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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 307
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 20 Octobre 2004
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Egalement dans ce numéro
TIC
Michel Serres : "Nous sommes condamnés à être intelligents"
La France compterait 6 millions d'abonnés haut débit en 2004
Les salariés franciliens d'IBM expérimentent le bureau « on demand »
Interstices : le premier site TIC grand public
Matière
Pour Intel, la loi de Moore s'appliquera encore dix ans
Un nouveau procédé de génération d'électricité par du biogaz à l'aide d'une pile à combustible
La hausse du prix du pétrole relance les énergies renouvelables
Espace
Un aller-retour vers Mars en 90 jours
Vivant
Paludisme : le vaccin de l'espoir
Une nouvelle technique pourrait révolutionner l'accès aux vaccins
Cancer de la prostate : le dépistage régulier est essentiel
Vers l'os artificiel
Malnutrition : des médecins étudient la luzerne pour ses bienfaits
Importante découverte concernant l'audition
Une meilleure compréhension des bases génétiques des maladies auto-immunes.
Le cerveau humain balance entre émotion et raison
Edito
la nécessaire révolution de l'ordinateur personnel



Depuis 10 ans les progrès de la miniaturisation ont été impressionnants et aujourd'hui nous disposons de PC de la taille d'une boîte à chaussures, de disques durs de la taille d'un paquet de cigarettes et de mobiles ou d'assistants numériques plus légers et plus minces qu'un agenda de poche. Dernière prouesse technique en date, les clés USB. Elles sont plus petites qu'un stylo et peuvent déjà contenir un Go, de quoi emmener partout avec soi tous ses dossiers et bientôt sa discothèque numérisée. Demain, des mini et micro-disques durs de la taille d'une pièce de monnaie permettront à nos mobiles, caméscopes, baladeurs et appareils photo numériques de stocker des quantités phénoménales de données, qu'il s'agisse de texte, d'images ou de son.

Mais cette miniaturisation, qui s'accompagne d'une course sans fin à la puissance et à la capacité de stockage, ne concerne que la partie centrale des systèmes numériques, celle qui traite et stocke l'information. En aval, la saisie continue, depuis plus d'un demi-siècle, à se faire essentiellement au clavier et en amont la visualisation s'effectue toujours sur des écrans qui sont certes devenus plats mais n'en demeurent pas moins encombrants et relativement lourds. Ce paradoxe apparaît de manière frappante sur nos mobiles et nos portables. Les derniers smartphones ont une puissance de calcul et une capacité de stockage équivalentes à celles de nos ordinateurs de bureaux des années 80 mais la saisie sur des claviers minuscules et fragiles devient vite fastidieuse et les écrans de quelques cm² de nos mobiles ou PDA, en dépit de leur qualité, ne permettent pas un réel confort de travail. On peut bien sûr augmenter la taille de l'écran et celle du clavier mais on augmente alors également le poids, l'encombrement et la consommation d'énergie.

Pour sortir de cette quadrature du cercle, la seule solution vraiment novatrice consiste à repenser le concept même de l'ordinateur en séparant physiquement les 3 fonctions, saisir, traiter et afficher et en développant pour la saisie de véritables alternatives au clavier et pour l'affichage des écrans virtuels. De tels écrans, qui utilisent la projection holographique et sont intégrables dans de grosses lunettes existent déjà mais ils restent très chers et perfectibles.

Je suis cependant persuadé que ce type d'écran, qui propose une image virtuelle comparable à celle d'un écran physique d'un mètre de diagonale, représente l'avenir de l'informatique et des loisirs numériques et est appelé à se substituer d'ici 20 ans à nos écrans physiques. Les avantages de cette technologie sont en effet considérables car elle permet de disposer de la qualité et de la taille d'un écran géant sans les contraintes de poids d'encombrement et de consommation d'énergie.

Autre avantage, cette virtualisation de l'écran offre une totale discrétion et permet à chacun de travailler de manière totalement confidentielle. En matière de nouvelles applications, ces écrans virtuels ouvrent également des perspectives immenses. On peut en effet imaginer que ces écrans portatifs pourraient à tout moment nous donner des informations fort utiles sur le lieu où nous nous trouvons ou afficher instantanément dans notre champ de vision une information importante, par exemple, en matière de sécurité routière quand nous sommes au volant. Mais il reste, en aval, le goulot d'étranglement de la saisie au clavier.

Dans ce domaine, nous devons bien constater qu'en dépit de leurs constantes améliorations, les solutions de commande et de reconnaissance vocales n'ont pas remplacé le clavier et restent d'un usage malheureusement limité à certains métiers et certaines applications. A cet égard, il est frappant de constater que très peu d'ordinateurs personnels sont vendus avec un logiciel de reconnaissance vocale et l'on peut regretter que les fabricants ne proposent pas en série ce type de logiciel afin que le grand public puisse se familiariser avec la reconnaissance vocale. Il est en effet paradoxal de constater que la plupart des PC vendus vous proposent une multitude de logiciels d'une complexité tout à fait excessive et inutile pour l'utilisateur moyen, mais ne sont même pas équipés en série d'un logiciel de reconnaissance vocal basique, comme Dragon Speak, qui fonctionne très bien et améliore vraiment le confort de travail et la productivité de l'utilisateur de base.

Si nous voulons franchir une nouvelle étape dans la généralisation de l'informatique et dans l'amélioration de la productivité numérique, nous devons accélérer la banalisation de la reconnaissance vocale comme interface principale vers l'informatique et l'Internet et nous devons également faire un effort de recherche particulier pour accélérer l'avènement des écrans virtuels portatifs afin d'éviter que les pays asiatiques ne conquièrent cet immense marché potentiel comme ils ont su s'imposer sur le marché des écrans plats. Cette virtualisation des fonctions de saisie et de visualisation nous permettra d'utiliser en tout temps et en tout lieu de manière transparente et intuitive toutes les ressources numériques de l'Internet.

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Michel Serres : "Nous sommes condamnés à être intelligents"
Jeudi, 21/10/2004 - 00:00

Mardi, le philosophe et académicien Michel SERRES a exposé avec l'intelligence d'un sage et l'humour d'un amoureux de la vie, son point de vue sur les enjeux de la société "mondialisée" des connaissances. Le philosophe a abordé les notions de : réseaux/espaces, oubli/mémoire, données/humain. "Nous n'habitons plus dans un espace métrique, nous ne vivons plus en réseaux comme vivait l'humanité antique, mais dans un espace topologique", a souligné Michel SERRES. "Les références liées à la distance", a ajouté le philosophe des sciences et de l'histoire, ont explosé avec l'avènement de la mobilité, de l'Internet, des flux numériques d'informations, des terminaux sans fil : ordinateurs portables, téléphones cellulaires, assistants personnels, etc. Aujourd'hui, "les problématiques liées à la régulation d'Internet se posent parce que nous sommes dans un nouvel espace", a insisté M. SERRES. "La Toile est un espace de non droit. Il faut faire preuve d'imagination et d'intelligence pour créer et appliquer un nouveau droit qui soit adapté à cet espace mondial". Michel SERRES a par ailleurs souligné que "nous avons perdu la mémoire" en passant de la transmission orale à la transmission écrite puis imprimée, et enfin à la diffusion numérique. Le philosophe estime à ce sujet que la fracture entre l'oral et l'écrit n'est pas moins impressionnante que la fracture numérique... Les trois quarts des langues parlées dans le monde n'étant pas écrites. En bref, disques durs et autres supports de stockage prennent le relais du "par coeur". Inutile de pleurer sur la mémoire perdue car : "Passés de la mémoire subjective à la mémoire objective, nous sommes condamnés à être intelligents !" a expliqué Michel SERRES. Avant de résumer : "Le gain apporté par les technologies est énorme... La science contemporaine existe grâce à l'informatique." En plus de changer la connaissance, le savoir, a conclu Michel SERRES, "notre société de l'information change le sujet", l'humain et son rapport au monde, à l'autre, à l'autorité, aux données qu'il convient à la fois de respecter, de sécuriser et d'échanger.

Netéconomie : http://www.neteconomie.com/v3.5/article.php?idart=20041019203023

La France compterait 6 millions d'abonnés haut débit en 2004
Jeudi, 21/10/2004 - 00:00

La France devrait compter plus de six millions d'abonnés à l'internet à haut débit à la fin de cette année contre près de cinq millions au 30 juin dernier et 3,6 millions à la fin 2003, a annoncé l'Autorité de régulation des télécommunications (ART). Au deuxième trimestre, il y avait plus de 11,126 millions d'abonnements internet, a déclaré le président de l'ART, Paul Champsaur, en précisant que cela correspondait à sept millions de foyers. La croissance du marché global est de 1 %, avec une baisse de 6,5 % pour le bas débit et une hausse de 11,8% pour le haut débit par câble et ligne téléphonique ADSL. Pour Dominique Roux, membre du collège de l'organisme de tutelle du secteur, non seulement la France a rattrapé son retard mais elle affiche désormais un taux de pénétration du haut débit supérieur à ceux de grands pays européens comme l'Allemagne, la Grande-Bretagne, l'Italie et l'Espagne. Il a souligné qu'il y avait actuellement 500.000 nouveaux abonnés au haut débit par trimestre. "A la fin de l'année, on dépassera six millions d'abonnés haut débit", a-t-il dit. Il a précisé que le haut débit serait alors majoritaire dans le parc alors qu'il représentait 45 % au 30 juin. L'Internet à haut débit est tiré par l'ADSL, qui compte 4,57 millions (+12,9% ), alors que le câble totalise 424.978 (+1,2 %). Le poids de l'ADSL se voit encore mieux dans le chiffre d'affaires. Les revenus de l'Internet totalisaient 659 millions d'euros au deuxième trimestre, dont 201 millions pour le bas débit (-11,1 %) et 458 millions (+11,4 %) pour le haut débit. Sur le segment du haut débit, l'ADSL accapare 426 millions, contre 30 millions pour le câble et 2 millions pour les autres technologies d'accès, selon les données de l'ART. L'explosion du marché est liée à la baisse des prix, qui ont été en moyenne divisés par deux en deux ans, et au développement du dégroupage de la boucle locale, qui totalise un million de lignes et représente 20 % des lignes DSL en France. Pour les responsables de l'ART, la performance française est d'autant plus remarquable que le pays, peu dense, n'offre pas encore une couverture optimale. Seulement 808 répartiteurs couvrant 50 % de la population sont aujourd'hui équipés pour le dégroupage au profit des concurrents de France Télécom. L'ancien monopole dispose de 6.000 répartiteurs permettant l'ADSL et compte aller jusqu'à la totalité de ses 12.000 sites afin de couvrir 96 % de la population d'ici à la fin 2007. L'ART prévoit pour la fin de l'année l'arrivée du RE-ADSL - qui permet de doubler la portée des lignes ADSL, aujourd'hui de deux à trois kilomètres pour un débit donné, actuellement compris entre 1 Mbit/seconde et 6 Mbit/seconde. Courant 2005, elle attend l'ADSL 2+, qui offrira jusqu'à 12 Mbit/seconde, et le VDSL, qui permet 26 Mbit/seconde sur une distance inférieure à 2 kms. Seul bémol sur le développement actuel du marché français de l'Internet à haut débit, les questions de délais et de tarifs soulevés régulièrement par les opérateurs alternatifs. Tiscali a adressé cette semaine une lettre ouverte au président de la République, Jacques Chirac, pour exhorter le gouvernement à améliorer les conditions de la concurrence. Paul Champsaur a souligné que les tarifs de gros - appliqués par France Télécom à ses concurrents - subissaient une "revue annuelle" et il n'a pas exclu une baisse pour la collecte l'année prochaine. En revanche, il s'est montré réservé sur une régulation des tarifs de détail, qui consisterait en fait à surveiller ce que fait Wanadoo, filiale de France Télécom, pour s'assurer qu'il n'y a pas de vente à perte.

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/041015/85/43n82.html

Les salariés franciliens d'IBM expérimentent le bureau « on demand »
Jeudi, 21/10/2004 - 00:00

Finies la photo du petit dernier contre les classeurs et la plante verte amoureusement bichonnée dans un coin. Comme avant eux leurs collègues anglais, belges ou hollandais, quatre mille cinq cents salariés franciliens d'IBM ont basculé, entre avril et mai dernier, dans le monde du desk sharing. Plus de bureau attitré. Ils réservent à l'avance « leur » espace de travail depuis l'intranet ou une borne en libre-service, ou encore auprès d'une hôtesse d'étage, appelée booking officer. Baptisé dynamic workplace, puis on demand workplace, ce chantier immobilier a été initié il y a un an. Il résulte de la fermeture des immeubles Lotus et Nanterre, situés du côté de la Défense à Paris, ainsi que de l'intégration des équipes de CGI, de PWC Consulting ou de Rational. Pour autant, Fabienne Thonat, directrice du projet, se défend d'avoir mené une opération de densification de l'espace de travail : « Il n'y a pas plus de bureaux qu'avant ». Il s'agissait aussi, selon IBM, de prendre en compte les aspirations de ses salariés à la mobilité et à un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Dans les faits, les quatre mille cinq cents « IBMers » concernés doivent se partager les deux mille cinq cents bureaux de la tour Descartes, à la Défense, et les trois cent trente de Bercy. Le projet a été précédé de mouvements de personnel entre les deux sites. Les forces commerciales et les fonctions rattachées, tel le marketing, se sont concentrées à Descartes, devenu le « business center d'Ile-de-France », tandis que les fonctions de back office (DRH, finance...) sont regroupées à Bercy. Les sites de Noisy-le-Grand (93), répondant à des activités plus sédentaires ( help desk, production de services), ne sont, pour l'heure, pas touchés. Dans la pratique, le salarié réserve son desk jusqu'à un mois à l'avance, par plage de demi-journées, avec un maximum autorisé de huit demi-journées par semaine. Reste donc l'équivalent d'une journée à passer chez soi - sans que le cadre du télétravail ne soit pour autant institué - ou dans l'un des huit « sites de proximité ». Créés dès 2000 dans le cadre du programme Office 2000, ces bureaux de proximité posaient déjà les bases d'une mobilité accrue. D'une capacité d'accueil de cinquante à cent postes chacun, ils sont disséminés en région parisienne, épargnant aux « IBMers » résidant près du Vésinet, d'Antony ou de Saint-Maur la fatigue de déplacements inutiles. Si tout salarié d'IBM devient de facto mobile, Big Blue distingue les mobiles « lourds » - les super-nomades résidant chez le client -, les mobiles « moyens » - commerciaux et consultants à l'extérieur près de la moitié de la semaine - et tous les autres, qualifiés de mobiles « légers ». Le rang hiérarchique détermine aussi le type de bureau alloué. Chacun des vingt-cinq étages de Descartes reprend la même configuration : au centre, de dix à quinze bureaux fermés, destinés aux managers ; et, aux quatre coins du plateau, des open spaces pour leurs collaborateurs. Exception française, la dizaine de cadres dirigeants d'IBM France ont conservé un bureau cloisonné et sédentaire, alors que leurs homologues britanniques évoluent au milieu de leurs équipes.

OINet : http://www.01net.com/article/253383.html

Interstices : le premier site TIC grand public
Jeudi, 21/10/2004 - 00:00

A l'heure de la Fête de la Science, l'INRIA, le CNRS, les universités et l'ASTI lancent un site d'information entièrement dédié aux sciences et technologies de l'information et de la communication (STIC). Lycéens, professeurs, comme tous les curieux de sciences peuvent se rendre sur interstices.info pour tout savoir sur l'évolution des recherches dans le domaine des STIC. Créé à l'initiative de l'INRIA et développé en partenariat avec le département STIC du CNRS, les Universités et l'Association Française des Sciences et Technologies de l'Information (ASTI), le site Interstices rassemble les principaux acteurs de la recherche française dans le domaine des STIC. La vocation du site Interstices est de faire découvrir les avancées de la recherche dans les STIC, de vulgariser les connaissances dans le domaine auprès d'un large public, curieux des sciences. Toute personne s'intéressant aux sciences et technologies de l'information et de la communication est invitée à se rendre sur interstices.info pour en savoir plus. Sans prétendre à l'exhaustivité, le site entend être représentatif du travail scientifique mené dans le domaine des STIC. S'adressant au plus grand nombre, Interstices n'exige pas un haut niveau de connaissances scientifiques. Le niveau pris en compte en termes de culture scientifique est celui de terminale scientifique, mais les éléments mathématiques et les termes techniques employés dans les documents sont simples et leur signification rappelée aux lecteurs (par exemple par des entrées de glossaire). Sans être un outil, ni de recrutement, ni de fourniture de contenus pédagogiques, il peut constituer une base de ressources pour les élèves et les enseignants.Les documents sont aussi regroupés en dossiers thématiques, par exemple les algorithmes ou la bioinformatique, et en préparation : les réseaux, la réalité virtuelle... L'originalité d'Interstices tient aussi au fait qu'il est réalisé par des scientifiques : certains d'entre eux participent à son comité éditorial et d'autres, dont l'objectif est bien de « partager des connaissances » avec un large public, proposent des contributions.

Interstices: http://interstices.info/display.jsp?id=jalios_5353

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Matière
Matière et Energie
Pour Intel, la loi de Moore s'appliquera encore dix ans
Jeudi, 21/10/2004 - 00:00

Intel, premier fabricant mondial de semi-conducteurs, a annoncé mardi qu'il estimait que la "loi de Moore", une règle prédisant la vitesse de progression des performances informatiques, serait encore valable au moins pendant dix ans. Cette règle, qui porte le nom de Gordon Moore, l'un des fondateurs d'Intel, prédit que le nombre de transistors dans une puce double tous les deux ans environ. "On me pose souvent la question 'quand se terminera la loi de Moore ?' Et notre réponse est : nous n'en voyons pas la fin", a déclaré Patrick Gelsinger, directeur technique d'Intel, lors d'une conférence à Tokyo. "Nous sommes très confiants dans le fait qu'elle s'appliquera au moins pour la prochaine décennie", a-t-il ajouté. Fumiaki Sato, un analyste très influent de Deutsche Securities, avait estimé cette année que la loi de Moore n'était plus valide en raison d'un ralentissement de l'innovation. Une crainte également suscitée par une série de retards dans le lancement de produits Intel cette année, dont la dernière en date est l'annulation de la sortie du processeur Pentium 4 à 4 GHz.

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/041019/85/43tn4.html

Un nouveau procédé de génération d'électricité par du biogaz à l'aide d'une pile à combustible
Jeudi, 21/10/2004 - 00:00

Des scientifiques de l'institut d'agronomie de Bornim ATB (Institut fur Agratechnik Bornim e.V.) ont développé et teste avec succès un procédé de pile a combustible au biogaz qui est un grand pas en avant pour la génération d'électricité par le biogaz. C'est la première technologie PEM utilisant le biogaz qui est disponible et abordable. Sous la direction M. Volkhard Scholz, l'équipe de projet de l'ATB a utilise une pile a combustible a membrane électrolyte polymère (PEMFC) pour la production de chaleur et d'électricité combinée (couplage chaleur-énergie). Le système de pile a combustible a été expérimenté avec succès par plusieurs grands fournisseurs d'énergie avec des systèmes énergétiques de maison fonctionnant au gaz naturel. Il peut s'adapter sans aucun problème a des cas nécessitent des puissances différentes. Les résultats, qui confirment que les piles a combustible PEM sont adaptées au biogaz, sont très prometteurs pour des applications futures. D'un point de vue de politique énergétique et écologique, l'utilisation du biogaz dans les piles a combustible offre une combinaison très efficace entre une source d'énergie renouvelable économiquement avantageuse et une technologie écologique qui présente des degrés d'efficacité élevés.

BE Allemagne: http://www.bulletins-electroniques.com

La hausse du prix du pétrole relance les énergies renouvelables
Jeudi, 21/10/2004 - 00:00

La "chasse au gaspi" prônée par le gouvernement pour contrer la hausse des prix du pétrole encourage le développement des énergies renouvelables, dont la matière première, contrairement au pétrole brut, n'est ni précieuse ni limitée. La promotion des énergies renouvelables est, en soi, une "chasse au gaspi", juge le président du Syndicat des énergies renouvelables (SER), André Antolini : "un chauffe-eau solaire, par exemple, économise deux tonnes de gaz carbonique, soit le volume de ce qu'une voiture émet pendant un an", argumente-t-il. Avec la hausse du prix du pétrole, les énergies fossiles perdent leur compétitivité au profit des énergies de sources renouvelables, comme l'éolien ou le bois, souligne Virginie Schwartz, directrice Energies à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME). Jusqu'à présent, les énergies renouvelables étaient pénalisées par leur coût technologique élevé. Pour répondre à la croissance de la demande d'électricité, le moyen aujourd'hui le plus utilisé consiste à faire fonctionner les turbines à gaz à cycle combiné. Mais en prenant en compte leurs coûts externes, c'est-à-dire les taxes liées au pétrole et les émissions de gaz à effet de serre, le prix du kilowatt/heure de source fossile est le même que celui d'origine éolienne. Avec un baril de brut à 50 dollars, le mégawatt/heure issu des turbines à gaz à cycle combiné est monté à 70 euros, contre 55 euros auparavant, favorisant soudain l'éolien. "En termes économiques, la question de l'éolien se pose d'autant moins que les énergies éoliennes n'ont pas de coût de combustible, donc elles ne sont pas soumises à des phénomènes de volatilité ni de rareté de la matière première", argumente M. Antolini. Contrairement au pétrole, dont les réserves ne sont pas inépuisables, ce qui entraîne des pressions sur les prix, l'éolien permet de s'engager pour 15 ou 20 ans avec la garantie d'un tarif stable. Sans prétendre bouleverser le bouquet énergétique de la France, le SER souligne cependant qu'avec un baril à 50 dollars, le chauffage au bois devient de plus en plus compétitif par rapport au chauffage au fioul, issu du pétrole. De plus, les habitations de plus de deux ans vont bénéficier d'un crédit d'impôt de 40 % pour le coût de l'équipement d'un chauffage à bois, applicable à partir du 1er janvier 2005. "Le maintien d'un baril très élevé joue dans le bon sens : il est en train de modifier les perspectives de long terme des décideurs, à la fois pour la maîtrise de l'énergie et pour la promotion des énergies renouvelables", juge Virginie Schwarz. En France, le parc d'éoliennes ne représente que 240 mégawatts, au dixième rang des pays européens. Selon une directive européenne, les énergies renouvelables devront passer de 16 % à 21 % à l'horizon 2010. Pour les énergies thermiques de source renouvelable, il est prévu que la France augmente sa consommation de 50 %, à 16,5 millions de tonnes équivalent pétrole. Les biocarburants constituent aujourd'hui une "piste intéressante pour l'avenir", d'autant que les transports sont le secteur où la dépendance au pétrole est la plus marquée, relève l'ADEME. Quant au photovoltaïque, peu développé en France par rapport à des pays voisins comme l'Espagne, il existe un potentiel d'intégration aux bâtiments, estime l'agence.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/041019/202/43tut.html

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Espace
Espace et Cosmologie
Un aller-retour vers Mars en 90 jours
Jeudi, 21/10/2004 - 00:00

Des chercheurs américains travaillent actuellement à mettre au point une nouvelle façon de propulser les vaisseaux spatiaux, qui diminuerait de beaucoup le temps nécessaire pour se rendre à la planète Mars. Une équipe de l'université Washington, aux États-Unis, estime qu'une alimentation énergétique à base de faisceaux magnétisés de plasma (magbeam propulsion) permettrait le voyage aller-retour d'un humain vers Mars en seulement 90 jours. Comme le souligne Robert Winglee, qui dirige ces recherches « On imagine habituellement un vaisseau spatial comme un bateau, avec sa charge utile et sa source d'énergie. Mais notre système MagBeam sépare ces deux unités logiques ; la source d'énergie reste en l'orbite permanente autour de la terre et sert à propulser le vaisseau spatial jusqu'à une vitesse qui dépasse d'un ordre de grandeur la vitesse des fusées conventionnelles ». En théorie, la navette spatiale commencerait son voyage interplanétaire à partir d'une station orbitale terrestre. Un faisceau magnétisé serait tracé jusqu'à une destination martienne, poussant le vaisseau à 50 000 kilomètres par heure. Le scientifique Robert Winglee estime que des tests pourraient avoir lieu d'ici cinq ans si son groupe de travail avait le soutien financier qui lui permettrait de développer cette nouvelle technologie. Avec les moyens actuels, une navette conventionnelle prendrait plus de deux ans pour réaliser ce déplacement. L'idée initiale consistant à utiliser des faisceaux Laser pour propulser un vaisseau spatial a été développée en 1961 par Robert L. Forward.

Article @RTFlash

Technovelgy:http://www.technovelgy.com/

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Paludisme : le vaccin de l'espoir
Jeudi, 21/10/2004 - 00:00

Peut-être un espoir dans la lutte contre le paludisme. Un essai de vaccin mené sur quelque 2.000 enfants au Mozambique a donné des résultats jugés encourageants permettant de réduire de 30 % le nombre de cas. Les travaux, sous la direction du Dr Pedro Alonso de l'Université de Barcelone, sont publiés cette semaine dans la revue médicale britannique The Lancet. Ils ont été menés avec un vaccin fabriqué par le groupe britannique GlaxoSmithKline (GSK). Le paludisme est une maladie provoquée par un parasite, Plasmodium falciparum, transmis par les moustiques, l'anophèle femelle. Fléau mondial qui touche principalement les pays en voie de développement et l'Afrique subsaharienne, le paludisme, appelé aussi malaria, tue chaque année quelque 2,7 millions de personnes à travers le monde, dont un million d'enfants de moins de cinq ans. La maladie se manifeste notamment par des accès de fièvre supérieure à 39 degrés et des douleurs abdominales. Les chercheurs travaillent depuis plus de vingt ans sur un vaccin, mais aucun essai n'avait jusqu'à présent donné de résultats significatifs.Les nouveaux essais ont été menés sur 2.022 enfants âgés d'un à quatre ans. Après avoir pris des médicaments permettant d'éliminer toute trace du parasite dans l'organisme, 1.011 enfants ont reçu trois injections du vaccin de GSK sur une durée de trois mois, tandis que l'autre moitié de l'échantillon se voyait administrer d'autres candidats vaccins. Les enfants ont été suivis pendant environ six mois, avec des prises de sang régulières. Au bout de six mois, le nombre de cas était inférieur de 30 % dans le groupe d'enfants ayant reçu le vaccin GSK par rapport à l'autre groupe. Le vaccin a également réduit de 30 % le risque de crises répétées de paludisme et de 58% celui de présenter une forme grave de la maladie. Il n'y a pas eu de décès parmi les enfants du groupe GSK alors que quatre enfants sont morts dans le groupe de contrôle. Le vaccin, selon les chercheurs, s'est révélé particulièrement efficace chez les enfants de moins de deux ans, les plus menacés. Pour ce groupe, la fréquence des crises graves de paludisme a été réduite de 77 %. "Nos résultats montrent que le développement d'un vaccin efficace contre le paludisme est faisable", estiment le Pr Pedro Alonso et d'autres scientifiques ayant participé à l'essai, organisé par GSK Biologicals, une unité du groupe pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline, et le centre de recherche en santé du district de Manhica (CISM), dans le sud du Mozambique. Des études complémentaires devront être réalisées pour vérifier que le vaccin est sûr, utilisable à grande échelle et compatible avec d'autres médicaments. Selon les spécialistes, les résultats de l'étude permettent d'espérer la mise au point d'un tel vaccin d'ici la fin de la décennie. Il ne permettra pas d'éradiquer le paludisme, ni d'être immunisé à vie, mais de ramener l'infection à des proportions permettant de la contrôler. Sur une trentaine de candidats-vaccins contre le paludisme actuellement testés sur l'homme, deux sont en avance sur leurs concurrents, dont celui de GSK Biologicals. Ils en sont aux essais d'efficacité, mais le succès n'est pas encore acquis. Outre le vaccin, il existe plusieurs médicaments utilisés pour la prévention ou le traitement de la maladie, comme la chloroquine (Nivaquine), l'halofantrine (Halfan) ou la méfloquine (Lariam), substances non dénuées d'effets secondaires. "Il est clair qu'on ne luttera pas contre le paludisme d'une seule façon. On n'y parviendra pas seulement avec des médicaments, pas seulement avec un vaccin ou des moustiquaires. On y arrivera vraiment en combinant tout cela", estime Geoff Targett, spécialiste du paludisme à l'Ecole de médecine tropicale de Londres, qui n'a pas participé à l'étude. "Nous devrons peut-être vivre avec le parasite, mais dans une configuration où les décès et les crises graves seront très rares. C'est probablement comme cela que les choses évolueront", pronostique-t-il.

Article @RTFlash




NS:http://www.newscientist.com/

Une nouvelle technique pourrait révolutionner l'accès aux vaccins
Jeudi, 21/10/2004 - 00:00

Une nouvelle technique permettant de conserver pendant des années des vaccins sans réfrigération pourrait révolutionner l'accès à la vaccination dans les pays pauvres quand elle sera commercialisée, d'ici à cinq ans, ont annoncé mardi des chercheurs britanniques.La méthode, dite de "liquide stable", inspirée du processus qui aide les plantes des zones désertiques à survivre à la sécheresse, rendrait inutile le maintien de la chaîne du froid qui limite les possibilités de vaccination dans de nombreuses régions. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), quelque 30 millions d'enfants n'ont pas accès à la vaccination chaque année et près de 2 millions meurent chaque année de maladies que des vaccins auraient pu prévenir. Le gouvernement britannique a attribué 1,4 million d'euros à la société Cambridge Biostability pour l'aider à préparer des essais cliniques sur les humains, a révélé à la BBC Bruce Roser, le directeur scientifique de l'entreprise. Le premier objectif des chercheurs est de développer un vaccin protégeant en même temps de la diphtérie, du tétanos, de la coqueluche, de la méningite à hémophilus influenza de type b (hib) et de l'hépatite B. La technique met en oeuvre "un sucre inhabituel mais simple qui a la propriété de se transformer en sirop épais en sèchant, plutôt que de cristalliser", a expliqué M. Roser. "Les vaccins sont placés dans une solution de ce sirop, a-t-il expliqué. Puis le sirop devient de plus en plus visqueux à mesure que nous le séchons, jusqu'à ce qu'il se vitrifie imperceptiblement. C'est très similaire aux insectes fossilisés piégés dans l'ambre, qui sont préservés pour des millions d'années".

BBC:http://news.bbc.co.uk/2/hi/health/3754504.stm

Cancer de la prostate : le dépistage régulier est essentiel
Jeudi, 21/10/2004 - 00:00

Avec 40.000 nouveaux cas par an en France et 10.000 décès, le cancer de la prostate se place au premier rang des cancers masculins. Maladie sournoise parce que longtemps silencieuse, ce cancer nécessite, à partir de 50 ans, un dépistage régulier, notamment un toucher rectal et le dosage de PSA, seule manière d'améliorer la survie des hommes qui en sont atteints. Le PSA (acronyme anglo-saxon pour antigène spécifique de la prostate) est une protéine sécrétée naturellement par la prostate. Tous les cancers de la prostate ne se ressemblent pas. Certains évoluent lentement alors que d'autres ont rapidement tendance à s'étendre. Le degré d'agressivité est ainsi très variable. Le traitement dépend de l'état d'avancement du cancer. Selon de nombreuses études, retirer chirurgicalement la prostate aux hommes atteints d'un cancer débutant permet de réduire de moitié au moins le nombre de morts. C'est d'ailleurs le traitement de référence des hommes jeunes, en dépit des effets indésirables qu'entraîne la chirurgie, notamment l'impuissance et l'incontinence urinaire. Dix ans après l'opération, 90 % des hommes sont vivants. De plus, contrairement à ce que l'on croyait auparavant, l'impuissance et l'incontinence peuvent s'atténuer, même deux ans après l'opération. Les patients doivent ainsi être encouragés et informés que l'amélioration de leur condition peut s'étendre sur des mois ou des années. La prostate n'est pas un organe inutile. D'abord elle constitue un socle fixe sur lequel repose la vessie, assurant ainsi une stabilité importante aux organes du petit bassin. De plus, c'est dans la prostate qu'est fabriqué le liquide prostatique, l'un des composants du sperme.Chez les hommes plus âgés, l'opportunité d'une intervention avait longuement été discutée, le cancer de la prostate évoluant lentement et ces hommes étant appelés à mourir d'autres pathologies avant que le cancer ne s'étende. Mais le succès de cette méthode a fini par convaincre les spécialistes.A cet âge, toutefois, outre la chirurgie, les spécialistes recommandent la radiothérapie externe. Un traitement proposé aussi aux hommes souffrant d'autres problèmes de santé. La radiothérapie externe ne nécessite pas d'anesthésie et est généralement délivrée au cours de séances régulières sur plusieurs semaines.La région prostatique est exposée à des irradiations, des rayons de très haute énergie qui créent des lésions dans l'ADN du noyau cellulaire. Face à cette agression, les cellules saines réagissent grâce à un système réparateur moins efficace chez les cellules cancéreuses. Les cellules cancéreuses sont donc les premières à mourir. En terme d'efficacité, la survie à 10 ans est de 70 %. Les complications peuvent être des inflammations (rectites qui est un processus inflammatoire de la muqueuse rectale), intestinales, urinaires, sexuelles (troubles de l'érection) et urinaires.En cas de cancer avancé, les médecins optent pour un traitement hormonal ou radio-hormonal (combinant traitement hormonal et radiothérapie externe). La médication hormonale ne fait pas "disparaître" la tumeur. Une surveillance régulière du patient est nécessaire. Lorsque la tumeur est localisée au niveau de la prostate, les traitements de référence actuels sont la chirurgie et la radiothérapie externe.

AP : http://fr.news.yahoo.com/041019/5/43tkn.html

Vers l'os artificiel
Jeudi, 21/10/2004 - 00:00

Des chercheurs suisses soutenus par le Fonds national suisse de la recherche scientifique ont mis au point un matériau composite, aux propriétés proches de celles de l'os, qui se résorbe lorsque les cellules osseuses se régénèrent. Placé par voie chirurgicale, le matériau remplace ainsi l'os, tout en servant de support à la régénération des cellules osseuses.Petit à petit, les cellules le colonisent, si bien qu'il se retire progressivement, et cède la place à l'os naturel.L'utilisation de cette matière synthétique résorbable pourrait à terme éviter des opérations chirurgicales et des douleurs persistantes dues au prélèvement d'autogreffes. Elle diminuerait aussi les risques de transmission de maladies infectieuses et des mois d'hospitalisation. Actuellement, la greffe est le seul moyen qui permet de pallier aux pertes importantes de masses osseuses après un accident ou l'ablation d'une tumeur cancéreuse. Les os sont prélevés sur le patient lui-même ou proviennent d'une banque alimentée par des dons post-mortem. Les premières applications médicales sont attendues dans cinq ans. La matière osseuse synthétique, développée par l'École polytechnique fédérale de Lausanne, est composée d'une matrice polymère poreuse, renforcée par des fines particules de céramique.

Radio Canada: http://radio-canada.ca/

Malnutrition : des médecins étudient la luzerne pour ses bienfaits
Jeudi, 21/10/2004 - 00:00

Utiliser la luzerne comme complément alimentaire chez les enfants malnutris : des médecins du CHU de Reims travaillent depuis plusieurs années sur cette hypothèse et ont commencé en mars un test grandeur nature qui concernera, à terme, deux cents enfants péruviens. "Pour le moment, il n'existe aucune étude scientifique qui prouve l'efficacité de la luzerne (dans la lutte contre la malnutrition, ndlr): il fallait passer par là pour convaincre l'opinion publique", explique le Professeur Eric Bertin, nutritionniste et coordinateur du projet. Convaincre l'opinion, mais surtout l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), qui délivrera peut-être, si les résultats sont bons, l'autorisation demandée depuis 2000. L'étude porte actuellement sur deux groupes de 30 enfants de la banlieue de Lima et inclura d'ici décembre deux autres groupes de 70 enfants. Dans chaque cas, un groupe témoin reçoit de la poudre de lait - le complément nutritionnel standard - et un autre, des extraits foliaires de luzerne, sous forme de sachets en poudre, obtenus en broyant les feuilles de la plante puis en chauffant le résidu obtenu pour le faire coaguler. Après six mois de test sur les deux premiers groupes, "les résultats sont encourageants : on fait au moins aussi bien que la poudre de lait, voire plus dans certains apports de vitamines ou de calcium", assure le Pr Bertin, qui note aussi de forts taux de protéines et de fer. Le projet, financé par les producteurs de luzerne, une plante dont regorge la Champagne-Ardenne et habituellement destinée à l'alimentation animale, est porté par l'Association pour la promotion des extraits foliaires de luzerne (Apef), créée en 1993. Les membres de cette association n'ont d'ailleurs pas attendu les premières preuves scientifiques pour se lancer dans l'aventure: depuis des années, ils fournissent gratuitement en extraits foliaires de luzerne des médecins et bénévoles humanitaires opérant dans les pays pauvres. En retour, ces derniers doivent remplir des rapports, et ne tarissent pas d'éloges : Alain Roque, bénévole d'Enfants du Monde au Burkina, parle de "résultats spectaculaires" avec "un gain pondéral moyen de 1,8 kg en 3 semaines" sur plusieurs milliers d'enfants. Le docteur Marie-Jo Bonnet, qui travaille au Congo depuis 26 ans, est elle aussi enthousiaste : "On constate un retour des forces, une correction de l'anémie, et puis c'est beaucoup plus facile à absorber et mieux toléré que les autres produits, tout en étant infiniment moins cher", a-t-elle déclaré par téléphone à l'AFP. Le prix est en effet l'atout majeur des extraits foliaires de luzerne : pour une dose recommandée de 10 grammes par jour, le coût par personne est de 4 euros par an. Si les producteurs de luzerne sont prêts à investir 100.000 euros pour ce test au Pérou qui doit durer jusque fin 2005, c'est aussi parce qu'ils rêvent d'un débouché autrement plus lucratif : celui des compléments alimentaires pour le marché européen. "C'est un produit qui présente un pouvoir anti-oxydant intéressant, des oméga 3, des bétacarotènes...", explique le Pr Bertin, qui confie ne pas être étonné de voir apparaître, dans les prochaines années et si l'Afssa l'autorise, des gélules étiquetées "luzerne" dans les pharmacies... comme cela se fait déjà aux Etats-Unis.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/041015/202/43n2f.html

Importante découverte concernant l'audition
Jeudi, 21/10/2004 - 00:00

Les chercheurs de l'université d'Harvard pensent avoir identifié une protéine dans l'oreille interne de l'humain qui servirait à traduire les sons en influx nerveux. Ces derniers seraient ensuite décodés par le cerveau. Les scientifiques tentent de comprendre depuis des décennies comment les sons se transforment en influx nerveux. L'équipe américaine estime que c'est la protéine TRPA1, retrouvée au sommet des cils de l'oreille interne, qui joue ce rôle intermédiaire, mais très important. Les observations permettent de penser que des pores de la protéine s'ouvrent et se ferment en synchronisation avec les ondes sonores, permettant aux ions de circuler dans les cellules et de transformer ainsi les vibrations en signaux électriques.Le même chemin servirait à distinguer les sons de différentes fréquences. Cette découverte pourrait aider les chercheurs à mieux comprendre l'audition normale et les différentes formes de surdité.

RC :http://radio-canada.ca/nouvelles/Santeeducation/nouvelles/200410/14/003-audition...

Une meilleure compréhension des bases génétiques des maladies auto-immunes.
Jeudi, 21/10/2004 - 00:00

Le complexe majeur d'histocompatibilité (HLA), découvert par Jean Dausset, joue un rôle essentiel dans la plupart des processus immunitaires. Pendant longtemps, ce rôle a été attribué aux seuls gènes de classe I et de classe II (ceux-ci codent les molécules présentant les antigènes aux lymphocytes T) du complexe HLA. On suspectait qu'à eux seuls, ces gènes ne permettaient pas d'expliquer la prédisposition aux maladies auto-immunes, d'autant que le complexe HLA est la région du génome humain la plus en riche en gènes. De plus, ces gènes sont transmis en bloc de génération en génération et cette complexité rend difficile la distinction de leurs rôles respectifs.L'équipe de Henri-Jean Garchon a abordé cette question en prenant comme modèle la myasthénie (fatigue du muscle), une maladie auto-immune relativement rare qui touche 1 personne sur 10 000 en France. La cible de la réponse auto-immune y est bien connue. La majorité des personnes atteintes développent des auto-anticorps produits par des lymphocytes B dans le thymus et dirigés contre les récepteurs nicotiniques de l'acétylcholine, au niveau de la jonction neuromusculaire. Ces anticorps bloquent la transmission de l'influx nerveux et, par conséquent, la contraction musculaire. Cela peut être fatal lorsque les muscles respiratoires sont atteints.Dans le travail effectué par l'équipe Inserm de Henri-Jean Garchon, la transmission du complexe HLA, des parents à leur enfant myasthénique, a été analysée sur plus de 70 familles à l'aide de nombreux marqueurs balisant l'ensemble de la région. Cette méthode a permis de préciser la position des gènes impliqués, dans la région dite de classe III. Les résultats obtenus démontrent pour la première fois que d'autres gènes du complexe HLA, distincts des gènes de classe I et II, interviennent dans la susceptibilité à la myasthénie. De plus, certains influencent la production des auto-anticorps et surtout, ils peuvent interagir, ou au contraire exercer des effets antagonistes. Les gènes responsables et les protéines qu'ils codent restent à identifier.Ces résultats marquent une nouvelle étape dans la compréhension du rôle essentiel que joue le complexe HLA dans la réponse immunitaire chez l'homme. Ils devraient permettre de mieux comprendre les bases génétiques d'autres maladies auto-immunes dont certaines, telles que la polyarthrite rhumatoïde ou les maladies auto-immunes de la thyroïde, sont d'ailleurs souvent associées à la myasthénie. Ils permettent également une meilleure approche des mécanismes de contrôle de la production des anticorps, comme lors de la réponse à certains vaccins ou aux thérapeutiques nouvelles issues de la connaissance des gènes dont l'AFM soutient la mise au point depuis de nombreuses années.

Inserm: http://www.inserm.fr/

Le cerveau humain balance entre émotion et raison
Jeudi, 21/10/2004 - 00:00

Le cerveau humain est en conflit perpétuel avec lui-même entre son centre de l'émotion qui recherche la satisfaction immédiate et celui de la raison privilégiant des objectifs à long terme, selon une étude publiée dans le revue américaine Science. Des chercheurs de quatre universités dont Harvard et Carnegie Mellon, ont découvert que deux zones du cerveau semblent être en concurrence pour contrôler le comportement d'une personne évaluant une décision entre satisfactions immédiates et objectifs lointains. Cette étude s'inscrit dans le cadre de la discipline émergente de la "neuroéconomie" qui étudie les processus mentaux et neurologiques derrière les décisions micro-économiques comme celles de consommer, d'épargner ou d'investir. "Cette recherche comme celles que nous avons déjà faites illustre le fait que nous agissons rarement d'un seul élan de l'esprit", a expliqué Jonathan Cohen, un professeur à l'Université de Pittsburgh (Pennsylvanie, nord-est). "Nous avons différents systèmes neurologiques qui entrent en action pour résoudre plusieurs types de problèmes et notre comportement est dicté par la concurrence ou la coopération entre eux", a-t-il poursuivi. Ces scientifiques ont plus particulièrement examiné le choix économique et le fait que les consommateurs agissent le plus souvent irrationnellement face à un choix à très court terme mais de façon raisonnée quand il s'agit de trancher sur le long terme. C'est ainsi que des personnes à qui on offre dix dollars aujourd'hui ou onze dollars demain, choisissent le plus souvent la première option. En revanche, placées devant le choix d'avoir dix dollars dans un an ou 11 dollars dans un an et un jour, ces mêmes personnes retiennent la deuxième option. Ces chercheurs ont soumis un groupe d'étudiants de l'Université de Princeton à un test similaire tout en observant leur cerveau avec un système d'imagerie par résonance magnétique qui permet d'observer l'intensité de l'activité dans les différentes zones cérébrales en mesurant les flux sanguins. L'expérience a montré que les décisions portant sur la possibilité de gain immédiat activaient fortement les seules parties du cerveau associées aux émotions. En revanche, toute décision concernant des choix à plus long terme, activait des zones cérébrales associées avec le raisonnement abstrait, ont constaté les scientifiques. En outre, quand les sujets avaient la possibilité d'obtenir un gain immédiat mais choisissaient l'option à long terme, la région cérébrale du raisonnement était beaucoup plus active que celle des émotions. Mais quand ils optaient pour la satisfaction immédiate, ces deux zones du cerveau montraient un degré d'activité comparable avec une intensité un peu plus forte dans la zone de l'émotion.

Science : http://www.sciencemag.org/sciext/cognition/

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