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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 580
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 13 Janvier 2011
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Egalement dans ce numéro
TIC
L'internet par satellite entre dans l'ère du haut débit
Avenir
Corée du Sud : Des robots-professeurs pour enseigner l'anglais
Matière
Conversion des vibrations en électricité
Se chauffer au déchet végétal
Produire du carburant grâce à la lumière solaire !
Terre
L'atmosphère garde sa capacité d'auto-nettoiement, sauf pour le CO2
Vivant
Des vers s'attaquent aux plantes grâce à des gènes dérobés à des bactéries
Un simple test sanguin pour détecter le cancer
Rétinoblastome : vers une nouvelle voie thérapeutique ?
Thérapie anticancéreuse : premier anticorps spécifique des cellules tumorales
Marcher vite pour vivre longtemps !
Hépatite C : en 2011, un test pour prédire l'efficacité du traitement standard
L'asymétrie du vivant viendrait de l'espace
Comment expliquer la protection naturelle contre le SIDA ?
Amaurose congénitale de Leber : un gène-médicament pourrait rendre la vue aux malades
Recherche
Ford dévoile sa première berline tout électrique, attendue avant fin 2011
Edito
Espérance de vie : jusqu'où ?



Dans une récente publication intitulée "Espérance de vie, peut-on gagner trois mois par an indéfiniment ?", les chercheurs de l'INED retracent les progrès accomplis grâce aux bonds en avant médicaux et tentent de cerner les facteurs qui pourraient permettre de repousser encore les limites de la vie humaine.

27 ans pour les hommes et 28 pour les femmes en 1750, 78 ans pour les hommes et 85 ans pour les femmes aujourd'hui, sans doute centenaires demain... En deux siècles et demi, l'espérance de vie a progressé de façon tellement spectaculaire que l'Institut national des études démographiques (INED) s'interroge : "Peut-on espérer continuer sur cette voie encore longtemps ?"

La question taraude les scientifiques. De record en record, nombreux sont ceux qui ont essayé de trouver la limite. A la fin des années 1920, l'Américain Dublin pronostiquait que l'espérance de vie des femmes ne pourrait jamais dépasser 64,7 ans. Le démographe ne savait pas que c'était un "seuil qu'avait déjà franchi l'Australie dès 1925"... En 1952, le démographe français Pichat estimait que l'espérance de vie plafonnerait à 78,2 ans. Sa prédiction est démentie, l'Islande ayant atteint ce niveau en 1975.

A la fin des années 1980, le biologiste James FRIES assurait que l'espérance de vie n'excéderait pas 85 ans, une moyenne que les Japonaises ont dépassée depuis, dès 2002.

Elargissant le spectre, en partant non plus de 1841 mais de 1750, et travaillant sur une base de données "enrichie", les démographes de l'INED remettent en question cette perspective. La progression, assurent-ils, n'a pas été aussi constante. Les vrais progrès en espérance de vie ont commencé en 1790, la courbe se divisant par la suite en "segments" qui correspondent chacun à des découvertes médicales et aux bénéfices qu'en a tirés la communauté humaine.

De 1790 à 1885, l'espérance de vie "décolle fermement". Cette "rupture" est à mettre au compte de la diffusion du premier vaccin. Il s'agit de "la vaccine de Jenner" qui permet un "recul significatif" de la variole et des décès nombreux qu'elle provoque chez les enfants.

Dans ce même laps de temps, une meilleure circulation des denrées vient en partie à bout de la famine. En cette fin du XIXe siècle, la Norvège se situe souvent au tout premier rang. La progression est encore plus nette des années 1880 à 1960. En quatre-vingts ans, les hommes et les femmes gagnent quatre mois d'espérance de vie par an, un gain qu'il faut attribuer aux découvertes de Pasteur, qui se conjuguent avec d'autres progrès, comme celui de l'instruction obligatoire ou des transports qui favorisent leur diffusion, ou encore aux avancées en matière sociale, qui permettent aux personnes d'y avoir accès.

L'Australie détient le record de l'espérance de vie durant une bonne partie du XXe siècle. Des années 1960 à aujourd'hui, l'espérance de vie fait un nouveau bond, moins important cependant que pendant la période précédente, grâce, cette fois, "à la révolution cardiovasculaire".

L'accélération, importante entre 1960 et 1995, devient encore plus rapide entre 1995 et 2003. Dans les années 1970, l'Islande se hisse au tout premier rang des pays où l'on vit le plus longtemps, détrôné depuis le début des années 1980 par le Japon, qui, avec 86,4 ans pour les femmes, bat tous les records de longévité, les Nippones devançant les Hongkongaises (86,1) et les Françaises (84,5).

Côté masculin, c'est le Qatar qui remporte la palme, avec une espérance de vie de 81 ans, devant Hongkong (79,8 ans), l'Islande et la Suisse (79,7 ans). Un progrès dont est encore exclue une immense partie de la population humaine : en Afrique, l'espérance de vie à la naissance est de 55 ans et en Asie de 69,6 ans.

L'histoire de l'évolution de l'espérance de vie indique que les progrès récents ont été obtenus principalement "grâce à une accélération de la baisse de la mortalité aux grands âges". D'où l'idée que tout se jouera désormais "au-delà de 80 ans".

Si nous voulons que notre pays continue à rester dans le peloton de tête mondial en matière de longévité et si nous souhaitons que l'espérance de vie de nos concitoyens poursuive sa progression au même rythme, nous devons cesser de nous en remettre uniquement aux progrès de la science et de la médecine et prendre conscience que nos choix en matière d'alimentation et d'hygiène de vie sont des facteurs essentiels si nous voulons non seulement vivre plus vieux mais encore vivre plus longtemps en bonne santé.

Quant à la question de la longévité maximale de l'être humain d'un point de vue biologique, elle est loin d'être tranchée. Les scientifiques ont longtemps été persuadés que la longévité humaine avait une limite biologique indépassable -environ 120 ans- sans doute programmée génétiquement au niveau de notre espèce. Cette opinion majoritaire était presque devenue un dogme mais celui-ci, comme bien des certitudes que l'on croyait définitives dans les sciences du vivant, est sérieusement remis en question depuis quelques années.

Il y a 5 ans, John Wilmoth, de l'Université de Berkeley, en Californie, a publié dans la revue Science, un article qui a eu un grand retentissement et qui montre que l'âge maximal de la mort augmente depuis un siècle et demi, connaissant même une hausse rapide depuis 30 ans. Et, sous réserve d'adopter une bonne hygiène de vie, rien ne laisse présager qu'il va plafonner. L'idée d'une limite biologique à notre durée de vie est donc sans fondement sérieux, estime-t-il. Ces travaux établissent que depuis 1841, l'espérance de vie a "imperturbablement" augmenté de trois mois par an. Un constat dont ils tirent la conclusion qu'"il n'y a aucune raison de penser que la progression de l'espérance de vie puisse s'arrêter avant longtemps". Pas si sûr ou, en tous cas, pas au même rythme.

Le chercheur appuie ses propos sur le registre des décès de Suède, considéré depuis 1860 comme l'un des plus précis au monde. Au début de cette période, l'âge des plus vieilles personnes au pays, lors de leur décès, était de 101 ans. En 1960, ce chiffre était passé à 105 ans et il serait aujourd'hui de 108 ans. Les 30 dernières années ont donc fait presque autant pour la longévité maximale que le siècle qui les avait précédées. Selon ces travaux, la durée maximale de la vie ne serait donc pas une constante biologique et évoluerait dans le temps, sans qu'on puisse dire jusqu'où cet accroissement de la longévité pourra aller.

Ce point de vue est partagé par un autre scientifique américain très sérieux, Michael Fossel, de l'université de l'Etat du Michigan. Celui-ci n'exclut pas que l'homme puisse vivre plusieurs siècles. Il souligne que les chercheurs ont déjà rajeuni des cellules de la peau en laboratoire et, selon lui, « le potentiel existe pour étendre cette technologie et renverser l'ensemble du processus de vieillissement de l'être humain".

"La progression de l'espérance de vie a encore de beaux jours devant elle, mais rien ne permet d'affirmer qu'elle peut se poursuivre longtemps à son rythme actuel", estime l'INED. Après le combat contre les maladies infectieuses et celui contre les maladies cardiovasculaires, quel sera le prochain moteur qui permettra de repousser encore un peu plus les limites biologiques ?

Si nous savons combiner les bienfaits d'une bonne hygiène de vie dès l'enfance et les fantastiques progrès attendus dans les domaines biologiques et génétiques (Voir édito 577 il n'est pas du tout exclu que nos enfants et petits-enfants puissent encore gagner 50 ans ou plus d'espérance de vie d'ici le XXIIe siècle !

Ces recherches montrent que la lutte contre le vieillissement passera non seulement par une connaissance intime du fonctionnement du génome mais également par une compréhension encore plus fine du fonctionnement cellulaire et du rôle de l'alimentation (calories, sucres, graisse, vitamines) sur le vieillissement cellulaire. Il faudra également intégrer les nombreux facteurs environnementaux, comme la pollution diffuse ou la présence de molécules chimiques dans l'alimentation dont l'impact sur l'espérance de vie est plus puissant qu'on ne l'imaginait.

Jusqu'où pourrons-nous reculer demain les limites du vieillissement ? Aujourd'hui, à la lumière de toutes ces découvertes récentes (Voir mon édito 577) on peut parier que le cap symbolique des 100 ans d'espérance de vie à la naissance sera franchi bien plus vite que prévu.

Reste que cette évolution démographique vers une société de seniors où coexisteront au moins cinq générations aura des conséquences économiques, sociales et politiques immenses que nous devons absolument évaluer et maîtriser. Ce sera l'un des grands défis de civilisation de ce nouveau siècle.

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
L'internet par satellite entre dans l'ère du haut débit
Vendredi, 14/01/2011 - 00:00

Le lancement de Ka-Sat, le premier satellite européen dans la bande Ka, promet de mettre l'accès à Internet par le ciel au niveau de l'ADSL, tant en performances qu'en prix. Une bonne nouvelle pour tous ceux qui ne sont desservis ni par l'ADSL, ni par la fibre optique, ni par le câble, pour l'accès à Internet à haut débit. Eutelsat, le principal opérateur européen de satellites, leur promet un accès tout aussi performant et économique par le ciel.

Son satellite KA-SAT, lancé le 26 décembre dernier par une fusée russe Proton, bouleverse le monde des télécoms. Il s'agit du premier satellite européen de télécoms dans la bande Ka (20 à 30 GHz). Avec une capacité de 70 Gbit/s, il est aussi le plus puissant du genre dans le monde. Jusque là, les deux satellites télécoms dans la bande Ka était américains et se limitaient à une capacité de 30 Gbit/s.

Cet engin de 6,1 tonnes, positionné sur une orbite à 9° Est, couvre toute l'Europe et le bassin méditerranéen. Construit par Astrium sur une plate-forme Eurostar E3000, il tire sa puissance de la combinaison de 82 faisceaux couvrant chacun une zone terrestre de 250 km de diamètre. Il associe un réseau de 10 stations au sol. Cette architecture permet de réutiliser vingt fois une même bande de fréquences sur des régions distinctes.

Pour l'accès à Internet, Eutelsat a choisi la technologie Surfbeamde la société américaine ViaSat. L'objectif étant de porter à plus d'un million le nombre de foyers pouvant être connectés à l'Internet à des vitesses comparables à l'ADSL. Le tout pour un forfait aux alentours de 30 euros par mois.Aujourd'hui, les satellites télécoms utilisés pour l'accès à Internet fonctionnent dans la bande Ku (10 à 14 GHz) avec des capacités de 1 à 2 Gbit/s. Selon Eutelsat, le passage à la bande Ka améliore l'efficacité spectrale par un facteur 20 et réduit le coût du mégabit par un facteur 8.

Le déploiement, en orbite et au sol, du programme KA-SAT enchainera trois étapes avant son entrée en service. La première étape consiste à circulariser l'orbite du satellite, ce qui devrait être fait cette semaine. Amené sur l'orbite géostationnaire à sa position d'exploitation à 9° Est, le satellite sera alors soumis à une série complète d'essais en orbite. Le programme KA-SAT entrera alors dans une phase de tests opérationnels entre le satellite et son réseau associé de stations au sol avant l'ouverture des services commerciaux prévue pour la fin du mois de mai 2011.

IT

^ Haut
Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Corée du Sud : Des robots-professeurs pour enseigner l'anglais
Vendredi, 14/01/2011 - 00:00

En Corée du Sud, depuis peu, une trentaine de robots a remplacé les professeurs d'anglais dans les classes de primaire.Le gouvernement sud-coréen a mis en place près de 30 robots pour remplacer les professeurs d'anglais dans les écoles primaires ! Plusieurs élèves ont déjà vu leur professeur se faire remplacer par une machine.

Le gouvernement envisageait cette possibilité depuis 2009, pour des raisons budgétaires tout d'abord mais aussi pour faciliter l'apprentissage d'une langue étrangère. Il ne s'agit pour l'instant que d'un programme test, étalé sur quatre mois, qui a tout de même nécessité un investissement de 1,37 million de dollars.

D'après les scientifiques, les enfants seraient plus aptes à apprendre avec un robot plutôt qu'un être humain. Certains élèves sont timides et s'expriment plus facilement devant la machine plutôt qu'un professeur.

Le but de l'opération n'est pas de donner l'illusion d'un être humain, mais d'étudier un nouveau moyen d'apprentissage. Ces robots ne présentent donc pas une apparence humaine, mais de gros jouets. En guise de tête, ils ont uniquement un écran qui montre un visage féminin. Engkey, c'est son nom, a d'ailleurs une forme d'oeuf. Pour le moment, ce robot apprend aux élèves à chanter et danser avec eux.

Zigonet

^ Haut
Matière
Matière et Energie
Conversion des vibrations en électricité
Vendredi, 14/01/2011 - 00:00

Le professeur UENO Toshiyuki de l'Université de Kanazawa a conçu un générateur de petite taille qui produit de l'électricité à partir de vibrations. Selon le chercheur, sa densité de puissance, de 22 mW/cm3, est vingt fois supérieure à celle des générateurs de ce type développés jusqu'à présent.

Le principe de fonctionnement du dispositif repose sur la propriété de magnétostriction inverse. La magnétostriction est la capacité d'un matériau à se déformer sous l'effet de la variation d'un champ magnétique. Inversement, une déformation du matériau modifie sa susceptibilité magnétique (c'est-à-dire capacité à s'aimanter) et donc le champ magnétique dans lequel il se trouve. Le professeur UENO utilise du galfenol, un alliage de fer et de gallium développé par la marine américaine pour améliorer la sensibilité des sonars, et qui possède cette propriété.

L'appareil développé par le chercheur mesure 2 mm x 3 mm x 12 mm. Il est constitué d'un aimant et de deux bâtonnets parallèles de galfenol, autour desquels est enroulée une bobine de fil conducteur. Une extrémité des deux bâtonnets est fixe, l'autre est attachée à un poids mobile. Lorsque le poids oscille, il exerce alternativement une pression sur un des bâtonnets et une tension sur l'autre, entraînant leur déformation. La variation du champ magnétique qui en résulte induit un courant électrique dans la bobine. Dans les conditions de l'expérience, le professeur a ainsi réussi à obtenir une puissance maximale de 1,56 mW pour une fréquence de vibration de 357 Hz.

Le professeur a choisi d'utiliser le galfenol, une première pour ce genre d'application, du fait de sa ductilité, qui le rend facile à usiner. De plus, sa température de Curie (température au-delà de laquelle il perd son aimantation spontanée) élevée (700°C) permet un fonctionnement dans un grand intervalle de température (-200°C à +200°C). Le dispositif peut donc être utilisé dans des environnements qui subissent de fortes variations de température. Il est ainsi envisageable de l'utiliser par exemple pour alimenter les capteurs de pression à l'intérieur des pneus.

BE

Se chauffer au déchet végétal
Vendredi, 14/01/2011 - 00:00

Zeta, une jeune société basée à Antibes a mis au point un procédé breveté permettant de fabriquer des granulés à partir de déchets végétaux : branches, tiges, feuilles, gazon...Son système ingénieux consiste à se servir de l'énergie des presses pour déshydrater les végétaux. Un peu comme si on combinait un presse-purée et un sèche-linge, le moteur de l'un générant la chaleur de l'autre... Pour cette innovation Zeta a reçu le premier prix du trophée Essec au Salon des énergies renouvelables 2010.

Une tonne de déchets verts avec jusqu'à 60% d'humidité permet de produire environ 600 kg de pellets Zeta secs (entre 10 et 15% d'humidité). Ceux-ci affichent une performance comparable aux granulés bois : 4300 kCAL/kg contre 4700. Remarquable lorsqu'on sait que la plaquette forestière oscille entre 2600 et 3200 kCAL/kg ou qu'une buche de hêtre bien sèche a un pouvoir calorifique de 3500 kCAL/kg.

Sa production permet aussi d'apprécier la performance de ce combustible renouvelable : une dépense de 100 kW pendant une heure permet de produire une tonne de Zeta Pellet soit environ 4200 kWh d'énergie compactée...

MS

Produire du carburant grâce à la lumière solaire !
Vendredi, 14/01/2011 - 00:00

Une équipe de recherche internationale a développé un réacteur capable de produire du carburant grâce à la lumière solaire. Le processus mis au point, proche de celui utilisé lors de la croissance des plantes, nécessite du dioxyde de carbone, de l'eau et un composé baptisé oxyde cérique.

Ce processus est analogue à celui permet aux plantes de pousser, en utilisant l'énergie solaire pour convertir le CO2 en polymères de sucre et en arômes, indique Techno-Science.net. Ces éléments peuvent perdre leur oxygène, après des milliers d'années de dégradation souterraine qui les transforment en carburants fossiles, ou au cours de processus de dissolution, fermentation ou hydrogénation plus rapides. Des processus utilisés pour la production de carburants biologiques.

Les chercheurs ont travaillé sur d'autres méthodes permettant d'utiliser la lumière solaire pour convertir le dioxyde de carbone en hydrocarbure , et ce, en évitant les étapes intermédiaires de croissance végétale et de dégradation.

Ainsi, une équipe de scientifiques du California Institute of Technology à Pasadena, en Californie, menée par William Chueh, a mis au point un réacteur dans lequel les rayons lumineux concentrés font chauffer de l'oxyde cérique, un composé provenant du métal rare cérium, à une température permettant de libérer certains oxygènes. La matière compense alors cette perte en puisant des atomes d'oxygène dans l'eau ou le dioxyde de carbone, produisant ainsi de l'hydrogène ou du monoxyde de carbone, qui combinés avec d'autres catalyseurs, forment des carburants.

La lumière solaire concentrée pénètre dans le réacteur grâce une étroite fenêtre vitrée. Elle est alors réfléchie plusieurs fois à l'intérieur du réacteur, ce qui assure la récupération d'un maximum d'énergie solaire. Des morceaux cylindriques d'oxyde cérique placés à l'intérieur de cette cavité sont soumis à des centaines de cycles chaleur/refroidissement, qui mènent à la production de carburant.

ETZH

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
L'atmosphère garde sa capacité d'auto-nettoiement, sauf pour le CO2
Vendredi, 14/01/2011 - 00:00

Une équipe internationale de chercheurs a indiqué que l'atmosphère terrestre continuait à maintenir sa capacité à s'auto-nettoyer des polluants et de gaz à effet de serre, à l'exception du CO2. Cette recherche devrait mettre fin à une controverse sur cette question, certains experts ayant jugé que la capacité de l'atmosphère à se débarrasser des agents polluants était fragile et sensible aux changements environnementaux.

Ces chercheurs, menés par l'Agence océanique et atmosphérique américaine (NOAA), ont mesuré les niveaux de radicaux hydroxyle, agent clé pour nettoyer l'atmosphère d'un grand nombre de polluants et de certains gaz à effet de serre.Ces niveaux fluctuent seulement de quelques points de pourcentage d'une année sur l'autre, pas de 25% comme cela a été estimé dans certaines études, montrent ces travaux parus dans la revue Science datée du 7 janvier.

«Ces nouvelles mesures de l'hydroxyle donnent aux chercheurs une vue plus étendue de la capacité de l'atmosphère à s'auto-nettoyer», souligne Stephen Montzka, chimiste à la NOAA et principal auteur de cette communication.«Nous n'avions pas jusqu'alors été en mesure de confirmer cette propriété fondamentale de l'atmosphère», ajoute-t-il. Selon lui, cette découverte conforte la confiance dans les projections des modèles sur les volumes de polluants de l'air.Le radical hydroxyle, formé d'un atome d'oxygène et d'un atome d'hydrogène, à une durée de vie extrêmement brève dans l'atmosphère, ce qui rend sa mesure très difficile à l'échelle du globe.

Canoe

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Des vers s'attaquent aux plantes grâce à des gènes dérobés à des bactéries
Vendredi, 14/01/2011 - 00:00

Les nématodes, ces vers responsables de centaines de millions d'euros de dommages dans les cultures chaque année, possèdent une panoplie d'enzymes leur permettant de dégrader la paroi des cellules des plantes. Ces enzymes, cruciales pour pénétrer dans la plante et migrer à l'intérieur des racines, sont codées par des gènes habituellement absents chez les animaux. Lorsque ces gènes sont désactivés, le ver voit sa capacité à parasiter la plante fortement réduite. Mais d'où viennent donc ces gènes ?

Une comparaison fine de ces enzymes avec des banques de données de séquences de protéines a permis de montrer que leurs plus proches équivalents étaient bactériens. Des analyses statistiques et phylogénétiques¹ ont ensuite indiqué que le scénario le plus probable pour la présence de ces enzymes chez les nématodes était une « acquisition » à partir de gènes bactériens par un phénomène appelé “transfert horizontal”.

Le transfert horizontal est la transmission de gènes par des voies autres que l'héritage du matériel génétique d'un ancêtre à sa descendance. Il s'agit du transfert direct de gènes entre deux espèces sans que l'une soit l'ancêtre de l'autre. Ce phénomène est bien connu des scientifiques entre bactéries, chez qui il joue un rôle évolutif et adaptatif important (acquisition de résistances aux antibiotiques, par exemple) mais il est très peu connu chez les animaux.

Les travaux qui viennent d'être publiés par une équipe de chercheurs de l'INRA montrent que des bactéries, distantes évolutivement de plus de 2 milliards d'années des nématodes, auraient donc fourni à ces vers des gènes leur permettant de devenir des parasites de plantes.

Pour la première fois, ils ont montré que ces transferts provenaient vraisemblablement de plusieurs bactéries différentes et que les gènes transférés avaient ensuite subi des duplications massives. Il semblerait que la sélection naturelle ait favorisé les nématodes possédant plusieurs copies de ces gènes, probablement car ceux-ci leur procuraient un avantage évolutif. Enfin, ces travaux ont permis de rejeter l'hypothèse alternative d'un héritage « vertical » classique de gènes, via un ancêtre des eucaryotes.

Comment expliquer ces transferts de gènes ? Une très forte pression évolutive liée à un avantage sélectif a probablement été le moteur de ces transferts, bénéfiques pour ces vers mais désastreux pour les plantes.

Ces transferts n'ont pu se produire que parce que les espèces donneuses et receveuses ont partagé la même niche écologique à un moment donné. Des travaux en cours devraient permettre de préciser à quelle date ces transferts ont été effectués. L'état actuel des connaissances suggère que les nématodes à galles, qui constituent un sous-groupe de nématodes parasites de plantes, sont vieux de 40 à 80 millions d'années et que ces transferts de gènes datent donc au moins de cette période.

Les résultats publiés par l'INRA conduisent à penser que ce phénomène de transfert horizontal chez les animaux pourrait être plus fréquent que ce que les chercheurs pensaient jusqu'alors. Chez les nématodes parasites de plantes, ce phénomène a participé à un remodelage complet de leur mode de vie et à la sophistication de leurs interactions avec la plante. Ce même phénomène pourrait probablement être mis en lumière chez d'autres animaux.

BS

Un simple test sanguin pour détecter le cancer
Vendredi, 14/01/2011 - 00:00

Tout indique qu'on verra apparaître dans moins de deux ans dans les hôpitaux un test sanguin capable de dépister des cancers avant qu'ils ne soient découverts par mammographie, coloscopie et autres tests d'imagerie médicale. Le géant pharmaceutique Johnson & Johnson vient en effet d'annoncer la commercialisation prochaine de tests capables de dépister et de dénombrer les moindres cellules cancéreuses dans le sang et de déterminer si l'on est en présence d'un cancer du sein, du côlon ou autre.

Une bonne dizaine de sociétés pharmaceutiques en Amérique du Nord travailleraient actuellement à mettre au point de tels tests, mais Johnson & Johnson, qui a obtenu son homologation de la Food and Drug Administration dès 2004 et publié dans le New England Journal of Medicine et Nature, les a toutes prises de vitesse. Depuis l'annonce d'un accord de commercialisation du test avec l'Hôpital général du Massachusetts, l'action de Johnson?&?Johnson a pris 1,50$, pour se fixer à 63,35$ à la fermeture des marchés, récemment.

«Il existe un besoin croissant de technologies de pointe non invasives capables de diriger vers le traitement le plus approprié et de surveiller la réponse tout au long de l'évolution de la maladie», a indiqué par voie de communiqué le Dr Nicholas Dracopoli, directeur général de la recherche sur les marqueurs biologiques chez Johnson & Johnson.

Le test sanguin se présente sous la forme d'une micropuce contenant quelques anticorps qui captent et détectent les cellules cancéreuses dans le sang du patient. Lorsque trois cellules cancéreuses ou plus sont dépistées dans 7 ml de sang, il y a alors lieu de s'alarmer. «Ce test commercial, le premier capable de détecter et de compter les cellules cancéreuses, a beaucoup de potentiel», croit le professeur Michel L. Tremblay, directeur du Centre Goodman de recherche sur le cancer de l'Université McGill.Il se distingue des autres tests déjà utilisés en oncologie par le fait qu'il analyse la cellule complète plutôt que les marqueurs habituels.

À qui serait proposé le test? Seulement à des gens en rémission de cancer qui font des suivis, ou alors selon les mêmes lignes directrices que pour une mammographie ou un test de dépistage du cancer de la prostate ou du côlon?

Comme le fait remarquer le professeur Tremblay, tout dépendra du coût du test. À l'heure actuelle, dans la forme sous laquelle il se présente, il coûterait au minimum 250$. C'est cher, surtout si l'on décide de faire ces tests de façon presque routinière, mais c'est nettement moins qu'une coloscopie, qui peut coûter plus de 2000$.Chose certaine, pour le patient, «il est autrement plus intéressant de faire de simples tests sanguins que de devoir subir des biopsies à répétition», observe le professeur Tremblay.

Pour les entreprises pharmaceutiques, la prochaine étape, dit le professeur Tremblay, consistera à trouver un test qui, non seulement comptera et dépistera les cellules cancéreuses, mais qui donnera en plus accès au matériel génétique de ces cancers. On se rapprochera ainsi grandement du séquençage du génome des cellules cancéreuses.L'intérêt de cela, c'est que l'on pourrait ainsi cibler de façon très précise le type de cancer du sein ou de la prostate dont un patient est atteint pour savoir à quel traitement il répondra le mieux.

CP

Rétinoblastome : vers une nouvelle voie thérapeutique ?
Vendredi, 14/01/2011 - 00:00

Les enfants porteurs d'une prédisposition génétique au rétinoblastome, la tumeur pédiatrique de l'oeil la plus fréquente, peuvent développer des formes plus ou moins graves de la maladie. Dans certains cas, elle peut toucher les deux yeux ou un seul, avoir plusieurs foyers dans un même oeil et, dans de rares cas, les enfants n'ont rien. Pourquoi de telles différences ? Les généticiens de l'Institut Curie et de l'université Paris Descartes apportent un élément de réponse avec la découverte d'un premier gène contribuant à cette variabilité tumorale.

Dans la moitié des cas, il apparaît lorsque les parents transmettent des gènes de prédisposition à cette maladie, plus précisément une anomalie constitutionnelle du gène RB1. Ce gène suppresseur de tumeur a normalement pour fonction d'empêcher les cellules de se multiplier de façon anarchique. Chacun de nos gènes étant présent en deux exemplaires dans nos cellules (allèles), un seul exemplaire normal du gène suffit à prévenir la formation d'une tumeur. Il faut donc la mutation des deux copies du gène RB1 pour développer un rétinoblastome.

"Toutefois, les enfants porteurs d'une anomalie constitutionnelle du gène RB1 ne présentent pas tous le même risque" explique Claude Houdayer, maître de conférence à l'université Paris Descartes-Faculté de Pharmacie et généticien dans le service de Génétique oncologique de l'Institut Curie. Chez ces enfants, la tumeur peut être unique ou multiple, seul un oeil sera touché (60 % des cas) ou les deux (40 % des cas)... et dans de rares cas, l'enfant n'aura rien. Comment expliquer ces différences de risque tumoral ? Les généticiens de l'Institut Curie viennent d'apporter un élément de réponse.

Selon leurs travaux, l'existence d'un variant génétique de MDM2 - une variation génétique présente dans une partie de la population, mais qui, seule, ne présente pas de risque - agit comme un accélérateur du développement tumoral chez les enfants prédisposés au rétinoblastome. "L'étude de ce gène dans 170 familles touchées par la forme héréditaire du rétinoblastome (dont 212 porteurs d'une prédisposition génétique) montre que les porteurs du variant de MDM2 présentent un risque significativement plus élevé de développer des tumeurs et donc que les non porteurs ont un risque plus faible d'être atteints" explique Laurent Castéra, généticien dans le service de Génétique oncologique de l'Institut Curie.

MDM2 est ainsi le premier gène découvert dans le rétinoblastome capable de modifier le risque chez les porteurs d'une prédisposition. Il existe certainement d'autres gènes modificateurs de risque du rétinoblastome, que les généticiens de l'Institut Curie continuent de chercher. "C'est seulement une fois que cette variabilité tumorale et les facteurs modificateurs associés seront identifiés que nous pourrons affiner le conseil génétique" précise Claude Houdayer.

Aujourd'hui, des consultations spécifiques permettent, une fois la mutation RB1 familiale identifiée chez une personne ayant eu un rétinoblastome, de proposer un test individuel aux apparentés (fratrie, cousins) indemnes de la maladie mais potentiellement porteurs de la mutation, donc à risque. Si les enfants testés ne s'avèrent pas porteurs de la mutation identifiée dans la famille, la surveillance ophtalmologique peut être levée. Pour les enfants porteurs de la mutation, une surveillance ophtalmologique en milieu spécialisé est mise en place pour dépister précocement l'apparition possible de la maladie.

Au-delà de la détection précoce d'un risque de rétinoblastome, ce variant du gène MDM2 pourrait à terme constituer une cible thérapeutique intéressante, d'autant que des essais précliniques sont en cours avec MDM2 dans des modèles de leucémie.

ND

Thérapie anticancéreuse : premier anticorps spécifique des cellules tumorales
Vendredi, 14/01/2011 - 00:00

Des chercheurs de l'Institut d'immunologie moléculaire du centre Helmholtz de Munich et de la Clinique de l'Université technique de Munich ("Klinikum rechts der Isar") ont développé un anticorps qui fixe spécifiquement les tumeurs et pourrait ainsi activer le système immunitaire naturel des patients contre celles-ci. Grâce à cette spécificité, ce nouvel anticorps ouvre de nouvelles perspectives thérapeutiques. Les résultats des recherches ont été publiés dans la revue PNAS.

Développé lors d'une étude portant sur l'identification de réactifs spécifiques des tumeurs dirigée par Gabriele Multhoff, l'anticorps est le premier à atteindre une telle spécificité. Nommé cmHsp70.1, il se fixe aux protéines de choc thermique 70 (Hsp70) et reconnaît ainsi seulement les cellules tumorales. En effet, les cellules saines ne portent pas de Hsp70 à leur surface. Jusqu'ici les anticorps thérapeutiques utilisés étaient dirigés contre des structures qui se trouvaient en grande quantité sur les cellules tumorales, mais aussi, en faibles proportions, sur les cellules saines. Les anticorps thérapeutiques se fixaient donc aussi sur ces dernières, poussant le système immunitaire du patient à les attaquer. Les traitements avaient ainsi de forts effets secondaires.

cmHsp70.1 se démarque donc des autres anticorps thérapeutiques par sa haute sélectivité. Il pourrait ainsi mener à de nouvelles options thérapeutiques ainsi qu'à des traitements aux effets secondaires grandement réduits. Cet anticorps paraît d'autant plus prometteur que les tumeurs portant des Hsp70 sont associées à une agressivité élevée et par conséquent à un mauvais pronostique pour les patients.

BE

Marcher vite pour vivre longtemps !
Vendredi, 14/01/2011 - 00:00

Selon une étude de l'Université de Pittsburgh, dirigés par le Dr Stéphanie Studenski, l'allure de la marche chez les aînés serait liée à leur longévité. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont étudié différentes données recueillies sur neuf études entre 1985 et 2000 sur près de 35.000 personnes de 65 ans et plus (dont l'âge moyen était de 73.5 ans).

En analysant ces informations, les chercheurs se sont aperçus que la vitesse de la marche pouvait être corrélée avec l'espérance de vie. En fait, ils ont calculé que la longévité « normalement attendue à un âge donné » augmentait pour les hommes et les femmes à partir d'une vitesse d'un mètre par seconde ; l'allure moyenne des participants était de 0,92 mètre par seconde. Une précision qui a son importance, puisque chaque différence de 0.1 m/s était associée à une différence en matière de longévité !

Toujours selon ces spécialistes, c'est principalement après 75 ans que l'allure de la marche permet de mieux évaluer l'espérance de vie à dix ans. Chez les hommes, la survie à dix ans d'un homme de 75 ans passait de 19 % à 87 % selon que la vitesse allait de moins de 0,4 m/s à plus de 1,4 m/s ! Chez les femmes, au même âge, l'espérance de vie à dix ans variait de 35 % à 91 % !

Pour les scientifiques, la vitesse de la marche peut donc « être considérée comme un indicateur de la vitalité ». En effet, la marche nécessite de l'énergie, un contrôle des mouvements et fait travailler de nombreux organes ( coeur, poumons, etc.) et systèmes (circulatoire, nerveux et musculosquelettique). A contrario, une allure de marche plus lente pourrait signifier une détérioration de ces différents éléments nécessaires... à la bonne marche du corps humain.

SA

Hépatite C : en 2011, un test pour prédire l'efficacité du traitement standard
Vendredi, 14/01/2011 - 00:00

L'hépatite C est aujourd'hui l'une des toutes premières causes de pathologie chronique virale du foie. Cette maladie infectieuse représente un sérieux problème de santé publique, avec plus de 170 millions de porteurs chroniques du virus de l'hépatite C dans le monde. L'Organisation Mondiale de la Santé estime de 3 à 4 millions le nombre de nouveaux cas déclarés chaque année. Le virus de l'hépatite C (VHC) est l'un des agents principaux du cancer primitif du foie (carcinome hépatocellulaire), cinquième tumeur dans le monde.

A l'heure actuelle, il n'existe aucun vaccin. 80% des personnes infectées par le VHC développeront une hépatite C chronique, qui constitue un facteur de risque élevé de cirrhose, voire de cancer.

Depuis une dizaine d'années, le traitement à base d'interféron associé à un antiviral, la ribavirine, est devenu le traitement de référence. Il s'agit cependant d'un traitement long (de 24 à 48 semaines), présentant des effets secondaires importants (risque élevé de dépression) et qui ne permet une guérison complète que chez 50% des patients traités.

C'est dans ce contexte que l'équipe Inserm/Institut Pasteur de Matthew Albert s'est associée à celle de Stanislas Pol de l'université Paris Descartes pour évaluer les chances de réponse des patients à ce traitement. Avec l'aide du Centre d'Immunologie Humaine de l'Institut Pasteur, les scientifiques ont étudié la réponse immunitaire d'un groupe de 50 patients.

Ils ont alors identifié la protéine IP-10 comme biomarqueur du pronostic de succès ou d'échec du traitement : un niveau élevé de cette protéine dans le plasma avant le traitement s'est révélé être un indicateur de son inefficacité. Observation déroutante et paradoxale, puisque l'IP-10 est considérée comme une molécule pro-inflammatoire, qui devrait au contraire faciliter la migration des lymphocytes T spécifiques anti-VHC vers le foie. En réalité, il s'avère que c'est la présence d'une forme courte d'IP-10 qui est responsable de l'inhibition du recrutement de lymphocytes T à l'origine de l'échec du traitement chez 50 % des patients.

La société américaine Rules-Based Medicine assurera le développement d'un test pronostique permettant de distinguer les différentes formes d'IP-10 à partir d'une simple prise de sang. Ce test pourra être commercialisé auprès des établissements de santé au premier semestre 2011. Il constitue un pas de plus vers l'amélioration du diagnostic de l'hépatite C mais également d'autres maladies chroniques inflammatoires et infectieuses.

Inserm

L'asymétrie du vivant viendrait de l'espace
Vendredi, 14/01/2011 - 00:00

Certaines molécules, dites chirales (ou énantiomères), existent sous deux formes symétriques l'une de l'autre dans un miroir. Les molécules du vivant sont pour la plupart chirales, certaines formes étant privilégiées. Ainsi, les acides aminés n'existent que sous la forme gauche (lévogyre), tandis que les sucres sont présents uniquement sous la forme droite (dextrogyre). On parle d'homochiralité lorsqu'une seule forme est présente dans la nature. Pourquoi l'une des deux formes est-elle privilégiée dans le monde du vivant ?

Une équipe dirigée par Louis d'Hendecourt, de l'Institut d'astrophysique spatiale (Université Paris-Sud/CNRS), a réussi à obtenir un excès de molécules lévogyres dans une expérience reproduisant les conditions de l'espace interstellaire. De quoi appuyer l'origine cosmique de l'asymétrie des molécules du vivant.

Deux hypothèses s'affrontent en effet quant à l'origine de cette asymétrie. Selon la première, la vie serait apparue à partir d'un mélange contenant à part égales des formes gauches et des formes droites (mélange racémique) ; l'homochiralité serait ensuite apparue au fil de l'évolution. Dans la seconde, en revanche, l'asymétrie menant à l'homochiralité serait antérieure à l'apparition de la vie et originaire du milieu interstellaire. Cette hypothèse est étayée par la détection d'excès de certains acides aminés retrouvés dans des météorites primitives.

Pour vérifier cette hypothèse, les chercheurs ont tout d'abord préparé en laboratoire des échantillons analogues aux glaces interstellaires et cométaires, contenant des molécules non chirales. Ils ont ensuite soumis ces échantillons à un rayonnement ultraviolet polarisé circulairement produit par le synchrotron Soleil, installé près de Paris, dans le but de reproduire les conditions régnant dans certains milieux spatiaux. Ces glaces ont ensuite été réchauffées, produisant un résidu organique. L'analyse de ce mélange a révélé qu'il contenait un excès d'environ 1,3 pour cent de la forme gauche d'un acide aminé, l'alanine, excès comparable à celui mesuré dans les météorites primitives.

Cette synthèse d'un mélange non racémique de molécules chirales à partir de molécules non chirales conforte l'hypothèse de l'origine interstellaire de l'homochiralité. Un processus astrophysique asymétrique (le rayonnement polarisé d'étoiles massives, par exemple) a pu produire des molécules organiques chirales de façon non racémique dans la nébuleuse primordiale, molécules par la suite importées sur Terre par des comètes et des météorites.

PLS

Comment expliquer la protection naturelle contre le SIDA ?
Vendredi, 14/01/2011 - 00:00

Environ une personne sur 300 infectées par le virus du sida (VIH) reste en bonne santé sans avoir besoin de traitements. Comment ? C'est ce que tentent de découvrir les scientifiques depuis plus de dix ans. En étudiant ces « contrôleurs du VIH », ils espèrent comprendre les mécanismes de protection naturelle contre le virus, et ainsi trouver une piste pour un vaccin. Une vaste étude génétique permet aujourd'hui de mieux comprendre ces mécanismes : l'explication tiendrait notamment à de petites différences au niveau d'une protéine nommée HLA-B.

On savait déjà que les contrôleurs du VIH développent une forte réponse immunitaire contre le virus. Ils produisent des globules blancs qui reconnaissent et détruisent spécifiquement les cellules infectées par le VIH. Cela empêche la réplication de ce dernier, dont la quantité dans le sang reste très faible.

Mais comment une réponse immunitaire aussi efficace est-elle mise en place ? Pour le savoir, un consortium international de 300 chercheurs, « The international HIV controllers study », s'est donc constitué à l'initiative de Bruce Walker et de ses collègues, de l'hôpital général du Massachusetts à Boston, aux États-Unis. Le but : identifier des caractéristiques génétiques associées à ces mécanismes de protection naturelle.

Ils ont donc comparé les génomes de 1000 contrôleurs du VIH et de 2650 patients qui développeraient le sida s'ils n'étaient pas traités. Résultat : environ 300 différences génétiques, situées sur le même chromosome, sont associées à la protection. Les plus intéressantes sont situées au niveau du gène codant la protéine HLA-B. Grâce à cette protéine, les cellules immunitaires reconnaissent et détruisent les cellules infectées.

Or c'est au niveau de la région qui lui permet de remplir cette fonction que les différences génétiques observées entraînent de petits changements de forme et de structure. « Ces différences permettraient d'induire des réponses plus efficaces contre le VIH, explique Gianfranco Pancino, de l'unité régulations des infections rétrovirales à l'Institut Pasteur, à Paris. C'est une avancée remarquable dans la compréhension des mécanismes de la réponse immunitaire. »

« De précédentes études avaient suggéré que la protéine HLA-B pouvait être impliquée dans la protection naturelle contre le VIH, mais nous ne savions pas comment, ni quelles différences expliquaient la protection », remarque Bruce Walker. Toutefois, «ces différences génétiques n'expliquent pas la protection chez tous les contrôleurs du VIH, souligne Gianfranco Pancino. Il reste d'autres mécanismes à découvrir» .

LR

Amaurose congénitale de Leber : un gène-médicament pourrait rendre la vue aux malades
Vendredi, 14/01/2011 - 00:00

L'amaurose congénitale de Leber est une maladie de la rétine les condamne à la cécité totale, en quelques années. Alors pour eux, ce sera presqu'un miracle... Un «gène médicament», mis au point par une équipe de chercheurs nantais et testé avec succès sur des chiots, est en passe d'obtenir le feu vert de l'Afssaps (agence du médicament) pour procéder aux essais sur de jeunes malades. Dans quelques années, tous pourraient en bénéficier... et peut-être recouvrer la vue.

A deux pas de l'Hôtel-Dieu, à Nantes, c'est ici, dans les nouveaux bâtiments de l'Institut de recherche thérapeutique que travaillent désormais les équipes du Pr Moullier. Le bouillonnant directeur du laboratoire de thérapie génique aime à raconter cette aventure, qui a commencé au tout début des années 2000.

A l'origine : la chercheure Fabienne Rolling, arrivée d'Australie, et ses recherches sur un virus qui a le pouvoir de transporter dans le corps, sans effets secondaires, un gène-médicament. Le procédé est simple : on retire du virus les gènes qui nous rendent malades et on y insère à la place un gènemédicament.

Le virus conserve sa capacité à pénétrer au coeur de nos cellules et à y redéposer le matériel génétique qu'il contient. Le virus n'est plus alors tout à fait un virus, on l'appelle « vecteur ». Avec son équipe, elle a d'abord isolé le gène défaillant, responsable de l'amaurose congénitale, puis a travaillé à la mise au point d'un gène médicament. «Grâce à une étroite collaboration avec le centre de Boisbonne de l'école vétérinaire, et le service d'ophtalmologie du CHU de Nantes du professeur Michel Weber, les résultats ont pu être testés sur des chiens souffrant de cette même maladie, se souvient Philippe Moullier. En 2006, on a rendu la vue à des briards aveugles.».

Un succès qui a permis de passer à l'étape supérieure : l'adaptation et la production du médicament pour l'être humain, au sein de la plateforme Atlantic Bio GMP à Saint-Herblain (voir ci-dessous). Reste désormais à obtenir le feu vert de l'Afssaps (agence du médicament) avant de procéder aux essais avec des enfants malades. «Surtout, désormais, de nouvelles voies de recherches s'ouvrent à nous pour des applications sur des pathologies plus courantes comme la dégénérescence maculaire qui touche principalement les personnes de plus de 50 ans.»

RPL

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Recherche
Recherche & Innovation, Technologies, Transports
Ford dévoile sa première berline tout électrique, attendue avant fin 2011
Vendredi, 14/01/2011 - 00:00

Le constructeur automobile américain Ford a dévoilé vendredi sa première berline tout électrique, une Focus qui devrait être dotée d'une autonomie de 160 km par charge, attendue chez les concessionnaires américains avant la fin de l'année. "Nous savons que beaucoup de clients cherchent à conduire une voiture à zéro émission (de gaz toxiques) et à ne plus jamais avoir besoin de passer à la pompe", a déclaré le patron du numéro deux des constructeurs américain, Alan Mulally, lors d'un discours au grand salon annuel de l'électronique grand public (CES) à Las Vegas.

M. Mulally lui-même n'a évoqué ni le prix ni l'autonomie de la voiture, mais un porte-parole a assuré qu'elle serait "concurrentielle" avec la Leaf que vient de lancer Nissan, dont l'autonomie affichée est d'une centaine de miles (160 km) avant de devoir être rechargée. En outre le temps de charge de la Focus devrait être deux foix plus rapide que celui de la Leaf, c'est à dire ne prendre que trois ou quatre heures, selon Ford.

M. Mulally a concédé que l'autonomie limitée de la voiture pourrait être un obstacle à son adoption. Mais pour ceux qui songent à franchir le pas du zéro émission, "nous pensons que la plupart d'entre eux sont prêts à accepter la réalité d'une batterie qui ne dure pas aussi longtemps qu'un plein", a-t-il assuré. "Vraie" voiture, la Focus Electric, prévue pour les marchés américain et européen, pourra atteindre 136 km/heure.

Aux Etats-Unis, un programme développé avec Microsoft devrait automatiquement programmer la période de charge aux meilleures heures pour éviter des pics de consommation électrique. Nissan a livré sa première Leaf en Californie le mois dernier, tandis que General Motors vient de commencer à vendre sa Chevrolet Volt, dotée d'une autonomie bien plus grande en raison d'un système hybride: quand la batterie est à plat un générateur à essence vient la recharger.

Toyota se prépare aussi à vendre une voiture électrique hybride prochainement, et doit présenter lundi au salon de l'automobile de Detroit (nord des Etats-Unis) une version agrandie de son hybride classique Prius. Ford, qui a déjà lancé un utilitaire électrique en fin d'année, prévoit au total 5 véhicules électriques d'ici à la fin 2013.

AFP

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