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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 248
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 20 Juin 2003
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Egalement dans ce numéro
TIC
Etat des lieux du DSL dans le monde
La biométrie devient incontournable comme moyen d'identification
Un général de l'armée française s'inquiète de l'indépendance informatique du pays
Sun donne un nouvel élan à Java pour contrer Microsoft
La rémunération sur la copie privée étendue à l'écrit et aux arts visuels
Matière
AMD et Intel préparent les microprocesseurs du futur
Vivant
Mise au point d'un vaccin contre le virus du Nil
La progestérone réduirait fortement les risques d'accouchement prématuré
Maladies cardiovasculaires : les anticholestérol efficaces chez les diabétiques
L'obésité et le surpoids toujours en progression en France
Iris, première née en France grâce à la technique de maturation in vitro
Math1 : le gène qui régénère les cellules auditives
Sclérose latérale amyotrophique : les gènes se dévoilent
Les enfants violents font des adultes cardiaques
Recherche
Des sièges d'avion intelligents pour capter l'humeur du passager
Edito
Peut-on vaincre le cancer ?



Le dernier colloque de prospective du Sénat, que j'ai eu l'honneur de présider le 19 juin, a fait le point sur les avancées dans la lutte contre le cancer. Le cancer touche la quasi-totalité des êtres vivants et c'est une maladie aussi ancienne que la médecine elle-même. En 1802, Xavier BICHAT, puis LAENNEC, furent à l'origine de la théorie cellulaire moderne du cancer mais il faudra attendre l'avènement de la génétique et de la biologie moléculaire dans les années 60 et 70 pour que l'on commence enfin à comprendre les causes fondamentales du cancer et ses mécanismes intimes de développement. Avec l'allongement sans précédent de la durée de la vie depuis un siècle, qui est passée en France de 48 ans à 78 ans, et alors que la médecine faisait reculer de manière spectaculaire, grâce aux antibiotiques et aux vaccins, la mortalité des grandes maladies infectieuses, le cancer est devenu, au cours du siècle dernier un véritable fléau médical et social et il représente aujourd'hui, dans l'ensemble des pays développés, la 2e cause de mortalité, juste derrière les maladies cardio-vasculaires. Le rapport sur le cancer dans le monde publié le 3 avril dernier par l'OMS constitue l'état des lieux le plus complet à ce jour au niveau mondial pour cette maladie. Actuellement, 10 millions de personnes dans le monde sont touchées par le cancer chaque année. La fréquence des cancers dans le monde pourrait encore augmenter de 50 % et il y aurait alors 15 millions de nouveaux cas par an en 2020, selon ce Rapport Mondial sur le Cancer. En 2000, les tumeurs malignes ont été à l'origine de 12 % des quelque 56 millions de décès dans le monde, toutes causes confondues, soit plus de 6,5 millions de morts. Le rapport souligne qu'il est aujourd'hui possible d'éviter un tiers des cancers, guérir un deuxième tiers et assurer des soins palliatifs de qualité pour le dernier tiers. Ce rapport confirme que la consommation de tabac reste le plus grand risque évitable de cancer. Au vingtième siècle, environ 100 millions de personnes sont mortes dans le monde de maladies liées au tabagisme, plus que le total des victimes des deux guerres mondiales. Une récente étude prospective épidémiologique américaine montre que si aucune mesure n'était prise par les états et la communauté internationale, le tabac pourrait tuer un milliard de personnes au cours de ce siècle ! Il faut en effet rappeler inlassablement que le cancer du poumon est le plus fréquent et celui qui fait le plus de morts (17,8 % des décès par cancer), devant les cancers de l'estomac (10,4 %) et du foie (8,8 %). Face à un tel fléau de société, nous devons nous réjouir de l'avancée historique que représente la signature de la première convention internationale de lutte contre le tabagisme, le 21 mai dernier, par les 192 membres de l'OMS. L'objectif de cette convention est de faire diminuer de moitié la mortalité due au tabagisme: 4,9 millions de morts par an en 2002. Outre le tabac, la qualité des modes de vie et de l'alimentation joue un rôle essentiel en matière de prévention des cancers. La consommation fréquente de fruits et légumes et l'exercice physique ont de réels effets. L'OMS souligne avec force qu'il faut agir simultanément et vigoureusement sur les trois principaux facteurs de risque, le tabac, l'alimentation et les infections. Au niveau mondial, Ces 3 grands facteurs sont à l'origine de 43% de tous les décès imputables au cancer en 2000, soit 2,7 millions de morts, et de 40 % des nouveaux cas, soit 4 millions. Après le tabac, l'alimentation constitue le 2e axe de la prévention. Une vaste étude épidémiologique portant sur plus de 30.000 personnes, menée en Grande Bretagne, vient de confirmer que la consommation régulière de fruits peut prévenir le déclenchement de certains cancers. Selon cette étude, il suffirait que les personnes qui consomment peu de fruits et légumes mangent simplement une pomme ou une orange par jour pour voir leur risque de mortalité par cancer diminuer de 20 %. Troisième axe de la prévention : les agents infectieux (VHB, VHC, papillomavirus, Helicobacter pilori) qui, dans les pays en développement, peuvent représenter jusqu'à 23 % des causes de cancer. Mais si le nombre global de nouveaux cas de cancer augmente dans le monde, notamment à cause du vieillissement et d'un meilleur dépistage, il faut souligner le début du déclin de la mortalité par cancer du sein en Amérique du Nord et en Europe de l'Ouest, grâce aux progrès des traitements. Cette diminution tendancielle est observée aux Etats-Unis où la mortalité par cancer s'est stabilisée depuis 1997, après avoir régulièrement augmenté entre 1987 et 1997, et le nombre de nouveaux cas est stable. En Grande Bretagne, depuis 30 ans, de 1970 à 2000, la fréquence des cancers a diminué de 20 % chez les hommes et 30 % chez les femmes. Grâce aux progrès thérapeutiques, on observe en Europe une baisse importante de la mortalité par cancer. Près d'un million de citoyens européens, soit environ une personne sur quatre en Europe, meurt chaque année du cancer. Mais entre 1987 et 2000, la mortalité annuelle due au cancer a baissé de 10 % en Europe, ce qui équivaut à environ 92 000 vies sauvées. En France, en 2000, exactement 278.000 nouveaux cas de cancers ont été recensés en France, contre 170.000 en 1975. Tous types de tumeurs confondus, l'effectif des patients à prendre en charge a augmenté de 63 % en vingt ans. Malgré cette forte augmentation, le taux de mortalité est resté stable. Autrement dit, il y a beaucoup plus de malades, mais ils survivent mieux et plus longtemps. Responsables de cette augmentation de la maladie, le vieillissement de la population, bien sûr, mais aussi le tabagisme, l'abus d'alcool et les mauvaises habitudes de vie. Le cancer tue 150.000 personnes par an et progresse à raison de 160.000 nouveaux cas tous les douze mois. Selon les données officielles, 800.000 personnes vivent avec un cancer et 2 millions en ont déjà eu un. La situation française en matière de lutte contre le cancer est contrastée et assez paradoxale : d'une part, avec 41.000 décès par an survenant avant 65 ans, "la France a la plus mauvaise mortalité prématurée d'Europe due au cancer". Ce très mauvais résultat s'explique essentiellement par la consommation de tabac et d'alcool, par "la faiblesse de la prévention" et les risques professionnels. Mais d'autre part, la France est le pays d'Europe avec la Suède où le diagnostic du cancer s'effectue le plus précocement, notamment grâce à la participation des médecins libéraux, généralistes et spécialistes. Aujourd'hui, la médecine et la chirurgie permettent de guérir plus de 50 % des cancers. Pour pratiquement tous les cancers, il faut noter que la France obtient une meilleure survie à 5 ans que les pays voisins de démographie comparable (Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Espagne). Mais notre effort de recherche publique, dotée d'un "budget par habitant 5 fois inférieur en France à celui des Etats-Unis (3 euros contre 14)", reste très insuffisant. Le coût du cancer pour le système de santé est de près de 15 milliards d'euros en 2002. Il faut par ailleurs déplorer que notre parc d'appareils de diagnostic et de suivi des cancers (scanner, IRM, PET) reste inférieur à celui de nos voisins européens. Face à la situation qui vient d'être évoquée et pour donner à la lutte contre le cancer une impulsion nouvelle, Jacques Chirac a présenté le 24 mars dernier, un plan de lutte contre le cancer d'une ampleur sans précédent. Ce plan se fixe un objectif ambitieux : diminuer la mortalité par cancer de 20 % d'ici cinq ans, ce qui représente au moins 30 000 vies sauvées chaque année. Ce plan s'organise autour de 3 grands axes : - rattraper le retard en matière de prévention et de dépistage - offrir à chaque malade la qualité des soins et d'accompagnement humain auxquels il a droit - donner une impulsion décisive à la recherche. De nombreux spécialistes sont d'accord pour dire que si l'on combinait efficacement prévention et dépistage, et sans autre progrès fondamental, on pourrait espérer, à terme, réduire d'au moins un tiers la mortalité par cancer, soit 45000 morts évités par an dans notre pays. En matière de prévention, l'exemple du cancer du sein est particulièrement révélateur : on sait à présent que la pratique régulière de mammographies permet de réduire de 28 % le risque de mort chez les femmes atteintes de cancer du sein. S'agissant du tabac, Jacques Chirac s'est engagé en priorité à "faire la guerre au tabac", un poison qui tue "30.000 personnes chaque année, si on ajoute les cancers des voies aéro-digestives aux cancers du poumon". Ainsi, le risque d'un de ces cancers pour quelqu'un qui fume un paquet par jour est huit fois supérieur au risque pour un non-fumeur. Dans le domaine de l'imagerie médicale, la France disposera "d'ici cinq ans d'au moins un pet-scann par million d'habitants, et d'une augmentation de 20 % du nombre de scanners et d'IRM (imagerie par résonance magnétique). Au chapitre de la recherche, Jacques Chirac entend encourager "la constitution de cancéropôles" dans lesquels les chercheurs des grands instituts et des centres hospitalo-universitaires pourront "associer leurs compétences et leurs moyens sur une base régionale ou dans le cadre de grands projets nationaux". Enfin, un Institut national du cancer doit aussi être créé. Sa mission : piloter ces priorités que sont la prévention, le dépistage, le traitement et la recherche. La mise en place de ce plan - qui prévoit la création d'un Institut national du cancer destiné à coordonner le combat et d'éviter l'émiettement de l'information et des responsabilités - disposera d'un investissement de 100 millions d'euros dès 2003, pour atteindre 640 millions d'euros à fin 2007. Ce plan anti-cancer présenté par Jacques Chirac va donc donner un nouveau souffle à la recherche qui a fait des progrès remarquables depuis 20 ans. On sait à présent qu'une bonne hygiène de vie reposant sur une alimentation saine (beaucoup de fruits et légumes, de fibres, de céréales), une activité physique régulière modérée, la suppression du tabac et la diminution de l'alcool peuvent réduire de manière considérable (de 30 % à 40 %) le risque global de cancer. A plus long terme, on peut imaginer d'aller encore plus loin en matière de prévention alimentaire en consommant de manière individualisée, en fonction de son profil génétique, certains aliments contenant des substances très actives prévenant l'apparition de certains cancers. Le PET SCANN, toute nouvelle arme de lutte contre le cancer, permet de déterminer l'extension éventuelle de la maladie grâce à des images d'une précision inégalée. Une quarantaine d'exemplaires de cet appareil de haute précision devraient être installés en France dans les deux années à venir. l'Institut Gustave Roussy, premier centre européen de lutte contre le cancer, a inauguré, il y a quelques semaines, sa nouvelle plate-forme génomique, un outil de recherche de pointe qui marque une nouvelle étape en matière de détection. Cette plate-forme génomique de l'IGR s'est fixé pour objectif, d'ici à cinq ans, de pouvoir prendre en charge chaque patient à travers l'analyse des molécules de ses tissus, grâce à la technologie dite des puces à ADN associée à l'informatique. Il sera alors possible, grâce à la pharmacogénomique, de choisir le meilleur traitement pour chaque tumeur. Cette découverte pourrait ouvrir la voie à un traitement individualisé en cancérologie. Les traitements contre le cancer vivent actuellement une véritable révolution. Grâce aux progrès de la génétique et de la biologie moléculaire, la médecine dispose aujourd'hui de composés inimaginables il y a dix ans. Aujourd'hui, le traitement phare de nombreux cancers continue d'être la chimiothérapie, en association bien sûr à la radiothérapie et à la chirurgie. Nouveauté essentielle, certaines de ces molécules ont une action plus ciblée. Une de ces nouvelles techniques très prometteuses de "ciblage moléculaire" consiste à bloquer le signal de prolifération que reçoit la cellule cancéreuse en déréglant ou en stimulant continuellement un de ses récepteurs membranaires ou l'une de ses enzymes. Depuis 2 ou 3 ans, cette approche débouche sur de nouveaux médicaments. C'est ainsi que le fameux Gleevec, disponible depuis un an en France, s'est avéré capable de neutraliser l'une de ces enzymes, la tyrosine kinase. Des résultats très significatifs ont ainsi pu être obtenus dans la leucémie myéloïde chronique, une forme de cancer du sang. Autre moyen thérapeutique, "affamer" les tumeurs en limitant leurs circuits d'alimentation, c'est l'anti-angiogenèse, qui a été imaginé il y a 30 ans par le Docteur Judah Folkman. Les recherches sur l'anti angiogenèse tentent de ralentir le processus cancéreux en s'opposant à la formation des nouveaux vaisseaux formés en périphérie de la tumeur qui contribuent à sa croissance en l'irriguant. Ces recherches commencent enfin à déboucher sur une nouvelle classe de médicaments anti-cancéreux, comme l'Avastine actuellement expérimenté avec succès contre les cancers avancés du colon. Autre piste très prometteuse, le vaccin thérapeutique anti-cancer. Le vaccin GVAX actuellement à l'essai semble très prometteur : son principe consiste à prélever les propres cellules cancéreuses des malades, les manipuler afin de les inciter à fabriquer un facteur de croissance activant le système immunitaire. Ce vaccin a démontré une activité dans des cancers aussi variés que ceux de la prostate, du rein, du poumon et de la peau. Les chercheurs de l'Institut Pasteur ont également mis au point un composé synthétique capable de provoquer chez la souris le rejet des tumeurs ! Ce vaccin anti-cancer, totalement synthétique et baptisé MAG (Multiple Antigenic Glycopeptide), parvient à stimuler de manière puissante les réponses immunitaires chez la souris. MAG protège les souris contre l'apparition d'une tumeur dans 70 à 90 % des cas, selon la dose administrée. Mais plus étonnant encore, le traitement de souris déjà atteintes de tumeurs a permis à 80 % d'entre elles de se débarrasser de leurs tumeurs et de survivre à la maladie ! Ce nouveau vaccin mis au point par l'Institut Pasteur constitue une avancée majeure dans la lutte contre le cancer. La thérapie génique constitue également une nouvelle arme anti-cancer pleine de promesses. Des chercheurs américains utilisant un virus génétiquement modifié font état d'essais thérapeutiques très encourageants conduits sur des malades souffrant d'un cancer des voies aérodigestives supérieures (langue, gorge, larynx, oesophage,...). Cette voie thérapeutique utilisant des virus génétiquement modifiés pour détruire sélectivement les cellules cancéreuses se révèle très prometteuse : il y a quelques semaines, le 7 mai, des chercheurs américains de l'Université du Texas à Houston ont en effet annoncé avoir réussi à modifier génétiquement un virus également de la famille des adénovirus de façon à lui faire prendre pour cible des tumeurs cérébrales. Ils sont parvenus à éliminer entièrement ces tumeurs chez des souris, ce qui ouvre de grands espoirs car ce type de tumeurs cérébrales est presque toujours mortel chez l'homme. A plus long terme, on devrait disposer, d'ici 10 ans, de toute une famille de nouveaux médicaments permettant le contrôle génétique de la plupart des cancers. Pourra-t-on un jour guérir le cancer ? A cette question que chacun, malade ou bien portant, se pose, nous pouvons aujourd'hui répondre oui, sans aucun doute, le cancer sera vaincu avant la moitié de ce siècle. Cela ne signifie pas que le cancer va disparaître ou sera systématiquement guéri mais il pourra être contenu et mis sous contrôle et n'entraînera plus la mort des malades. Un tel optimisme n'est-il pas excessif et imprudent ? Je ne le pense pas si l'on tient compte des extraordinaires progrès de la recherche au cours des deux dernières décennies. A mesure que nous approfondissons nos connaissances sur le cancer, nous nous rapprochons du jour où le cancer deviendra une maladie chronique qui pourra être soit éliminée, soit durablement contenue et contrôlée, comme c'est aujourd'hui le cas du diabète et de l'asthme. Aujourd'hui, on guérit globalement 55 % des cancers. Lors du congrès Eurocancer de juin 2002, la plupart des chercheurs étaient d'accord pour prévoir que huit cancers sur dix seront vaincus ou sous contrôle dans vingt ans, en combinant les extraordinaires avancées réalisées en matière de détection et de traitements. En m'appuyant sur les recherches les plus récentes, j'irai encore plus loin, même si toute prévision à long terme comporte de grands risques. J'ai la conviction qu'avant d'avoir atteint la moitié de ce siècle il sera possible de guérir ou de contrôler la quasi-totalité des cancers et parallèlement de réduire, en dépit du vieillissement de la population, le nombre de nouveaux malades du cancer, grâce à des modifications profondes de nos modes de vie et notamment à une prévention alimentaire individualisée. La déroutante diversité et la redoutable complexité du cancer tiennent au fait que cette maladie est intimement liée aux processus fondamentaux de la vie elle-même, prolifération et communication cellulaires, contrôle et expression génétique, reconnaissance par l'organisme du "soi" et du "non-soi". Comprendre et maîtriser le cancer revient finalement à comprendre et à maîtriser les mécanismes les plus intimes du vivant et c'est bien pour cela que ce défi est si difficile à relever et constitue l'une des plus extraordinaires aventures humaine et scientifique de tous les temps.

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
Etat des lieux du DSL dans le monde
Samedi, 21/06/2003 - 00:00

Selon Point-Tropic, le Japon est le pays où les lignes DSL sont les plus nombreuses, devant les Etats-Unis et la Corée du Sud. Ces trois pays totalisent respectivement 7 023 millions, 6 990 millions et 6 705 millions de foyers connectés à l'Internet grâce à cette technologie. A eux trois, ces pays recensent plus de connexions, environ 24 millions, que les sept autres qui figurent dans le classement. La Chine a un nombre particulièrement faible de connexions via le DSL, seulement 2,9 millions, tandis que l'Allemagne en compte deux fois plus que la France, 3,640 millions contre 1,778 millions. L'Italie et l'Espagne ferme la marche de ce classement des dix pays utilisant le plus le DSL, avec respectivement 1,156 millions et 1,142 millions de foyers connectés. Mais les pays qui comptent beaucoup de foyers connectés via le DSL ne sont pas forcément ceux où cette technologie est la plus employée pour se connecter à l'Internet. Les Etats-Unis sont par exemple absents du classement des dix pays où le DSL réalise un fort taux de pénétration. Les quatre premières places du classement reviennent à des pays d'Asie. C'est en Corée que le DSL semble le plus implanté, avec 29,24 % de taux de pénétration, loin devant Taiwan, 16,76 %, Hong Kong, 15,08 % et le Japon, 13,22 %. A noter que la Belgique, avec 10,86 % de taux de pénétration, le Danemark, 10,59 %, et l'Islande, 10,49 % sont présents dans ce classement. La France, qui fait moins de 8 % de taux de pénétration du DSL, en est absente.

Atelier : http://www.atelier.fr/page.php?

La biométrie devient incontournable comme moyen d'identification
Samedi, 21/06/2003 - 00:00

L'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) a rendu public le 11 juin un rapport sur les méthodes d'identification des personnes à partir de données biométriques - empreintes digitales ou vocales, reconnaissance faciale, balayage de l'iris ou de la rétine. Relevant il y a quelques années encore de la science-fiction, la large diffusion de ces techniques serait, à en croire les auteurs de l'enquête, inéluctable à court terme. Aussi les parlementaires recommandent-ils la mise sur pied, dans les prochains mois, d'une loi visant à encadrer cette évolution. Depuis début 2000, la Commission nationale informatique et libertés (Cnil) a ainsi traité «pas moins d'une vingtaine de dossiers» soumis par des institutions - publiques ou privées - désireuses de mettre en place un système de contrôle biométrique. Et l'ère de l'identification basée sur des caractéristiques physiques mesurables, numérisables et archivables, ne fait, aux dires de nombreux experts, que commencer. «Depuis le début de l'année, le rythme augmente et nous recevons actuellement trois ou quatre demandes téléphoniques par semaines», assure Christophe Pallez, secrétaire général de la Cnil. «Or pour l'heure, aucun texte spécifique ne régit les applications de la biométrie, s'inquiète Christian Cabal, député (UMP) de la Loire qui a dirigé les travaux de l'office sur ce thème. Et les efforts fournis par la Cnil, qui s'est à juste titre autosaisie du dossier pour répondre à la demande croissante des institutions ou des entreprises, ne suffiront pas éternellement à masquer cette carence.» Le développement de ces techniques d'identification s'opère il est vrai, tant en France qu'au plan international, dans la plus grande anarchie. D'abord parce que les attentats du 11 septembre ont suscité un sentiment d'urgence qui a conduit de nombreux pays à multiplier les expérimentations de systèmes biométriques sans toujours se soucier des travaux poursuivis par leurs voisins. Mais aussi parce que de récents progrès techniques ont considérablement élargi la palette d'applications offerte par des techniques parfois anciennes, et néanmoins inutilisables à grande échelle il y a encore quelques années. Ainsi les empreintes digitales, employées depuis le début du XXe siècle par la police scientifique dans des affaires criminelles, connaissent une seconde jeunesse depuis la mise au point récente de lecteurs capables d'effectuer des comparaisons rapides. Après avoir «photographié» l'empreinte d'un individu, ces machines en repèrent désormais instantanément les spécificités - «crêtes» et «vallées» - pour les transformer en codes informatiques aisément superposables à ceux enregistrés dans une base de données ou sur un titre d'identité. Il s'agit à ce stade de la technique la plus largement acceptée par la communauté internationale. Potentiellement aussi fiable, l'identification par la reconnaissance de l'iris n'est pas non plus une nouveauté. Depuis les années 50, on connaît en effet l'unicité de l'enchevêtrement de stries qui forme, chez chaque individu, la partie colorée de l'oeil. Mais c'est bien plus récemment que les scanners ont acquis la capacité d'effectuer une comparaison chez un sujet portant des lentilles, ou dans des conditions de lumière modifiant la taille de l'iris. Des outils qui, malgré leur coût prohibitif et une marge d'erreur encore importante, intéressent plusieurs pays d'Asie. En marge de ces deux moyens pour l'heure privilégiés d'identification, coexiste un grand nombre d'outils biométriques dont la fiabilité s'est récemment avérée décevante. La reconnaissance faciale par la modélisation informatique des principales caractéristiques du visage, testée dans plusieurs aéroports américains, est par exemple entachée d'un trop grand taux d'erreurs. En revanche, certains outils encore balbutiants - établissement instantané de l'empreinte génétique ou modélisation de la façon, inimitable, dont un individu tape sur un clavier d'ordinateur - pourraient à terme renforcer les systèmes de contrôle. Visant certes à prévenir d'éventuels et inquiétants détournements de fichiers biométriques, la loi et la «mission biométrie» aujourd'hui demandées par l'Office parlementaire auront également pour fonction, si elles voient le jour, de guider les pouvoirs publics parmi ces multiples options. Le temps presse, il est vrai : dès octobre 2004, les ressortissants européens devront, pour entrer sur le territoire américain, produire une pièce d'identité comportant au moins un identifiant biométrique.

Figaro : http://www.lefigaro.fr/sciences/20030612.FIG0513.html

Rapport de l'OPECST du 11-05-2003 : http://www.senat.fr/opecst/index.html

Un général de l'armée française s'inquiète de l'indépendance informatique du pays
Samedi, 21/06/2003 - 00:00

Lors de son intervention au cours du premier Symposium de l'information et de la communication qui s'est tenu du 10 au 12 juin à Rennes, le général Jean-Louis Desvignes, ancien chef du service central de la sécurité des systèmes d'information et actuel commandant de l'Ecole supérieure et d'application des transmissions (l'ESAT, chargée de former les informaticiens de l'armée), a fait part de ses inquiétudes face à la tendance que suivent certaines technologies de l'information. Il a notamment évoqué la restriction du périmètre de la vie privée et le besoin de recourir plus massivement aux logiciels libres. "Le périmètre de notre vie privée s'est rétréci comme peau de chagrin, davantage encore depuis le 11 septembre 2001, et ce n'est pas fini", a déclaré le général Jean-Louis Desvignes, lors de l'ouverture du symposium. Concernant les abus de certaines technologies en matière d'intrusion dans nos vies privées, il a souligné le rôle important de la Commission nationale informatique et libertés (Cnil). "Souvent décriée pour les contraintes qu'elle impose à tous les concepteurs de systèmes informatisés, elle est aussi notre rempart", a-t-il déclaré. Un rempart dont les membres doivent exercer leur vigilance sans relâche. Jean-Louis Desvignes a aussi fait part de son inquiétude face à l'arrivée des futures techniques "anti-piratages" signées par les poids lourds américains Microsoft et Intel. Rappelant que le projet de tatouage des microprocesseurs par un identifiant unique avait finalement été abandonné par Intel suite à "une levée de boucliers des mouvements libertaires", le général constate que, depuis le 11 septembre, le procès antitrust contre Microsoft s'est soldé par un "deal" et que "le gendarme du monde ne s'embarrasse plus de scrupules pour assurer sa sécurité". C'est dans ce contexte que se profile l'arrivée de nouvelles techniques destinées à lutter contre le piratage sous toutes ses formes, qui visent à contrôler l'utilisation des PC. Parmi ces techniques, le projet d'"alliance pour une informatique de confiance" (Trusted Computing Platform Alliance, en VO), développé par Intel et couplé au logiciel Palladium de Microsoft (logiciel que Microsoft veut incorporer dans les futures versions de Windows et qui s'installera dans les futures machines TCPA). S'appuyant sur l'analyse de Ross Anderson, universitaire anglais mondialement réputé pour ses compétences en matière de sécurité informatique, Jean-Louis Desvignes souligne que "les conséquences de ces innovations peuvent être extrêmement lourdes, autant en termes économiques qu'en termes de souveraineté des Etats ou de libertés individuelles". Si la suprématie des américains en matière de technologies de l'information est une réalité tangible, notamment avec la prédominance des logiciels de Microsoft et des processeurs Intel et AMD (qui participe aussi au projet TCPA), il n'en va pas de même dans d'autres secteurs : "Nous avons réussi dans les domaines de l'énergie nucléaire, de l'aéronautique et de l'espace, à gagner notre indépendance, pourquoi ne tenterions-nous pas de conquérir notre autonomie dans les technologies de l'information ?" Pour le général, cette indépendance passe par le recours aux logiciels libres. Le général persiste à penser qu'un recours aux logiciels libres est possible et serait hautement bénéfique, "tant en termes de coût que de confiance". Alors que la migration de nombreux ordinateurs militaires vers Windows XP est prévue, Desvignes estime que l'administration devrait justement donner l'exemple, mais aussi que le recours aux logiciels libres "prendrait plus de sens s'il était réellement soutenu à l'échelle de l'Union Européenne".

Transfert : http://www.transfert.net/a8955

Sun donne un nouvel élan à Java pour contrer Microsoft
Samedi, 21/06/2003 - 00:00

Le constructeur informatique Sun Microsystems passe à l'offensive contre son rival Microsoft en transformant son langage de programmation Java en marque commerciale, a annoncé le 13 juin le PDG de l'entreprise, Scott McNealy. "Nous passons de la défensive à l'offensive", a expliqué McNealy lors d'une conférence de presse à l'issue de "JavaOne", un rassemblement de 10.000 programmeurs à San Francisco. "Nous avons passé huit ans à construire et à protéger cette marque, il est temps de passer à l'offensive", a-t-il expliqué. Lancé par Sun en 1995, Java est un langage de programmation utilisé pour écrire des logiciels qui fonctionnent indifféremment sur plusieurs types d'ordinateurs, d'appareils électronique et de systèmes d'exploitation. Pendant huit ans, Java s'est développé jusqu'à rassembler une communauté de trois millions de développeurs et on le trouve désormais dans tous types d'appareils, des cartes mémoires aux imprimantes, en passant par les ordinateurs ou les téléphones portables. "Java devient une marque commerciale", a annoncé McNealy pendant sa conférence. "Il y a longtemps, on m'a accusé d'exagérer l'importance de Java; huit ans plus tard, je pense au contraire que nous étions trop modestes à l'époque". Les analystes estiment que Java a surtout permis à Sun de freiner le développement de Microsoft dans l'internet, les appareils mobiles et différents secteurs technologiques. Sun a marqué un point contre Microsoft la semaine dernière, avec l'annonce par Dell Computer et Hewlett-Packard, les numéros 1 et 2 du marché des ordinateurs personnels, de l'installation de Java sur leurs nouveaux ordinateurs. Jusqu'à récemment, les ordinateurs étaient vendus avec la Machine Virtuelle Java de Microsoft, un programme nécessaire pour utiliser les logiciels écrits en Java. Sun, qui estime que Microsoft a modifié le code Java afin qu'il ne fonctionne de façon optimale que sur les ordinateurs équipés de Windows, a attaqué le géant du logiciel en justice. En décembre, un juge fédéral de l'Etat du Maryland a ordonné à Microsoft de distribuer la version originale de Java programmée par Sun avec Windows. Microsoft a fait appel de cette décision. Sun a également intenté un procès à Microsoft pour abus de position dominante en mars 2002. Parallèlement, Sun a annoncé une alliance entre les constructeurs de téléphones portables dans le but de standardiser le processus de certification des logiciels écrits en Java, ce qui devrait accélérer le développement des téléphones Java, estime le fabricant informatique. Sun a également dévoilé un accord avec Intel, le numéro 1 mondial des microprocesseurs, afin d'optimiser les performances de Java sur les appareils équipés de processeurs X-scale. "Ceux qui pensent que nous ne comptons pas, n'ont pas assisté à JavaOne", s'est exclamé McNealy, après avoir exhibé un journal mettant en question la capacité de Sun d'augmenter ses revenus grâce à une plus large distribution de Java. McNealy, célèbre dans la Silicon Valley pour ses commentaires caustiques sur Microsoft et son esprit tranchant, a laissé entendre que Sun n'est pas à vendre. "Prenez une action à cinq dollars, multipliez la par 3,3 milliards d'actions, vous obtenez 15 à 20 milliards de dollars auxquels vous ajoutez une prime", a expliqué McNealy, ajoutant qu'il voudrait du cash et non des actions. "Quelle entreprise non convaincue d'abus de position dominante peut se permettre une telle somme?", a demandé McNealy. Une référence à Microsoft, condamnée pour abus de position dominante, et qui annonce 48 milliards de dollars de liquidités dans son bilan.

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/030614/85/397gq.html

La rémunération sur la copie privée étendue à l'écrit et aux arts visuels
Samedi, 21/06/2003 - 00:00

La commission Francis Brun-Buisson sur la copie privée a étendu à l'écrit et aux arts visuels la rémunération des droits d'auteurs déjà appliquée à l'audiovisuel et à la musique, a-t-on appris auprès du ministère de la Culture et de la Communication. Cette décision a été adoptée le 10 juin par 19 voix sur 21 (la commission compte 25 membres), précise la commission. Son président, Francis Brun-Buisson, s'est félicité de ce "large consensus". Depuis le 15 janvier 2001, les ayants droit dans les domaines de l'audiovisuel et de la musique bénéficiaient d'une rémunération au titre de l'utilisation faite de leurs oeuvres via les disquettes d'ordinateurs, les CDR (disques compact enregistrables qui permettent de graver texte, musique et données) et les RW (CD sur lesquels il est possible de réenregistrer). Désormais, les créateurs de l'écrit et des arts visuels bénéficieront de cette rémunération. Celle-ci a été fixée à 1,25 centime d'euro pour les CDR et RW Data et à 1,5 centimes d'euro pour les disquettes. Francis Brun-Buisson a souligné que la décision a été prise avec "la préoccupation constante de ne pénaliser ni le consommateur, ni les fabricants ou importateurs qui acquittent la rémunération auprès des ayants droit". La commission "reste convaincue que le public, comme les industriels, comprennent qu'il est indispensable de rémunérer les auteurs et éditeurs des oeuvres que le consommateur copie pour son usage privé sur les supports utilisables à cette fin". La commission regroupe représentants des industriels, des consommateurs et des ayants droit. Francis brun-Buisson annonce que celle-ci "a décidé de consacrer par priorité ses prochains travaux à l'impact sur les pratiques de copie privée et leur rémunération de la mise en place de mesures techniques de protection des oeuvres". Elle étudiera également "l'évolution des caractéristiques techniques, du marché et des usages des DVD enregistrables et des autres supports numériques équivalents". La protection (par le biais de dispositifs anti-copie intégrés dans certains disques) a suscité la réprobation de l'association de défense de consommateurs UFC que Choisir. Son président Alain Bazot est parti en guerre le 27 mai contre les CD et DVD verrouillés, en assignant en justice des producteurs (EMI, Warner, Studio Canal, Universal) et des distributeurs.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/030617/202/39csw.html

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Matière
Matière et Energie
AMD et Intel préparent les microprocesseurs du futur
Samedi, 21/06/2003 - 00:00

45 nm (ou 0,045 micron) et même 32 nm ! Tels sont les pas de gravure des transistors qu'envisage AMD pour ses futurs processeurs alors que ceux-ci sont aujourd'hui conçus en 130 nm et, prochainement, en 90 nm. L'objectif restant toujours le même : accélérer le transfert de charge électrique au sein du composant électronique tout en minimisant les pertes énergétiques, afin d'augmenter les performances globales des processeurs pour une consommation électrique minimale. Si la finesse de gravure aide à atteindre cet objectif, le choix des matériaux est tout aussi important pour optimiser les flux électriques. AMD se tournera notamment vers le siliciure de nickel (NiSi) en remplacement du polysilicium actuel pour la construction des "portes" (gate oxyde) des transistors. Le NiSi assurerait, selon AMD, une meilleure étanchéité, permettant ainsi de réduire les pertes énergétiques. Le matériau pourrait venir en combinaison avec le strained silicon. Cette technologie, qui "étire" les atomes de silicium, fluidifierait la circulation des électrons et optimiserait ainsi la dépense énergétique tout en accélérant les transferts. En laboratoire, la combinaison de ces technologies permettrait des gains de performance d'environ 30 %, selon AMD. La gravure en 45 nm n'est de toute façon pas attendue avant 2007 et celle en 32 nm devrait voir le jour en 2009. Parallèlement AMD et Intel poursuivent une autre voie de recherche : celle du tri-gate (triple porte). Le tri-gate est un transistor en volume et non plus plat comme actuellement. La charge électrique émise du haut de la porte du transistor est ensuite envoyée sur des "façades" verticales, triplant ainsi les flux du signal électrique. Un peu à l'image d'une route nationale qui s'élargit sur trois voies fluidifiant ainsi le trafic. Les chercheurs d'Intel ont réussi à réduire de 60 à 30 nm les portes des transistors tri-gate. Prévu pour être gravé en 45 nm pour 2007, le tri-gate résoudrait également, selon Intel, le problème des fuites électriques.

VUNet :

http://www.vnunet.fr/actu/article.htm?numero=11023&date=2003-06-13

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Mise au point d'un vaccin contre le virus du Nil
Samedi, 21/06/2003 - 00:00

Une entreprise de biotechnologie néerlandaise, Crucell, a annoncé la mise au point d'un vaccin pour les êtres humains contre le virus du Nil occidental, qui a tué 284 personnes aux Etats-Unis en 2002.Crucell poursuivra ses tests sur des animaux avant d'entamer des tests cliniques sur des êtres humains, a encore précisé cette firme. Le virus du Nil occidental s'attaque aux animaux, mais également aux êtres humains, chez qui il peut causer des infections cérébrales entraînant la mort. L'année dernière, 4.156 Américains ont été infectés par la maladie, qui se propage par les moustiques mais également par les transfusions sanguines et les transplantations d'organes. Selon la communauté scientifique, 80% des personnes infectées ne développent pas de symptômes. Souvent les personnes qui contractent la maladie sont des personnes âgées, dont le système immunitaire est faible. Dans un cas sur 150, le virus provoque des encéphalites ou des méningites, qui dans les cas les plus sévères sont mortelles. Le virus du Nil occidental a été isolé pour la première fois en 1937, en Ouganda, mais il a été identifié en Europe ces dernières années. Aux Etats-Unis, il est apparu en 1999 à New York, et s'est propagé vers l'Ouest depuis. Seuls 18 cas mortels avaient été répertoriés aux Etats-Unis entre son apparition en 1999 et 2001. Selon des scientifiques américains, l'impact du virus aux Etats-Unis pourrait être pire que le SRAS, potentiellement mortel. En France, la maladie n'a fait aucune victime humaine, mais un dispositif de surveillance a été mis en place en mai pour éviter une nouvelle épidémie parmi les chevaux. Cette campagne est destinée à éviter un retour de ce virus, absent de France depuis 1966 mais qui était réapparu à l'été et l'automne 2000, touchant 76 chevaux dans l'Hérault, le Gard et les Bouches-du-Rhône. Vingt d'entre eux étaient décédés.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/030611/202/390pe.html

La progestérone réduirait fortement les risques d'accouchement prématuré
Samedi, 21/06/2003 - 00:00

Soumettre les femmes enceintes à des injections hebdomadaires de progestérone permettrait de réduire de manière très significative les risques d'accouchement prématuré, selon une étude publiée par le "New England Journal of Medicine". "Il s'agit vraiment de la première avancée médicale qui permette vraiment de réduire l'incidence des accouchements prématurés", s'est félicité le Dr Charles Lockwood, directeur du service de gynécologie-obstétrique de l'école de médecine de l'Université de Yale. L'étude inclut des femmes présentant un risque élevé d'accouchement prématuré: toutes ont déjà accouché d'un premier bébé à 31 semaines de grossesse en moyenne. Une grossesse est à terme à 37 semaines. Une partie des femmes de l'étude ont reçu des injections de progestérone, alors qu'un autre groupe recevait un placebo. La progestérone s'est montrée si efficace que l'étude a été stoppée en cours de route, les responsables jugeant qu'il n'était pas éthique de priver le groupe de femmes sous placebo de ce médicament. L'étude a été menée dans 19 cliniques par l'Institut national de la santé de l'enfant et du développement humain. Elle a porté sur 459 femmes pour la plupart âgées d'une vingtaine d'années et suivies de 1999 à 2002. Parmi les deux tiers ayant reçu de la progestérone, 36 % ont accouché avant 37 semaines, contre 55 % dans le groupe placebo. Environ 11 % des mères ayant reçu des injections de progestérone ont accouché avant 32 semaines, comparées à 20 % dans l'autre groupe. Parmi les bébés, 27 % seulement pesaient moins de 2,47 kilos à la naissance dans le groupe de mères traitées, alors qu'ils étaient 41 % dans l'autre groupe. La progestérone a par ailleurs permis de diminuer le nombre de bébés morts nés, de décès à la naissance ou d'enfants présentant des difficultés respiratoires. Au total, 17 bébés sont morts, soit 6 % du groupe placebo et 3 % du groupe des mamans traitées. A l'heure actuelle, de nombreux médecins dans le monde commencent à administrer de la progestérone aux femmes présentant un risque important d'accouchement prématuré, précise le Dr Lockwood. Pour le Dr Michael Varner, responsable de ces travaux pour l'Université de Utah, "une étude similaire doit être menée à nouveau et bien suivie pour que nous soyons sûrs que nous ne remplacions pas un problème par un autre". En 2001, 11,9 % des bébés américains sont nés avant 37 semaines, soit une hausse de 27 % depuis 1981 en partie expliquée par l'augmentation des grossesses multiples, selon le Centre national des statistiques de santé.

NEJM du 12-05-2003 : http://content.nejm.org/cgi/content/short/348/24/2379

Maladies cardiovasculaires : les anticholestérol efficaces chez les diabétiques
Samedi, 21/06/2003 - 00:00

La plupart des adultes diabétiques devraient prendre des médicaments anticholestérol, même si leur taux est normal et s'ils ne présentent aucun signe de maladie cardiovasculaire, selon la plus vaste étude jamais réalisée dans ce domaine. Les résultats, qui sont publiés cette semaine dans la revue scientifique "The Lancet", font apparaître que ces médicaments, les statines, réduisent d'un tiers le risque de maladie cardiovasculaire, d'accident vasculaire cérébral et diminuent le besoin d'angioplastie ou de pontage coronarien. Selon les experts, de tels résultats doivent aboutir à une modification des recommandations concernant la prise en charge des diabétiques. Environ 25 millions de personnes dans le monde présentant des risques cardiovasculaires prennent des statines. Toutefois, le bénéfice que peuvent en tirer les diabétiques n'avait pas encore été établi. Ces derniers ne reçoivent généralement pas de médicaments anticholestérol, en dépit des risques cardiovasculaires que leur fait courir leur maladie. Si ces résultats se confirment, 100 millions de personnes dans le monde seront candidates au traitement anticholestérol, estiment les chercheurs de l'Université d'Oxford, en Angleterre. Selon eux, ce traitement pourrait éviter chaque année environ un million d'infarctus, d'accidents vasculaires cérébraux et d'interventions chirurgicales. "Ces recherches prouvent que les statines peuvent apporter un réel bénéfice à de nombreuses personnes souffrant de diabète, en leur évitant des complications parfois fatales", a déclaré Simon O'Neill, de l'association de malades diabétiques Diabetes UK. "Nous espérons que tous les professionnels de santé prendront en compte ce travail lors du choix du traitement des diabétiques." Près de 6.000 diabétiques âgés de 40 ans ou plus, ainsi que quelque 14.500 non diabétiques présentant une maladie artérielle, ont participé à cette étude: quotidiennement et pendant cinq ans, ils ont reçu au hasard soit 40 mg de Zocor, soit un placebo. Au total, près de 10.000 personnes ont reçu du Zocor et près de 10.000 un placebo. Selon les résultats, 25% des personnes prenant le placebo ont été victime d'un infarctus, d'un AVC ou ont du subir une opération, contre 20 % seulement des personnes prenant du Zocor. Toutefois, selon le Dr Jane Armitage, l'une des investigatrices de l'étude, le bénéfice réel apporté par le traitement au Zocor est une diminution de tous les accidents d'un tiers. En effet, selon les experts, quelques-unes des personnes comptées dans le groupe placebo appartenaient en réalité au groupe prenant des statines.

Lancet du 14-06-2003 :

http://www.thelancet.com/journal/vol361/iss9374/full/llan.361

L'obésité et le surpoids toujours en progression en France
Samedi, 21/06/2003 - 00:00

Quatre français sur 10 sont trop gros ou obèses et ce nombre ne cesse de progresser: selon les résultats d'une enquête rendue publique le 17 juin, la France compte aujourd'hui plus de 5,3 millions de personnes adultes obèses et 14,4 millions de personnes en surpoids. L'enquête ObEpi 2003 souligne que le nombre de Français obèses qui était de 8,2 % en 1997 est aujourd'hui de 11,3 %, soit une augmentation d'environ 5 % par an, et que la proportion des personnes en surpoids ou obèses est passée de 36,7 % à 41,6 % en six ans. Si cette progression s'observe dans toutes les tranches d'âge, elle est particulièrement importante après 65 ans. Alors qu'entre 15 et 45 ans, l'obésité est plus fréquente chez les femmes, ce sont les hommes qui, entre 45 et 65 ans, affichent une prévalence d'obésité supérieure. Après 65 ans, le nombre de personnes obèses est presque égal chez les hommes (15,3 %) et les femmes (15,5 %). Le surpoids, en revanche, en forte augmentation, touche plutôt les hommes. Près d'un homme sur deux est touché dès 45 ans, contre une femme sur quatre. L'augmentation de l'obésite touche toutes les catégories socio-professionnelles sans exception. Les professions les plus touchées restent les artisans-commerçants (16,1 %), les agriculteurs (13,2 %), les ouvriers (12,7 %) et les retraités (15,5 %) contre les cadres supérieurs ou professions libérales. Toutefois, les résultats de 2003 viennent confirmer une relation inverse entre le niveau d'instruction et la prévalence de l'obésité. Des résultats identiques avaient été observés en 1997 et en 2000. Aucune région n'a été épargnée, le Nord et le Bassin parisien restant toutefois les régions à plus haute prévalence. Parallèlement à cette augmentation de poids, les Français ont la taille moins fine: leur tour de taille est passé de 84,6 cm en 1997, à 87,2 cm en 2003. Un paramètre directement associé à une augmentation des risques cardio-vasculaires. Il faut par ailleurs souligner qu'il existe aussi un lien puissant entre cancer et surpoids, comme vient encore de le confirmer une vaste étude américaine publiée le 24 avril dernier dans le New England Journal of Medicine. Cette étude montre que l'excès de poids augmente de 14 % le nombre de morts par cancer chez l'homme et de 20 % chez la femme. ObEpi 2003 est la troisième édition d'une enquête épidémiologique menée avec la SOFRES par l'Institut Roche de l'obésité, en collaboration avec le Dr Marie-Aline Charles, épidémiologiste à l'INSERM (Unité 258) et le Pr Arnaud Basdevant, chef du service de nutrition à l'Hôtel-Dieu de Paris. Les deux premières éditions ont été menées en 1997 et en 2000. -l'étude ObEpi 2003 porte sur un échantillon SOFRES de 25.770 adultes âgés de 15 ans et plus, représentatif de la population française.

AP : http://fr.news.yahoo.com/030617/5/39dxs.html

Iris, première née en France grâce à la technique de maturation in vitro
Samedi, 21/06/2003 - 00:00

Un premier bébé vient de naître en France grâce à une technique dite de "maturation" in vitro (MIV) de l'ovule maternel afin de le rendre apte à la fécondation, a annoncé le 17 juin l'équipe du professeur René Frydman, de l'hôpital Antoine-Béclère (Clamart).Iris est née le 5 juin (3 kg) à l'aide de cette technique destinée à remédier à l'infertilité maternelle. La fécondation par un spermatozoïde de l'ovule, arrivé à maturité, s'est déroulée in vitro, dans une éprouvette selon le procédé de la fécondation in vitro (FIV). "Dans le monde, 200 enfants sont nés depuis cinq ans grâce à ce procédé de maturation de l'ovocyte", a précisé à l'AFP le Dr Georges Tachdjian, l'un des biologistes, avec Anne Le Du et Nelly Frydman, qui ont travaillé à cette réussite dont Le Parisien s'est fait mardi l'écho. Cinq autres grossesses sont en cours dont deux proches du terme, selon lui. "Cette technique s'adresse à certaines femmes, que l'on estime à 5%, qui ont des troubles hormonaux et un mal fou à ovuler, et qui avec le traitement hormonal (NDLR, de stimulation ovarienne) font des complications", a expliqué à l'AFP le Pr René Frydman. "Donc, on cherche à éviter la stimulation. La maturation constitue une possibilité nouvelle", commente-t-il. A court terme, "je ne pense pas que cela va remplacer la stimulation hormonale", estime-t-il. "Il faut rester modeste, c'est une technique intéressante pour ces femmes, pas la révolution. Par contre, sur le plan de la recherche, ça peut être la voie à la conservation du tissu ovarien, contenant des ovules très jeunes, pour les femmes qui doivent subir un traitement anti-cancéreux, une chimiothérapie par exemple", selon le gynéco-obstétricien, "père" avec le professeur Jacques Testart (biologiste) d'Amandine, premier bébé né en France grâce à la FIV. "La congélation d'ovules matures n'est pas complètement maîtrisée", rappelle le Dr Tachdjian. D'où l'intérêt de la recherche sur les ovules jeunes, a priori plus résistants à la congélation, pour les femmes cancéreuses désireuses de préserver leurs capacités de procréer, avant d'entreprendre leur thérapie anti-cancéreuse, selon lui. Pour l'heure, la technique s'adresse à des femmes souffrant, par exemple, "d'ovaires polykystiques" (grosseurs perturbant le fonctionnement des ovaires). A chaque cycle, elles font de nombreux follicules (structures de l'ovaire qui libèrent normalement un ovule apte à la fécondation) mais qui s'étiolent", entravant les possibilités de fécondation, explique le Pr Frydman. "Il s'agit, dit-il, de "cueillir" l'ovule jeune (8 mm de diamètre) à temps, en début de cycle". "Au laboratoire, l'ovule est mis dans un milieu spécial pendant 24 h à 48 h, enrichi en protéines, en facteurs de croissances, pour permettre de finir sa maturation", détaille le Dr Tachdjian. "Une fois cette maturation finie, généralement au bout de 24h, on peut le féconder", ajoute-t-il. Après avoir vérifié qu'il se développe normalement, l'oeuf est transféré dans le ventre maternel. Canada, Corée du Sud, Taïwan, Finlande font partie des pays pratiquant la MIV.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/030617/202/39fdu.html

Math1 : le gène qui régénère les cellules auditives
Samedi, 21/06/2003 - 00:00

Qu'il soit murmure ou le cri d'un rappeur en colère, le son procède toujours de la même façon pour se faire entendre : il est une onde qui vient régulièrement bousculer de minuscules poils à l'intérieur de notre oreille interne. Ces cellules sensorielles qualifiées de « ciliées » à cause de leur forme transforment le son en signal électrique à destination du cerveau. Endommagées par un son trop fort, une infection ou simplement la vieillesse, ces cellules meurent. Et comme elles ne se régénèrent pas, leur propriétaire devient sourd. Des chercheurs de l'Université du Michigan à Ann Arbor affirment être sur la voie d'une solution. Au moyen d'un virus désactivé, ils ont inséré un gène à l'intérieur de l'oreille interne d'un cochon d'Inde. ce gène, baptisé Math 1, leur semblait jouer un rôle majeur dans le processus de fabrication des cellules ciliées chez les mammifères. Au bout de quelques jours, de nouvelles cellules ciliées se sont bel et bien mises à pousser dans l'oreille du cobaye. Les chercheurs n'ont pas pu s'assurer que les cellules sont capables de détecter correctement les sons ou de les transmettre au cerveau. Ils pensent cependant être sur la voie d'un traitement contre différentes surdités, notamment celle qui touche les personnes âgées.

Journal of Neuroscience du 1-06-2003 : http://www.jneurosci.org/

Sclérose latérale amyotrophique : les gènes se dévoilent
Samedi, 21/06/2003 - 00:00

Une équipe américaine vient de mettre en lumière le mécanisme responsable des mutations génétiques de la sclérose latérale amyotrophique (SLA), une maladie dégénérative du système nerveux. Un cas sur dix trouverait en effet son origine dans les gènes. Pour la première fois, le Dr John Hart et son équipe de l'Université du Texas, ont mis en évidence l'origine de ces mutations génétiques. Ils ont identifié plusieurs « protéines qui agissent d'une façon inappropriée » explique l'auteur. « Cette découverte devrait ainsi nous aider non seulement à mieux comprendre la maladie, mais aussi à la prévenir et à la traiter ». La maladie de Charcot, ou SLA, est caractérisée par une dégénérescence rapide des neurones moteurs, entraînant une cascade de handicaps lourds alors que les capacités intellectuelles restent intactes. Elle touche 9 000 Français, généralement entre 40 et 60 ans. Plus de 1 200 cas sont diagnostiqués chaque année, laissant à ces malades quelques années seulement d'espérance de vie.

Nature Structural Biology, Juin 2003 : http://www.nature.com/nsb/

Les enfants violents font des adultes cardiaques
Samedi, 21/06/2003 - 00:00

Les enfants et adolescents violents sont-ils davantage à risque de maladie cardio-vasculaire à l'âge adulte ? Oui, si l'on en croit une étude réalisée par une équipe américano-finlandaise. Le Dr Karen Matthews de l'Université de Pittsburgh, et ses collègues de l'Université d'Helsinki, se sont intéressés à 134 jeunes Américains. D'origine afro-américaine ou caucasienne, il s'agissait pour partie d'enfants âgés de 8 à 10 ans et d'adolescents entre 15 et 17 ans. Les auteurs ont mesuré pour chacun d'entre eux, leur degré de violence à partir de critères spécifiques. Ils ont ainsi découvert que la violence de l'enfant augmente le risque de syndrome métabolique à l'âge adulte, un syndrome caractérisé par l'existence d'une hypertension artérielle, d'une obésité et/ou d'un excès de cholestérol. Pour Karen Matthews, « la maturation sexuelle et le rôle joué par les hormones peuvent favoriser le développement de comportements négatifs en réaction au monde environnant. Ces attitudes de rejet peuvent également se manifester à travers une alimentation déséquilibrée, la consommation de tabac ou d'alcool et une inactivité physique, autant de styles de vie susceptibles d'augmenter le risque de syndrome métabolique".

Health Psychology : http://www.apa.org/journals/hea/503ab.html#6

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Recherche
Recherche & Innovation, Technologies, Transports
Des sièges d'avion intelligents pour capter l'humeur du passager
Samedi, 21/06/2003 - 00:00

Des sièges d'avion dotés de capteurs pourraient bientôt informer les équipages si un passager présente des signes de nervosité, constitue un danger potentiel ou s'il est resté immobile trop longtemps, risquant de développer des caillots sanguins. La société Qinetiq conçoit des sièges qui relaient à l'aide de capteurs à un ordinateur central des signaux permettant de caractériser le comportement d'un passager. "Le système pourrait disposer d'un affichage accessible uniquement au personnel de cabine - peut-être dans la cuisine de bord - pour avertir si le comportement d'un passager sort de l'ordinaire", explique Chris Thorpe, designer chez Qinetiq, cité par le magazine New Scientist. L'équipage peut alors évaluer l'attitude de la personne et décider si elle représente un risque. Le groupe précise que d'autres capteurs et d'autres techniques comme un contrôle de la température ou de l'humidité de la peau pourraient être utilisés. "Les sièges dotés de capteurs font partie d'un projet plus vaste pour rendre les cabines d'avion plus conviviales, avec par exemple des lumières qui baissent quand vous vous endormez", ajoute le magazine. Les passagers de première classe seront les premiers à bénéficier de tels sièges, qui pourraient être disponibles d'ici environ un an.

New Scientist : http://www.newscientist.com/news/news.jsp?id=ns99993822

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