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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 73
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 26 Novembre 1999
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Egalement dans ce numéro
TIC
L'accès à Internet se passe du réseau téléphonique
Cabine d'e-ssayage
Pour les Américains, l'Internet est un média essentiel
Viens chez moi, j'ai le Net partout tout le temps
Les jeunes face à l'Internet sont enthousiastes mais restent lucides
Pour Bruxelles, l'avenir de l'Europe passe par Internet
Toute une faune de Cyborg
La biométrie pourrait bientôt sécuriser les transactions en ligne
La guerre des DVD fait rage
Le marché du e-book verra ses best-sellers sur PC de poche
Avenir
Les nanotubes de carbone ouvrent la voie vers l'electronique moléculaire
Matière
Des transistors pas plus larges que cent atomes en 2015!
Espace
Des régions de notre univers où le temps recule!
Booster les lanceurs par induction
Les Chinois lancent une première capsule spatiale
Terre
La banquise de l'Arctique plus mince que jamais
La mécanique des averses
Vivant
Maladie de Parkinson : L'efficacité de la greffe de neurones enfin démontrée
La thalidomide aurait un pouvoir anti-cancéreux
Le linezolide contre la résistance des bactéries aux antibiotiques
La thérapie génique offre des outils pour " reconstruire " coeurs et vaisseaux
Huile d'olive et légumes cuits pour soigner le rhumatisme articulaire
Guérir les maladies orphelines
Une nouvelle méthode pour soulager les douleurs chroniques
Une bactérie presque insensible aux radiations
La bio-informatique révèle les protéines en trois dimensions
Homme
La première cyber-maîtrise
Edito
L'homme peut-il créer des intelligences artificielles qui le dépassent ?



La publication quasi simultanée début Novembre de mon éditorial intitulé "Les Mondes Virtuels: La drogue du XXIe siècle (cf éditorial de la lettre 71 Flash -www.tregouet.org/Lettre/Lettre71-Au.html) et d'une interview de Monsieur Hugo de Garis, Chercheur en intelligence artificielle exerçant au Japon, dans le Monde daté du 9/11/99, dont le titre était : "Le XXIe siècle sera dominé par des machines massivement intelligentes" (Le Monde du 9-11-99 http://archives.lemonde.fr/) où se trouve cette interview - Le Monde daté du 9/11) a provoqué un flux de réactions de très nombreux abonnés et lecteurs comme jamais je n'en avais connues depuis la création d'@RT Flash. Je terminais mon éditorial du 9 Novembre en disant "s'il en était ainsi, les mondes virtuels deviendraient la drogue du XXIe siècle et il serait à craindre que les êtres humains soient de plus en plus nombreux à s'y réfugier et ne veuillent plus en sortir pour subir la rudesse et l'injustice de notre monde... réel ". Semaine après semaine, le but poursuivi par @RT Flash, et plus spécialement par l'éditorial, est d'éclairer le chemin devant nous et le plus loin possible. Je ne voudrais pas que mes propos soient dominés par le fatalisme " technologique " car, tout au contraire, je suis convaincu que l'Homme saura, comme il a toujours su le faire dans le passé, dominer son Futur. Pour ne pas arriver à la terrible conclusion à laquelle parvient Mr Hugo de Garis qui oppose les " cosmistes " et les " terrans " jusqu'à ce que les uns détruisent les autres, je voudrais vous apporter ce jour un message plus "humaniste" qui vous permettra, par ce nouvel éclairage, de donner plus de relief à ce débat naissant qui, inévitablement, va prendre de plus en plus d'importance dans les années qui viennent. Il est vrai que certains chercheurs dans le domaine des sciences cognitives et de l'informatique sont persuadés que nous allons voir apparaître d'ici quelques décennies les premières "intelligences artificielles" produites par l'homme et capables de rivaliser avec lui dans l'ensemble des domaines cognitifs et spirituels. Parmi ces scientifiques, certains vont même jusqu'à imaginer l'apparition, avant la fin du XXIe siècle, d'intelligences artificielles capables de s'autoreproduire et s'affranchissant de leurs créateurs humains ! Il y a encore vingt ans, une telle perspective vertigineuse relevait de la pure science fiction. Celle-ci ne s'est d'ailleurs pas privée d'exploiter avec plus ou moins de bonheur ce fascinant scénario. A cet égard, la magistrale tétralogie de Dan Simmons, "Hyperion" restera longtemps une référence. Dans cette fresque monumentale qui commence au XXVIIIe siècle, l'espèce humaine est menacée d'asservissement par le "technocentre", une entité omnisciente composée d'intelligences artificielles qui contrôlent les lois de l'espace-temps. Pourtant cette question de l'intelligence artificielle, vieille de plus d'un demi siècle, continue de diviser la communauté scientifique et nombreux sont les chercheurs qui font remarquer que les ordinateurs, même s'ils parviennent à imiter de mieux en mieux nos comportements humains, ne peuvent en aucun cas être qualifiés "d'intelligents" au sens très humain que nous donnons à ce terme. Mais d'autres chercheurs, tout aussi convaincants, affirment au contraire que l'augmentation continue de la puissance et de la rapidité de nos ordinateurs, conjuguée à des programmes d'autoapprentissage de plus en plus sophistiqués, finira par provoquer un saut qualitatif qui débouchera sur l'apparition d'intelligences artificielles ayant conscience de leur propre existence. Alan Turing, l'un des pères fondateurs de l'informatique, avait imaginé un fameux test destiné à permettre de déterminer si une machine pouvait être qualifiée ou non d'intelligente. Il s'agissait d'engager une conversation avec un interlocuteur invisible, sans savoir si ce dernier était un être humain ou une machine. Le jour, disait Turing, où il deviendra impossible pour l'être humain de savoir s'il a eu une conversation avec un autre être humain ou avec une machine, les machines pourront alors être qualifiées d'intelligentes. Le test peut paraître trivial, mais il est en fait très subtil car il fait bien davantage qu'évaluer la capacité de réponse cohérente de la machine. En effet, dans une conversation, les mots employés, l'intonation de la voix, la gestuelle, et même les silences ont un sens souvent plus importants que celui du discours stricto sensu. En outre, chaque être humain sait bien que l'on peut dire à l'autre une chose, tout en lui signifiant clairement que l'on veut en fait lui dire exactement le contraire. Enfin, le sens d'une conversation et l'impact du discours sur les interlocuteurs sont évidemment étroitement liés au degré d'affectivité qui les unit. On peut bien sûr imaginer un ordinateur d'une incroyable puissance et doté d'un programme si sophistiqué et d'une mémoire si complète qu'il puisse faire illusion dans une conversation normale. Il n'en demeure pas moins vrai qu'il existe deux raisons fondamentales pour lesquelles une telle machine ne pourrait pas être qualifiée d'intelligente ou d'humaine. Ces raisons sont, d'une part, l'absence de sensibilité et de matérialité corporelles, d'autre part, l'absence d'intentionnalité et du niveau de conscience réflexive qui en découle. Nous avons trop longtemps oublié ou nié le fait que nous ne sommes pas de purs esprits et que notre cerveau est indissociable de notre corps. Quand nous pensons, y compris dans les domaines les plus abstraits, une dimension physique et affective largement inconsciente joue un rôle déterminant dans notre réflexion. C'est ce que le neurophysiologiste Antonio Damasio (auteur du remarquable essai "l'erreur de Descartes") appelle "l'inscription corporelle de l'esprit". L'autre différence fondamentale, ontologique, qui nous sépare de la machine, est ce que le philosophe John Searle appelle l'intentionnalité. Notre conscience réflexive nous permet en effet de penser notre pensée et d'assigner un sens, une finalité, à nos discours et à nos actes. Par essence un ordinateur, quelle que soit sa rapidité, sa puissance, la qualité de ses programmes, reste dépourvu, jusqu'à preuve du contraire, de ces deux dimensions essentielles, sensibilité et intentionnalité, qui sont les conditions nécessaires, mais malheureusement pas toujours suffisantes, à l'expression de notre humanité. Tant qu'il ne ressentira ni émotion ni conscience de sa propre finitude et sera incapable corrélativement de construire sa propre finalité existentielle, l'ordinateur restera une machine, indispensable certes, et parfois même attachante, mais inhumaine. Mais n'est-il pas finalement très humain que nous rêvions de disposer de machines créées à notre image, dotées de nos qualités et de nos défauts, et capables de comprendre nos états d'âme ?

René TREGOUET

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
L'accès à Internet se passe du réseau téléphonique
Samedi, 27/11/1999 - 00:00

Un opérateur de téléphone privé, la société Télé2 (préfixe 4), permet à une cinquantaine de Grenoblois de tester un accès public au réseau Internet par radio, en s'affranchissant du réseau téléphonique et surtout du coût des communications locales. L'expérience, unique en France, a été autorisée par l'Autorité de régulation des télécommunications (ART) jusqu'à la fin de l'année à Grenoble uniquement. L'opérateur, qui enregistre déjà des commentaires très favorables de la part des utilisateurs, envisage d'étendre ce système de ''boucle locale radio'' à toute la France. ''Nous souhaitons faire bénéficier une majorité de Français de cette possibilité'', précise Jean-Louis Constanza, directeur général de Télé2. Le système testé à Grenoble est déjà largement utilisé en Suède. Il permet une communication à haut débit (128 kbauds), soit cinq à six fois plus rapide que par l'intermédiaire d'un modem classique, vers le réseau Internet. Une antenne radio individuelle de 50 centimètres carrés a été placée chez les usagers. Elle est braquée sur un relais de Télé2, installée sur la colline de la Bastille, dominant Grenoble. Reliée à un boîtier émetteur-récepteur, elle se connecte directement sur un ordinateur. Chaque utilisateur dispose alors de son propre accès, illimité. Gratuite pour la cinquantaine d'usagers grenoblois, cette connexion au réseau mondial devrait être commercialisée par la suite pour une centaine de francs par mois. A terme, cette ''boucle locale radio'' pourrait dépasser le simple cadre d'Internet et s'ouvrir à des applications de téléphonie. Elle devrait notamment permettre à l'opérateur de s'affranchir d'un des derniers monopoles de France Télécom: la boucle locale.

Associated Press : http://fr.news.yahoo.com/991118/32/7c40.html

Cabine d'e-ssayage
Samedi, 27/11/1999 - 00:00

Evanouies les files d'attente devant des cabines d'essayage surchauffées. Le 2 décembre, les internautes vont pouvoir envoyer leur avatar virtuel faire la corvée d'essayage à leur place aux Galeries Lafayette. Le grand magasin espère doper ainsi ses ventes en ligne, qu'il estime limitées par l'impossibilité pour le consommateur d'essayer. La technologie, qui existe depuis plusieurs années déjà, n'était pour l'instant utilisée qu'aux Etats-Unis, sur certains sites proposant des catalogues en ligne. Pour la première fois, l'avatar virtuel débarque en France grâce à une technologie développée par le canadien PTM. Le 2 décembre, après s'être connectée sur le site des Galeries Lafayette, l'internaute, femme pour le moment, devra entrer des critères morphologiques qui permettront de façonner l'alter ego virtuel : taille, tour de poitrine, largeur des épaules, couleur des cheveux ou forme du visage. "La cliente aura accès à une transposition parfaite de la réalité dans le monde virtuel, s'enthousiasme Christophe Le Strat, responsable Internet pour les Galeries. Elle va pouvoir essayer une quarantaine de robes et une vingtaine d'accessoires spécialement choisis pour la période des fêtes." A terme, les clientes qui disposeront d'un avatar virtuel pourront disposer sur le site d'une garde-robe en ligne, qui gardera en mémoire tous leurs achats conclus sur l'Internet. Elle permettra, par exemple, de s'assurer que le pantalon acheté le mois dernier va bien avec un pull qu'on s'apprête à s'offrir. L'emballement des concepteurs des Galeries Lafayette est loin de gagner l'ensemble du monde du commerce électronique. Les 3 Suisses, qui ont beaucoup misé sur l'Internet, ne comptent pas dans l'immédiat lancer d'alter ego numérique. "Techniquement, la représentation en trois dimensions ne pose plus de problème, explique Catherine Alquier, directrice du pôle multimédia à la Cité numérique. Simplement, le problème est d'ordre humain. Une cliente est-elle capable d'accepter sa représentation, sa silhouette, à partir du moment où elle fait une taille 48 ou 50 ?

Pour les Américains, l'Internet est un média essentiel
Samedi, 27/11/1999 - 00:00

Selon la seconde enquête de l'étude Cyberstudy analysant le comportement des internautes américains, réalisée par téléphone en juillet 1999 auprès de 1 000 internautes de 18 ans et plus et 500 jeunes de 9 à 17 ans se connectant à partir de leur domicile, les internautes américains adultes sont de plus en plus nombreux à acheter fréquemment sur Internet : 44 % contre 31 % en 1998. 83 % d'entre eux pourraient difficilement se passer de l'Internet. 66 % préféreraient même emporter un ordinateur multimédia sur une île déserte plutôt qu'une télévision ou un téléphone. Les 9-11 ans sont les internautes les plus réguliers. Ils passent plus de temps devant leur ordinateur que devant la télévision.

Atelier Paribas : http://www.atelier.fr

Viens chez moi, j'ai le Net partout tout le temps
Samedi, 27/11/1999 - 00:00

C'est un petit pavillon anglais, situé à Watford, au nord de Londres. Une maison comme les autres, sans architecture futuriste ni design avant-gardiste. Et pourtant, cette banale "home sweet home" s'anime en quelques clics de souris : ses habitants peuvent monter le chauffage, déclencher l'arrosage ou surveiller les enfants depuis leur lieu de travail, allumer la bouilloire sans quitter le canapé et faire griller leurs toasts en gardant la tête sur l'oreiller. Pas si mal... Ordinateur, télé, lumière, alarme, chaîne hi-fi ou machine à café : tous les appareils électriques de la maison magique peuvent être commandés à distance (c'est-à-dire du bout de la rue, comme du bout du monde) via un site Internet et une sorte de cahier-ordinateur portable (le WebPad) qui fait office de télécommande multi-usages. Côté technique, l'équipement est assez impressionnant : 72 prises électriques, quatre PC, deux télés, cinq téléphones sans fil, une webcam dans chaque pièce, et quatre connexions ISDN (lignes numériques de très haute qualité, de type Numéris), soit 25 000 £ (environ 250 000 francs) de matos ! Mais selon Bill Nuti, président Europe de Cisco Systems (l'entreprise américaine qui a équipé la maison), "il ne s'agit pas d'une maison futuriste. Ces technologies sont déjà disponibles sur le marché, nous ne faisons que les exploiter toutes en même temps." La maison Internet n'est donc pas la maison de l'an 3000, mais celle d'aujourd'hui. Ou de demain. Construite en dix exemplaires, elle fait déjà le bonheur de quatre propriétaires. Quatre résidents high-tech qui laissent à leur frigo le soin de commander au supermarché de quoi manger. Quatre assistés qui testent pour nous la domotique très pratique des nouvelles familles branchées. Un peu comme dans Brasil, mais en vrai. Seul le prix de la maison laisse penser qu'on est encore loin de la réalité : 500 000 £ (environ 5 millions de francs) pour un petit pavillon. Et ça, c'est pas de la science fiction ?

Transfert : http://www.transfert.net/home.htm

Cisco : http://www.cisco.com/

Les jeunes face à l'Internet sont enthousiastes mais restent lucides
Samedi, 27/11/1999 - 00:00

France Télécom a demandé à la Sofres de réaliser un sondage, l'un des premiers du genre en France à propos d'Internet, qui ne se limite pas aux questions traditionnelles sur les usages, mais aborde également des problématiques plus sociologiques. Cette étude France Télécom / Sofres révèle ainsi quelques réalités méconnues et met à mal certains a priori. Ses enseignements, dont le premier est l'absence de fossé entre les jeunes internautes et les jeunes non internautes , confirment l'évolution amorcée en 1998 . Aujourd'hui, il y a une réelle appropriation de l'Internet par les jeunes français, Internet fait partie de leur vision du monde. C'est pourquoi ils sont à la fois très curieux et très positifs, et, en même temps, très vigilants vis-à-vis des dérives possibles. Les jeunes français de 15-25 ans, internautes et non internautes confondus, ont désormais intégré Internet à leur vision du monde. Ils semblent être plus proches, plus familiers d'Internet, ce qui ne les empêche pas d'être très curieux et très positifs à son égard. Les jeunes sont massivement d'accord : pour les 2/3, " Internet va rendre le monde meilleur ". Ce résultat, donné par l'ensemble des jeunes, laisse penser que les non-internautes n'ont pas d'a priori négatif vis-à-vis d'Internet, au contraire. Leur connaissance de l'Internet s'est considérablement accrue puisque 47 % de l'échantillon déclarent s'être connectés au moins une fois dans leur existence : 1 jeune français sur 2 a eu une pratique de l'Internet. Pour l'ensemble des jeunes français interrogés (internautes et non internautes), la " société Internet " se définit principalement par l'avènement d'une société de la communication globale : plus ouverte sur le monde (92 %) et plus communicante (85 %), mais également par la promotion de la liberté individuelle : plus libre (61 %) et plus individualiste (54 %). Internet allie, sans les opposer, une démarche individuelle et une ouverture sur le reste du monde. Néanmoins, cette société ne modifie pas en profondeur le système social : des adjectifs tels que démocratique, élitiste, généreuse ou juste ne sont pas majoritairement attribués à Internet. Autre enseignement de ce sondage, la pratique d'Internet sort petit à petit d'un cadre essentiellement scolaire. Près d'un jeune sur deux s'est déjà connecté, ne serait-ce qu'une fois, contre moins d'un tiers en 1998 (47 % vs 30 %), la pratique régulière progressant : 16% se sont connectés au cours des six derniers mois (vs 11 % en 98), dont la moitié au moins une fois par semaine. On notera que plus de la moitié de ces internautes (54 %) dispose d'une adresse e-mail personnelle (vs 42 % seulement en 98). En moyenne, les jeunes internautes français passent ainsi 3 heures par semaine sur le Net, soit ½ heure de plus que l'année passée, ce temps étant toujours principalement pris sur celui consacré aux études (29%), et à la télévision (25%). L'utilisation d'Internet à domicile progresse très rapidement : 41 % vs 24 % en 98, même si le lycée ou l'université restent les principaux lieux de connexion (56 %). De même, ils ne sont plus qu'un tiers (35 % vs 44 % en 98) à avoir découvert Internet en milieu scolaire. Internet reste considéré comme une aide précieuse pour les études (92%) et, en priorité, comme une source d'information (80 %). Les réserves à l'égard d'Internet évoluent elles aussi et 21 % seulement des jeunes (vs 28 % en 98) estiment qu'Internet est réservé à une élite . En revanche, deux points négatifs progressent fortement : Le volume de publicité est jugé nettement plus sévèrement (69 % des sondés trouvent qu'il y en a trop, + 13 points par rapport à 98) et la protection de la vie privée : ils sont 60 % (vs 52 % l'année dernière) à souligner ce danger. En conclusion Internet est perçu comme un media très attractif et plus familier .Qu'ils soient internautes ou non internautes, les jeunes éprouvent comme l'année passée des sentiments massivement positifs à l'égard du réseau : curiosité (87 %), intérêt (78 %), enthousiasme (68 %) et attirance (68 %) restent plébiscités et moins d'un quart des 15-25 ans exprime des sentiments négatifs (tels que l'indifférence, l'agacement ou l'inquiétude).

Compagny news : http://www.companynews.org/default.asp?communique_id=15454

Pour Bruxelles, l'avenir de l'Europe passe par Internet
Samedi, 27/11/1999 - 00:00

L'Europe prépare un vaste programme de soutien et de sensibilisation à Internet, a déclaré Erkki Liikanen, commissaire européen pour la société de l'information, dans le cadre du Forum européen de l'investissement qui se tient cette semaine à Helsinki, en Finlande. L'annonce officielle de ce projet devrait intervenir les 10 et 11 décembre prochains par l'intermédiaire du président de la Commission européenne, Romano Prodi. L'initiative prévoit, pour l'heure, quatre axes de développement: favoriser l'accès à Internet, encourager l'émergence du capital-risque, généraliser l'usage des réseaux dans l'administration et, enfin, promouvoir la croissance du commerce électronique. Parallèlement, dans le cadre du programme IST, le comité européen des technologies liées à la société de l'information vient de débloquer une enveloppe de 500 millions d'euros (3,28 milliards de francs) pour financer 168 grands projets de recherche. Bruxelles ne cache plus son ambition de mettre un terme à l'hégémonie américaine en matière de nouvelles technologies. Mais, si selon de nombreux observateurs, l'Europe accuse toujours un retard certain dans la diffusion d'Internet, elle préserve néanmoins son avance dans la communication mobile et les transmissions numériques. Pour Erkki Liikanen, l'Europe doit malgré tout se réveiller: "Le temps est venu d'accélérer la transition vers la nouvelle économie, pour éviter de compromettre l'avenir du continent."

OI Informatique : http://www.01-informatique.com/01/index.html

Information Society Technologies : http://www.cordis.lu/ist/home.html

Toute une faune de Cyborg
Samedi, 27/11/1999 - 00:00

Une expérience très controversée vient d'être menée à bien : brancher un ordinateur au cerveau d'un chat afin de voir par ses yeux. Trois scientifiques américains de l'université de Berkeley ont en effet été capables de "reconstituer des scènes naturelles comportant des objets mouvants reconnaissables". Les chercheurs ont fixé des électrodes sur 177 cellules du thalamus de ce gentil matou et monitoré leur activité. Le thalamus est connecté directement aux yeux par le nerf optique. Ses cellules "s'allument" différemment selon les objets entrant dans le champ de vision, créant des contrastes, une image... Les scientifiques ont enregistré les flamboiements de ces cellules, puis décodé le résultat pour reconstituer les images. Et ils ont vu des scènes réelles, naturelles, animées, reconnaissables (visages, mobilier). Ils ont vu le monde comme s'ils étaient des chats. Cette expérience n'a rien de trivial ni de farfelu - ses implications sur la compréhension des mécanismes cervicaux sont énormes. Cela va de la prothèse cervicale... aux prolongements cérébraux ou super-cerveaux, ou encore CAO - Cerveaux Assistés par Ordinateur ! En outre, ce n'est pas un cas isolé. Dans une autre université californienne, celle de San Diego cette fois, une équipe vient d'équiper un homard de neurones électroniques. Pour ce faire, ils ont d'abord extrait et observé quatre années durant un réseau de 14 vrais neurones. Ensuite, ils ont reproduit celui-ci artificiellement en labo, puis l'ont fourré dans la bestiole. Le faux réseau s'est tout à fait intégré, il a interagi normalement avec les cellules naturelles qui n'y ont vu que du feu ! Et le homard est en bonne santé, ouf. Question : comment s'appellerait un homme faisant l'objet de semblables techniques ? Réponse : Cyborg.

Lettre de l'internet : http://www.lalettre.com/todaynews.cfm?id=62&actions=view

La biométrie pourrait bientôt sécuriser les transactions en ligne
Samedi, 27/11/1999 - 00:00

"Montre-moi ton oeil et je saurai qui tu es": les techniques d'identification de la biométrie devraient bientôt profiter au commerce électronique pour sécuriser des transactions qui effraient souvent la clientèle potentielle. Aujourd'hui l'identification d'un intervenant sur un réseau informatique utilise le plus souvent mots de passe et codes d'accès. Mais la fiabilité de ces techniques est éphémère et les escrocs utilisent des moyens de plus en plus sophistiqués. Empreintes digitales, timbre de voix, configuration de l'iris de l'oeil ou de la rétine, façon d'écrire, forme du visage ou géométrie de la main, sont des caractéristiques qu'il est pratiquement impossible de dupliquer. "Nous sommes au tout début" de la biométrie, qui va percer dans un an ou deux, prévoit Michael Thieme, consultant de la société International Biometric Group. "La taille potentielle de ce marché se chiffre en dizaines de milliards de dollars", grâce à son utilisation dans le commerce électronique et pour l'accès d'employés au réseau informatique d'une entreprise, les deux marchés porteurs, estime cet expert. Il n'y a pour l'instant pas d'utilisateur connu de cette technologie dans le secteur de l'internet, que ce soit dans le commerce, le secteur bancaire ou médical. La banque d'affaires Salomon Smith Barney estime que le marché de la sécurité et de l'identification personnelle aura un chiffre d'affaires d'environ un milliard de dollars en 2001, soit un taux de croissance de 60% par an par rapport au niveau actuel. La biométrie trouve déjà son utilité dans le cryptage de documents, l'accès à des bases de données ou le retrait d'argent dans les guichets automatiques. IriScan, utilise un petit appareil placé devant l'oeil pour capter la configuration de l'iris. La structure de l'iris est unique pour chaque oeil, et le port de lunettes ou de lentilles n'affecte pas l'identification, pas plus que la catharacte ou la conjonctivite, selon la compagnie. La société néerlandaise LCI Technology Group est un autre prétendant avec le Smartpen, un stylo qui enregistre la force, l'accélération et l'angle caractérisant la façon de signer d'un individu. Le stylo "reconnaît la façon d'écrire et pas la forme d'une signature", qui peut être forgée, souligne le président de LCI, Sam Asseer. Pour se développer, l'industrie devra trouver des normes communes pour toutes ces technologies et vaincre la méfiance du public, soucieux de ces intrusions dans son identité, souligne Michael Thieme, d'International Biometric Group.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/991119/32/7csa.html

La guerre des DVD fait rage
Samedi, 27/11/1999 - 00:00

On croyait en avoir terminé avec les guerres de chapelle autour du DVD. Mais la bataille reprend de plus belle sur le terrain du réinscriptible, avec, d'un côté, le DVD-RAM et, de l'autre, le DVD+RW. Dans le clan du DVD-RAM, on retrouve Hitachi, Panasonic, Toshiba et l'ensemble des membres du DVD Forum. La technologie qu'ils défendent permettra de stocker 2,6 Go dans sa version 1.0 et 4,7 Go dès le début de l'année prochaine. En face, HP, Philips et Sony, trois autres membres éminents du DVD Forum, ont choisi de faire dissidence pour promouvoir le DVD+RW. Ce format concurrent stocke 3 Go dans sa première version. Il passera lui aussi à 4,7 Go l'année prochaine. Le conflit est né d'une divergence de points de vue sur l'utilisation de la technologie. Pour Sony et ses partenaires, un DVD réinscriptible doit être totalement interchangeable avec son homologue en lecture seule: le DVD vidéo. Mais Hitachi préfère optimiser le support pour une utilisation informatique. Du coup, le DVD+RW reprend le format d'enregistrement des DVD de salon. Alors que le DVD-RAM utilise un format de type disque dur, incompatible avec celui des DVD vidéo. Hitachi annonce, pourtant, dès le printemps prochain, un caméscope et un magnétoscope DVD-RAM. Mais il est peu probable que les studios modifient le format d'enregistrement de leurs films avant des années. Le clan Sony dispose donc d'un avantage indéniable. Reste maintenant à le confirmer techniquement. Car personne n'a encore pu étrenner le moindre prototype de DVD+RW. La bataille bat donc son plein, tant sur le plan technique que commercial.

OI Informatique : http://www.01-informatique.com/01/index.html

Le marché du e-book verra ses best-sellers sur PC de poche
Samedi, 27/11/1999 - 00:00

Quoique figé actuellement, le marché du e-book trouvera probablement un élan décisif grâce aux sociétés qui destinent leurs livres électroniques aux palmtop et autres handhelds. Ainsi, la société Internet de gestion Grand Central Holdings vient d'investir dans Peanutpress.com, une compagnie qui acquiert des droits de publication électronique. Ses e-book peuvent être consultés sur un PC de poche tournant sous Palm OS ou Windows CE. Des compagnies telles que NuvoMedia, SoftBook Press et Librium.com fabriquent leurs propres liseurs électroniques de poche. Ceux-ci peuvent être reliés à Internet afin d'acheter et de télécharger des livres. Le marché prend lentement son élan, mais le saut va bien finir par arriver. Début Novembre, Microsoft et R.R. Donnelley & Sons ont annoncé une alliance sur la conception de milliers de e-books qui utiliseront le logiciel de lecture Microsoft (printemps 2000). Ils s'attendent à vendre un million de titres au cours de la première année, pas moins. Et c'est une prévision qui n'a rien d'excessif si l'on considère que sept millions de handhelds seront en circulation aux Etats-Unis l'année prochaine.

Lettre de l'Internet : http://www.lalettre.com/todaynews.cfm?id=67&actions=view

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Les nanotubes de carbone ouvrent la voie vers l'electronique moléculaire
Samedi, 27/11/1999 - 00:00

Des chercheurs néerlandais ont découvert de nouvelles propriétés électroniques des nanotubes de carbone, ces rouleaux de feuilles de carbone d'un millionième de millimètre, qui pourraient un jour servir à fabriquer des appareils électroniques à l'échelle moléculaire. L'équipe menée par Cees Dekker, de l'Université de Technologie de Delft (Pays-Bas), a montré qu'un nanotube de carbone, une fois coudé, se comporte comme un composant électronique: il ne laisse passer le courant que dans un seul sens. Il s'agit d'une avancée importante, car il est très difficile de mesurer les propriétés électriques d'un nanotube. On savait déjà que certains nanotubes étaient métalliques et d'autres des semi-conducteurs. Mais on n'avait jamais vu jusqu'ici de jonction entre les deux. Les nanotubes de carbone, observés pour la première fois en 1991, sont composés d'une ou plusieurs feuilles de graphite enroulées en cylindre, d'un diamètre de l'ordre du nanomètre (un millionième de millimètre). Les caractéristiques étonnantes des nanotubes - leur très grande rigidité, leur forme avec une cavité pouvant être remplie, leur capacité d'émission froide d'électrons en font l'un des matériaux les plus riche d'applications scientifiques et industrielles pour le prochain siècle.

brève rédigée par @RTFlash

Nature/18-11-99 : http://www.nature.com/server-java/Propub/nature/402273A0.abs_frameset




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Matière
Matière et Energie
Des transistors pas plus larges que cent atomes en 2015!
Samedi, 27/11/1999 - 00:00

Quelques semaines seulement après la mise au point d'un élément de transistor de 50 nanomètres aux Bell Labs, et d'un transistor de 20 nanomètres par le Léti de Grenoble, les chercheurs de l'université de Berkeley (Californie) annoncent avoir fait fonctionner un transistor de 18 nanomètres. Comme chez Bell Labs, c'est de la porte des transistors qu' est venue l'innovation décisive. La porte est un minuscule élément conducteur qui contrôle le passage de courant dans le circuit. Plus elle est étroite, et plus le transistor sera petit et rapide. D'habitude, la porte est placée dans la partie supérieure du transistor, au-dessus du canal par lequel le courant électrique passe. Une méthode éprouvée, mais qui oblige à conserver de grandes dimensions. L'équipe de Chenming Hu à Berkeley a essayé de placer un porte plus étroite en plein coeur du canal et cela fonctionne. Baptisé FinFET, ce transistor devrait encore gagner en finesse puisque les chercheurs pensent parvenir à réduire ses dimensions à 9 nanomètres. A cette épaisseur, il ne reste plus qu'une cinquantaine d'atomes, mais les puces pourraient être 400 fois plus puissantes. Les spécialistes estiment que cette nouvelle technologie va permettre de pousser l'electronique sur silicium dans ses ultimes retranchements et de continuer à respecter la fameuse loi de Moore (qui veut que la rapidité des microprocesseurs double environ tous les 18 mois) au moins jusqu'en 2014.

brève rédigée par @RTFlash

Wired : http://www.wired.com/news/technology/0,1282,32713,00.html

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Espace
Espace et Cosmologie
Des régions de notre univers où le temps recule!
Samedi, 27/11/1999 - 00:00

Un Physicien américain, Lawrence Schulman, de l'Université Clarkson, aux États-Unis, est persuadé qu'il existe dans l'univers des endroits où le temps recule au lieu d'avancer. Jusqu'à présent l'existence de telles régions où le temps est inversé était considérée comme impossible dans notre univers. Mais les calculs de Lawrence Schulman démontrent que c'est possible, au contraire. Selon ce chercheur, ces zones de temps inverse viennent d'un très lointain futur, où l'univers a commencé à s'effondrer sur lui-même : c'est le Big Crunch, l'inverse du Big Bang. Dans ce futur, les étoiles se sont éteintes depuis longtemps, et le recul du temps n'a pas assez progressé pour qu'elles commencent à se rallumer. Ces zones n'émettent donc pas de lumière et les astronomes ne les détectent pas, bien que l'univers ressente leur effet gravitationnel. Il s'agit donc de la fameuse masse manquante qui constitue la majeure partie de la masse totale de notre univers. Selon le chercheur, certaines pourraient être situées très près de notre système solaire, seulement quelques dizaines d'années- lumières .

brève @RT flash

New Scientist/27/10/99 : http://www.newscientist.com/ns/19991127/newsstory3.html

Booster les lanceurs par induction
Samedi, 27/11/1999 - 00:00

Des ingénieurs de la NASA au Marschall Space Flight Center (MSFC) étudient la possibilité de mettre en oeuvre une technologie de sustentation et accélération par induction électromagnétique qui pourrait permettre de réduire de façon considérable le coût d'accès à l'espace. Un rampe de lancement horizontale de 15 mètres de longueur a été développée, qui a permis d'accélérer une maquette de lanceur spatial de zéro à 100 kilomètres par heure en moins d'une demi seconde. Un lanceur véritable, maintenu en sustentation quelques centimètres au dessus d'une piste de 2,4 kilomètres de long pourrait être accéléré rapidement jusqu'à une vitesse de 600 à 1000 kilomètres par heure, avant d'allumer ses moteurs de fusée pour s'élever et accélérer davantage. "La masse de carburant est une des contraintes principales affectant la conception des lanceurs. L'utilisation d'une source d'énergie externe, l'électricité, permet de réduire de 20% la masse du lanceur au décollage", explique le responsable du département Technologies de Lancement au MSFC. La rampe d'expérimentation doit être transférée l'année prochaine au Kennedy Space Center, ou la NASA prévoit d'installer un modèle en grandeur nature avant 2005. L'agence spatiale a déjà attribué un contrat de 1,3 million de dollars à la société PRT Advanced Maglev Systems, qui travaillait pour le rail. Le développement d'une système opérationnel pourrait coûter entre 50 et 100 millions de dollars.

Etats-Unis Espace : http://www.france-science.org/usa-espace

Les Chinois lancent une première capsule spatiale
Samedi, 27/11/1999 - 00:00

Une fusée chinoise Longue Marche s'est envolée du cosmodrome de Jiuquan, emportant avec elle le vaisseau Shenzhou ("vaisseau magique"). Il s'agit d'une capsule spatiale ressemblant beaucoup aux Soyouz russes. L'engin inhabité a réalisé 14 fois le tour de la Terre, puis s'est posé après 21 heures de vol dans la région mongole de la Chine du Nord. C'est la première fois que ce pays lance un vaisseau destiné à transporter des hommes, devenant ainsi le troisième à réussir l'exploit après les États-Unis et la Russie. L'événement a soulevé l'enthousiasme des Chinois. Dans les heures qui ont suivi la récupération du vaisseau Shenzhou, les journaux chinois ont publié des éditions spéciales vantant cette "victoire de la technologie chinoise" Ce vol d'essai de Shenzhou survient toutefois avec deux mois de retard. Il devait d'abord coïncider avec le cinquantième anniversaire de la révolution communiste chinoise, le 1er octobre dernier. À quand un Chinois dans l'espace? Ce vol pourrait avoir lieu l'an prochain, mais certaines sources parlent plutôt de 2005. Quoi qu'il en soit, il a fallu quelques vingt ans de développement aux Chinois pour envoyer une première capsule inhabitée et si l'on se réfère aux essais des Vostok et Mercury, il pourrait bien s'écouler de trois à quatre ans avant que l'on confie la vie de cosmonautes à Shenzhou. Mais le grand sujet de préoccupation des observateurs occidentaux est le but du projet. Des sources chinoises se sont par le passé montrées intéressées à une station orbitale. Le gouvernement chinois clame aussi que cette réussite symbolise la place que sera appelée à prendre la Chine sur la scène internationale au siècle prochain. La Chine pourrait effectivement se servir de Shenzhou pour se positionner en matière de haute technologie sur la scène internationale. Ainsi, les Américains devront désormais tenir compte de ce nouveau joueur en matière stratégique, soit en s'en protégeant ou, mieux encore, en l'incorporant dans ses projets comme ils le font avec la Russie. La nouvelle capsule spatiale pourrait même permettre à la Chine de devenir un partenaire à part entière dans le programme de la Station spatiale internationale d'ici une décennie.

Cybersciences : http://www.cybersciences.com/Cyber/0.0/0_0_0.asp

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
La banquise de l'Arctique plus mince que jamais
Samedi, 27/11/1999 - 00:00

Comparé à son niveau des années 60 et 70, la glace recouvrant l'océan Arctique a perdu 1,3 mètres, soit 40% de son épaisseur totale. Ce constat surprenant vient d'être publié par Andrew Rothrock, de l'Université de Washington à Seattle, dans la revue Geophysical Research Letters. Le chercheur a eu l'idée de comparer les mesures d'épaisseur effectuées par les sous-marins américains des années 50 à 1976 à des travaux plus récents. On sait depuis longtemps que le climat de l'Arctique se réchauffe. Mais cette réduction de 40% de l'épaisseur de la glace a étonné le chercheur, qui ne s'attendait pas à tel résultat. Cela dit, cette observation corrobore d'autres travaux, qui indique que les glaces permanentes reculent et que les glaces annuelles se rompent un peu plus tôt chaque année.

Cybersciences : http://www.cybersciences.com/Cyber/3.0/N1553.asp

La mécanique des averses
Samedi, 27/11/1999 - 00:00

A l'université de Delft, aux Pays-Bas, l'équipe de Bas Van Haarlem a élucidé les mécanismes subtils des averses. Pour ce faire, ils ont simulé sur ordinateur le comportement des centaines de gouttes d'eau contenues dans un litre de nuage. Au départ, le nuage est une sorte de bulle d'air humide qui gonfle et se refroidit. La vapeur d'eau se condense sur des particules - poussière, aérosols - formant de minuscules gouttelettes de l'ordre d'un micron de diamètre. Le phénomène crucial est la présence dans l'air de petits tourbillons en forme de tubes, d'une taille de quelques centimètres. Par l'effet de la force centrifuge, les tourbillons poussent les gouttelettes, qui se concentrent à la périphérie. De nombreuses collisions se produisent entre les gouttelettes, dont certaines s'agglomèrent et forment des gouttes plus grosses. Une sorte de réaction en chaîne se met ainsi en place. Lorsque environ une goutte sur un million atteint un diamètre de 20 microns, ce qui peut prendre une demi-heure, le nuage est mûr, et la pluie tombe. Elucider ce mécanisme est utile non seulement pour prévoir le temps, mais aussi pour comprendre les réactions chimiques dans l'atmosphère ainsi que l'absorption et la réflexion du rayonnement solaire.

Nouvel Obs : http://www.nouvelobs.com/epoque/decouv1.html

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Maladie de Parkinson : L'efficacité de la greffe de neurones enfin démontrée
Samedi, 27/11/1999 - 00:00

Depuis 10 ans la greffe de neurones provenant de foetus constitue un traitement controversé contre la maladie de Parkinson. Une étude vient enfin de démontrer qu'une transplantation de neurones, pratiquée en 1989 du côté droit du striatum du malade a bel et bien permis de restaurer la transmission déficiente de L- Dopa. L'étude a également montré que dans la partie gauche la maladie touchant les neurones dopaminergiques a persisté. C'est en ayant recours aux technologies d'imagerie médicale actuelles les plus sophistiquées, et notamment à la caméra à émission de positons, que cette étude a pu prouver l'efficacité sur une longue période-10 ans de cette greffe de neurones. Le malade, a commencé à avoir des tremblements en 1980. Pendant six ans, la L-Dopa a été efficace, puis la maladie a repris le dessus et le malade a reçu en 1989 une greffe de neurones foeutaux du côté droit. Au cours des trois années suivantes, les progrès ont été réguliers, si bien que le traitement par la L-Dopa a pu être interrompu au bout de trente-deux mois. Les examens complémentaires ont permis d'analyser de façon comparative l'évolution des neurones à dopamine des deux côtés du cerveau. La tomographie par émission de positons a fourni une preuve directe de la présence des neurones greffés. Dix ans après la greffe, ils sont toujours en activité. En revanche, dans le côté non greffé, on ne retrouve que très peu de neurones à dopamine. Mais les chercheurs ont aussi analysé la fonction de ces neurones, c'est-à-dire la libération de la dopamine dans les connexions entre neurones. Ils ont observé que cette fonction était redevenue normale dans la partie droite, qui avait bénéficié de la greffe, alors qu'elle avait disparu du côté gauche non traité. Les mesures très fines réalisées ont pu montré que le côté droit produisait à nouveau une quantité de dopamine suffisante. L'un des chercheurs le Docteur Paola Piccini a souligné que la prochaine étape de ces recherches devrait consister à trouver une source mois controversée de cellules nerveuses que les foeutus humains.

brève rédigée par @RT flash

BBC News/23/11/99 : http://news.bbc.co.uk/hi/english/sci/tech/newsid_533000/533150.stm

http://www.med.ic.ac.uk/

La thalidomide aurait un pouvoir anti-cancéreux
Samedi, 27/11/1999 - 00:00

New England Journal of Medicine

La thalidomide, médicament responsable de nombreuses déformations congénitales dans les années 1950, a montré des résultats prometteurs dans le traitement d'une forme de cancer de la moelle osseuse. Une équipe de chercheurs américains de l'Université de l'Arkansas a injecté de la thalidomide à 84 patients atteints de myélomes multiples, des tumeurs de la moelle osseuse dont l'issue est généralement mortelle. Ces patients ont été choisis parce qu'ils étaient réfractaires aux traitements actuels de chimiothérapie. Environ un tiers des patients traités ont montré de sérieux signes d'amélioration et ont vu leur existence prolongée de plusieurs mois, voire de plusieurs années. Chez 10% d'entre eux, la rémission des tumeurs a même été complète. Des recherches sur les vertus anti-cancéreuses de la thalidomide se poursuivent dans le monde. Des premières indications suggèrent qu'elle pourrait également être efficace contre les cancers, entres autres, de la prostate, du colon, du cerveau et de la peau.

brève rédigée par @RTFlash

Le linezolide contre la résistance des bactéries aux antibiotiques
Samedi, 27/11/1999 - 00:00

Une nouvelle molécule synthétique, le linezolide, pourrait constituer une arme de choix dans la lutte contre les bactéries. D'après les chercheurs de l'université d'Iowa, il a montré une efficacité contre toutes les souches de staphylocoques, même celles résistant aux antibiotiques courants. Il inhibe également tous les entérocoques et les streptocoques. En fait, les scientifiques n'ont trouvé aucun cas où le linezolide a échoué. Ces résultats ont été présentés lors du colloque annuel de l'Infectious Diseases Society of America, qui s'est déroulé du 18 au 21 novembre à Philadelphie (Etats-Unis)..

Info-Science : http://www.infoscience.fr/

La thérapie génique offre des outils pour " reconstruire " coeurs et vaisseaux
Samedi, 27/11/1999 - 00:00

" Les nouveaux travaux qui commencent à être menés sur le muscle cardiaque sont absolument sensationnels. Toutes nos conceptions antérieures quant au fonctionnement de cet organe sont en train de se transformer de manière radicale. La perspective notamment de pouvoir, demain, réactiver le contrôle génétique des cellules du myocarde entrouvre des perspectives thérapeutiques considérables. " Pour le docteur Claude Lenfant, directeur de l'Institut national américain du coeur, des poumons et du sang le 72ème Congrès de l'American Heart Association organisé du 7 au 11 novembre à Atlanta aura été marqué par l'entrée fracassante de la génétique moléculaire dans le champ de la cardiologie. A quoi tient un tel enthousiasme ? Pour beaucoup à la rapidité inattendue avec laquelle se développent, outre-Atlantique, les premières expériences de thérapie génique appliquée aux principales affections cardio-vasculaires et aux résultats, apparemment positifs, qu'elles donnent. Le congrès d'Atlanta a ainsi été marqué par une série de communications, souvent spectaculaires, expliquant comment des malades ne pouvant plus bénéficier d'aucune thérapeutique chirurgicale ou médicamenteuse ont vu leur état clinique s'améliorer après l'administration, sous différentes formes, d'un gène spécifique (le VEGF) qui dirige la synthèse d'un facteur de croissance des vaisseaux capillaires. L'objectif ici visé est l'obtention d'une angiogenèse, phénomène caractérisé par la formation de néovaisseaux sanguins et la réapparition d'une circulation sanguine dans des territoires myocardiques où, à cause d'un infarctus, elle avait disparu, entraînant une insuffisance cardiaque massive. . L'équipe du professeur Peter R. Vale (St. Elizabeth's Medical Center, Boston) a ainsi présenté devant un auditoire enthousiaste et de nombreux médias un travail conduit sur plusieurs dizaines de malades souffrant d'angine de poitrine incurable chez lesquels, via une incision du thorax, on a injecté le gène VEGF dans le muscle cardiaque avant d'observer, avec un recul de plusieurs mois, une amélioration des paramètres cardiologiques et de l'état clinique des malades. Le même gène, présenté sous différentes formes, peut également être injecté par l'intermédiaire d'un cathéter monté dans le réseau artériel jusqu'aux coronaires. Un autre axe de recherche a priori très prometteur, développé par plusieurs équipes françaises dont celle de Mme Schwartz, consiste à organiser des transferts cellulaires en prélevant des cellules dans certains muscles d'un organisme donné pour les greffer ensuite, dans le même organisme, au sein de la région du myocarde lésée du fait d'un infarctus. Les chercheurs travaillant dans ce domaine expliquent avoir la preuve que ces cellules peuvent s'incorporer dans le tissu pathologique, établir certaines connexions entre elles, rester vivantes durant plusieurs mois et améliorer ainsi la fonction cardiaque. Ces résultats positifs ont été observés expérimentalement chez la souris, le rat, ainsi que chez le lapin et des essais vont prochainement être menés chez la brebis. Ainsi une troisième possibilité thérapeutique est offerte, qui combinerait transfert de gène et transfert cellulaire en greffant des cellules musculaires au patrimoine génétique modifié afin d'améliorer l'efficacité de thérapeutiques avec lesquelles la cardiologie moderne entrera de plain-pied dans le troisième millénaire.

Le Monde : http://www.lemonde.fr/article/0,2320,seq-2271-31139-QUO,00.html

Huile d'olive et légumes cuits pour soigner le rhumatisme articulaire
Samedi, 27/11/1999 - 00:00

La consommation d'huile d'olive et de légumes cuits peut protéger contre le rhumatisme articulaire ou diminuer ses symptômes, indique une étude publiée dans l'American Journal of Clinical Nutrition. Selon les auteurs de l'article, de la faculté de médecine de l'Université d'Athènes, les personnes consommant peu d'huile d'olive ont 2,5 fois plus de risques de développer des rhumatismes articulaires que celles en absorbant beaucoup. Par ailleurs, celles qui mangent beaucoup de légumes cuits ont 75% moins de chances de souffrir de cette affection que celles qui en prennent peu. Les chercheurs soulignent qu'une des explications possibles, pour l'huile d'olive peu raffinée consommée en Grèce, est qu'elle contient des antioxydants naturels. Ceux-ci agiraient sur le métabolisme pour empêcher l'apparition de la maladie ou réduire ses symptômes. Aucune raison n'est avancée pour les légumes cuits.

AFP : http://www.actualinfo.com/fr/sciences/depeche.cfm?depeche_Index=76589&cat=28&f=0...

http://intl.ajcn.org/

Guérir les maladies orphelines
Samedi, 27/11/1999 - 00:00

Ce sont les oubliés de la médecine, les abandonnés de la recherche. Ils sont atteints de la " maladie des os de verre " ou de porphyrie aiguë, une anomalie génétique qui perturbe le métabolisme du fer, ou d'autres affections encore moins connues. Des maladies " rares ", ainsi dénommées en raison de leur prévalence : moins de 200 000 personnes par affection aux Etats-Unis et 1 sur 2 000 naissances en Europe. Ces maladies sont au moins 5 000 recensées par l'OMS. Pour 80% d'entre elles, elles sont génétiquement transmises, et 100 000 personnes sont concernées en France, c'est-à-dire 100 000 orphelins du hasard génétique, jusque-là abandonnés de tous. Alors qu'il existe des molécules qui, à défaut de les guérir, peuvent améliorer leur handicap. Ces molécules salvatrices sont appelées elles aussi " orphelines ". Parce qu'elles n'ont pas de sponsors. Les grands trusts pharmaceutiques ne leur manifestent guère d'intérêt : peu ou pas de bénéfices à l'horizon. Si certaines pathologies bénéficient d'un fort support médiatique, telles les myopathies, la plupart restent au bord du chemin. Ni enseignées ni même citées au cours des études médicales. On ne s'étonnera pas, dans ces conditions, des retards et des errements du diagnostic. Combien de médecins non spécialisés connaissaient la " maladie des os de verre " avant la mort du pianiste de jazz Michel Petrucciani en janvier ? En Europe, nous avons quinze ans de retard. Il a fallu attendre le 9 mars 1999 pour que le Parlement européen approuve en première lecture une proposition de règlement sur les médicaments orphelins ! Combien de temps avant l'adoption définitive ? Eurordis (coordination européenne des associations de maladies rares) a encore du pain sur la planche.

Nouvel Obs : http://www.nouvelobs.com/epoque/epoque4.html

Une nouvelle méthode pour soulager les douleurs chroniques
Samedi, 27/11/1999 - 00:00

Des chercheurs américains ont mis au point un nouvelle méthode contre les douleurs chroniques, qui consiste à détruire sélectivement certaines cellules nerveuses de la moëlle épinière relayant au cerveau le signal de la douleur. Cette méthode, testée chez le rat, pourrait déboucher sur le développement de traitements similaires chez l'homme. Les douleurs chroniques sont des affections extrêmement courantes qui surviennent sous différentes formes. Ces douleurs chroniques proviennent de la transmission au cerveau de signaux erronés par un petit groupe de neurones de la moelle épinière. Le petit groupe de neurones responsables de ces réponses inappropriées, qui représentent à peine 5% du total des neurones de la moelle épinière, communiquent entre eux à l'aide d'un agent chimique, appelé "substance P", et d'une protéine réceptrice à leur surface. Les chercheurs sont parvenus à associer à la "substance P" un puissant agent neurotoxique, qui détruit alors les neurones et seulement les neurones visés. "Toutefois, pour l'instant, cette méthode détruit les neurones de la douleur et donc son usage pourrait être limité seulement aux patients souffrant de douleurs insupportables.

brève rédigée par @RTFlash

Science/19-11-99 : http://www.sciencemag.org/cgi/content/abstract/286/5444/1558

Une bactérie presque insensible aux radiations
Samedi, 27/11/1999 - 00:00

Le Deinococcus Radiodurans (DR) est un micro-organisme capable de résister à des doses de 1,5 millions de rads, 3000 fois supérieure à celles nécessaires pour tuer un être humain! L'Institut pour la Recherche Génomique de Bethesda (Maryland) a analysé le code génétique de cette bactérie qui se compose de 3 284 156 paires de base. Le ministère de l'Energie s'intéresse également à cet organisme remarquable qui pourrait permettre de nettoyer certains sites irradiés ou de découvrir le moyen de protéger le public contre des radiations ionisantes (les radiations détruisent l'ADN des cellules organiques). La plupart des bactéries ne peuvent " réparer " que quelques morceaux d'ADN endommagés mais le DR peut, lui, réparer son ADN même s'il a subi une centaine de ruptures. En effet, son génome possède davantage de copies génétiques d'enzymes susceptibles de réparer l'ADN que ceux des autres bactéries. Il n'existerait pas un seul endroit au monde où le niveau de radiations serait mortel pour cet incroyable exemple de sélection naturelle.

brève rédigée par @RTFlash

BBC news : http://news.bbc.co.uk/hi/english/sci/tech/newsid_526000/526375.stm

La bio-informatique révèle les protéines en trois dimensions
Samedi, 27/11/1999 - 00:00

Après avoir connu, au cours des dernières décennies, des progrès importants grâce au passage de l'expérimentation in vivo à celle in vitro, la biologie et l'industrie pharmaceutique sont en train de franchir un cap supplémentaire en entrant dans l'ère de l'expérimentation in silico. Selon IBM, qui réunissait de nombreux experts, mercredi 10 novembre, dans son centre de recherche de Zurich, pour y présenter les applications scientifiques des supercalculateurs, les ordinateurs remplaceront bientôt pipettes, éprouvettes et boîtes de Petri. Ce qui permettra de pénétrer plus avant dans l'intimité des mécanismes du vivant grâce à la puissance croissante des puces de silicium. " Après l'aboutissement, prévu pour 2005, du programme de séquençage de l'ADN humain, il sera ensuite possible de cataloguer nos quelque cent mille gènes et les fonctions biologiques qui leur sont associées, puis de découvrir quels gènes sont impliqués dans les maladies dont l'homme est victime ", explique le Suisse Manuel Peitsch, qui dirige le centre de recherche genevois du géant pharmaceutique GlaxoWellcome. Un gène n'étant qu'un programme permettant de construire une protéine pour une tâche bien précise, une seule erreur dans le programme - par exemple à la suite d'une mutation - entraîne une modification de la structure et de l'efficacité de la protéine qui lui est liée. C'est là que les supercalculateurs devraient de plus en plus entrer en jeu dans les années à venir, car la structure en trois dimensions d'une protéine, la manière dont elle est pliée sur elle-même, est l'information la plus pertinente pour comprendre son mode d'action. La force brute des supercalculateurs devrait pallier ce handicap en aidant les chercheurs à prédire la structure 3D des protéines à partir de la séquence d'acides aminés qui la composent et en la comparant à celles de protéines dont la conformation spatiale est déjà connue." Déduire la formule d'une protéine d'après le gène qui la code est devenu une opération de routine ", assure le Britannique Barry Robson, un des pionniers de la bio-informatique, . " On peut ainsi obtenir chimiquement la molécule sous la forme d'une chaîne souple. Mais personne n'est jusqu'à présent parvenu à simuler la façon dont cette chaîne se replie spontanément sur elle-même en une seconde ou moins pour se transformer en une protéine compacte et fonctionnelle. "En prévision du jour où le casse-tête du repliement des protéines sera résolu, Barry Robson se fait visionnaire : " Imaginez une consultation médicale en 2020 ou en 2030. Le patient entre dans le bureau de son médecin. Il porte autour du cou un médaillon contenant une puce où son génome personnel est codé. Il est facile au praticien de voir quelle protéine fabriquer pour le soigner. L'ordinateur de ce dernier est relié à une machine à synthétiser les molécules. Le patient ressort du cabinet médical avec un médicament personnalisé. "

Le Monde : http://www.lemonde.fr/article/0,2320,seq-2039-31871-MIA,00.html

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Homme
Anthropologie et Sciences de l'Homme
La première cyber-maîtrise
Samedi, 27/11/1999 - 00:00

L'Université Jules Verne de Picardie propose une maîtrise universitaire de management des organisations en contexte international (MOCI) qui constitue un bel exemple d'utilisation des nouvelles technologies éducatives. ce diplôme représente une innovation pédagogique, conjuguant détemporalisation (le site Web est accessible 24h/24h) et déspatialisation de la formation (l'étudiant n'est plus tenu de se rendre dans un établissement pour suivre les cours mais peut se connecter à partir de n'importe quel poste informatique relié au réseau (lieu de travail, domicile)). Elle propose une formule internationale (corps professoral composé de professeurs français et hongrois) d'enseignement à distance par le réseau internet, et combine une structure pédagogique classique (cours, exercices et corrigés) sous une forme originale (site Web de l'Université Picardie Jules Verne) avec une relation enseignant-enseigné exploitant tous les avantages des nouvelles technologies et en particulier l'interactivité (la messagerie électronique permet à l'apprenant et à l'enseignant de communiquer et d'instaurer un suivi individualisé). La maîtrise MOCI de I 'UPJV vise à donner une formation qualifiante de haut niveau en gestion et en administration d'entreprises ou d'organisations appelées à évoluer sur les marchés internationaux. Ces compétences supposent une solide connaissance des évolutions politique, économique, juridique et des techniques d'entreprise à mettre en oeuvre dans ce nouveau contexte environnemental. La maîtrise MOCI de l'UPJV sanctionne un cursus universitaire à finalité professionnelle, à l'issue duquel les diplômés auront vocation à occuper des postes de responsabilité dans les différents domaines de la vie économique (Direction, Export, Finance, Marketing, Ressources humaines...).

Université Jules Verne

Direction de l'éducation permanente

http://www.dep.u-picardie.fr/formation/infomoci.htm

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