains calculs extrêmement complexes, comme les algorithmes de cyptographie ou les fonctions de recherche, un ordinateur quantique employant plusieurs centaines d'atomes en simultané pourrait réaliser des milliards de calculs instantanément. Toutefois, l'inconnu, dans ce domaine, n'est pas scientifique mais commercial. Techniquement, Chuang pense que sept à dix atomes pourront être sollicités simultanément dans les ordinateurs quantiques de pointe dans les deux ans qui viennent.

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/000815/2/ljo5.html

IBM : http://www.ibm.com/news/

Un Windows, en mieux et gratuit ?
Samedi, 26/08/2000 - 00:00

Microsoft n'y pourra rien. La firme a beau se lancer dans une vaste lutte contre la contrefaçon, stigmatisant 7 500 sites Web qui proposent des logiciels Windows pirates et intentant 17 actions judiciaires dans 15 pays, elle n'a aucun moyen d'entraver le projet Open Windows. Un système d'exploitation, né dans la mouvance des logiciels libres, qui s'arrange pour ne reprendre aucune ligne des codes propriétaires de Microsoft tout en étant optimisé pour les logiciels Windows. Pour ce faire, ses créateurs en ont récupéré les principes de programmation utilisés pour Windows tout en développant leurs propres codes. Selon le site présentant le projet, Open Windows serait même plus performant que "l'original". Pour bien marquer sa distance avec d'autres projets similaires sous Linux (un logiciel certes libre mais difficile d'accès pour la majorité des utilisateurs), l'équipe précise qu'elle veut créer "un produit que les utilisateurs de Windows pourront adopter sans apprendre les bases d'autres systèmes d'exploitation". Open Windows est encore à l'état d'ébauche, de l'aveu même du porte-parole du projet, Andrew J. Northwall. Sa première version devrait voir le jour dans un à deux ans. Mais le projet est sérieux : une quinzaine de développeurs bénévoles s'attaquent, pendant leur temps libre, à la programmation du système d'exploitation. Les lignes de programme qui le composent seront publiques, et distribuées gratuitement. Cette entreprise ambitieuse tombe à point nommé. Si la justice américaine le confirme, la société Microsoft pourrait être scindée en plusieurs entités. L'une d'elles, uniquement consacrée à la mise au point du système d'exploitation, se retrouverait en concurrence directe avec des éditeurs de clones de Windows. Open Windows cristallise donc la ferveur des internautes anti-Microsoft. "Nous recevons une vingtaine de mails d'encouragement par jour alors que le projet est à peine lancé. Nous sentons que c'est le bon moment pour sortir un clone de Windows, les utilisateurs ne veulent plus du monopole de Microsoft", explique Andrew J. Northwall. Reste à savoir si 16 développeurs à temps partiel suffiront pour en venir à bout.

Express :

http://www.lexpress.fr/Multimedia/ActuMulti/Vitrine/Dossier/window/dossier.asp?n...

The Open Windows Project :

http://openwindows.sourceforge.net/

"iFeel" : une nouvelle souris à sensation tactile
Samedi, 26/08/2000 - 00:00

La souris de l'ordinateur va désormais ajouter un nouveau sens à l'exploration de l'internet, le toucher, grâce à de nouveaux modèles "à sensation tactile" attendus le mois prochain. Ajoutant ainsi encore plus d'interactivité aux ordinateurs, ces nouvelles souris seront dotées d'un mini-moteur qui se déclenche, à des vitesses variables, lorsque le curseur passe sur certains éléments de l'écran: les boutons, les icônes, les menus, les dossiers ou les liens hypertexte génèrent ainsi dans la paume de l'utilisateur des vibrations variées, rendant "tactile" la lecture de l'écran. Première de l'espèce, une souris baptisée "iFeel", lancée par l'américain Logitech, leader mondial des appareils d'interface (souris, clavier, joysticks, etc.), permettra de multiplier les effets spéciaux dans de nombreux logiciels et des sites internet. "C'est le début d'un changement dans le rapport à internet", ne craint pas de prophétiser le président de Logitech, Guerrino De Luca. Cet ancien dirigeant d'Apple rappelle que "plus nos écrans se remplissent d'informations complexes, plus il est difficile de capter les liens pour atteindre dans la jungle des menus un site ou les outils et applications recherchés". Après les souris sans fil, les souris optiques (remplaçant la petite boule, qui s'encrasse, par une minicamera) et les souris à molette (permettant de monter et descendre dans la page), la souris tactile permettra par exemple de sentir physiquement si le pointeur de la souris est bien situé au-dessus de l'intitulé d'un site, ou d'éprouver dans sa paume le "poids" - c'est à dire le nombre de kilo-octets - d'un répertoire. Mais ces nouvelles souris aux sensations tactiles donnent aussi une nouvelle dimension, plus physique, à la réalité dite virtuelle. "Les sites internet de vente de vêtements souhaitent depuis longtemps pouvoir transmettre à leurs clients la sensation du tissu vendu. Cette souris permet de générer des vibrations imitant le toucher rugueux d'une toile, le côtelé d'un velours ou le glissement soyeux d'un chemisier", explique M. de Luca. Parmi les autres applications envisageables figure la lecture d'une carte géographique, avec un curseur qui glisse facilement au-dessus des plaines mais se met à peiner lorsqu'il franchit des montagnes. Et naturellement, les jeux, qui connaissent actuellement une croissance explosive sur l'internet : les sensations du joueur frappant correctement sa balle de golf seront différentes de celles du joueur positionnant mal son club. Des souris dites "à retour de force" sont déjà sur le marché depuis plusieurs années pour les fanatiques des jeux vidéo. Mais elles sont reliées à un socle, et génèrent des sensations plus fortes. Les nouvelles souris, paramétrables suivant les préférences de chacun, sont elles destinées au grand public et à un usage bureautique.

AFP :

http://www-old.afp.com/ext/francais/lemonde/med/000823142541.uya64h7x.html

Essilor et une start-up américaine inventent "l'interlunette"
Samedi, 26/08/2000 - 00:00

Un cinéphile pourra bientôt regarder son film préféré ou un internaute consulter ses sites favoris tout en étant allongé sur la plage, grâce à un micro-écran incrusté dans le verre de ses lunettes. C'est la nouvelle technologie d'affichage de données et d'images que le leader mondial des verres ophtalmiques, le français Essilor, est en train de développer à partir d'un brevet d'une petite société américaine, Micro-Optical Corporation. Essilor a indiqué mercredi qu'il allait investir 10 millions de dollars en prenant une participation minoritaire dans cette société, créée en 1995 à Westwood (Massachusetts). Un financement complémentaire doit être apporté par MicroOptical, qui s'est spécialisée dans le développement de techniques optiques destinées au marché des industries civiles et de défense et de la téléphonie mobile. Le groupe français apportera son savoir-faire dans la fabrication du verre optique, afin de faire faire un "saut qualitatif" à une technologie inspirée des applications militaires de vision nocturne. Dans la version en développement, le nouvel écran, sensiblement de même taille, sera directement incrusté dans le verre - qui n'a pas besoin d'être correcteur mais peut être simplement anti-UV - au moment de sa fabrication (polymérisation). Le lien entre le boîtier électronique miniature et le portable ou le lecteur DVD, fourré dans une poche par exemple, sera assuré par un câble aussi discret que possible. Un faisceau lumineux standard émis par le boîtier électronique permettra la lecture des images et textes affichés. Le système pourra être activé ou désactivé à volonté. Une fois désactivé, l'utilisateur reviendra à une vision normale avec un verre redevenu transparent, sans changer de lunettes. "Le micro écran étant placé à une distance très proche de l'oeil, il permettra une vision équivalente à celle d'un écran d'ordinateur personnel placé à la distance normale de 80 centimètres. Notre objectif est de substituer ce micro écran à un écran normal avec le même confort d'utilisation", a expliqué Jean-Luc Schuppiser, directeur de la recherche-développement d'Essilor. Dans un premier temps, l'affichage sur le micro écran se fera en noir et blanc ou en couleur avec une qualité d'image équivalente à celle d'un PC actuel. Cette qualité devrait cependant s'améliorer avec le temps, selon lui. Un prototype devrait être prêt courant 2001. Après un test de marché, les premières paires devraient être commercialisées en 2002, selon un calendrier qui reste à confirmer.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/000823/1/lyws.html

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Les Japonais font entrer les nanotubes de carbone dans l'ère industrielle
Samedi, 26/08/2000 - 00:00

Découverts en 1991, les nanotubes de carbone étaient soupçonnées d'avoir des propriétés pour des applications prometteuses. Ces structures atomiques sont constituées d'atomes de carbone arrangées en forme de tubes d'un diamètre de 1 a 50 nm de diamètre. Ces principales caractéristiques sont une résistance mécanique meilleure que celle des fibre de carbone conventionnelles, d'excellentes propriétés d'émission de champ pour décharge électrique et des capacités d'absorption d'hydrogène. Apres une dizaine d'années de recherches suivies par le Japon, l'Europe et les Etats Unis, les nanotubes de carbone sont maintenant proches des applications commerciales. En mars 2000 Seiko Instrument Inc. avait mis sur le marché le premier produit, commercial au monde base des nanotubes. Ils s'agissait d'un microscope a force atomique (AFM) pour lequel des nanotubes de carbone faisaient office de pointe sonde pour balayer la surface de l'échantillon a analyser. Comparées aux pointes conventionnelles en silicium ou carbure de silicium, celles de nanotubes présentaient un plus grande résistance a l'usure. De plus l'utilisation de nanotubes dispense des procédés de mise en forme des pointes. Le système AFM était construit par la société Daiken Chemical Co. basee a Osaka a partir d'une technologie développée par le Pr. Yoshimitsu Nakayama de l'Université de la préfecture d'Osaka. Au début du mois de juin, le National Institute of Materials and Chemical Researches (NIMC) du MITI et sous la tutelle de la STA a annonce qu'il avait développé une technologie pour la production de masse pour des nanotubes en collaboration avec Showa Denko. A l'annonce de cette nouvelle, quelques quarante compagnie se sont empressées de demander a l'institut de leur fournir des échantillons. Jusqu'ici les nanotubes de carbone étaient produits par ablation laser sur du graphite ou par décharge d'arcs électriques sur des électrodes de carbone. Ces méthodes n'étaient pas particulièrement efficaces et seuls quelques grammes de nanotubes pouvaient être produit par jour. Le prix de revient s'élevait alors a quelques dizaines de milliers de Yens par gramme. La nouvelle technologie permet de réduire dramatiquement les coûts de production, les développeurs ayant réussi a produire 200 grammes de nanotubes en tout juste une heures lors de séances de tests de l'équipement de Showa denko. La nouvelle technique est basée sur une technologie développée par le Pr. Morinobu Endo du l'Université de Shinshu initialement développée pour la production de fibre de carbone. Les nanotubes de carbone peuvent être appliques pour augmenter les performances des matériaux composites, ils peuvent permettre le stockage d'hydrogène pour les piles a combustibles ou être utilise dans des composants pour l'électronique. Des développements prometteurs sont aussi en cours dans le domaines des écrans plats ou les nanotubes font office de pointes a émission de champs.

ADIT : http://www.adit.fr

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Matière
Matière et Energie
Ce transistor marche aux parasites
Samedi, 26/08/2000 - 00:00

Pourquoi s'acharner sur un parasite impossible à déloger alors qu'il peut être utilisé ? C'est en raisonnant ainsi que des scientifiques du Centre de bio-surfaces de l'université d'État de New York (SUNY) sont venus à bout d'une satanée bactérie. Polluant la surface de matériaux utilisés dans la fabrication de puces électroniques, la particule incriminée, tel un grain de sable dans un engrenage, a tendance à enrayer le bon fonctionnement des composants. Les chercheurs ont beau gratter, asperger, nettoyer avec les instruments les plus sophistiqués : la bactérie, indestructible, ne lâche pas prise. Plusieurs équipes de recherche se sont mobilisées pour trouver l'origine du problème. La bactérie provient en fait de l'eau employée pour nettoyer les composants. Or, celle-ci est indispensable et contiendra toujours des impuretés. Plutôt que de chercher à contourner ce nouvel obstacle, Robert Baier, chercheur du SUNY, a imaginé un nouveau type de composants. "Si nous parvenons à faire en sorte qu'une seule de ces bactéries, au lieu de rester à la surface, soit emprisonnée dans la puce, nous devrions obtenir un biotransistor", affirme Robert Baier. Sur le modèle de la photosynthèse qui permet aux cellules végétales de réguler le métabolisme des plantes, Baier propose de générer et de contrôler un courant électrique à partir de la bactérie mise en cause dans ses travaux. "Lorsque la lumière éclaire une bactérie photosensible, elle provoque la libération d'un électron. Cet électron pourrait être utilisé de la même manière que dans un transistor : s'il y a stimulation lumineuse, un électron est libéré et il y a création d'un courant électrique. S'il n'y a pas de stimulation, aucun courant ne passe et le composant fonctionne comme un interrupteur en position fermée." Persuadé que l'avenir de l'électronique est aux puces biologiques, Baier s'est d'ores et déjà attelé à mettre sur pieds, au sein de son université, une petite fabrique de biotransistors. "La technique employée est très rudimentaire", avoue-t-il, mais il est sûr d'être sur la bonne voie. "À voir les capacités des microprocesseurs actuels, qui aurait cru, il y a cinquante ans - époque où un transistor était un énorme tube à vide -, qu'un jour nous en arriverions à ce stade ?" Toutefois, les bio-composants de Baier ne sont pas encore sortis de l'université où ils sont mis au point : il manque encore quelques fonds. Avis aux amateurs...

transfert :

http://www.transfert.net/fr/techno/article.cfm?idx_rub=89&idx_art=1343

Le Pentium 4 pourrait franchir la barre des 10 Ghz en 2004
Samedi, 26/08/2000 - 00:00

217 millimètres carré, contre 100 pour le Pentium 3, telle est la taille du nouveau Pentium 4 qui intègre il est vrai 42 millions de transistor contre 28 millions pour son prédécesseur. L'architecture du Pentium 4 a été complètement revue, selon Intel qui souligne que la nouvelle configuration s'appelle NetBurst. Le bus principal fonctionne à 400 MHz et la bande passante est triplée par rapport à celle du P3. Le débit d'échange de données entre le processeur et la mémoire atteint finalement à 3,2 gigaoctets par seconde. Intel a également indiqué avoir ajouté 144 nouvelles instructions multimédia, les SSE2, qui complètent donc les SSE (Streaming SIMD Extensions), apparues avec le Pentium III. Le processeur en démonstration était cadencé à 1,4 GHz couplé à de la RDRAM à 400 MHz. Il a ensuite été porté à 2 GHz ! Une démonstration de vidéo en temps réel a permis de comparer ses performances à celles d'un P3. La question de sa surface devrait être résolue dans le courant de l'année prochaine avec le passage à une gravure en 0,13 micron et la transition vers de nouvelles galettes de silicium de 300 millimètres, contre 200 actuellement. Le Willamette, nom de code du P4, sera suivi d'un "Foster" : un P4 capable de fonctionner comme station de travail et comme serveur. Selon les spécialiste, le Pentium 4 pourrait être le premier microprocesseur a franchir la barre mythique des 10 Ghz en 2004. Parallèlement au Pentium 4, Intel a également présenté son nouveau microprocesseur 64 bits massivement parallèle "Itanium". L'Itanium qui sera sur le marché en 2001 utilise la nouvelle architecture EPIC (explicitly parallel instruction computing) et peut gérer 350 applications simultanément!

Brève rédigée par @RT Flash

Wired :

http://www.wired.com/news/technology/0,1282,38338,00.html

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Espace
Espace et Cosmologie
La NASA prévoit une double expédition sur Mars en 2003-2004
Samedi, 26/08/2000 - 00:00

La NASA, qui reste sur un double échec de ses missions sur Mars l'an dernier, a l'intention de tenter à nouveau sa chance en 2003 avec l'envoi de deux engins chargés de rechercher des preuves d'une présence d'eau sur la planète rouge. Ces deux engins transporteront deux robots identiques munis de roues, ce qui permettra de doubler les chances de réussite et d'apporter un meilleur éclairage sur les questions fondamentales posées par Mars, notamment savoir si la planète rouge a abrité un jour une forme de vie, a souligné l'agence spatiale américaine en présentant ses projets. Les sondes seront lancées en 2003 et ''atterriront'' sur Mars en janvier 2004, à 18 jours d'intervalle. Dans un premier temps, la NASA avait prévu d'envoyer un seul robot explorateur. Mais, l'alignement exceptionnel de Mars et de la Terre en 2003 a rendu l'idée d'une deuxième mission intéressante sur le plan scientifique et économique. ''Si on a l'occasion de faire des découvertes scientifiques sur Mars, alors c'est sans doute une bonne idée d'avoir deux sondes'', a expliqué jeudi Edward Weiler, chef du bureau des sciences spatiales à la NASA, lors d'une conférence de presse. Les deux robots mobiles seront capables d'agir comme des géologues mécaniques, d'examiner et même de briser des roches à la recherche de traces de l'histoire martienne. Des instruments permettront d'analyser la composition chimique des roches, et un appareil photo microscopique renverra des images rapprochées de ces roches sur Terre. Tout ce travail sera centré sur le thème retenu pour ces deux prochaines missions sur Mars: ''Suivre l'eau'', a souligné Jim Garvin, scientifique travaillant sur ce programme vers Mars. L'an dernier, deux missions distinctes d'exploration martienne, dont une devait faire ''atterrir'' un engin sur la planète rouge, ont échoué, contraignant la NASA à réorganiser ses programmes d'exploration martienne

Brève rédigée par @RT Flash

NASA : http://ftp.hq.nasa.gov/pub/pao/pressrel/2000/00-124.txt

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Découverte d'un nouvel antibiotique
Samedi, 26/08/2000 - 00:00

Une nouvelle molécule capable de tuer la plupart des bactéries résistantes aux antibiotiques vient d'être isolée par des chercheurs allemands. La découverte, faite dans... un pain au levain, est intéressante car elle ouvre la voie à une toute nouvelle famille d'antibiotiques. Il convient toutefois de ne pas crier victoire trop vite, car la plupart des substances connues apparentées à la nouvelle molécule sont trop toxiques pour être de bons médicaments. Des essais sont en cours sur le produit. La nouvelle molécule, décrite dans la revue allemande Angewandte Chemie est un type inconnu jusqu'ici d'acide tétramique, baptisé reutericycline. Elle est produite par la travail d'une souche particulière de Lactobacillus reuteri, une bactérie lactique fort commune, que l'on retrouve notamment dans l'intestin humain. Les bactéries lactiques sont utilisées dans diverses préparations alimentaires, dont le yogourt, parce qu'elles éliminent les bactéries pouvant causer les maladies. Le mécanisme exact en cause demeure toutefois mal compris. La reutericycline a été découverte par Michael Gänzle, une chercheur en alimentation de l'Université de Hohenheim, en Allemagne. Il a remarqué que la souche de Lactobacillus reuteri qu'il utilisait pour la fabrication de pain au levain était particulièrement efficace pour éliminer les bactéries nocives. Il a isolé l'acide lactique produit par cette bactérie et l'a envoyé à Alexandra Höltzel, de l'Université de Tübingen, pour une analyse plus approfondie. C'est alors qu'on a identifié le type précis d'acide (la reutercycline) et qu'on a pu constater que la substance venait à bout même des bactéries résistantes aux antibiotiques actuellement sur le marché. Des résultats prometteurs, dans la mesure où de plus en plus de maladies développent ce genre de résistance, semant l'inquiétude chez les médecins. Un bémol, toutefois : l'acide le plus semblable à la reutercycline que l'on connaisse est fortement toxique. Et même si le produit s'avère utilisable comme médicament, sa mise en marché ne pourra pas avoir lieu avant au moins dix ans.

Brève rédigée par @RT Flash

BBC :

http://news.bbc.co.uk/hi/english/sci/tech/newsid_881000/881477.stm

Sur la voie d'un dépistage de l'Alzheimer
Samedi, 26/08/2000 - 00:00

A première vue, il n'y a pas de différence. Les personnes repérées en 1996 par Gary Small, de l'université de Californie à Los Angeles, comme étant génétiquement susceptibles de développer une maladie d'Alzheimer ont répondu aussi bien et aussi vite que les autres aux exercices de mémoire qu'on leur proposait. Mais l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), une technique qui permet de visualiser en temps réel l'activité du cerveau au travers des flux sanguins, apporte un éclairage tout à fait nouveau à ces expériences. Les images sont nettes et catégoriques. Elles montrent que le cerveau des individus à risques, porteurs d'un gène de prédisposition à la maladie mais ne présentant encore aucun symptôme, doit travailler beaucoup plus dur que celui des autres pour arriver aux mêmes performances. Il recrute des neurones supplémentaires et les sollicite davantage, pour compenser la perte de certaines fonctions. «Nous avons utilisé cette technique pour étudier comment le cerveau répond à des problèmes mnémoniques», explique le chercheur américain, qui a travaillé avec trente personnes, âgées de 47 à 82 ans, dont seize à risques. En y regardant d'encore plus près, Gary Small s'est aperçu que les régions les plus actives sont celles où la maladie neurodégénérative est réputée faire le plus de dégâts. Les zones pariétales, temporales et frontales sont donc plus sollicitées chez les individus à risques que chez les autres. Deux ans après ces premières observations, le chercheur californien a répété l'expérience avec certains des sujets susceptibles de développer la maladie d'Alzheimer. Confirmation. Plus les résultats aux tests étaient mauvais, signe d'une dégradation de leur mémoire, plus leur activité cérébrale était intense. Gary Small et son équipe pensent avoir observé des signes précoces des dommages causés au cerveau, avant même l'apparition des premiers symptômes cliniques de cette maladie dont l'origine reste inconnue (pertes de mémoire, changements d'humeur et de comportement). En combinant imagerie cérébrale et test de susceptibilité génétique, il espère bien tenir là une méthode de dépistage précoce de la maladie d'Alzheimer, de la même manière qu'un électrocardiogramme effectué pendant des tests d'effort permet de pointer d'éventuelles défaillances du coeur.

Libération :

http://www.liberation.com/quotidien/semaine/20000822mark.html

Des images contre la crise cardiaque
Samedi, 26/08/2000 - 00:00

Des images haute résolution obtenues par résonance magnétique vont pouvoir permettre de détecter les plaques de graisses qui commencent à boucher les artères coronaires avant qu'elles ne se détachent et provoquent une attaque cardiaque, rapporte la revue Circulation à paraître mardi."Cette étude démontre pour la première fois que l'imagerie par résonance magnétique (IRM) peut fournir des images en haute résolution des artères coronaires chez des personnes en vie", souligne le principal auteur de l'article, le Dr Valentin Fuster, de l'Institut cardiovasculaire du Mont Sinaï à New York. Jusqu'alors, le mouvement des artères empêchait d'en obtenir des images nettes. Selon ce spécialiste, "cela permet d'identifier les plaques vulnérables dans les artères bien avant qu'elles ne se libèrent et pourrait également permettre un traitement ad hoc pour éviter une attaque cardiaque". Les chercheurs ont pris des clichés des artères coronaires de 13 personnes, dont cinq souffraient d'athérosclérose, ou bouchage des artères. Grâce à cette nouvelle technique ils ont pu "examiner la composition des parois des vaisseaux et mesurer précisément leur épaisseur", indique le Dr Fuster. Les parois des artères normales avaient en moyenne un millimètre, contre quatre pour celles affectées par des plaques. "Ces résultats nous prouvent que les maladies cardiovasculaires peuvent être détectées avant que le patient ne ressente les premiers symptômes et ouvrent la porte à la possibilité de faire passer des tests à un grand nombre de personnes" pour vérifier l'état de leurs artères, souligne enfin l'auteur de l'étude.

Nouvel Obs :

http://quotidien.nouvelobs.com/sciences/20000801.OBS6435.html

La Grande Bretagne autorise le clonage d'embryons humains pour la recherche
Samedi, 26/08/2000 - 00:00

Le gouvernement britannique a annoncé le 16 août avoir donné son feu vert au clonage d'embryons humains à des fins de recherche thérapeutique, en donnant son aval à un rapport officiel en ce sens. L'étude dirigée par le directeur de la santé publique, Liam Donaldson, rendue publique mercredi, a conclu que ce clonage ouvrira la voie à de nouveaux traitements. L'objectif est, en utilisant des cellules très jeunes, de cultiver toutes sortes de tissus qui pourraient servir de "pièces de rechange" pour traiter des maladies actuellement incurables. Ces recherches visent à fabriquer, pour une personne donnée, plusieurs embryons qui, parce qu'ils partageraient le même patrimoine génétique, deviendraient une source idéale de cellules souches embryonnaires, et donc d'organes, car non susceptibles de provoquer un rejet par incompatibilité tissulaire. Le texte de loi permettant le clonage d'embryons à des fins de recherche médicale interdira cependant strictement le clonage à but reproductif. Le gouvernement a annoncé qu'il laissera aux députés la liberté de voter selon leur conscience sur ce sujet éthique délicat.

Brève rédigée par @RT Flash

Communiqué du Gouvernement anglais :

http://www.number-10.gov.uk/news

Rapport d'expertise :

http://www.doh.gov.uk/cegc/stemcellreport.htm

BBC :

http://news.bbc.co.uk/hi/english/sci/tech/newsid_881000/881940.stm

Le génome du vibrion cholérique est séquencé
Samedi, 26/08/2000 - 00:00

La revue Nature vient de publier les résultats du séquençage du génome de Vibrio cholerae. Ce travail, réalisé par Heidelberg et al., montre que le génome du vibrion est réparti sur deux chromosomes circulaires qui contiennent au total plus de 4 millions de paires de bases (mégabases). Près de 3.900 cadres ouverts de lecture ont été identifiés. L'analyse post-génomique de ces séquences devrait faciliter la compréhension de la pathogénicité de cette bactérie et donc le développement de nouvelles thérapies et vaccins. L'agent pathogène du choléra est endémique en Asie du Sud-Est depuis plus de 1.000 ans mais il s'est également propagé à travers le monde : depuis, 1817, le vibrion cholérique a été à l'origine de 7 pandémies. La survenue de la maladie est très rapide et l'issue souvent fatale si un traitement n'est pas entrepris rapidement. Les diarrhées causées par le vibrion sont dues à la toxine cholérique, qui stimule la sécrétion d'eau et d'électrolytes par les cellules de l'intestin grêle. Une des caractéristiques de Vibrio cholerae est sa capacité à survivre dans un environnement aquatique entre deux épidémies, ce qui facilite de nouvelles flambées épidémiques. Le Dr J. Heidelberg (The Institute for Genomic Research, Rockville) et ses nombreux collaborateurs, en rapportant la séquence complète du vibrion, apportent un regard nouveau sur l'agent pathogène. Les résultats de leur publication sont analysés et discutés dans un article rédigé par M.Waldor (Howard Hugues Medical Institue, Boston) et D. RayChaudhuri (Tufts University School of Medicine, Boston) paru dans le même numéro de Nature. C'est la variété El Tor de Vibrio cholerae qui a été séquencée. Son patrimoine génétique est composé de deux chromosomes circulaires, le plus grand atteignant 2,96 mégabases et l'autre 1,07 mégabases. Le plus long des deux chromosomes contient en majorité des gènes essentiels aux fonctions cellulaires : réplication de l'ADN, division cellulaire, transcription et traduction, biosynthèse et synthèse de la paroi bactérienne. Le gène codant la toxine cholérique ainsi que d'autres gènes impliqués dans la pathogénicité (codant pour des antigènes de surface et des adhésines) sont également situés sur ce chromosome. Le chromosome le plus court contient également des gènes essentiels mais environ 60 % des gènes identifiés sur cette structure sont des gènes hypothétiques. Ces résultats vont faciliter la compréhension de l'évolution vers la pathogénicité mais aussi la connaissance des interactions entre deux chromosomes dans une même bactérie. Plus important, le séquençage de ce génome devrait aider les chercheurs à développer des vaccins et de nouveaux médicaments.

Caducée : http://www.caducee.net/

Découverte d'une protéine bloquant le développement du cancer du colon
Samedi, 26/08/2000 - 00:00

Des chercheurs canadiens ont découvert une protéine capable de bloquer le développement du cancer du colon chez des souris, selon la revue britannique scientifique Nature. L'absence de cette protéine, dénommée "p110g", chez les souris provoque le développement spontané de la tumeur intestinale et sa présence la régression du cancer, a constaté avec surprise l'équipe de Josef Penninger de l'université de Toronto (Ontario Cancer Institute) alors qu'elle étudiait l'influence de cette protéine sur l'immunité et les globules blancs et pas du tout ses effets dans le domaine du cancer. "Nous étudions des souris qui avaient été modifiées génétiquement pour ne pas posséder cette protéine et elles ont commencé à tomber malades et à mourir. Très vite nous nous sommes aperçus qu'elles souffraient d'un cancer colorectal invasif", raconte le Pr Penninger en qualifiant ce résultat de "complètement nouveau et inattendu". Après cette observation faite sur les souris en novembre 1999, les chercheurs, sous la conduite de Takehido Sassaki, ont examiné des tissus de cancer colorectal humain. Ils ont décelé l'absence de la protéine dans 25% environ des échantillons analysés. Les chercheurs ont alors réintroduit la protéine manquante dans les cultures de cellules cancéreuses humaines et la croissance de cellules tumorales a été arrêtée, quelles que soient leurs particularités génétiques. Pour le Pr Penninger, ce résultat est "porteur d'espoir parce que cela veut dire que même si des personnes sont porteuses de mutations génétiques de prédisposition au cancer colorectal, la protéine pourrait être capable de les neutraliser". Enfin, les chercheurs ont greffé des tumeurs humaines sur des souris normales et le cancer s'est développé rapidement. Puis, les souris ont reçu de la protéine qui a supprimé le cancer. Ces derniers résultats sont un bon argument qu'il y a vraiment là quelque chose et une preuve que la protéine joue un rôle chez l'homme, selon le Pr Penninger dont les travaux ont été subventionnés par la société Amgen. Prochaine étape, l'étude du fonctionnement exacte de la p110g dans le processus de cancérisation qui pourrait conduire à de nouvelles molécules thérapeutiques, stimulant ou mimant la protéine. Les spécialistes vont également chercher à vérifier si l'absence naturelle de la protéine chez l'homme engendre une prédisposition au cancer du colon. Dans les pays occidentaux, le cancer du colon est la deuxième forme la plus répandue de cancer. Chaque année en Europe, plus de 140.000 nouveaux cas de cancer colorectal sont diagnostiqués. En France, chaque année, le cancer colorectal est responsable de quelque 16.000 décès et 35.000 nouveaux cas sont diagnostiqués.

AFP :

http://www-old.afp.com/ext/francais/lemonde/sci/000823190535.58gbpsc8.html

Nature :

http://www.nature.com/nlink/v406/n6798/abs/406897a0_fs.html

L'aspirine : une vieille molécule pleine de ressources !
Samedi, 26/08/2000 - 00:00

L'aspirine a prouvé son efficacité pour prévenir les thromboses post-opératoires. Une étude menée en Nouvelle-Zélande vient de le confirmer. L'influence de cette vieille dame - l'aspirine a plus de 100 ans, tout de même - sur la coagulation sanguine n'est plus à démontrer. C'est même l'un de ses inconvénients majeurs en cas de surdosage ! En revanche bien utilisée, elle peut être bénéfique. Pour cette raison même, l'administration quotidienne d'aspirine à faible dose est recommandée pour la prévention des rechutes d'accidents vasculaire ischémique. Dans les suites opératoires, son rôle était pourtant moins bien évalué. Le Dr Anthony Rodgers et ses collègues, à Auckland, ont suivi de 1992 à 1998 un total de 13 356 patients opérés d'une fracture de la hanche. Ils les ont répartis en deux groupes. Les uns ont reçu de l'aspirine à faible dose avant et pendant 35 jours après l'intervention. Les autres ont reçu un placebo. Les auteurs affirment, au terme de l'étude, que l'aspirine a réduit les risques d'embolie pulmonaire et de thrombose veineuse profonde - une phlébite, ndlr - dans une proportion de 43% à 29%. Elle a également réduit de 58% le risque d'embolie pulmonaire fatale. Le point faible de ce travail est qu'aucun autre anticoagulant n'a été évalué concurremment à l'aspirine. Il en existe de nombreux, à commencer par les héparines de bas poids moléculaire, très utilisées en France. Cette étude présente néanmoins l'avantage d'une solution simple, sûre et... extrêmement compétitive en termes de rapport coût-efficacité. Il est vrai que 160 mg d'aspirine par jour, ce n'est pas une prescription qui risque d'alourdir nos dépenses de santé !

Healthandage.com :

http://www.healthandage.com/newsletter/npf.htm

De la vie dans les nuages
Samedi, 26/08/2000 - 00:00

Des bactéries vivent et prospèrent dans les nuages, elles s'y reproduisent et sont susceptibles de déclencher des pluies ou de modifier le climat, selon une étude autrichienne.. "Nous avons eu la surprise de trouver des bactéries bel et bien vivantes", selon Birgitt Sattler, de l'Université d'Innsbruck, à l'issue d'une recherche menée au dessus des Alpes, près de Salzbourg. S'il était connu que les bactéries sont parfois poussées très haut en altitude avant de se disséminer au-dessus de la surface terrestre, "l'atmosphère relativement propre et froide en altitude ne nous aurait a priori pas paru propice à la croissance bactérienne", précise-t-elle. Cela implique en effet que les bactéries sont capables de survivre à des températures inférieures à zéro, à un rayonnement ultraviolet intense, et à la rareté de substances nutritives. Les chercheurs ont isolé des gouttes d'eau composant des nuages, les ont congelées avant de le faire fondre: chaque millimètre d'eau fondue contenait environ 1.500 bactéries, les unes rondes, d'autres de forme allongée, certaines filamenteuses. Si elles n'ont pas été identifiées, ces bactéries étaient "en parfaite bonne santé". Sachant que les bactéries se multiplient sur une période pouvant atteindre plusieurs jours - ce qui est inférieur à la durée de vie moyenne d'un nuage - elles se reproduisent presque certainement à l'intérieur du nuage, qui peut être considéré comme un "habitat microbien", conclut Mme Sattler dont les travaux seront publiés prochainement dans "Geophysical Research Letters". A terme, il s'agit d'étudier l'ADN des bactéries pour savoir d'où elles proviennent: plantes, surfaces terrestres ou aquatiques. "A ce stade, tout ce que nous avons appris, c'est qu'il y a de la vie là-haut et qu'elle s'y reproduit". Selon Daniel Jacob de l'université de Harvard, cette intense activité bactérienne dans les nuages pourrait avoir des effets significatifs sur le climat. De son côté, Tim Lenton du centre d'Hydrologie d'Edimburgh y voit la confirmation d'une suggestion qu'il avait faite en 1998, selon laquelle les micro-organismes altèrent le climat.

AFP :

http://www-old.afp.com/ext/francais/lemonde/sci/000823191041.r80fapyn.html

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