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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 681
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 21 Décembre 2012
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Egalement dans ce numéro
TIC
MERCI MARK
Avenir
Un bras artificiel contrôlé par la pensée !
Matière
Les Etats-Unis s'engagent dans le défi de la batterie ultra-puissante pour 2018
La première puce nanophotonique fonctionnelle
Vivant
Réparer le cœur grâce aux micro-ARN
Découverte d'un marqueur spécifique des cellules-souches cancéreuses dans les polypes intestinaux
Aux Etats-Unis, la télémédecine progresse
Lutter contre la pollution améliore l'espérance de vie
Quand l'haleine révèle le cancer !
Cancer : la prévention passe aussi par la vitamine D !
Edito
Autisme : la recherche avance



L’autisme est un trouble grave et envahissant du comportement (La Haute Autorité de Santé définit l’autisme comme un trouble neuro-développemental) qui existe partout dans le monde et toucherait à présent près de 70 millions de personnes.

Sa prévalence serait passée en 50 ans d’une naissance sur 2000 à une naissance sur 150 de nos jours, sans qu’on puisse clairement expliquer les raisons de cette très forte progression qui ne semble pas seulement liée à l’évolution des critères médicaux et scientifiques internationaux de définition de cette affection.

En France, les estimations du nombre de personnes atteintes d’autisme varient de 300 000 à 600 000 et les principales associations retiennent généralement le chiffre moyen de 440 000 personnes autistes (dont les trois-quarts sont des hommes), ce qui représente l’équivalent de la ville de Lyon.

Il existe aujourd’hui un large consensus scientifique pour considérer que l’autisme est une maladie complexe dont les causes sont multiples et font intervenir de manière intriquée des facteurs génétiques, biologiques, environnementaux, psychologiques, affectifs et familiaux.

La prise en charge de ce trouble reste très insuffisante dans notre pays mais, grâce aux efforts des médecins, des familles et des associations, les choses sont en train d’évoluer et les pouvoirs publics ont pris conscience de la gravité de ce problème et ont déclaré l’autisme « grande cause nationale 2012 ».

Un troisième plan autisme doit être annoncé dans quelques semaines et, s’appuyant sur les dernières avancées scientifiques, il va mettre l’accent sur la question capitale du dépistage précoce de cette maladie.

Il est en effet possible aujourd’hui, grâce à de nouveaux outils de dépistage, de repérer l’autisme entre 18 mois et 3 ans, ce qui permet, en utilisant l’extraordinaire plasticité du cerveau des jeunes enfants, de mettre en place des thérapies qui obtiennent de bien meilleurs résultats en terme de réinsertion sociale, éducative et relationnelle.

En matière de dépistage précoce, des chercheurs de l’Université of Pittsburgh viennent ainsi de montrer qu’il était possible, en analysant l'acoustique des cris du nourrisson à 6 mois, de repérer des nourrissons qui présentent un fort risque de trouble autistique et qui seront diagnostiqués comme autistes à l’âge de trois ans.

Il existe plusieurs approches complémentaires de l’autisme, trouble dont le polymorphisme mobilise à la fois les neuro-sciences, la biologie, la génétique, la psychologie et la psychanalyse. Ces différents « angles de vision » sont tous nécessaires pour avancer dans la compréhension de cette affection.

Si l’autisme a une base génétique indéniable (comme le montre le risque d’autisme pour les vrais jumeaux quand l’un des deux est touché, qui est de l’ordre de 70 %, contre 10 % pour les faux jumeaux), on sait aujourd’hui, grâce à de vastes études réalisées au cours de ces dernières années, qu’une multitude de gènes distribués dans des régions très différentes du génome sont impliqués à des degrés variables dans le risque d’autisme. En outre, ces prédispositions génétiques très complexes auront une expression complètement différente en fonction des nombreux facteurs environnementaux et familiaux propres à l’enfant.

Comme le montre de manière remarquable Bertrand Jordan dans son livre « L’autisme : le gène introuvable », l’approche génétique, pour indispensable qu’elle soit, ne saurait à elle seule expliquer l’autisme, sauf à tomber dans une forme de réductionnisme scientifique stérile.

Il n’en demeure pas moins vrai que les avancées dans la connaissance des mécanismes biologiques et génétiques à l’œuvre dans l’autisme sont réelles. De récentes recherches publiées en avril 2012 par trois équipes américaines (La première du Harvard-MIT Broad Institute, la seconde de l'université de Yale et la troisième de l'université de Washington) ont ainsi montré pourquoi un père âgé de plus de 40 ans avait six fois plus de risque d'avoir un enfant autiste qu'un père âgé d'une vingtaine d'années (Voir l'excellent article).

La forte augmentation de ce risque provient de l’augmentation statistique de la fréquence de certains types de mutations génétiques chez les pères plus âgés.

Mais, comme l’admettent à présent la plupart des chercheurs, une connaissance très fine des facteurs génétiques de l’autisme ne suffira pas pour mettre au point un test diagnostique infaillible et, en supposant même qu’on parvienne un jour à identifier l’ensemble des gènes, protéines et interactions génétiques impliqués dans l’autisme, on ne pourrait qu’estimer la probabilité, pour un cadre environnemental donné, de développer ce trouble. 

Une autre voie de recherche encore balbutiante mérite d’être évoquée. Il s’agit des effets sur le développement cérébral de l’exposition, à certains âges de la vie, à une pollution chimique diffuse.

Des recherches chez l’animal menées par des chercheurs américains de l'Université de Davis ont montré que certaines substances chimiques présentes dans notre environnement pouvaient avoir des effets néfastes sur le développement du cerveau et perturber la capacité relationnelle et les fonctions cognitives jusqu’à aboutir à des symptômes proches de ceux de l’autisme (Voir SFARI).

Une autre équipe de recherche de l'Université de Californie du Sud dirigée par Pat Levitt, a pu montrer, pour sa part, dans une étude publiée fin 2010, qu’une exposition précoce et prolongée au benzopyrène, un composant chimique des gaz d'échappement des moteurs diesel, entraînait une perturbation de la synthèse de méthionine, une protéine indispensable à la bonne interconnexion des neurones (Voir NCBI).

Enfin, il y a quelques semaines, une nouvelle étude américaine, dirigée par la professeure Heather Volk, de l'Université de Californie du Sud, a confirmé ce lien puissant entre niveau de pollution et risque d’autisme. Selon ces travaux qui ont porté sur plus de 500 enfants, les enfants qui avaient été exposés pendant leur première année de vie à un haut niveau de pollution de l’air et dont les mères avaient elles mêmes été exposées à une forte pollution pendant leur grossesse, avaient trois fois plus de risques de développer un trouble autistique (Voir JAMA).

En matière de nouvelles perspectives thérapeutiques, certaines études récentes ont montré qu’une prise en charge médicamenteuse de l’autisme était, dans certains cas envisageable et pouvait, sans constituer une panacée ni écarter les autres formes de thérapies, déboucher sur de réels progrès pour les malades.

La première de ces pistes concerne les effets préventifs de certaines vitamines.

Plusieurs études ont en effet montré qu’une supplémentation en magnésium et vitamine B6 avait des effets positifs sur le comportement des enfants autistes.

En 1985, une étude réalisée sur 60 enfants autistes avait montré une amélioration du comportement des enfants grâce à une supplémentation associant vitamine B6 et magnésium.

En 2006, une autre étude française réalisée sur 33 enfants souffrant de troubles autistiques a confirmé que la prise régulière pendant huit mois de vitamine B6 associée au magnésium améliorait, chez 23 d’entre eux, le niveau de communication et d’interactions sociales (Voir Etude).

Une étude suédoise a également montré un lien entre le niveau de vitamine D chez la mère et le risque d’autisme chez l’enfant. Dans cette étude, les chercheurs ont constaté que des femmes immigrantes d'origine somalienne ayant eu un enfant autiste présentaient toutes des niveaux très faibles de vitamine D.

Or, on sait que l'autisme est plus fréquent dans les régions à faible ensoleillement et chez les personnes à peau sombre qui présentent plus souvent des carences sévères en vitamine. Ce lien entre vitamine D et risque d’autisme vient d’être confirmé il y a quelques jours par une nouvelle étude américaine publiée dans la revue Dermato-Endocrinology.

Ces travaux qui ont porté sur des enfants âgés de 5 à 17 ans, ont montré que les risques de développer un trouble autistique étaient divisés par deux dans les états américains où le niveau d’ensoleillement était le plus important en été. En revanche, dans les états du Nord, à faible niveau d’ensoleillement, les Américains de couleur voyaient leur risque d'autisme augmenter de 40 % (Voir Landes Bioscience).

Plus récemment, en juillet 2012, une autre étude américaine portant sur 429 mères d'enfants de 2 à 5 ans atteints d'autisme a montré quune supplémentation en vitamine B9 (acide folique) au début de la grossesse diminuait le risque d'autisme (Voir University of California et The American Journal of Clinical Nutrition).

Ces recherches ont montré qu’une prise journalière d’au moins 600 microgrammes d’acide folique réduisait de 38 % le risque pour les futurs enfants de développer un trouble autistique.

Mais, observation encore plus intéressante, cet effet protecteur de l’acide folique n’était pas le même pour toutes les mères et variait sensiblement en fonction de la présence ou non de certaines mutations génétiques chez la mère, ce qui confirme pleinement le rôle déterminant des interactions entre gènes et environnement dans cette affection.

La deuxième piste intéressante est celle du traitement hormonal.

Une étude remarquée, publiée en janvier 2010 et conduite par Angela Sirigu sur 13 adultes autistes atteints du syndrome d'Asperger (une forme particulière d'autisme), a montré qu’une hormone, l'ocytocine, semblait fortement impliquée dans l’intensité des symptômes autistiques (Voir article dans PNAS).

Cette étude montre que l'administration d’ocytocine permet à certains autistes de retrouver un niveau de relations affectives et sociales plus satisfaisant. L’hypothèse défendue par Madame Sirigu est que ces patients possèdent bien toutes les compétences sociales nécessaires mais ne peuvent les exprimer à cause de l’angoisse et du stress résultant de l'interaction sociale.

Enfin, la dernière piste a été révélée il y a quelques jours, le 11 décembre, par Yehezkel Ben-Ari, fondateur et directeur honoraire Inserm de l'Institut de neurobiologie de la Méditerranée et Eric Lemonnier, clinicien spécialiste de l'autisme au CHRU de Brest.

Ces deux chercheurs reconnus viennent de publier les résultats d'un essai en double aveugle portant sur les effets thérapeutiques d'un diurétique dans le traitement de l'autisme.

Dans cette étude, soixante enfants autistes de 3 à 11 ans recevaient pendant 3 mois un placebo ou un diurétique ayant pour effet de diminuer les niveaux de chlore intracellulaire (Voir article Nature).

Ces travaux ont montré que ce diurétique entraînait chez une majorité d’enfants (77 % d’entre eux) une diminution sensible des symptômes liés à l’autisme.

Ce résultat surprenant s’expliquerait par le fait que le chlore inhiberait la production du GABA (acide gamma-aminobutyrique), le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central, ce qui aurait pour effet de réduire l’intensité des symptômes de l’autisme et d’améliorer le niveau de communication des enfants souffrant de ce trouble.

Ces recherches et découvertes multiples, surprenantes et passionnantes, montrent à quel point il est important de reconnaître l’extrême complexité de l’autisme et d’appréhender cet ensemble de troubles dans toutes leurs dimensions, sans se laisser enfermer dans une approche unique ou un paradigme réducteur.

Souhaitons que ces avancées scientifiques et médicales permettent, dans le nouveau cadre d’une meilleure reconnaissance de cette affection par notre société, de prendre en charge plus précocement et plus efficacement, en étroite coopération avec les familles et les associations, les personnes souffrant de ces troubles afin de permettre, autant que possible, leur insertion sociale, professionnelle et relationnelle, dans le respect de leur singularité existentielle et de leur dignité.

René TRÉGOUËT

Sénateur Honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat

MERCI  MARK

Mark Furness qui fut pendant 18 ans mon assistant parlementaire au Sénat et qui depuis 1998 a été la cheville ouvrière de notre Lettre RT Flash a décidé de nous quitter. Je tiens à lui dire un très grand MERCI car sans les milliers d’heures qu’il a su donner bénévolement à notre Lettre depuis 14 ans et surtout sans sa grande compétence, la Lettre RT Flash n’aurait pu attirer les dizaines de milliers de lecteurs qu’elle a su intéresser.

Nous te regretterons Mark.

Sois heureux dans ta nouvelle vie.

Bien Cordialement

René TREGOUET

Sénateur Honoraire

Rédacteur en Chef de la Lettre RTFlash


TIC
Information et Communication
MERCI MARK
Vendredi, 21/12/2012 - 00:10

Mark Furness qui fut pendant 18 ans mon assistant parlementaire au Sénat et qui depuis 1998 a été la cheville ouvrière de notre Lettre RT Flash a décidé de nous quitter.

Je tiens à lui dire un très grand MERCI car sans les milliers d’heures qu’il a su donner bénévolement à notre Lettre depuis 14 ans et surtout sans sa grande compétence, la Lettre RT Flash n’aurait pu attirer les dizaines de milliers de lecteurs qu’elle a su intéresser.

Nous te regretterons Mark.

Sois heureux dans ta nouvelle vie.

Bien Cordialement

René TREGOUET

Sénateur Honoraire

Rédacteur en Chef de la Lettre RTFlash

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Un bras artificiel contrôlé par la pensée !
Mercredi, 19/12/2012 - 16:47

Des chercheurs de l’Université de technologie Chalmers en Suède, dirigés par Max Ortiz, ont mis au point une prothèse dirigée par la pensée. Celle-ci est directement attachée au squelette et connectée aux nerfs et aux muscles, sans passer par des électrodes implantées sur la peau.

Ce type de prothèse se commande de façon beaucoup plus intuitive et permet un contrôle du membre artificiel qui est proche de celui du membre biologique. 
 
"Aujourd'hui, pour la plupart des prothèses, les mouvements doivent être pré-programmés et la moitié seulement des personnes amputées peuvent bénéficier de ces prothèses. Avec notre prothèse, directement couplée aux nerfs et aux muscles, il est bien plus simple de commander une prothèse", souligne Max Ortiz.

Outre-Atlantique, les recherches se poursuivent également sur les neuroprothèses classiques. Une des voies de recherche consiste à utiliser de nouvelles électrodes plus petites et plus sensibles. C'est notamment la voie suivie par les chercheurs de l'Université de Pittsburgh pour permettre à une patiente de 52 ans, totalement paralysée, de commander un bras robotisé de manière plus intuitive. Dans cette expérimentation, deux micro-électrodes ont été implantées dans le cortex de la patiente qui a ainsi pu réaliser des mouvements complexes avec son bras robotisé au bout de seulement deux jours d'exercice.

Ce bras, développé en coopération avec la DARPA (Agence américaine de recherche de l'armée) intègre pas moins de 17 moteurs contrôlant 26 articulations. Il s'agit du membre artificiel le plus sophistiqué au monde et il peut effectuer les mêmes mouvements avec la même précision et la même souplesse qu'un membre naturel. Il lui manque toutefois, selon les chercheurs, une capacité de « rétroaction sensorielle », bien qu'il soit muni d'une centaine de capteurs.

On peut imaginer que, dans un futur proche, ces deux types de prothèses soit amenées à fusionner, ce qui permettrait à un nombre beaucoup plus important de personnes handicapées et paralysées de bénéficier de ces neuroprothèses très proches des membres naturels en terme de commande et de possibilité de mouvements.

Article rédigé par Mark FURNESS pour RTFlash

The Lancet

Chalmers

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Matière
Matière et Energie
Les Etats-Unis s'engagent dans le défi de la batterie ultra-puissante pour 2018
Mercredi, 19/12/2012 - 15:32

Stephen Chu, Secrétaire américain à l'Énergie, vient d'annoncer que, d' ici 2018, les Etats-Unis veulent mettre au point des technologies de stockage de l'énergie cinq fois plus puissantes et cinq fois moins chères que celles disponibles aujourd'hui. Pour relever ce défi scientifique et technique majeur, un centre de recherche unique, fédérant et regroupant les meilleurs spécialistes américains de l'énergie, sera créé au sein de l'Argonne National Laboratory. Il disposera d'une enveloppe financière de 80 millions d'euros.

Ce projet de batterie du futur regroupera six laboratoires américains, cinq universités - l'Université Northwestern, l'Université de Chicago, l'Université de l'Illinois-Chicago, l'Université de l'Illinois-Urbana Champaign et l'Université du Michigan - et quatre entreprises privées - Dow Chemical, Applied Materials, Johnson Controls et Clean Energy Trust.

L'objectif industriel est de disposer avant la fin de la décennie de systèmes de stockage de l'énergie à l'usage des ménages et des entreprises qui soient suffisamment performants et bon marché pour permettre aux énergie renouvelables (éolien, solaire et biomasse) de se substituer massivement aux énergies fossiles émettrices de GES.

Cette "force de frappe scientifique" a une feuille de route claire : il ne s'agit pas d'améliorer les technologies actuelles mais de parvenir à des ruptures technologiques qui fassent entrer les systèmes de stockage électrochimiques dans une nouvelle ère.

Stephen Chu, qui est également un scientifique respecté, souligne que l'objectif visé est d'améliorer suffisamment les capacités de stockage des batteries pour pouvoir diviser par deux la surface solaire nécessaire sur le toit d'une maison, afin de fournir les trois quarts des besoins en énergie d'une famille moyenne. Dernier défi, ce système performant devra coûter moins de 10 000 dollars.

Article rédigé par Mark FURNESS pour RTFlash

U.S. Department of Energy

Clean Energy Trust

La première puce nanophotonique fonctionnelle
Mercredi, 19/12/2012 - 15:13

Après 10 ans de recherche, IBM vient de présenter la première puce nanophotonique complète, pouvant traiter à la fois des signaux optiques et électriques, ce qui devrait permettre à terme de multiplier par dix la vitesse de transfert des informations entre les différents composants d'un supercalculateur.

Cette percée technologique permet l'intégration des différents composants optiques et circuits électroniques sur une seule puce de silicium gravée en 90 nm sur neuf couches successives, selon des techniques de photolithographie standards. Les nouvelles fonctionnalités de cette puce opto-électronique incluent une variété de composants nanophotonique silicium, tels que des modulateurs, des photodétecteurs germanium et des multiplexeurs.

En multiplexant les différentes entrées/sorties de cette puce, les chercheurs pensent qu'ils pourront superposer 50 voies en parallèle, ce qui permettra d'augmenter la bande passante à un Térabit/seconde, contre 25 Gbits/seconde pour l'instant.

Cette avancée aura des applications non seulement dans le domaine des réseaux optiques mais également en informatique. Dans les ordinateurs, les échanges de données seront considérablement accélérés et il en sera de même dans les supercalculateurs qui verront exploser les performances de leur bande passante de données entre le processeur et la mémoire.

Selon Yurii A. Vlasov qui dirige ces recherches, la mise au point de cette puce devrait accélérer le passage de la barrière exaflopique (un milliard de milliard d'opérations par seconde), prévue en remplacement des actuelles machines pétaflopiques (un million de milliard d'opérations par seconde) d'ici la fin de la décennie.

Article rédigé par Mark FURNESS pour RTFlash

IBM

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Réparer le cœur grâce aux micro-ARN
Jeudi, 20/12/2012 - 07:55

Chez l'homme jeune, à peine 1 % des cardiomyocytes (cellules cardiaques) est renouvelé chaque année et cette capacité de régénération décroît inexorablement avec l’âge. Mais en s'appuyant sur une banque contenant plus de 800 miARN synthétiques, des chercheurs du Centre international d’ingénierie génétique et de biotechnologie de Trieste ont sélectionné 204 miARN capables d'augmenter très sensiblement la prolifération des cellules cardiaques chez le rat. De ces 204 miARN, ils ont enfin sélectionné deux miARN très actifs.

L’injection de ces petits ARN a permis de réparer et de restaurer partiellement la fonction cardiaque de souris après un infarctus.

Mais il faudra encore de nombreuses années pour maîtriser cette technique prometteuses des miARN régénérateurs car ceux-ci agissent sur plusieurs milliers de gènes et toutes ces interactions doivent être connues et inventoriées avant de pouvoir utiliser en toute sécurité ces puissants outils génétiques.

Article rédigé par Mark FURNESS pour RTFlash

Nature

Découverte d'un marqueur spécifique des cellules-souches cancéreuses dans les polypes intestinaux
Jeudi, 20/12/2012 - 07:49

Une équipe japonaise de recherche dirigée le professeur Chiba, de l'Université de Kyoto, a découvert la présence de biomarqueurs spécifiques des cellules-souches cancéreuses de l'intestin.

Ces cellules-souches cancéreuses constituent une catégorie particulière de cellules malignes découverte il y a quelques années dans certains types de cancers et notamment celui de l'intestin. Ces cellules-souches cancéreuses semblent jouer un rôle clé dans le niveau d'agressivité du cancer et dans la formation de métastases.

Le problème est que ces cellules-souches cancéreuses restent difficiles à identifier car plusieurs de leur marqueurs moléculaires sont identiques à ceux des cellules souches saines.

En étudiant les principaux gènes impliqués dans le développement du cancer colorectal, les chercheurs japonais ont repéré un gène, baptisé Dclk1 (Double cortin-like kinase 1), particulièrement intéressant, qui commande la production d'une protéine qui est est un marqueur des cellules-souches saines de l'épithélium gastrique.

Les chercheurs ont ensuite constaté qu'il existait dans les polypes quelques cellules exprimant la protéine Dclk1 et produisant de façon anarchique des cellules filles. En détruisant de manière ciblée ces cellules-souches tumorales, les chercheurs ont constaté, au bout d'une semaine, une diminution de 75 % de la taille des polypes, ce qui conforte l'hypothèse du rôle central que jouent ces cellules-souches cancéreuses dans le déclenchement et la dissémination du cancer du colon.

Article rédigé par Mark FURNESS pour RTFlash

Nature

Aux Etats-Unis, la télémédecine progresse
Jeudi, 20/12/2012 - 07:41

Selon une étude de UnitedHealth, 20 % des Américains vivant dans des régions rurales, soit plus de 12 millions d'habitants, se déclarent en mauvaise santé. Il est vrai que ces régions comptent deux fois moins de médecins à population égale que dans les zones urbaines. En outre, on estime qu'un patient doit en moyenne effectuer 100 km pour accéder à des soins spécialisés, et trois malades ruraux sur quatre doivent être hospitalisés en ville.

On estime qu'aujourd'hui un tiers des médecins ruraux utilisent la téléimagerie, un cinquième prennent l'avis d'un spécialiste à distance et 10 % pratiquent régulièrement des téléconsultations. 11 % des habitants de zones rurales utilisent des applications de télésanté grâce à leur mobile. La marge de progression de la télémédecine est donc forte car 74 % des résidents ruraux sont connectés à l'Internet et 77 % possèdent un mobile.

S'agissant des médecins, les principaux obstacles à l'utilisation de la télémédecine sont le coût des équipements, la complexité administrative et le manque de formation à ces nouveaux outils numériques.

Article rédigé par Mark FURNESS pour RTFlash

UnitedHealth-Moderniser l'accès aux soins en milieu rural

Lutter contre la pollution améliore l'espérance de vie
Jeudi, 20/12/2012 - 07:32

Une étude américaine réalisée par des chercheurs de l’école de santé publique de Harvard (HSPH), montre que la réduction, même modeste, de la pollution de l’air par les particules fines, permet une augmentation de l’espérance de vie.

A Paris, le dernier rapport d' Airparif révèle que les niveaux d'exposition commandés pour le dioxyde d’azote (NO2), les particules (PM 2,5 et PM 10) et le benzène, sont largement dépassés dans un rayon de 40 mètres autour d’un axe routier. Cela représente 125 écoles, 85 crèches, 66 hôpitaux et 36 établissements pour personnes âgées.

Mais ces travaux montrent que réduire la pollution est toujours bénéfique pour la santé et l’espérance de vie. Les chercheurs américains ont notamment montré le lien de causalité entre le niveau de particules fines dont le diamètre est inférieur ou égal à 2,5 micromètres et l'incidence de nombreuses pathologies cardiaques ou pulmonaires.

A cet égard, l'étude américaine, publiée le 3 décembre, visait à évaluer les effets des faibles réductions de la pollution atmosphérique enregistrées aux Etats-Unis depuis 10 ans sur l’espérance de vie. Or, contrairement à ce qui était prévu, la faible réduction en particules PM 2,5 (moins 10 microgrammes par mètre cube entre 2000 et 2007) a tout de même permis une augmentation de l’espérance de vie de 0,35 année dans les 545 comtés américains inclus dans l'étude.

Cette étude confirme celle publiée en 2009 dans le NEJM, qui montrait un allongement de l’espérance de vie dans 211 comtés urbains. De manière logique, les effets bénéfiques d’une réduction de la pollution sont plus importants dans les zones les plus urbanisées. De manière inattendue, cette étude révèle par ailleurs qu'une baisse de la pollution de l'air a un impact plus grand sur la santé des femmes que sur celle des hommes.

Selon l’agence américaine de l’environnement (EPA), la  mise en oeuvre croissante depuis 1970 de mesures visant à réduire la pollution atmosphérique "améliore largement l’espérance de vie et doit être poursuivie".

Article rédigé par Mark FURNESS pour RTFlash

Airparif

Epidemiology

Quand l'haleine révèle le cancer !
Mercredi, 19/12/2012 - 16:29

Des chercheurs italiens dirigés par Donato Altomare à l'Université de Bari sont parvenus à détecter un cancer colorectal (deuxième cause de mort de cancer en Europe) avec 76 % d'exactitude en analysant simplement l'haleine des patients grâce à une technique simple et non invasive.

Cette nouvelle méthode consiste à analyser par chromatographie en phase gazeuse les composés organiques volatils contenus dans l'haleine des patients. Il se trouve en effet que ces COV sont modifiés lorsqu'un patient est atteint d'un cancer.

Après avoir déterminé et échantillonné le profil biochimique des COV présents dans l'haleine d'une quarantaine de personnes atteintes d'un cancer colorectal, puis relevé dans l'haleine de 40 patients sains, les chercheurs ont réussi à détecter la présence du cancer chez les trois quarts des malades.

L'avantage d'un tel de dépistage est qu'il serait bien plus simple à faire accepter par un large public que le test actuel qui nécessite le recueil des selles et qui n'est fait que par le tiers de la population ciblée. En outre, ce nouveau test possède une sensibilité aussi grande pour les cancers précoces que pour les cancers plus avancés.

Aux Etats-Unis, la firme Metabolomx a déjà mis au point un "nez électronique" qui permet, en analysant l'haleine du patient, de détecter la présence d'un cancer du poumon avec le même niveau de fiabilité qu'un examen par scanner.

Article rédigé par Mark FURNESS pour RTFlash

British Journal Of Surgery

Metabolomx

Cancer : la prévention passe aussi par la vitamine D !
Mercredi, 19/12/2012 - 15:21

Des chercheurs de l’Université McGill (John White et David Goltzman) viennent d'éclaircir les mécanismes biochimiques par lesquels la vitamine D exerce un effet protecteur contre le cancer. Ces scientifiques ont montré que la vitamine D avait le pouvoir d’inhiber à la fois la production et la fonction de la protéine cMYC qui contrôle la division cellulaire et dont l'activité est liée à plus de la moitié de tous les cancers.

Normalement, une alimentation variée et une bonne exposition au soleil pendant le printemps et l’été suffisent à produire et à stocker une quantité suffisante de vitamine D. Toutefois, dans de nombreuses régions du monde, les populations souffrent encore de carence en vitamine D directement liée à un régime alimentaire déséquilibré et à un manque d'exposition à la lumière du soleil. Or, on sait à présent qu'un apport insuffisant en vitamine D est fortement corrélé à un risque accru de développer certains cancers, comme les cancers ORL.

"Grâce à nos recherches, nous avons pu préciser le rôle de la vitamine D en matière de régulation de la prolifération cellulaire et nous avons montré que la vitamine D agit sur la production de la protéine cMYC mais exerce également une action puissante sur le gène MXD1."

Ces travaux  montrent que la vitamine D exerce bien une action inhibitrice sur la protéine cMYC, ce qui ralentit à la fois l'apparition et la dissémination des cellules cancéreuses. Ces recherches confirment également l'intérêt préventif d'une supplémentation en vitamine D pour certaines populations qui pourraient être ainsi mieux protégées du cancer .

Article rédigé par Mark FURNESS pour RTFlash

Université McGill

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