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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 457
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 20 Décembre 2007
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Egalement dans ce numéro
TIC
Un ballon dirigeable pour déployer du haut-débit
Les factures EDF payables par SMS à partir de 2008
Le gouvernement facilite l'entrée de la fibre optique dans les immeubles
Avenir
Le robot détecte l'homme pour mieux communiquer
Matière
Innovation dans le domaine des batteries au lithium
Des bactéries pour retarder la fin du pétrole
Cellule photovoltaïque plastique sous forme de feuille A4
Espace
Aurore boréale : l'énergie vient de cordes magnétiques liant Soleil et Terre
Terre
GB : 7.000 éoliennes offshore pour alimenter tous les foyers d'ici 2020
Voitures : Bruxelles veut réduire les émissions de C02 en fonction du poids
1998-2007 décennie la plus chaude, selon les météorologues de l'ONU
Vivant
Dystrophie musculaire : des souris traitées par des cellules souches humaines
Dents de lait : une source potentielle de cellules souches utilisables en médecine régénérative
Manger mal... à en mourir
Obésité: 17 % des adultes et 3,5 % des enfants sont concernés en France
Recherche
Fiat lance la voiture à énergie solaire
Edito
Thérapie cellulaire : le grand bond en avant



Il y a quelques semaines, deux équipes, l'une dirigée par Shinya Yamanaka, de l'Université de Kyoto (Japon), l'autre dirigée par James Thomson, de l'Université du Wisconsin (USA), obtenaient, à partir de cellules de la peau humaine, des cellules semblables aux cellules souches embryonnaires (CSE). Les cellules obtenues par Yamanaka et ses collègues sont semblables en apparence aux cellules souches embryonnaires et se comportent de la même façon qu'elles en culture : elles sont pluripotentes, c'est-à-dire qu'elles ont la capacité de se transformer en n'importe quel type de tissus. L'équipe de Thomson, a travaillé pour sa part à partir de cellules de peau de foetus et de nouveau-nés.

Cette fois, c'est une nouvelle étape qui vient d'être franchie : des chercheurs américains ont annoncé le 7 décembre qu'ils avaient réussi à reprogrammer des cellules souches cutanées prélevées sur la queue de souris malades puis à utiliser ces cellules pour les guérir d'une maladie génétique rare, la drépanocytose. Leurs travaux, publiés sur le site de la revue "Science", montrent qu'il est possible de transformer des cellules adultes en cellules présentant toutes les caractéristiques de cellules souches embryonnaires, capables de se différencier en toutes sortes de tissus humains composant l'organisme. Leurs travaux ne peuvent toutefois pas encore s'appliquer à l'homme, des obstacles demeurent, notamment le risque de cancer que pourrait provoquer la méthode de reprogrammation.

Mais sans ce nouveau travail sur la souris, les scientifiques ne savaient pas "si cette machinerie allait fonctionner ou pas", explique le premier auteur, Tim Townes, directeur du département de génétique moléculaire à l'Université d'Alabama. "C'est le premier exemple de maîtrise complète du cycle et de guérison."

Tim Townes a créé une lignée de souris possédant les gènes humains de la drépanocytose, une maladie génétique grave dans laquelle les globules rouges déformés ne peuvent plus transformer l'oxygène en quantité suffisante. Pour cette expérience, Townes s'est associé à l'éminent scientifique Rudolph Jaenish de l'Institut Whitehead de Cambridge (Massachusetts). Ensemble, ils ont reprogrammé les cellules cutanées de ces souris en cellules possédant toutes les caractéristiques des cellules souches embryonnaires. Ils ont forcé les cellules nouvellement reprogrammées à se différencier en cellules productrices de sang. Puis ils ont remplacé le gène à l'origine de cette maladie par une version saine. Les souris se sont mises à produire du sang sain et les signes cliniques de drépanocytose ont disparu.

Townes veut à présent tester cette méthode chez l'homme mais avant d'en arriver à ce stade, il faut savoir si les cellules de peau provenant de personnes atteintes de drépanocytose peuvent être reprogrammées de la même manière. Une recherche qui peut prendre plusieurs années avant de pouvoir créer une méthode de reprogrammation sans danger pour être expérimenté chez l'humain.

En Europe, la recherche est également en train de franchir des étapes décisives. Bernd Fleischmann (Université de Bonn, Allemagne) et ses collègues ont en effet greffé à des souris adultes souffrant d'arythmie ventriculaire des cardiomyocytes embryonnaires de souris. Le rythme cardiaque s'est stabilisé grâce à une meilleure activité électrique des cellules.

Une transplantation de cellules de muscle génétiquement modifiées pourrait traiter les irrégularités du rythme cardiaque chez des personnes dont le coeur a été éprouvé par des infarctus, expliquent des chercheurs dans la revue Nature. Ces travaux menés sur les souris, encore préliminaires, ouvrent une nouvelle voie de recherche pour la thérapie cellulaire, qui suscite de grands espoirs en cardiologie. Ces recherches ouvrent la voie vers de futures thérapies réparatrices pour le coeur.

Autre avancée récente : une équipe franco-italienne a montré que des cellules souches musculaires modifiées de patients atteints de dystrophie musculaire pouvaient réduire les symptômes de cette maladie chez des souris. Cette découverte permet d'espérer parvenir un jour à traiter les malades avec leurs propres tissus. Enfin, des chercheurs japonais ont montré que des cellules souches provenant de dents de lait pouvaient être utilisées pour produire des cellules osseuses.

Il est frappant de voir qu'en quelques semaines la recherche mondiale a accompli des pas de géant dans la compréhension des mécanismes les plus intimes de la différenciation cellulaire et a démontré qu'il était possible d'utiliser à des fins thérapeutiques des cellules adultes reprogrammées, contournant ainsi l'obstacle éthique récurrent lié à l'utilisation des cellules souches embryonnaires.

Nul doute, à la lumière de ces remarquables avancées scientifiques que les thérapies cellulaires, combinées au thérapies géniques, vont révolutionner dans les 20 ans qui viennent la médecine mais également la société toute entière car les nouveaux outils thérapeutiques qui vont découler de ces recherches ne seront pas seulement efficaces contre une multitude de maladie, ils permettront également de s'attaquer directement aux effets biologiques et organiques du vieillissement. Souhaitons que la France et L'Europe se donnent les moyens de rester en course dans cette compétition scientifique mondiale aux enjeux décisifs pour notre avenir.

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Un ballon dirigeable pour déployer du haut-débit
Vendredi, 21/12/2007 - 00:00

L'avenir d'Internet dans les pays en voie de développement passe-t-il par une flotte de ballons dirigeables ? Des chercheurs suisses et anglais en sont convaincus. Depuis plus d'un an, leurs différentes équipes travaillent à la mise au point du projet « X-Station », imaginé par Kamal Alavi, un ingénieur et entrepreneur iranien vivant en Suisse. Selon lui, ce dirigeable de 100 mètres de long, qui agirait comme un satellite, permettrait de transmettre les services haut débit (voix sur IP, Internet, voire même télévision sur Internet) dans un rayon de 1000 kilomètres si le relief n'est pas trop marqué.

Pour se maintenir exactement au même endroit, à 21 kilomètres du sol sans y être relié aucunement, il sera équipé de moteurs et d'un système GPS. Un tel projet doit évidemment faire face à de nombreux défis : l'isolation du ballon rempli d'hélium et du matériel embarqué ou encore la puissance des moteurs contre des vents pouvant atteindre des vitesses élevées... Malgré tout, cette solution serait « peu onéreuse, abordable et rapide. Pas besoin de dépenser des millions de dollars », indiquait Kamal Alavi à l'AFP en mars dernier. Au sol, les utilisateurs auront à s'équiper de récepteurs. Trois X-Stations suffiraient à couvrir un pays comme la Suisse. Pour le continent africain, une quarantaine s'avéreraient nécessaires.

Le dirigeable est complètement souple, il ne renferme aucune structure rigide. Il dispose d'une double enveloppe faite d'un substrat de fibres synthétiques laminées (trois fois plus résistant que l'aluminium) et d'un petit avion en fibre de carbone sans pilote, attaché dessous. Le sommet du ballon est recouvert de cellules solaires pour fournir de l'énergie. La X-Station n'a pas besoin d'embarquer une électronique très puissante. Les chercheurs des prestigieuses Ecoles polytechniques fédérales de Lausanne (EPFL) et de Zurich (EPFZ) ont multiplié les simulations sur ordinateur. « Nous avons aussi testé des équipements électroniques et de télécommunications depuis un hélicoptère.

Prochainement, nous testerons également la partie moteur et contrôle depuis un ballon à air chaud », indique Jean-Philippe Thiran. Un prototype de 10 mètres de long a aussi été testé cet été. La prochaine étape devrait avoir lieu à la mi-décembre avec le vol d'un ballon de 30 mètres de long. En 2008, ce sera au tour de la version finale de voler en principe au-dessus de la Suisse et de l'Afrique. Deux ou trois ans plus tard, le projet pourrait être commercialisé.

OINet

Les factures EDF payables par SMS à partir de 2008
Vendredi, 21/12/2007 - 00:00

EDF s'apprête à proposer à ses abonnés de régler leurs factures à l'aide de leur téléphone mobile, rapporte le site Energie2007.fr. L'entreprise a testé le principe du « m-paiement » pendant trois mois, dans les régions Rhône-Alpes et Auvergne, afin de valider le fonctionnement technique et surtout d'évaluer l'intérêt des abonnés pour cette formule. L'objectif est de « convaincre les clients qui refusent le prélèvement automatique, pour supplanter les TIP et les chèques » plus difficiles à gérer car les paiements arrivent souvent tard, explique Samuel Brodier, chef de produit à la Direction Marketing de la Direction commerciale particuliers et professionnels d'EDF. L'accueil a été favorable, se réjouit-il, avec un taux d'adoption de 30 %.

Dans le détail, quelques jours après avoir posté la facture, EDF envoie un SMS à l'abonné pour demander une autorisation de paiement. Il suffit alors à celui-ci, par retour de SMS, de valider l'opération (en tapant EDF) et le débit du compte programmé sous 48 h. Seul l'envoi du SMS sera payant, tient à préciser EDF. Le service sera déployé jusqu'à fin décembre auprès des 6.000 conseillers EDF de France. Le dispositif devrait être proposé aux particuliers dès le 1er janvier 2008. Les professionnels devront patienter jusqu'en 2009, pour des raisons techniques.

ZDNet

Le gouvernement facilite l'entrée de la fibre optique dans les immeubles
Vendredi, 21/12/2007 - 00:00

Alors que la grande majorité des internautes n'éprouve pas encore le besoin de disposer d'un accès Internet à 100 Mbit/s, les autorités publiques avancent au pas de course pour réglementer le déploiement de la fibre optique en France, afin d'en assurer l'essor. Deux semaines après la remise des préconisations du régulateur des télécoms (Arcep) sur le sujet, le ministère de l'Economie et des Finances a présenté le jeudi 13 décembre son programme « très haut-débit ». Comme souhaité par l'Arcep, celui-ci implique des adaptations de la loi actuelle, trop restrictive, pour accélérer l'installation de la fibre dans les immeubles. Et une fois n'est pas coutume, l'arbitrage de Bercy semble a priori aussi favorable aux fournisseurs d'accès à Intern (FAI) qu'aux consommateurs.

Les mesures prévues par le gouvernement ont été présentées par Hervé Novelli, le secrétaire d'Etat chargé des Entreprises et du Commerce. Bercy considère en effet le déploiement de la fibre comme « un accélérateur de croissance économique ». Ce qui explique en partie son empressement à éliminer les points « bloquants », à commencer par les syndics et les copropriétaires.

Pour les inciter à accepter l'implantation des opérateurs dans les immeubles, le gouvernement souhaite que toute proposition d'un FAI puisse être examinée pendant les assemblées générales de copropriété.

De plus, il compte s'inspirer du « droit à l'antenne » (établi pour la télévision dans les années 60) pour qu'un propriétaire ne puisse plus s'opposer à l'installation de la fibre dans son immeuble si un autre propriétaire en a émis le souhait. A moins que ce ne soit pour une raison « sérieuse et légitime ». « Ce n'est pas un droit à la fibre, mais une faculté d'accès à la fibre », a précisé Hervé Novelli dans son allocution.

Mais en contrepartie de cette porte ouverte aux opérateurs, Bercy compte inscrire dans la loi la création d'une convention type, pour encadrer les relations entre FAI et propriétaires. Elle précisera au moins les conditions dans lesquelles l'opérateur peut accéder à la propriété, l'indemnisation en cas de dégâts, l'utilisation des installations par des tiers ou encore le fait qu'un opérateur n'aura pas le droit de proposer une contrepartie financière pour installer sa fibre chez un propriétaire...

Toutes ces mesures nécessitent des modifications législatives, qui pourraient intervenir au printemps 2008, en même temps que le projet de loi sur la modernisation de l'économie. Bercy veut aussi légiférer pour obliger les opérateurs à mutualiser leurs installations dans les immeubles et donner à l'Arcep le pouvoir nécessaire pour orchestrer cette future foire d'empoigne.

Enfin, le gouvernement proposera que tous les immeubles neufs soient précâblés dès leur construction, « ce qui entraînera un surcoût de seulement quelques centaines d'euros », a précisé le secrétaire d'Etat. Un surcoût qui sera bien sûr à la charge du consommateur.

Mais même l'UFC-Que Choisir, qui participe au « Comité de pilotage du très haut-débit » réuni par le ministère, se déclare favorable aux mesures avancées : « Ce sont des propositions intéressantes », estime Edouard Barreiro, chargé de mission à l'association de consommateurs. « Il faudra tout de même soulever un jour la question de la technologie de la fibre employée : GPON une fibre pour plusieurs abonnés, NDLR] ou point à point, qui n'ont pas les mêmes répercussions ».

Quoi qu'il en soit, l'association conseille aux bailleurs et aux syndics d'attendre la modification effective de la loi par le Parlement, avant d'ouvrir grand leurs portes aux opérateurs. Par ailleurs, rien n'indique que les mesures votées seront rétroactives, c'est-à-dire applicables aux fibres installées actuellement par les opérateurs.

[OINet

^ Haut
Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Le robot détecte l'homme pour mieux communiquer
Vendredi, 21/12/2007 - 00:00

La machine se rapproche de l'homme à mesure que les perceptions des robots s'affinent. Un groupe de recherche espagnol spécialiste de l'intelligence artificielle a mis au point un prototype capable de détecter visuellement des individus au sein d'un environnement, et d'interagir avec ces derniers. Ces recherches ont été l'objet d'une thèse doctorale visent à rendre les systèmes robotisés plus autonomes dans leurs déplacements et à améliorer les communications homme-machine. Le système présenté combine des techniques de visualisation et d'informatique appliquée à la navigation et aux problématiques de perception. La présence d'une technologie de caméra stéréo permet notamment d'analyser les mouvements des individus en utilisant le visage comme point de repère.

En fonctionnement, la machine procède tout d'abord à la modélisation de l'environnement qui l'entoure sous la forme d'un plan. Ce modèle permet ensuite au dispositif d'extraire les objets apparaissant au premier plan pour mieux distinguer les individus présents. Lorsque le visage d'une personne est "pointé", la machine est alors capable de suivre ses mouvements tout en effectuant simultanément une nouvelle recherche. La technique notamment utilisée dans les domaines du traitement du signal, contribue à déterminer la position et la trajectoire prise par chaque individu au sein de l'environnement. En outre, le système peut aussi se référer à la couleur des vêtements de chacun pour distinguer différentes personnes lorsque celles-ci sont très proches. Ce prototype a été l'objet de nombreux tests qui se sont montrés concluants, indique le groupe de recherche.

Intégrée dans des systèmes robotisés mobiles, cette technologie pourrait avoir de multiples applications pour des usages de la vie quotidienne. Les chercheurs évoquent ainsi le développement de robots guides pour les musées ou encore de robots d'assistance personnelle pour personnes âgées ou dépendantes. "L'objectif de notre étude est de faire des robots les outils les plus accessibles à la maison comme sur le lieu de travail", explique Rafael Muñoz, chercheur à l'univerité de Grenade. Et d'ajouter : "c'est la raison pour laquelle il est nécessaire de développer des techniques participant à élever le degré d'autonomie des robots mobiles". Des communications homme-machine basées sur des échanges visuels, voix et gestuels se rapprochant des relations interhumaines.

Atelier

^ Haut
Matière
Matière et Energie
Innovation dans le domaine des batteries au lithium
Vendredi, 21/12/2007 - 00:00

L'entreprise est-allemande Li-Tec a développé une membrane en céramique très flexible qui réduit drastiquement le risque d'explosion de ses batteries au lithium en cas de surchauffe, éliminant ainsi le principal défaut de ce type de batteries destinées à équiper des véhicules électriques. Sous le nom de "Separion", la membrane s'enroule comme une feuille de papier et permet une plus grande stabilité thermique, avancée cruciale pour le succès des batteries lithium-ions et donc pour l'avenir des voitures électriques.

Si l'Allemagne est célèbre pour ses berlines gourmandes en carburant et connue pour son retard dans le domaine des batteries par rapport aux industriels asiatiques et français, les batteries lithium-ions de la firme Li-Tec présentent des performances étonnantes : "elles sont 30 % moins volumineuses que celles de Toyota" et "permettent de rouler trois fois plus longtemps pour le même poids que les modèles français", affirme Tim Schäfer, cadre de l'entreprise basée à Kamenz (Land de Saxe).

"Toutes les bases sont aujourd'hui réunies" pour fabriquer des voitures électriques performantes", estime-t-il. "C'est une avancée vers la conception de voitures totalement électriques", admet aussi un porte-parole de Bosch. Mais "tout seul, le Separion n'apporte rien", concède Felix von Borck, directeur d'Akasol, un centre de recherche spécialisé de Darmstadt. "Ce n'est que de la technologie. Après, il faut trouver quelqu'un qui la fabrique". Or, l'invention de Separion date de deux ans déjà. Ce n'est que maintenant qu'il fait parler de lui, à la faveur des débats sur les émissions de CO2 et la hausse du prix du pétrole.

BE

Des bactéries pour retarder la fin du pétrole
Vendredi, 21/12/2007 - 00:00

La fin du pétrole, promise à l'horizon 2050, pourrait-elle être retardée de quelques décennies grâce à l'intervention de bactéries «méthanogènes» ? Une équipe de chercheurs canadiens, norvégiens et anglais publie dans la revue Nature une étude qui démontre que le pétrole est transformé naturellement en méthane, ou gaz naturel, par des micro-organismes vivant en conditions anaérobies (sans oxygène).

Ce procédé biologique, mis en évidence en laboratoire, «permet d'obtenir un carburant beaucoup plus propre», souligne l'un des auteurs, Steve Larter, du département de géosciences de l'université de Calgary (Canada). À énergie constante, le méthane émet en effet beaucoup moins de CO2, l'un des principaux gaz à effet de serre, que le pétrole et surtout les huiles lourdes ou les sables bitumineux. Principalement localisés au Canada et au Venezuela, ces hydrocarbures à chaîne longue représentent environ la moitié des ressources mondiales de pétrole. Mais leur rendement d'extraction est faible : 17 % seulement contre 30 % environ pour les huiles plus légères. En outre, l'opération est polluante, coûteuse en infrastructures et gourmande en énergie puisqu'il faut injecter de la vapeur d'eau pour fluidifier le bitume et pouvoir ainsi le pomper jusqu'en surface.

Dans la nature, les bactéries (principalement des Syntrophus) mettent environ 10 millions d'années pour gazéifier le pétrole. En les nourrissant correctement, avec des sels minéraux contenant de l'azote, du phosphore et du potassium, les chercheurs pensent pouvoir leur faire faire le même travail en dix ans seulement. «Nous estimons que c'est possible, poursuit Steve Larter. Nous avons réussi en laboratoire. Toute la question maintenant est de voir si nous pouvons obtenir le même résultat, in situ, dans les gisements.» Les premiers tests en vraie grandeur pourraient avoir lieu d'ici à 2009. Pour les compagnies pétrolières, l'enjeu est immense.

Applicable à grande échelle, la technique leur permettrait de n'extraire que du méthane et de laisser dans le sous-sol les bitumes difficilement exploitables ainsi que les matières polluantes comme le soufre. «Cela reviendrait à produire du gaz naturel sur des champs pétrolifères», explique Alain Huet, membre de la direction scientifique de l'Institut français du pétrole (IFP) qui juge l'idée «séduisante et astucieuse». En outre, le rendement d'extraction serait bien meilleur qu'avec les techniques classiques actuelles. Ce qui permettrait d'accroître la quantité d'énergie produite dans des proportions considérables.

Selon Martin Jones, de l'université de Newcastle (Royaume-Uni), également signataire de l'étude, «les réserves prouvées du Canada (c'est-à-dire les quantités de pétrole exploitables au moyen des technologies actuelles, NDLR) s'élèvent pour le moment à 163 milliards de barils, contre 264 milliards pour l'Arabie saoudite. Mais les ressources présentes dans le sous-sol de l'Alberta et des provinces de l'ouest du Canada, sous forme de sables bitumineux ou d'huiles lourdes et extra-lourdes, sont évaluées à 2000 milliards de barils ».

Les bactéries « mangeuses de pétrole » pourraient donc avoir, à terme, un impact non négligeable sur le marché de l'énergie. D'une part en faisant reculer, peut-être de plusieurs décennies, le moment où cette ressource vitale sera définitivement épuisée. Le tout avec une pollution et des émissions de CO2 proportionnellement moindres. D'autre part en redistribuant les cartes entre pays producteurs, avec une montée en puissance du continent américain (Canada, Venezuela) au détriment du Moyen-Orient. Mais il leur reste à prouver leur efficacité en conditions réelles.

Figaro

Cellule photovoltaïque plastique sous forme de feuille A4
Vendredi, 21/12/2007 - 00:00

L'université Toin de Yokohama en collaboration avec Peccell Technologies, société essaimée de l'université, et Fujimori Kogyo, fabriquant de films plastiques, a développé une cellule photovoltaïque qui se présente sous la forme d'un film transparent et pliable. La cellule est de type DSSC (Dye-Sensitized Solar Cell ou cellule Grätzel) et atteint un rendement de conversion de 6 %, permettant ainsi la recharge d'une batterie de téléphone portable par exemple. Une ligne de production pilote a été mise en place et les premiers échantillons seront produits dès février 2008.

Les cellules DSSC utilisent une encre photosensible qui absorbe la lumière et émet des électrons. L'avantage des cellules DSSC est que leur structure est simple et qu'elles sont faites de matériaux peu coûteux. Leur rendement de conversion est généralement moins élevé que les cellules à base de silicium mais ici, le groupe a réussi à obtenir un rendement de 6 %, ce qui est deux fois plus élevé que les cellules DSSC usuelles.

Le produit présenté est de taille A4, d'une épaisseur de 0,4 mm. Le film teinté d'orange est transparent et souple. La cellule est composée de trois couches. Une couche centrale qui absorbe la lumière et émet les électrons, constituée d'un mélange de polymère conducteur et d'oxyde de titane recouvert de l'encre photosensible. Deux couches composées d'un polymère transparent et conducteur entourent la première et transportent les électrons jusqu'au câblage électrique. L'efficacité du système présenté repose sur le transport des électrons à travers les couches externes.

Une ligne pilote pouvant produire l'équivalent de 10MW de cellules par mois a été construite par Peccell Technologies et Fujimori Kogyo. Les premiers échantillons seront produits dès février 2008 et seront distribués dans l'optique de fabriquer des chargeurs solaires portatifs pour téléphones et ordinateurs portables. La manufacture des cellules DSSC se fait dans des conditions beaucoup moins coûteuses que les cellules en silicium (pas besoin d'être dans le vide) et utilise les techniques de l'imprimerie : produites en masse, les cellules DSSC coûteraient deux fois moins que les cellules PV actuelles à base de silicium.

Les brevets des cellules DSSC, détenus pour l'instant par Michael Grätzel de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, expirent en 2008. De nombreuses entreprises ont donc commencé le développement de ces cellules PV mais la plupart utilisent un substrat de verre. Le choix d'un film de polymères flexible a permis d'obtenir un produit cinq fois plus fin et dix fois plus léger, beaucoup plus facile à transporter et résistant.

BE

^ Haut
Espace
Espace et Cosmologie
Aurore boréale : l'énergie vient de cordes magnétiques liant Soleil et Terre
Vendredi, 21/12/2007 - 00:00

L'énorme énergie des aurores boréales est canalisée par de gigantesques cordes magnétiques reliant la Terre au Soleil selon les dernières observations des satellites Themis. "Les satellites ont découvert des preuves de cordes magnétiques reliant la haute atmosphère terrestre directement au Soleil", a expliqué David Sibeck, le responsable scientifique de la mission à la Nasa, l'Agence spatiale américaine, lors d'une présentation à la conférence annuelle de l'"American Geophysical Union" qui se tient cette semaine à San Francisco (Californie ouest).

Une corde magnétique consiste en des faisceaux torsadés de champs magnétiques rappelant des cordages en chanvre de la marine, a-t-il dit, selon un résumé de l'étude publié à Washington.Des vaisseaux spatiaux avaient déjà détecté des indices de l'existence de ces cordes magnétiques géantes mais un seul satellite était insuffisant pour donner une image tridimensionnelle de leur structure.Les cinq micro-satellites identiques de THEMIS ont pu pour la première fois saisir ce phénomène dans toutes ses dimensions, a souligné David Sibeck.

"THEMIS a rencontré sa première corde magnétique le 20 mai dernier, sa taille était gigantesque à peu près équivalente à la largeur du globe terrestre et située à environ 70.000 kilomètres au-dessus de la Terre dans la région appelée la magnétopause", a poursuivi le scientifique.La magnétopause est la zone où les vents solaires rencontrent le champ magnétique terrestre et se poussent l'un contre l'autre comme le font des lutteurs de sumo sur un ring.

C'est à cet endroit que se forment ces cordes magnétiques avant de se défaire en quelques minutes fournissant brièvement un conduit pour l'énergie des vents solaires.Cette énorme énergie expliquerait aussi le phénomène observé par les satellites de THEMIS en mars quand une série d'aurores boréales d'une durée de dix minutes chacune sont apparues au-dessus du Canada et de l'Alaska, se déplaçant beaucoup plus rapidement qu'on ne le pensait possible jusque là."Ces tempêtes magnétiques ont traversé le faisceau horaire polaire, soit quelque 640 kilomètres, en 60 secondes", a indiqué Vassilis Angelopoulos, l'un des chercheurs de la mission THEMIS. Il a estimé l'énergie dégagée par ces aurores boréales, qui ont duré deux heures au total, à 500.000 milliards de Joules soit l'équivalent d'une secousse sismique de 5,5 de magnitude sur l'échelle de Richter. "Nous pensons que toute cette énergie provient des particules des vents solaires qui circulent le long de ces énormes cordes magnétiques et produisent les aurores boréales", a expliqué David Sibeck.

Les satellites de THEMIS ont enfin observé nombre de petites explosions sur l'onde de choc avant de la Terre comme l'onde se formant devant un bateau."Il s'agit de la zone où les vents solaires commencent à sentir les effets du champs magnétique terrestre", a indiqué le scientifique. "Quelquefois, une décharge électrique dans les particules solaires heurte cette onde de choc, produisant une explosion", a-t-il ajouté.

NASA

^ Haut
Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
GB : 7.000 éoliennes offshore pour alimenter tous les foyers d'ici 2020
Vendredi, 21/12/2007 - 00:00

Le Royaume-Uni a dévoilé un projet d'envergure destiné à produire d'ici 2020 l'équivalent de l'énergie électrique consommée par l'ensemble des foyers britanniques, grâce à 7.000 éoliennes offshore. "L'avant-projet que je présente aujourd'hui pourrait permettre aux sociétés de produire jusqu'à 25 gigawatts d'énergie éolienne offshore d'ici 2020, en plus des 8 gigawatts déjà planifiés" qui devraient être disponibles vers 2014, a annoncé le secrétaire d'Etat britannique aux Entreprises dans un communiqué.Précisant que ce projet restait soumis à une évaluation de l'impact environnemental, M. Hutton a indiqué que si le Royaume-Uni parvenait à mettre en oeuvre ce projet, "d'ici 2020 suffisamment d'énergie pourrait être générée sur nos côtes pour alimenter l'équivalent de toutes les maisons britanniques". Selon lui, 33 gigawatts permettraient d'alimenter jusqu'à 25 millions de foyers.

Les éoliennes seraient construites uniquement le long des côtes anglaises avec deux turbines par mile (1,6 km), dans des eaux de maximum 60 mètres de profondeur."C'est un défi considérable", a-t-il reconnu, soulignant que le Royaume-Uni souhaitait être l'un des leaders en Europe en matière d'énergies renouvelables.L'objectif de l'Union européenne est de produire 20 % de l'énergie consommée par des sources renouvelables d'ici 2020. Depuis 2002, le Royaume-Uni a doublé sa production à presque 5%, et les prévisions tablent sur un triplement d'ici 2015 pour atteindre 15%.Mais la seule énergie éolienne produite actuellement au Royaume-Uni représenterait moins d'un demi gigawatt.

"Le Royaume-Uni a parmi les meilleures ressources éoliennes offshore au monde", a souligné M. Hutton. Le gouvernement britannique a donné son feu vert en décembre 2006 à la construction dans l'estuaire de la Tamise de la plus vaste ferme d'éoliennes en mer au monde avec 341 éoliennes maximum s'égrenant sur une surface de 232 km2, pour un coût de 1,5 milliard de livres (2,23 milliards d'euros). Elle devrait produire 1 gigawatt, soit de quoi alimenter 750.000 foyers.

Romandie

Voitures : Bruxelles veut réduire les émissions de C02 en fonction du poids
Vendredi, 21/12/2007 - 00:00

La Commission européenne va proposer des objectifs de réduction de CO2 pour les voitures en fonction de leur poids, à la satisfaction des constructeurs allemands, mais plusieurs points de ce projet très attendu restent à arbitrer, selon des sources communautaires. Selon l'objectif retenu par Bruxelles en février dernier, les voitures neuves vendues en Europe en 2012 ne devront plus émettre en moyenne que 120 grammes de CO2 par kilomètre, contre environ 160 actuellement.

Les constructeurs eux-même devront réduire les émissions moteur à 130 grammes, dix autres grammes étant gagnés par une amélioration des pneumatiques, une climatisation plus économe, la mise en place d'indicateurs de changement de vitesse ou un recours accru aux biocarburants.Mais cet objectif de 130 grammes n'est qu'une moyenne pour l'ensemble du parc automobile et Bruxelles doit proposer le 19 décembre la clé de répartition de cet effort.Le débat oppose les pays producteurs de petites citadines moins polluantes (France, Espagne et Italie, soutenus par les pays sans production industrielle (Pays Bas) à ceux producteurs de grosses berlines, de 4X4 et de voitures de sport plus polluantes (Allemagne et Suède).

Selon une étude de l'ONG "Transport et Environnement", les constructeurs français et italiens (PSA, Renault, Fiat) émettaient 144 g en moyenne en 2006 contre 173 g pour les allemands (BMW, Volkswagen, DaimlerChrysler). En outre, alors que les premiers ont réduit leurs émissions de 1,6 % entre 2005 et 2006, elles ont augmenté de 2,8 % chez Daimler, ce qui fait dire aux Français que c'est aux Allemands de faire davantage d'efforts. "Personne ne souhaite tuer Porsche ou Mercedes, mais il faut quand même une incitation forte. C'est plus facile de gagner un gramme quand on part de loin et d'en répercuter le coût sur un véhicule à 200.000 euros", estime une source proche du dossier.

Mais, selon des sources européennes, la Commission proposera bien des objectifs différenciés en fonction du poids du véhicule, comme le souhaitaient les constructeurs allemands, plutôt que d'autres paramètres techniques comme l'empattement du véhicule (distance entre les essieux). "Le poids est la méthode la plus simple à mettre en oeuvre", selon Sigrid de Vries, de l'Association des constructeurs européens (ACEA).

Au contraire, pour Jos Dings de "Transport et environnement", ce critère est "contreproductif". "C'est parce que les constructeurs ont échoué à abaisser le poids des modèles que la consommation de carburant ne diminue pas", souligne-t-il.

Il reste encore à tracer cette courbe qui déterminera l'objectif d'émission de CO2 en fonction du poids des véhicules. Plus la pente de la courbe sera forte, moins les constructeurs polluants auront d'efforts à réaliser. Selon des sources européennes, "Sarkozy et Prodi veulent une pente de 30 % et Merkel de 80 %". Le compromis pourrait donc se trouver au milieu.Autre point à arbitrer, les pénalités financières à infliger aux constructeurs qui n'atteindraient pas leurs objectifs en 2012.

"Si les constructeurs ne respectent pas la valeur limite, ils devront payer une sorte de dédommagement. Sinon, le système ne serait pas très crédible", a averti le président de la Commission José Manuel Barroso.Différents chiffres circulent, de 30 à 90 euros par gramme de C02 en trop par véhicule vendu.L'idée serait d'avoir des sanctions progressives dans le temps à partir de 2012. Mais les Français veulent aussi un prix du gramme différencié en fonction du niveau d'émissions et du nombre de véhicules vendus.

AFP

1998-2007 décennie la plus chaude, selon les météorologues de l'ONU
Vendredi, 21/12/2007 - 00:00

La décennie 1998-2007 a été la plus chaude depuis que les températures sont enregistrées sur la planète, a annoncé à Bali l'Organisation météorologique mondiale (OMM). La seule année 2007 a donné une température moyenne supérieure de 0,41 degré Celsius à la moyenne des années 1961-1990, calculée à 14°C.

L'année 2007 a également enregistré un record négatif de superficie de la banquise dans l'Arctique avec seulement 4,28 millions de kilomètres carrés de l'océan arctique, soit 39 % de moins que la surface moyenne habituelle à cette période de l'année, a indiqué dans un rapport l'OMM, une agence des Nations unies. Depuis le début du XXe siècle, la température moyenne a augmenté de 0,74°C, mais cette hausse n'a pas été régulière : sur les cinquante dernières années, la hausse atteint presque le double que sur les cent dernières années.

L'année 2007, dont il ne reste que 18 jours à courir, est bien partie pour être la 7ème année la plus chaude jamais enregistrée, a indiqué l'OMM, précisant que cette année aura également été caractérisée par des évènements climatiques exceptionnels."Ce que nous voyons est une confirmation de la tendance au réchauffement décelée par les rapports du Giec" a commenté Michel Jarraud, le secrétaire général de l'OMM, une des deux organisations parentes du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat.

Depuis le début du 20è siècle, la température moyenne sur terre a augmenté de 0,74 degrés celsius mais cette progression s'est accélérée : "la tendance linéaire au réchauffement au cours des 5O dernières années a été de 0,13 degré celsisus par décade, soit près de deux fois plus qu'au cours des 100 dernières années", a souligné M. Jarraud.

L'OMM souligne également que les 11 années les plus chaudes jamais enregistrées figurent parmi les 13 dernières années, janvier 2007 ayant été le mois de janvier le plus chaud.Plusieurs régions de l'Europe ont connu leur printemps le plus chaud, des vagues de chaleur extrême ont touché le sud-est de l'Europe en juin et juillet et de fortes sécheresses ont sévi dans l'ouest des Etats-Unis et en Australie, note le rapport.

La Grande-Bretagne a de son côté battu des records de pluviosité datant de 1766 en mai et juin.2007 aura également été marquée par de nombreux cyclones, Sidr en novembre au Bangladesh, Gonu en juin en Oman, rappelle le document. Enfin, la fonte de la glace d'été au Nord du Canada a permis la navigation autour du globe par le passage du Nord-Ouest, traditionnellement bloqué par la banquise.

AFP

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Dystrophie musculaire : des souris traitées par des cellules souches humaines
Vendredi, 21/12/2007 - 00:00

Une étude franco-italienne vient de montrer que des cellules souches musculaires modifiées de patients atteints de dystrophie musculaire pouvaient réduire les symptômes de cette maladie chez des souris, qui suscite l'espoir de parvenir un jour à traiter les malades avec leurs propres tissus. Les souris traitées avaient une plus grande force musculaire et ont couru plus longtemps sur un tapis roulant que les souris malades non traitées, montre l'étude menée notamment par une équipe de chercheurs franco-italiens coordonnée par Luis Garcia, directeur de recherche au CNRS, et par Yvan Torrente de l'Université de Milan, publiée dans la revue "Cell Stem Cell".

Maladie génétique touchant près d'un garçon sur 3.500 à la naissance, la myopathie de Duchenne, ou dystrophie musculaire de Duchenne (DMD), est liée à un déficit en dystrophine, une protéine localisée sous la membrane cellulaire des fibres musculaires. Codée par le gène DMD, cette protéine participe à la stabilité des fibres musculaires lorsquelles sont soumises à l'effort. En l'absence de dystrophine une absence causée par une anomalie au niveau du gène DMD - il est impossible pour la fibre musculaire de résister aux forces exercées lors de la contraction. D'où la progressive dégénérescence des muscles des patients.

L'une des pistes thérapeutiques prometteuses pour traiter certains cas de myopathie de Duchenne est la thérapie génique par "saut d'exon". Cette technique, qui agit directement sur le message du gène DMD, intervient au moment de l'épissage, une phase intermédiaire entre le gène et la protéine. Pour produire une protéine donnée, le gène correspondant délivre à la cellule un message, sorte de code de fabrication. Ce code est constitué d'éléments "codants", aussi appelés "exons", qui doivent être collés bout à bout.

Dans le cas de maladies génétiques, le code comporte des anomalies (ou mutations) sur un ou plusieurs exons. Dans 65 % des cas de DMD, ces erreurs induisent un décalage du cadre de lecture du message: ce dernier ne peut alors plus être interprété par la cellule, ce qui empêche la synthèse de la protéine dystrophine. Le "saut d'exon" vise à supprimer la partie du message comportant l'anomalie (mutation) afin de rétablir le cadre de lecture et de permettre à la cellule de fabriquer la dystrophine manquante sous une forme plus courte, mais fonctionnelle.

L'équipe de chercheurs franco-italiens a d'abord isolé ces cellules par prélèvement sanguin, d'une part, et directement dans le muscle, d'autre part. Ils ont ensuite "corrigé" in vitro la mutation du gène humain (DMD) via la technique du saut d'exon. Puis, les cellules humaines "restaurées" ont été injectées dans des souris modèles de la myopathie de Duchenne (par voie intramusculaire et par voie intra-artérielle). Résultat : près de 45 jours plus tard, les souris traitées expriment de la dystrophine humaine et présentent des performances musculaires améliorées.

AP-

Dents de lait : une source potentielle de cellules souches utilisables en médecine régénérative
Vendredi, 21/12/2007 - 00:00

Le Professeur Minoru Ueda et son équipe de l'université de Nagoya ont créé une banque de cellules souches provenant de dents de lait. En effet les dents de lait contiennent des cellules souches en quantité, plus actives que d'autres cellules souches provenant d'autres parties du corps et qui peuvent se différencier. Les chercheurs ont ainsi implanté ces cellules souches chez des souris et ont obtenu 4 mois plus tard la formation d'os humain. Les dents de lait sont faciles à récupérer dans l'enfance et les cellules souches ainsi collectées pourraient servir en médecine régénérative à traiter des fractures osseuses de ces mêmes personnes plus tard dans leur existence ou traiter les fractures osseuses de leurs parents ou grands-parents. Le Professeur Minoru Ueda souligne que l'utilisation de ces cellules souches ne pose pas de problème éthique et les dents de lait constituent une source importante de cellules souches pour la recherche.

Le Professeur Minoru Ueda est un spécialiste reconnu des techniques d'ingénierie tissulaire et de la régénération osseuse pour le traitement de la maladie périodontale (maladie affectant les tissus environnant d'une dent). Le Professeur Minoru Ueda a déjà mis au point une technique de régénération de l'os alvéolaire entourant la dent à partir de cellules souches mésenchymateuses provenant de ponction de moelle osseuse des patients.

BE

Manger mal... à en mourir
Vendredi, 21/12/2007 - 00:00

Alors que la qualité de l'alimentation est, avec le mode de vie sédentaire, au coeur des préoccupations sanitaires, une étude suédoise a évalué la relation entre qualité de l'alimentation et mortalité toutes causes confondues. Cette étude prospective, mise en oeuvre en 1997-1998, en population générale, a suivi une cohorte, la Cohort of Swedish Men, constituée de 40 837 hommes âgés de 45 à 79 ans, indemnes de maladie cardiovasculaire et de cancer à l'entrée dans l'étude.

Elle s'est fondée sur les réponses à un questionnaire à 96 items intéressant l'alimentation, et sur des scores d'apports alimentaires recommandés pour la santé consommés de une à trois fois par semaine et plus (légumes, fruits, céréales, poissons et fruits de mers, laitages à faible teneur en graisses, noisettes, amandes, huile d'olive...) et d'autres non recommandés consommés trois fois par semaine et plus (graisses animales, viandes, préparations industrielles de viandes, hamburgers, saucisses, laitages à haute teneur en graisses dont le beurre, confiseries, pâtisseries, glaces frites, chips, mayonnaise...).

Les auteurs ont pris en compte l'âge, l'éducation, l'activité physique, le statut martial, le tabagisme, la consommation d'alcool, la prise de compléments alimentaires, les apports énergétiques, le rapport taille/hanche, la perception par les sujets de leur état de santé, et effectué des ajustements sur ces facteurs confondants potentiels. Les données de mortalité ont été obtenues à partir des registres nationaux. Entre 1998 et 2005, 4 501 décès de toutes causes ont été enregistrés ; entre 1998 et 2003, 1 394 décès de cause cardiovasculaire et 759 décès par cancer ont été recensés.

Les hommes ayant des scores élevés d'apports en aliments recommandés avaient une consommation de fruits et légumes de 52 % supérieure à ceux ayant des scores bas d'alimentation recommandée, et aussi une consommation de viandes de 19 % plus forte. Ceux dont les scores d'apports alimentaires non recommandés étaient élevés avaient une consommation de viandes de 73 % plus forte que ceux ayant un score bas d'alimentation non recommandée, et aussi une consommation de fruits et légumes de 20 % plus élevée.

Les scores élevés d'apports en aliments recommandés pour la santé, en comparaison des scores bas pour ces aliments, étaient associés à des risques de mortalité toutes causes et de mortalité cardiovasculaire significativement plus faibles, avec des ratios de risque respectivement de 0,81 (IC à 95 % 0,71-0,91 ; p pour la tendance < 0,0001) et 0,71 (IC à 95 % 0,54-0,93; p pour la tendance = 0,003).

À l'opposé, les hommes ayant des scores élevés d'apports alimentaires non recommandés, comparés à ceux dont les scores pour ces aliments étaient bas, avaient des risques accrus de mortalité toutes causes (ratio de risque : 1,21 IC à 95 % 1,09-1,34; P pour la tendance = 0,001) et de mortalité par maladie cardiovasculaire (ratio de risque : 1,27 IC à 95 % 1,05-1,54 ; p pour la tendance = 0,07).

Cette vaste étude, prospective, portant sur près de 41 000 sujets, associe inversement la qualité de l'alimentation, définie par la consommation d'une grande variété d'aliments recommandés et la consommation limitée d'aliments non recommandés, à une réduction de la mortalité masculine, mortalité toutes causes et mortalité de cause cardiovasculaire.

JIM

Obésité: 17 % des adultes et 3,5 % des enfants sont concernés en France
Vendredi, 21/12/2007 - 00:00

En France, près de la moitié des adultes sont en surpoids et 17 % sont obèses, selon la dernière étude nationale nutrition santé (ENNS), qui déplore une consommation toujours insuffisante de fruits et légumes. La proportion d'enfants obèses est de 3,5 %. D'après cette étude réalisée par l'Unité de surveillance et d'épidémiologie nutritionnelle (USEN), 57 % des hommes et 41 % des femmes sont en surpoids. Parmi eux, 17 % sont obèses. Chez les enfants, 18% sont en surpoids, dont 3,5 % sont obèses. Ces chiffres sont comparables aux prévalences observées au début des années 2000.

Cette étude, réalisée en 2006 auprès de 3.115 adultes et 1.675 enfants, révèle que 35 % des adultes et 58 % des enfants sont de petits consommateurs de fruits et légumes, avec moins de 3,5 portions par jour. Or, le Programme national nutrition santé (PNNS) lancé en 2001 s'est fixé comme objectif moins de 45 % de petits consommateurs. Il est recommandé de manger cinq fruits et légumes par jour.

Les apports en lipides sont par ailleurs trop élevés chez 65 % des adultes et 59 % des enfants. La moyenne des apports en sel est de 8,5g par jour chez les adultes et 6,9g par jour chez les enfants. Dans ce cas, l'objectif de 8g par jour en moyenne est globalement atteint.

Enfin, les deux tiers des adultes et des adolescents affirment pratiquer quotidiennement une activité physique équivalente à au moins 30 minutes de marche rapide. Mais, selon l'étude, le temps moyen passé devant un écran, qu'il s'agisse de la télévision, d'un ordinateur ou de jeux vidéos, est de trois heures ou plus chez 53 % des adultes et 39% des enfants de trois à 17 ans.

AP

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Recherche
Recherche & Innovation, Technologies, Transports
Fiat lance la voiture à énergie solaire
Vendredi, 21/12/2007 - 00:00

La voiture solaire sera dotée de trois places et d'une autonomie de 200 km. Etudiée essentiellement pour se déplacer en ville, elle sera revêtue de pellicules flexibles, capables d'absorber directement les radiations solaires, de les transformer en énergie, et d'alimenter les quatre petits moteurs montés en correspondance des roues. Sur le projet travaillent depuis plusieurs mois les techniciens du centre de recherche Fiat du Politecnico de Turin, et quelques Pmi : les premiers prototypes devraient déjà voir le jour en mai prochain, la région du Piémont s'étant déjà portée candidate comme premier acquéreur.

Le projet, financé par Giunta Bresso avec un chèque d'un million d'euros, a été signé ces dernières semaines et représente un des filons les plus intéressants au sein de la plate-forme automobile, une de celles que le Piémont considère comme prioritaire dans le domaine de la recherche : "Le futur de la voiture propre -souligne la Présidente de la Région Mercedes Bresso- n'est pas uniquement à l'enseigne de l'hydrogène. La voiture solaire fonctionnera avec le même principe que les téléphones cellulaires : une sorte de grande batterie fournira l'autonomie nécessaire, alors que la recharge se fera de nuit, en mettant la voiture dans des garages solaires, qui se rechargeront avec la lumière du soleil pendant la journée".

Enerzine

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