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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 283
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 26 Mars 2004
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Egalement dans ce numéro
TIC
802.11n: le Wi-Fi à 100 Mbps pointe à l'horizon 2005
Le WiMAX vient brouiller les cartes dans les télécoms
Une amende de 497,2 millions d'euros pour Microsoft
Avenir
Une nouvelle forme de carbone
Espace
Une mer salée a existé sur Mars
Vivant
Cancer de la prostate: l'alimentation en cause
Une avancée importante dans la lutte contre le paludisme
Découverte d'un nouveau coronavirus
La protéine qui déclenche les naissances
Le voile se lève sur le prion
Moins de calories pour vivre plus longtemps
L'IA au service de la biologie pour des médicaments parfaits
Une nouvelle substance active contre les staphylocoques
Lire dans les pensées : un rêve qui pourrait devenir réalité
Dépression : une prédisposition génétique mais pas de gène de la dépression
Homme
Des chercheurs pensent avoir trouvé une mutation génétique ayant séparé l'homme des singes
Plus de 50% des habitants de la planète dans des villes d'ici 2007
Edito
L'eau et la vie ont probablement existé sur Mars



Cette fois il n'y a plus aucun doute : de l'eau en grande quantité a un jour coulé sur la planète Mars et les conditions de la vie auraient pu y exister. Telles sont les extraordinaires conclusions que les scientifiques tirent des dernières observations et données transmises par le robot américain Opportunity, le 2 mars, et la sonde européenne Mars Express, le 17 mars. "C'est le genre d'endroit qui aurait pu permettre la vie, cela ne prouve pas que la vie y a été présente", a déclaré le responsable scientifique de la mission Mars Exploration Rover, Steve Squyres, après avoir annoncé que "l'eau a un jour coulé entre ces rochers" où est posé le robot Opportunity. En coulant à travers les roches de cette zone, l'eau "a changé leur texture et leur composition, nous avons pu détecter les indices laissés par la présence d'eau et cela nous permet d'en tirer cette conclusion", a poursuivi M. Squyres. Les chercheurs déduisent la présence passée d'eau en grande quantité sur Mars de la composition actuelle des roches, qui contiennent notamment des sulfates, et de la forme de certains rochers contenant des cavités où se sont formés certains cristaux. Le robot a trouvé "une quantité impressionnante de sels" à la fois à la surface d'une roche et à l'intérieur de cette roche, a expliqué Benton Clark, membre de l'équipe scientifique de la mission. "La seule façon pour une telle quantité de sels de se former est de se dissoudre dans l'eau avant que l'eau ne s'évapore", a-t-il ajouté. Les conclusions de la Nasa sont fondées sur l'analyse d'un substrat rocheux exposé, situé à l'intérieur d'un petit cratère, juste à côté du point de chute du robot Opportunity, dans une région appelée Meridiani Planum. Le robot a consacré l'essentiel des trois dernières semaines à analyser cette roche, que les scientifiques ont appelée El Capitan. Les mesures reçues sur Terre montrent une forte concentration de soufre, détectée grâce au spectromètre à rayons-X qui équipe le robot. Or, Le spectromètre d'Opportunity a révélé la présence d'importantes quantités de soufre dans l'affleurement rocheux qu'il a étudié. De nombreux signes laissent penser qu'il se présente sous la forme de sels sulfatés, semblables au sel d'Epsom (sulfate de magnésium). Sur Terre, les roches contenant de telles quantités de sel se sont soit formées dans de l'eau, soit ont baigné de façon prolongée dans un milieu aquatique après leur formation. "La forme chimique de ce soufre paraît être du magnésium, du fer et d'autres sels de sulfate", a précisé Benton Clark, de la firme Lockheed Martin Space Systems à Denver qui participe à la mission. "Des éléments pouvant former du chlorure ou même des sels de bromure ont aussi été détectés", a-t-il ajouté. D'autre part, l'analyse de l'apparence de cette roche fournit trois éléments indiquant la présence passée d'eau, a expliqué le géologue John Grotzinger, du Massachusetts Institute of Technology à Cambridge, près de Boston (nord-est): "des indentations appelées druses, des petites sphères et une stratification oblique". En effet, les images de la caméra panoramique d'Opportunity montrent de nombreux petits trous dans un affleurement rocheux sur lequel ont été effectués de très gros plans. Ces petites cavités ont l'apparence caractéristique des cavités qui se forment dans les roches terrestres plongées dans des eaux saumâtres et où des cristaux de sels minéraux croissent avant de se dissoudre. Par ailleurs, les différentes séries d'images ont révélé la présence de minuscules sphères incrustées dans les roches. Les chercheurs les qualifient de " myrtilles " bien qu'elles ne soient pas bleues mais grises. Ces sphérules ne sont pas concentrées dans des couches géologiques particulières, comme cela devrait être le cas si elles s'étaient formées hors de la roche puis déposées dans une couche sédimentaire donnée. Elles sont au contraire présentes à tous les niveaux. Cela laisse à penser qu'il s'agit en fait de ce que les géologues appellent des " concrétions " qui se sont formées à partir de l'accumulation de minéraux provenant d'une solution aqueuse diffusant à travers des roches poreuses saturées d'eau. L'autre découverte annoncée le 17 mars est européenne : l'eau sous forme de glace existe "en abondance" au pôle sud de Mars, ce qui prouve que les deux pôles sont pourvus d'une calotte glaciaire, selon une analyse des données recueillies par la sonde européenne Mars Express. Le pôle sud de la "planète rouge" est composé de trois zones distinctes, expliquent l'astrophysicien français Jean-Pierre Bibring et ses collègues : au centre, une "calotte claire" de gaz carbonique (CO2) gelé, mélangé à un peu d'eau glacée, entourée d'une zone d'eau glacée pratiquement pure. Et puis, à l'extérieur de cette zone et s'étendant sur des dizaines de kilomètres, une vaste région d'eau glacée "impure", contenant des quantités diverses de poussières. Les scientifiques de la mission Mars Express ont déduit toutes ces constatations sur la composition chimique du pôle grâce à l'examen des quantités de lumière et de chaleurs réfléchies par la région. "Les images ont été prises à la fin de l'été martien, au moment où la calotte de glace est la plus fine, ce qui prouve qu'il y a bien une présence de glace tout au long de l'année", soulignent les chercheurs. Enfin, la troisième et dernière découverte, révélée le 23 mars et baptisée "Opportunity atteint la plage", montre que certains rochers observés ont été formés de la sédimentation de l'eau salée, et n'ont pas seulement "trempé" dans l'eau. La différence est de taille, car elle distingue "l'eau que vous pouvez tirer d'un puits et l'eau dans laquelle vous pouvez nager", a souligné Steve Squyers. "Il y avait un environnement habitable sur Mars." Mais celui-ci ajoute "Je ne m'attends pas à trouver des microbes fossilisés et encore moins des traces de dinosaures", a toutefois ajouté l'expert. Cette preuve de l'existence passée d'une mer salée s'appuie sur des motifs au sein de couches rocheuses fines qui indiquent la présence de grains de sédiments de la taille du sable qui ont fait corps, ont été ridés par de l'eau sur une profondeur d'au moins cinq centimètres, peut-être beaucoup plus, qui coulait à la vitesse de 10 à 50 centimètres par secondes", a expliqué John Grotzinger, du Massachusetts Institute of Technology de Cambridge (Massachusetts). "Ce type de roche est excellent pour préserver les preuves de vie microbienne", a repris Steve Squyres, en précisant cependant que les robots qu'il avait contribué à mettre au point pour cette mission n'étaient "pas équipés pour ce type d'analyse". Ed Weiler, administrateur adjoint de la NASA, a salué « le saut gigantesque » que cette nouvelle découverte apporte à la connaissance du monde martien. Il est important de rappeler au passage que l'instrument à l'origine de ces découvertes et baptisé OMEGA (Observatoire pour la Minéralogie, l'Eau, les Glaces et l'Activité), est un imageur spectral visible et infrarouge, développé et construit en France. OMEGA, l'un des sept instruments embarqués à bord de Mars Express, la sonde de l'ESA en orbite depuis le 25 décembre, est le premier instrument capable d'analyser spectralement la surface et l'atmosphère de Mars avec une résolution spatiale de quelques centaines de mètres. Il analyse la lumière solaire diffusée par Mars, et en couplant l'identification des constituants et leur localisation, il va permettre de dresser des cartes de composition minéralogique et atmosphérique de Mars. Omega doit réaliser une couverture globale de la planète avec une résolution de 1 à 5 km. Ces observations américaines et européennes confirment que Mars a connu un environnement humide de longue durée qui aurait pu être hospitalier à la vie. Mais sur ce point capital il faut rester très prudent : ce n'est pas parce qu'il y a eu un jour sur Mars certaines conditions nécessaires à l'apparition de la vie que ces conditions ont été suffisantes pour permettre ce saut extraordinaire, et encore bien mal compris, de l'inanimé au vivant. Au-delà des effets d'annonce et de la part bien compréhensible d'autosatisfaction de la NASA après une série de difficultés et d'échecs, dont la terrible explosion de la navette Columbia, en février 2003, nous n'avons pas encore pris toute la mesure de cette extraordinaire découverte et de ses innombrables implications scientifiques techniques et politiques. Cette découverte et, d'une manière plus globale, le remarquable déroulement de la mission américaine d'exploration "Mars Rover" effacent les récents revers de la NASA et valide la pertinence de la nouvelle et ambitieuse stratégie de conquête et d'exploration spatiale. Il ne fait à présent plus aucun doute que la planète Mars constitue bien un modèle irremplaçable pour la compréhension de l'apparition et de l'évolution de la vie sur Terre. N'en déplaise aux sceptiques ou à tous ceux qui ne voient dans la conquête spatiale que dépenses et risques inutiles, l'exploration et la conquête de Mars seront au coeur des grands enjeux scientifiques, technologiques et politiques de ce siècle. M'appuyant sur cette conviction, je suis également convaincu que les premiers vols habités vers Mars auront lieu plus tôt qu'on ne l'imagine et qu'avant la moitié de ce siècle l'homme sera sans doute présent de manière permanente sur la planète rouge. En effet, seule une présence humaine durable pourra permettre à l'exploration de Mars de faire un grand bond en avant, une fois que toutes les possibilités d'investigation de la robotique auront été épuisées. Mais avant de connaître ces moments extraordinaires de l'aventure humaine, nous pouvons nous attendre, dans les mois et les années à venir, à d'étonnantes et peut-être fantastiques découvertes sur Mars, notamment dans le domaine de la biologie. Le fait, à présent avéré, qu'une grande quantité d'eau sous forme liquide ait été présente sur Mars renforce en effet considérablement l'hypothèse que la vie ait pu apparaître et se développer, au moins à une certaine époque, sur la planète rouge. Face aux Etats-Unis qui réaffirment leurs ambitions spatiales, et à des pays comme la Chine, le Japon ou l'Inde qui mettent tout en oeuvre pour devenir rapidement de réelles puissances spatiales, la France et L'Europe, s'appuyant sur leurs compétences dans les technologies spatiales, doivent donc redoubler d'efforts pour rester dans cette course technologique qui sera, avec les nanotechnologies et les biotechnologies, un des facteurs décisifs de compétitivité et de puissance économiques de ce nouveau siècle.

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
802.11n: le Wi-Fi à 100 Mbps pointe à l'horizon 2005
Samedi, 27/03/2004 - 00:00

Les réseaux radio offrant un débit théorique de 100 Mbps devraient devenir réalité avant fin 2005, a assuré le consortium Wi-Fi Alliance lors du salon de Hanovre sur les dernières nouveautés du secteur IT. Le standard de communication radio 802.11n, petit nouveau de la famille de standards Wi-Fi actuels, débarquera avant la fin de l'année 2005, a avancé le consortium Wi-Fi Alliance lors de l'inauguration du Cebit 2004, le salon informatique qui se tient à Hanovre du 18 au 24 mars. Cette version "n" de la célèbre norme créée par l'institut américain IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers) est censée offrir un débit théorique de 100 Mbps. «Nous estimons que le groupe de travail de l'IEEE dédié au standard 802.11 aura terminé sa tâche au troisième trimestre 2005», a précisé un porte-parole de la Wi-Fi Alliance. Et d'ajouter que des produits basés sur cette norme devraient logiquement être mis sur le marché à la même période. Dans cette optique, l'Alliance prévoit de mettre en place un processus de certification pour ces produits avant leur lancement. Le but étant de garantir l'interopérabilité des équipements et des produits mis sur le marché.Le consortium considère cette étape comme indispensable. Ses membres ont tiré les leçons de l'an dernier, lors de l'arrivée du standard 802.11g. Certains fabricants avaient en effet pris le parti de commercialiser des produits basés sur le standard avant même sa ratification. La Wi-Fi Alliance ne veut pas voir répéter ces erreurs. Mais la tâche s'annonce rude; les entreprises qui ont vendu leurs produits en avant-première ont gagné des ventes sur leurs concurrentes. L'année 2004 sera le théâtre d'autres développements dans le monde du sans fil, selon l'alliance. La certification des équipements à la norme 802.11i, programmée pour renforcer nettement la sécurité des transmissions, débutera au quatrième trimestre 2004. De nombreuses entreprises et fabricants pensent que ce standard résoudra les problèmes de confidentialité dont souffrent encore les réseaux sans fil. Problèmes que n'a pas réussi à corriger complètement le module WPA (Wi-Fi Protected Access), lancé l'an dernier, et censé se "greffer" sur des équipements Wi-Fi existants.

ZDNet :

http://www.zdnet.fr/actualites/technologie/0,39020809,39146024,00.htm

Le WiMAX vient brouiller les cartes dans les télécoms
Samedi, 27/03/2004 - 00:00

Une nouvelle technologie de transmission de données sans fil vient brouiller les cartes du secteur des télécommunications, et en particulier de la téléphonie mobile, dont les opérateurs commencent à peine à rendre opérationnels leurs coûteux réseaux de troisième génération. L'enjeu porte sur un marché des télécommunications mobiles représentant plusieurs dizaines de milliards d'euros, convoité par les opérateurs de téléphonie fixe avides de reprendre un peu de leur chiffre d'affaires sur les communications vocales qui a été longtemps grignoté par leurs concurrents de la téléphonie mobile. L'arme de la revanche pourrait être le WiMAX, une norme de réseau sans fil techniquement appelée "802.16", soutenue par le numéro un mondial des microprocesseurs Intel, qui prévoit d'intégrer cette technologie à ses processeurs d'ici 2006, et le premier constructeur mondial de téléphones portables Nokia. Le WiMAX permet des connexions numériques à très haut débit sur une portée maximale de 50 kilomètres. A titre de comparaison, les premiers réseaux de téléphonie mobile de troisième génération (3G) offrent un débit 30 fois inférieur avec une portée 10 fois moindre. De plus, le spectre radio utilisé par le WiMAX est libre et sa portée permet à un réseau de se contenter de peu de bornes-relais, alors que les réseaux 3G ont coûté quelque 100 milliards d'euros aux opérateurs mobiles européens pour acquérir les licences et plusieurs dizaines de milliards pour les infrastructures. Le secteur de la téléphonie mobile s'est rallié à la 3G pour sa meilleure qualité de transmission de la voix, similaire à celle d'une ligne fixe, alliée à un débit de données capable de transmettre à grande vitesse du contenu multimédia, du courrier électronique, de la musique ou des jeux interactifs. Le WiMAX est conçu pour transmettre exclusivement des données et non de la voix, mais cette lacune devient chaque année moins importante dans la mesure où les opérateurs font de plus en plus transiter les appels vocaux par des réseaux informatiques grâce aux technologie de voix sur IP (Voice over Internet Protocol, ou VoIP). Les opérateurs de télécommunications qui ne possèdent pas encore de réseau mobile peuvent donc en établir un à moindre coût et utiliser leur réseau fixe existant pour raccorder les bornes-relais sans fil au réseau internet. Le marché des appels vocaux sur les réseaux de téléphonie fixe devrait régresser de 20% en valeur sur les six prochaines années, en partie parce que de plus en plus d'appels passent par le sans-fil, selon la société d'études britanniques Analysys Research. "C'est une merveilleuse opportunité pour les opérateurs fixes. On doit comprendre que le WiMAX est une technologie perturbatrice", a déclaré Adrian Nemcek, directeur de la division infrastructure mobile chez Motorola, lors d'un entretien avec Reuters au salon informatique CeBIT à Hanovre. Il a estimé que le WiMAX deviendrait une réalité pour les consommateurs d'ici trois à quatre ans. "Cela laisse trois ans à la 3G pour consolider son marché", a-t-il observé.

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/040321/85/3pjdy.html

Une amende de 497,2 millions d'euros pour Microsoft
Samedi, 27/03/2004 - 00:00

La Commission européenne a infligé une amende sans précédent de 497,2 millions d'euros à Microsoft pour abus de position dominante, tout en lui enjoignant de modifier ses pratiques commerciales. "Après cinq années d'enquête, la Commission européenne a conclu que Microsoft Corporation avait enfreint les règles de concurrence en abusant de son quasi-monopole sur le marché des systèmes d'exploitation pour PC afin de restreindre la concurrence", peut-on lire dans un communiqué. Pour le commissaire européen à la Concurrence Mario Monti, les choses vont maintenant pouvoir rentrer dans l'ordre et les consommateurs paieront moins cher pour leurs produits. "La décision rendue ce jour rétablit les conditions d'une concurrence loyale sur les marchés concernés et pose des principes clairs quant au comportement que devra avoir, dorénavant, une entreprise jouissant d'un tel pouvoir sur le marché", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. L'amende, qui représente 1,62% du chiffre d'affaires mondial de Microsoft mais 8% de celui réalisé par le groupe dans l'Espace économique européen (l'UE, plus l'Islande, la Norvège et le Liechtenstein), en Afrique et au Moyen-Orient, est selon lui un aspect mineur par rapport aux "remèdes" imposés. La première pratique reprochée au géant informatique de Redmond concerne les systèmes d'exploitation pour serveurs de "groupes de travail", qui tournent sur les réseaux informatiques centraux des entreprises pour fournir des services au personnel de bureau, comme le partage des fichiers ou des imprimantes. Pour les services de la Commission, Microsoft a abusé de son pouvoir "en limitant, de propos délibéré, l'interopérabilité entre les PC Windows", son système d'exploitation présent sur plus de 95% des ordinateurs personnels, et les serveurs. Outre l'amende, Microsoft devra donc dans un délai de 120 jours communiquer à ses concurrents les informations nécessaires pour assurer la compatibilité de leurs machines avec les PC équipés de Windows, moyennant une rémunération "raisonnable". La divulgation de ces informations ne concerne que les interfaces, les points d'accès au code source grâce auquel les produits peuvent dialoguer entre eux, et non le code source lui-même, a expliqué l'exécutif européen. L'autre "remède" imposé à Microsoft concerne l'interdiction de la "vente liée" de Windows et de Windows Media Player (WMP), son lecteur de fichiers audio et vidéo, grâce, par exemple, à des rabais consentis aux équipementiers. La firme américaine dispose de 90 jours pour mettre sur le marché une version de Windows "allégée" de WMP afin de laisser aux consommateurs la possibilité de choisir un logiciel concurrent, principalement RealPlayer de RealNetworks et Quicktime d'Apple. Elle garde la possibilité d'offrir une version de Windows équipée de WMP, mais sans recourir à des moyens "commerciaux, techniques ou contractuels", précise l'exécutif européen. "Ce sont les consommateurs qui devraient choisir, pas Microsoft", a expliqué le commissaire européen. Pour assurer l'application de ces mesures dans les délais prévus, la Commission entend désigner un "mandataire". Ce dernier, qui sera choisi par la Commission sur une liste présentée par la firme américaine, aura pour mission de vérifier que les informations données par Microsoft à ses concurrents sont complètes et précises et que les deux versions de Windows (avec et sans WMP) auront des performances équivalentes. Microsoft, qui entend faire appel de la décision de la Commission devant la Cour de justice de l'UE et espère que ce recours sera suspensif, a réagi en estimant que ses propres propositions de compromis auraient mieux servi la concurrence. "Nous croyons que la proposition de règlement aurait été meilleure pour les consommateurs européen", a déclaré un porte-parole de l'éditeur américain de logiciels. Malgré son caractère historique, cette amende ne mettra aucunement en péril la solidité financière de Microsoft : elle ne représente en effet guère plus de 1% de sa trésorerie, estimée actuellement à environ 53 milliards de dollars. Microsoft a en principe trois mois pour payer l'amende mais peut se contenter de présenter une garantie bancaire durant la procédure d'appel. Si celle-ci se termine à ses dépens, il devra dans ce cas s'acquitter d'intérêts en plus de l'amende. L'argument de Monti a été utilisé en sens contraire par Microsoft, qui exhortait la Commission à la prudence compte tenu, précisément, de l'absence de jurisprudence. Le groupe cofondé par Bill Gates réfute le principe d'une amende en arguant du fait qu'il n'a enfreint intentionnellement aucune règle. Il conteste en outre le mode de calcul du montant de cette amende, fondé sur son chiffre d'affaires mondial, en rappelant que Washington a déjà pris des mesures à son encontre. Monti a démenti ces affirmations l'une après l'autre, en se disant "confiant" quant aux résultats d'un recours en justice. "Microsoft savait qu'il violait la loi," a-t-il estimé en soulignant que l'amende avait été calculée uniquement sur la base du chiffre d'affaire réalisé par Microsoft sur le marché européen alors qu'il aurait pu prendre le chiffre mondial. La Commission a choisi de ne pas le faire par respect pour les décisions prises par les Etats-Unis, a-t-il dit, même si ce sont surtout des concurrents américains de Microsoft, comme Sun Microsystems, qui se sont plaints à la Commission. En 2001, une cour d'appel américaine avait reconnu Microsoft coupable de violation de la réglementation antitrust mais avait aussi jugé que les mesures adoptées contre lui n'avaient pas permis de stimuler la concurrence. Les amendes infligées par l'Union sont calculées sur la base du chiffre d'affaire des entreprises visées, dans la limite de 10% du chiffre d'affaires de l'année précédant la décision, soit 3,43 milliards de dollars au maximum dans le cas de Microsoft. Elles sont directement versées au budget européen, qui est en 2004 de 100 milliards d'euros. Microsoft Corp a annoncé mercredi qu'il ferait appel de la décision de la Commission européenne de lui infliger une amende pour abus de position dominante, jugeant en outre qu'elle porte atteinte à son droit de la propriété intellectuelle.Il a ajouté que le groupe demanderait que l'application d'une partie du jugement la Commission soient suspendue, notamment celle où la CE demande à Microsoft de produire une seconde version de son système d'exploitation Windows sans le lecteur de fichiers audio et vidéo Media Player. Pour Smith, le jugement de l'exécutif européen revient à imposer en Europe une "licence obligatoire" du droit de la propriété intellectuelle du numéro un mondial des logiciels. "Nous pensons que cela enfreint notre droit de la propriété intellectuelle en Europe et enfreint également les obligations internationales (de l'UE) relatives au fait qu'elle soit membre de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC)", a-t-il poursuivi.

Commission européenne :

http://europa.eu.int/comm/press_room/index_fr.htm

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Une nouvelle forme de carbone
Samedi, 27/03/2004 - 00:00

Des chercheurs australiens viennent de créer une cinquième forme de carbone. Cette dernière ressemble à un solide spongieux particulièrement léger qui a comme caractéristique d'être aimanté. C'est en bombardant du carbone avec un laser dont la cadence est de 10.000 impulsions par seconde, que des physiciens de l'Université de Canberra (Australie) ont réussi à obtenir cette « nanomousse » de carbone. Lorsque que ce dernier atteint la température de 10.000 °C, sa structure se transforme en un enchevêtrement de tubes de carbone. Selon John Giapaintzakis de l'Université de Crète, qui a observé la « nanomousse » au microscope, il n'y a pas de doute c'est bien une nouvelle forme de carbone, bien différentes des deux plus connus que sont le graphite et le diamant. Après différentes expériences, le chercheur a montré que le pouvoir magnétique de la « nanomousse » ,à température ambiance, ne serait efficace qu'un temps réduit. Les auteurs de la découverte estiment que cette nouvelle forme de carbone pourrait avoir des applications dans de nouveaux traitements pour soigner certaines maladies dont le cancer. Des expériences et différents tests seront nécessaires pour confirmer l'intérêt de cette nouvelle forme de carbone.

Sciences&Avenir :

http://sciences.nouvelobs.com/sci_20040324.OBS6446.html

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Espace
Espace et Cosmologie
Une mer salée a existé sur Mars
Samedi, 27/03/2004 - 00:00

Une mer salée a existé sur Mars, où toutes les conditions étaient réunies pour permettre la vie, selon les données collectées par Opportunity, l'un des deux robots géologues américains qui explorent la planète rouge depuis janvier."Nous pensons qu'Opportunity est situé dans ce qui fut la côte bordant une mer salée sur Mars", a déclaré Steve Squyres, scientifique en chef de la mission Mars Exploration Rover selon lequel il existait sur cette planète "un environnement permettant la vie". Le robot a permis de démontrer que certains rochers examinés sur Mars résultent de la sédimentation dans l'eau salée, ont précisé les responsables de la Nasa, sans pouvoir pour l'instant déterminer pendant combien de temps cette mer a existé, ni sa taille dans la zone du Meridiani Planum, une grande plaine où est posé le robot Opportunity. "Ce résultat nous incite à développer notre ambitieux programme d'exploration de Mars pour apprendre si des microbes ont un jour vécu là-bas, et finalement, si nous pouvons" y vivre, a commenté Ed Weiler, administrateur adjoint de la Nasa chargé de la science spatiale. Il a qualifié Mars de "planète la plus semblable à la Terre" connue. Les résultats présentés mardi par la Nasa, lors d'une conférence de presse à son siège de Washington, ont été vérifiés par des experts indépendants avant d'être rendus publics, a souligné l'agence spatiale américaine. Les chercheurs, qui contrôlent le robot à partir du Jet Propulsion Laboratory de la Nasa à Pasadena (Californie), vont maintenant le faire rouler à travers la plaine, en direction de rochers exposés, qui forment la paroi d'un cratère. "Des motifs au sein de couches rocheuses fines indiquent la présence de grains de sédiments de la taille du sable qui ont fait corps, ont été ridés par de l'eau sur une profondeur d'au moins cinq centimètres, peut-être beaucoup plus, qui coulait à la vitesse de 10 à 50 centimètres par secondes", a expliqué John Grotzinger, du Massachusetts Institute of Technology de Cambridge (Massachusetts). "Ce type de roche est excellent pour préserver les preuves de vie microbienne", a repris Steve Squyres, en précisant cependant que les robots qu'il avait contribué à mettre au point pour cette mission n'étaient "pas équipés pour ce type d'analyse". "Bien sûr, s'il s'agissait de traces laissées par des dinosaures, les Rovers pourraient les voir", a plaisanté le chercheur, en espérant que les prochains robots envoyés sur la planète rouge emporteraient les moyens de détecter les traces laissées par la vie au niveau microbien.

"Nous devrons un jour prélever des (échantillons de) roches et les rapporter dans des laboratoires terrestres pour les analyser et découvrir le potentiel biologique de Mars", a estimé James Garvin, scientifique chargé du programme d'exploration de Mars et de la Lune à la Nasa. Opportunity avait déjà fait sensation il y a trois semaines en collectant des indices (présence de chlore et de brome dans les rochers) prouvant que l'eau a un jour été présente en abondance dans le Meridiani Planum, où il s'est posé le 24 janvier, précédé par l'autre robot de la Nasa, Spirit, tombé le 3 janvier dans le cratère Gusev, de l'autre côté de Mars. L'objectif des robots à six roues était de découvrir si Mars a connu un environnement humide de longue durée permettant la vie. D'un coût de 820 millions de dollars, la mission mobilise environ 300 chercheurs et doit se poursuivre jusqu'à la fin avril et peut-être au delà si les batteries des robots le permettent.

NASA :

http://marsrovers.jpl.nasa.gov/newsroom/pressreleases/20040323a.html

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Cancer de la prostate: l'alimentation en cause
Samedi, 27/03/2004 - 00:00

La santé se trouve décidément bien dans nos assiettes. Le cancer de la prostate en est une nouvelle illustration: plusieurs études classent l'alimentation en tête des facteurs environnementaux qui favorisent son apparition. Les conclusions de ces travaux présentés par l'Association américaine d'urologie soulignent que certaines modifications diététiques -la diminution des graisses, notamment animales, l'augmentation de la consommation des antioxydants que sont le soja, la vitamine E, le sélénium, le lycopène et le thé vert, jouent un rôle majeur dans la prévention de ce cancer, au premier rang des cancers masculins avec 40.000 nouveaux cas par an en France et 10.000 décès. "Le rôle de la prévention primaire du cancer de la prostate, et notamment de l'alimentation, semble passer de la présomption à l'évidence", a déclaré lundi à l'Associated Press le Dr Roland Chiche, responsable de l'Unité d'urologie de l'hôpital américain de Neuilly/Seine. Mais, a-t-il ajouté, "alors qu'aux Etats-Unis, la prévention est un phénomène de société, en France, ces notions qui semblent pourtant maintenant bien établies sont mal connues du grand public". Plusieurs études mettent en évidence le rôle préventif de l'alimentation dans l'apparition de ce cancer. Ainsi, le cancer de la prostate est beaucoup moins fréquent au Japon qu'aux Etats-Unis. Mais il touche de façon équivalente la communauté japonaise des Etats-Unis et les Américains d'autres origines. Par ailleurs, une étude menée par le Dr Larry Clark, professeur d'épidémiologie au centre de cancérologie de l'Arizona, souligne les bénéfices de la prise quotidienne de 200 microgrammes de sélénium chez 974 hommes surveillés pendant deux ans et demi: selon les résultats, la diminution du cancer de la prostate serait de 63% dans le groupe traité comparé au groupe placebo (qui ne prend pas de sélénium). De même, une étude finlandaise portant sur près de 30.000 personnes ayant reçu des antioxydants (béta-carotène et vitamine E) séparément ou en association, souligne une diminution de la mortalité de 41% dans le groupe prenant de la vitamine E, par rapport au groupe n'en prenant pas. Quant à la prévention secondaire qui vise à ralentir la progression de la maladie, de nombreux arguments plaident en sa faveur. Ainsi, l'étude de Dean Ornish, qui préside l'Institut de médecine préventive et de recherche de Sausalito, en Californie: elle mesure le taux de PSA (le marqueur spécifique du cancer de la prostate) chez 87 patients atteints de cancer de prostate soumis à un changement de style de vie (alimentation pauvre en graisses, apport supplémentaire de soja et d'antioxydants, ainsi qu'un exercice physique modéré), par rapport à un groupe contrôle. Selon les résultats, le taux de PSA est diminué chez les patients présentant un cancer de la prostate précoce, après trois mois seulement de ce régime. Un résultat encourageant qui suggère aux auteurs qu'un changement de style de vie peut ralentir, arrêter ou inverser la progression d'un cancer de la prostate précoce. "Ce sont surtout les personnes à risque génétique qui tireront le plus avantage de cette attitude thérapeutique préventive", a souligné le Dr Chiche, de l'hôpital américain de Neuilly/Seine, ajoutant qu'"à terme, l'ensemble de la population devrait en bénéficier, avec notamment l'apport de compléments alimentaires".

AP : http://fr.news.yahoo.com/040322/5/3ploy.html

Une avancée importante dans la lutte contre le paludisme
Samedi, 27/03/2004 - 00:00

Des chercheurs européens ont identifié quatre protéines présentes chez les moustiques porteurs du parasite causant le paludisme qui pourraient offrir de nouveaux moyens de combattre une maladie tuant un million de personnes chaque année, selon des travaux publiés jeudi aux Etats-Unis.Deux des protéines identifiées (appelées TEP1 et LRIM1) ont pour effet de tuer le parasite causant le paludisme dans l'intestin de l'insecte. Leur présence ou absence chez l'insecte explique pourquoi certains moustiques transmettent le parasite et d'autres non. "Les travaux sur le TEP1 et le LRIM1 ont prouvé que le système immunitaire du moustique a la capacité de se défendre contre le paludisme. En utilisant ces défenses naturelles, nous pourrions bloquer le cycle entre le parasite et le moustique", a expliqué Stéphanie Blandin, étudiante en doctorat à l'European Molecular Biology Laboratory (EMBL), qui a participé à l'étude. Deux autres protéines (CTL4 et CTLMA2) ont été identifiées chez le moustique pour leur effet contraire aux deux premières, protégeant le parasite alors qu'il est en phase de maturation dans l'intestin du moustique. Les chercheurs ont découvert que l'élimination de ces deux protéines provoquait la mort du parasite. "Il est maintenant clair que si nous supprimons les protéines de protection, le parasite devient vulnérable au système immunitaire du moustique", a expliqué le chercheur George Christophides, également de l'EMBL. Pour son directeur général, Fotis Kafatos, "de nombreux chercheurs se concentrent sur l'effet direct du plasmodium (parasite causant le paludisme) sur le corps humain mais le moustique est un champ de bataille tout aussi important dans la lutte contre la maladie". "Ces études sont les premières à montrer la puissance du système immunitaire du moustique et nous donnent de réelles options pour combattre la maladie à l'intérieur de l'insecte avant qu'elle puisse être transmise à l'homme", a encore expliqué le directeur de l'EMBL, un institut de recherche financé par la plupart des pays de l'Union européenne, ainsi que la Suisse et Israël. Une piste de recherche serait "la mise au point de nouvelles substances inhibant la capacité de telles protéines à protéger le parasite", a encore expliqué M. Christophides pour lequel il s'agit d'une "direction prometteuse pour réduire la prévalence du paludisme" dans le monde. Le paludisme est l'une des plus graves maladies frappant les pays en développement, et particulièrement l'Afrique sub-saharienne. Entre 300 et 500 millions de personnes sont infectées et un million de personnes y succombent chaque année, surtout des enfants de moins de cinq ans. Pour provoquer la maladie, le parasite plasmodium doit se développer dans un moustique anophèles qui lui sert de vecteur pour infecter l'homme. Le cycle débute quand un moustique femelle pique une personne infectée, et s'achève quand le même moustique pique une autre personne plusieurs jours plus tard, une fois que le parasite est arrivé à maturation.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/040325/202/3psrx.html

Découverte d'un nouveau coronavirus
Samedi, 27/03/2004 - 00:00

Un nouveau coronavirus humain, responsable d'infections respiratoires autrement moins sévères que celles causées par son cousin le germe du Sras (Syndrome respiratoire aigu sévère), vient d'être découvert par des chercheurs de l'université d'Amsterdam, aux Pays-Bas. Ce pathogène, isolé par hasard chez un enfant de sept mois, pourrait être à l'origine de nombreuses affections jusqu'à présent inexpliquées, notamment chez le nourrisson et les sujets immunodéprimés. C'est en janvier 2003 que les médecins d'un hôpital néerlandais ont posé les jalons de cette découverte, au moment de l'admission d'un bébé affichant les symptômes conjugués de rhinite, de bronchiolite et de conjonctivite. Après avoir recherché en vain les traces de germes connus - adénovirus, virus syncithial généralement responsable des bronchiolites ou encore virus influenza -, ils se sont en effet mis à la recherche d'un pathogène jamais identifié. D'abord en utilisant, sans succès, les techniques classiques basés sur la culture de germe in vitro. Puis en mettant à contribution un nouvel outil d'identification basée sur l'isolement, puis l'amplification génique, de fragments de génome viral. En opérant de la sorte, l'équipe emmenée par Ben Berkhout est parvenue à identifier un nouveau type de coronavirus - le quatrième à être décrit chez l'être humain. Responsables d'infections respiratoires légères, les deux premiers ont été découverts dans les années 60 tandis que celui du Sras, beaucoup plus meurtrier, est apparu fin 2002 dans le sud de la Chine avant de se propager à plusieurs continents et de causer plus de 900 décès l'an dernier. Désormais membre de plein droit de cette petite famille, le dernier venu semble capable de créer, chez des sujets jeunes ou fragiles, des infections aiguës. Et peut-être plus fréquentes que prévu.

Figaro : http://www.lefigaro.fr/sciences/20040323.FIG0321.html

La protéine qui déclenche les naissances
Samedi, 27/03/2004 - 00:00

Des chercheurs américains ont découvert que lorsque les poumons du foetus étaient prêts à respirer, ces derniers produisaient une protéine qui joue un rôle dans le déclenchement de l'accouchement. Baptisée « hormone de naissance », cette dernière provoquerait des réactions biochimiques en chaînes qui stimuleraient l'organisme maternel. Le docteur Carole Mendelson et son équipe de l'University of Texas Southwestern Medical Center ont découvert cette molécule chez les souris. D'après leurs travaux, elle commence à être secrétée par les foetus de souriceaux seulement deux jours avant l'accouchement. Ils ont constaté que cette protéine associée au surfactant SP-A est aussi synthétisée par les poumons des hommes. Lorsque les foetus commencent à respirer dans le ventre de leur mère, ils aspirent un peu de liquide amniotique. Carole Mendelson estime que c'est cette intrusion de liquide qui déclenche la production de l'hormone de naissance. D'autre part, cette molécule protégerait aussi les poumons du nouveau-né des premières infections. La découverte de Carole Mendelson ouvre la voie à de nouvelles recherches pour mieux comprendre quels sont les facteurs qui stimulent l'accouchement. Les spécialistes estiment que d'autres protéines du même genre pourraient être impliquées.

Sciences&Avenir :

http://sciences.nouvelobs.com/sci_20040325.OBS6537.html

Le voile se lève sur le prion
Samedi, 27/03/2004 - 00:00

Le prion est un objet les plus déroutant de la biologie. Cette banale protéine, ne contenant aucun matériel génétique, s'avère pourtant capable de s'autorépliquer, d'infecter des organismes et de leur transmettre son pouvoir infectieux. Le prion qui provoque des encéphalopathies spongiformes chez de nombreuses espèces animales et chez l'homme est aussi présent sous des formes et des souches transmissibles distinctes provoquant des maladies très différentes. Les causes de ce pouvoir infectieux du prion viennent d'être cernées par deux équipes américaines (Florida State University et UCSF). Ces chercheurs ont étudié l'infectivité du prion chez la levure. Jonathan Weissman a introduit la protéine prionique dans une colonie de levures normales (libres de prion). Elles forment normalement des colonies rondes et de couleur rouge. Lorsqu'elles sont infectées par le prion de levure, les cellules (PSI+) forment des colonies de différentes couleurs. Les chercheurs ont prouvé que la transformation cellulaire était due à la protéine prion et seulement à elle. Lorsqu'on traite les cellules avec des agents chimiques qui détruisent le matériel génétique, l'infectivité du prion n'est pas modifiée. Il n'y a donc ni ADN ni ARN. Autre mystère élucidé par les chercheurs américains : l'extrême variété des souches de prions à partir d'une seule et même protéine. L'hypothèse avait été faite que les souches de prions naissent de chaînes protéiques identiques, mais adoptent des conformations tridimensionnelles différentes. Jusqu'à présent aucune donnée expérimentale n'avait permis de valider cette hypothèse. Or, les chercheurs ont fait «pousser» le prion de levures à différentes températures : élevé à 4 °C, il a une très forte infectivité, tandis que, développé à 23 °C, il présente un pouvoir infectieux très faible. Il s'agit pourtant de la même protéine qui doit donc prendre des formes différentes en fonction de l'environnement physique.

Eurekalert :

http://www.eurekalert.org/pub_releases/2004-03/uoc--uss031504.php

Moins de calories pour vivre plus longtemps
Samedi, 27/03/2004 - 00:00

Il n'est jamais trop tard pour se serrer la ceinture: une souris qui freine sur les calories, même à un âge avancé, peut espérer vivre plus longtemps que ses congénères. D'après une étude américaine, une alimentation moins riche influencerait la longévité des petits rongeurs -et peut-être celle des hommes- même si elle n'est adoptée que tardivement. Cette étude, publiée cette semaine dans les Annales de l'académie des sciences américaine, montre en effet que des souris de 19 mois -l'équivalent de 60 à 65 ans chez l'homme- soumises à des restrictions caloriques sont en meilleure santé et vivent jusqu'à six mois de plus que leurs compagnons qui mangent normalement. D'autres scientifiques avaient déjà montré que des souriceaux soumis à un régime faible en calories vivaient beaucoup plus longtemps que les autres. Mais cette nouvelle étude permet de penser que les effets sont ressentis même lorsque les restrictions sont tardives.Stephen Spindler, le chercheur de l'Université de Californie qui a dirigé les recherches, reconnaît qu'il n'y a encore que peu de preuve que des régimes moins riches en calories puissent prolonger la vie chez l'homme. Mais si c'était le cas, "cela voudrait dire plus d'années, et beaucoup de bonnes années. Les souris au régime vivent plus longtemps et elles sont en meilleures santé". L'étude a également montré que les tumeurs cancéreuses, qui sont fréquemment à l'origine du décès des souris âgées, se développaient moins rapidement chez les rongeurs au régime. L'étude ne doit toutefois pas encourager les souris à attendre pour se mettre au régime. Les effets des restrictions caloriques sur les rongeurs âgés restent moins importants que ceux des régimes entamés dès la naissance: les souriceaux peuvent ainsi atteindre l'âge de quatre ans, près de deux fois l'espérance de vie d'une souris normale et plusieurs mois de plus que les souris de la dernière étude. Aussi, résume Stephen Spindler, mieux vaut adopter une alimentation équilibrée toute sa vie, bien que les retardataires puissent eux aussi espérer des bénéfices. Les chercheurs ont également constaté des changements dans l'action des gènes des souris au régime, explique Stephen Spindler. Il pourrait s'agir, selon lui, d'indicateurs de la façon dont les réductions caloriques agissent sur l'extension de la durée de vie. "Cela fait 30 ans que l'on cherche les marqueurs biologiques des changements qui interviennent dans le processus de vieillissement", souligne-t-il. Or cette nouvelle étude laisse penser que les chercheurs pourraient découvrir ces marqueurs. Les données recueillies montrent que les souris mises au régime ont exprimé le même gène dans le foie que celles qui avaient commencé le régime basses calories dans leur jeunesse. L'expression de ce gène s'est de nouveau modifiée pour revenir à la situation antérieure quand le régime a été arrêté.

Radio Canada :

http://radio-canada.ca/nouvelles/Santeeducation/nouvelles/200403/22/002-calories...

L'IA au service de la biologie pour des médicaments parfaits
Samedi, 27/03/2004 - 00:00

L'intelligence artificielle au service de la découverte de médicaments, c'est le défi relevé par Ariana Pharmaceuticals et le CNRS. La start-up, créée en janvier 2003, vient en effet d'élargir son accord avec le CNRS par le biais du Lirmm. La technologie qu'ils ont développée ensemble a pour but d'optimiser la prédiction du comportement de molécules à effet thérapeutique. Pour qu'une molécule devienne un médicament, outre son efficacité thérapeutique, elle doit en effet satisfaire à de nombreux critères de qualité, nommés ADMET2 : bonne absorption et distribution, bon profil de métabolisme et d'excrétion, et toxicité limitée. « Or plus de 60 % des projets de développement de molécules échouent à ce niveau-là », explique Mohammad Afshar, fondateur de la start-up. La solution ? Prédire le comportement des molécules en amont et intégrer les critères ADMET dès le départ. C'est là qu'interviennent les outils d'intelligence artificielle. Le premier module utilisé par Ariana apprend lui-même les critères chimiques pour qu'une molécule soit un bon candidat : il établit des règles à partir de données obtenues grâce à des molécules connues. « À partir d'un contexte intégrant la structure bi et tridimensionnelle des molécules, les caractéristiques physiques telles que le poids moléculaire, la présence de tel ou tel groupement, ce module retire des règles prédictives compréhensibles par un expert, explique Mohammad Afshar. Mais le plus important, c'est qu'un deuxième module maintient la cohérence du système en permettant à l'expert d'intégrer de nouvelles règles, plus précises si nécessaire. Ceci est une grande première qui peut révolutionner les capacités prédictives dans ce domaine. »La technologie employée par Ariana Pharmaceuticals, spécialisée dans la découverte de médicaments contre les maladies métaboliques et le cancer, permet de diminuer ainsi le temps nécessaire à la validation des molécules. « Notre collaboration avec le CNRS nous donne un accès exclusif à la technologie d'intelligence artificielle développée avec Jean Sallantin, directeur de recherche CNRS au Lirmm, dans le domaine des sciences de la vie et son équipe. En retour, nous faisons bénéficier le Lirmm de notre expertise en matière d'applications », termine Mohammad Afshar.

CNRS : http://www2.cnrs.fr/presse/journal/1226.htm

Une nouvelle substance active contre les staphylocoques
Samedi, 27/03/2004 - 00:00

Les chercheurs de l'institut de recherche sur les substances naturelles Hans Knoll (HKI) de Iena ont découvert une nouvelle substance active contre les agents pathogènes bactériens. Cet agent a prouvé en laboratoire son efficacitécontre les bactéries multirésistantes aux antibiotiques, comme par exemple les staphylocoques et les entérocoques résistants a la vancomycine. La substance caractérisée par le HKI possède une structure apparentée aux tétracyclines, mais fait état d'un mécanisme d'action apparemment nouveau. Elle a été isolée à partir de streptomycètes. Les recherches effectuées au niveau de la synthèse de macromolécules ont montre que l'effet de cette substance n'était pas cible sur les parois cellulaires, ni sur l'ADN ou l'ARN, ni sur la synthèse de protéines. Son mécanisme d'action, probablement d'un genre nouveau, doit être décrypté à l'aide de l'analyse protéomique. Cette substance pourrait jouer un rôle important dans le combat contre les infections staphylocoquiennes, mais les recherches n'en sont encore qu'au niveau fondamental, et de nombreuses étapes, essais en laboratoire et animaux, et enfin études cliniques, seront nécessaires avant d'envisager son utilisation sur l'homme.

BE Allemagne : http://www.adit.fr

Lire dans les pensées : un rêve qui pourrait devenir réalité
Samedi, 27/03/2004 - 00:00

A quoi penses-tu ? Plus besoin de poser cette question. Des ingénieurs de la Nasa ont, en effet, mis au point un logiciel qui permet d'interpréter les signaux nerveux qui contrôlent la parole. Chuck Jorgensen qui a mis au point le logiciel explique que lorsqu'une personne se parle à elle-même, elle transmet à ses cordes vocales des messages nerveux. Même si aucun son ne sort de la gorge, ces derniers peuvent quand même être interprétés. Chuck Jorgensen et son équipe ont placé sur les volontaires des capteurs au niveau du menton et de la « pomme d'Adam ». Ces derniers recueillent les influx nerveux et à l'aide du logiciel, les chercheurs reconstruisent des paroles.

Pour l'instant le système mis au point par la Nasa ne permet de reconnaître que six mots et 10 chiffres. Après différents tests, Chuck Jorgensen estime que la reconnaissance est correcte dans 92% des cas. Après ces premiers résultats encourageants, Chuck Jorgensen travaille actuellement sur un logiciel capable de permettre de diriger un robot uniquement par la pensée sans avoir à lui donner des ordres vocaux. Autre voie de recherche, un moteur de recherche sur le Net piloté par la pensée.

NASA :

http://amesnews.arc.nasa.gov/releases/2004/subvocal/subvocal.html

Dépression : une prédisposition génétique mais pas de gène de la dépression
Samedi, 27/03/2004 - 00:00

Selon Bruno Giros, directeur de recherche au CNRS et responsable du laboratoire "Neurobiologie et psychiatrie" à l'Inserm, "dans le cas du trouble bipolaire, le risque d'être malade est 10% plus important chez une personne ayant un apparenté au premier degré - père, mère, frère ou soeur - qui est lui-même malade". Un risque qui grimpe même à 60% pour des jumeaux monozygotes. "Dans le cas de la dépression majeure (ou unipolaire), ce terrain génétique existe également, précise le chercheur, mais le risque est moins élevé que pour le trouble bipolaire."

Reste qu'il n'y a "pas de gène de la dépression, ni de toute autre maladie psychiatrique, d'ailleurs", souligne Bruno Giros. "Les gènes ne transmettent pas la dépression", confirme Philippe Fossati, chercheur au laboratoire "Vulnérabilité, adaptation et psychopathologie" (CNRS). "Ils transmettent des facteurs de vulnérabilité à la dépression". La région du cerveau appelée cortex préfrontal dorso-médian permet de dresser une "carte d'identité émotionnelle" de chaque individu, explique Philippe Fossati. Or, chez les dépressifs, l'activité de cette zone cérébrale est particulière. "Tout se passe comme si les dépressifs s'étaient spécialisés dans le traitement des émotions négatives", commente le scientifique. L'IRM (imagerie par résonance magnétique) permet ainsi de différencier les sujets dépressifs des sujets normaux, selon Philippe Fossati. Son équipe vérifie actuellement "ce qui va se passer dans le cerveau des dépressifs" après un traitement médical : vont-ils garder leur spécificité cérébrale ? Si c'était le cas, "on pourrait donc prédire les risques de rechute ou de vulnérabilité à la dépression chez certains individus", avance le spécialiste. Toutefois, chercher une prédisposition dans les gènes ou le cerveau ne doit pas faire oublier le rôle joué par l'environnement dans l'apparition de la dépression. Comme le rappelle Bruno Giros, "le passage vers la maladie peut être également favorisé, ou au contraire protégé, par une naissance à risque (prématurité importante, complications obstétriques...), un virus ou encore les relations psychologiques avec autrui". Et, quelle qu'en soit la cause, la dépression n'est pas une fatalité.

LCI :

http://www.lci.fr/news/sciences/0,,2117985-VU5WX0lEIDUy,00.html

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Homme
Anthropologie et Sciences de l'Homme
Des chercheurs pensent avoir trouvé une mutation génétique ayant séparé l'homme des singes
Samedi, 27/03/2004 - 00:00

Des chercheurs américains ont déclenché une nouvelle polémique sur les origines de l'homme en affirmant avoir découvert une mutation génétique qui aurait amené les premiers humains à se différencier des singes. La mâchoire se serait réduite en laissant plus de place au développement du cerveau. Selon l'équipe de biologistes et chirurgiens plastiques de l'Université de Pennsylvanie et de l'Hôpital pour enfants de Philadelphie, qui publient leurs conclusions dans la revue "Nature", la disparition de muscles puissants qui retenaient la mâchoire a permis l'élargissement du crâne et le développement d'un cerveau plus gros, capable de concevoir l'outil et le langage. D'après les chercheurs de Pennsylvanie, la mutation s'est produite il y a environ 2,4 millions d'années en Afrique orientale, le berceau de l'humanité, et elle est encore visible chez les hommes d'aujourd'hui. Les primates non humains en revanche, y compris le chimpanzé, le plus proche génétiquement de l'homme, auraient toujours le gène initial. Les hominidés sont apparus il y a environ six millions d'années. "Nous ne suggérons pas que cette mutation à elle seule nous définit en tant qu'Homo sapiens mais les événements d'évolution sont extraordinairement rares. En plus de deux millions d'années depuis cette mutation, le cerveau a quasiment triplé de taille. C'est une possibilité très intrigante", estime le Dr Hansell Stedman de l'Ecole de médecine de l'Université de Pennsylvanie. Milford Wolpoff, anthropologue biologiste à l'Université du Michigan, a trouvé la théorie conforme aux indices fossiles retrouvés, tandis qu'Owen Lovejoy, de l'Université du Kent, la jugeait "contraire aux lois fondamentales de l'évolution", estimant "ce genre de mutation probablement de peu de conséquence".

AP : http://fr.news.yahoo.com/040324/5/3pr2z.html

Plus de 50% des habitants de la planète dans des villes d'ici 2007
Samedi, 27/03/2004 - 00:00

Pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, plus de la moitié de la population mondiale vivra dans des villes d'ici 2007, selon un rapport publié par les Nations-Unies.Le rapport estime qu'en 2003, 48% de la population mondiale vivait dans des zones urbaines. Cette proportion devrait dépasser les 50% d'ici 2007. "Ce sera la première fois dans l'histoire de l'humanité que le nombre de citadins dépassera le nombre de ruraux", note le rapport. La croissance urbaine concernera surtout des villes qui ne comptent actuellement qu'un demi-million d'habitants et non les mégapoles comme Tokyo, Mexico ou New York. La capitale japonaise, qui compte 35 millions d'habitants, devrait néanmoins demeurer la ville la plus peuplée du monde, avec une augmentation de 1,2 million du nombre de ses habitants d'ici 2007. La population de Mexico devrait passer de 18,7 millions d'habitants en 2003 à 20,6 millions en 2007, et celle de New York devrait passer de 18,3 millions à 19,7 millions. Mexico, qui est actuellement la deuxième ville la plus peuplée du monde, sera la 4ème plus grande ville en 2007, et New York, actuelle numéro 3, sera la 6ème plus grande ville au monde. La croissance sera plus accentuée à Bombay, qui passera de 17,4 millions d'habitants actuellement à 22,6 millions en 2007 et deviendra ainsi la deuxième ville la plus peuplée au monde, suivie de New Delhi, où la population devrait passer de 14,1 millions à 20,9 millions. La capitale du Nigeria, Lagos, qui compte actuellement 10,1 millions d'habitants et est la 20ème ville la plus peuplée de la planète, sera la 9ème plus grande ville du monde en 2007, avec 17 millions d'habitants. Dacca, au Bangladesh, passera du 12ème au 7ème rang, avec une population passant de 11,6 millions à 17,9 millions, et Karachi, au Pakistan, passera du 15ème au 11ème rang, avec une population passant de 11,1 millions à 16,2 millions. Le rapport prévoit également que d'ici 2015 le nombre de villes comptant au moins 10 millions d'habitants passera de 20 à 22, dont Istanbul et Paris.

ONU :

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/POP899.doc.htm

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