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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 724
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 15 Novembre 2013
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Egalement dans ce numéro
Matière
Le Japon va ouvrir 100 stations à hydrogène en 2015
Une fenêtre chinoise intelligente
Une batterie flexible à haute performance
Terre
Réchauffement climatique : la concentration de gaz à effet de serre s'est aggravée en 2012
Vivant
Le poivron contre la maladie de Parkinson ?
La lumière améliore les capacités cognitives
Des dents saines pour un cœur sain !
Du brocoli pour se protéger de la radioactivité…
Cancer du col de l'utérus : une seule dose de vaccin pourrait suffire
L'exposition à la pollution automobile augmenterait le risque de cancer de la prostate
Migraine résistante : un nouveau traitement électronique à l'essai
Les enfants qui se couchent à une heure régulière ont moins de troubles du comportement
Une consommation régulière de café diminue le risque de cancer du foie
Edito
Aspirine : l’éternelle jeunesse d’un médicament centenaire !



L’histoire de l’aspirine est une des aventures les plus passionnantes de la médecine et la science. Le principe actif de ce médicament extraordinaire, l’acide acétylsalicylique, est principalement issu de deux plantes : le Saule et la reine des Prés. C’est d’ailleurs à cette dernière plante, dont l’ancien nom est la Spirée, que l’aspirine doit son nom.

Dès la plus haute Antiquité, plusieurs civilisations, dont la Mésopotamie, dès le troisième millénaire avant notre ère, ont découvert et utilisé de manière empirique ces plantes. C’est ainsi que, dans le fameux papyrus égyptien Ebers, datant du XVIe siècle avant Jésus Christ, il est déjà fait mention de l’efficacité thérapeutique de décoctions de feuilles de saule pour traiter certaines affections.

Les vertus de l’aspirine ou plutôt de son principe actif n’avaient pas non plus échappé aux Grecs et le célèbre Hippocrate de Cos (460–377 av. J.-C.), considéré comme le fondateur de la médecine, utilisait lui aussi des préparations à base d’écorce de saule blanc pour soigner de nombreuses affections et faire tomber la fièvre. À la même époque, les Chinois utilisaient également des décoctions de saule blanc pour soigner la fièvre et traiter certaines douleurs.

On sait également qu’un autre célèbre médecin de l’Antiquité, le grec Galien qui vécut à l’apogée de l’Empire romain et devint le médecin personnel de l’empereur Marc-Aurèle, connaissait également des vertus curatives du saule. Le saule et la reine des prés continueront à être utilisés pour leurs propriétés médicinales pendant tout le Moyen Âge.

En 1763, une nouvelle étape décisive est franchie lorsque le pasteur britannique Edward Stone présente, devant la Société royale de médecine, ses travaux sur l’utilisation thérapeutique du saule blanc contre les fièvres. En 1829, Pierre-Joseph Leroux, un pharmacien français installé à Vitry-le-François, reprenant les travaux de deux confrères italiens, Fontana et Rigatelli, parvient pour la première fois à obtenir 30 grammes de salicine pure à partir de 500 g d’écorce de saule. Il présenta ses travaux devant l’Académie des sciences et fit part de son intention de produire en grande quantité et à bas prix de la salicine mais, faute d’argent et de soutien suffisant, il ne parvint jamais à traduire sa découverte sur le plan industriel.

30 ans après Leroux, en 1859, le chimiste allemand Adolf Kolbe qui travailla dans plusieurs universités européennes, parvint à réussir la synthèse chimique de l'acide salicylique par un procédé qui portera son nom (synthèse de Kolbe). Mais il faut attendre 1897 pour que Félix Hoffmann, un chimiste allemand travaillant dans les laboratoires Bayer, reprenant les travaux du Français Charles Frédérich Gerhardt (qui était parvenu lui aussi à synthétiser l’acide acétylsalicylique dès 1853), parvienne à produire ce principe actif de manière stable et en quantité industrielle. C’est finalement en 1899 que la société Bayer dépose le brevet et la marque de l'aspirine, sous la dénomination d'Aspirin1.

Il faut cependant préciser qu’il existe depuis 1999 une polémique non réglée à ce jour quant à la paternité de la synthèse industrielle de l’acide acétylsalicylique. Il semble en effet que ce soit Arthur Eichengrün, directeur de recherches chez Bayer et supérieur hiérarchique d’Hoffmann qui fut le premier à réussir la synthèse industrielle de l’acide acétylsalicylique (Voir à ce sujet article BMJ). Néanmoins cette paternité, établie il y a seulement quelques années, n’a jamais été reconnue par la firme Bayer.

Déjà connu pour ses propriétés antalgiques, anti-inflammatoires et antipyrétiques, l’aspirine possède également de remarquables propriétés anticoagulantes qui furent découvertes en 1967 par Weiss et Aledort et en 1978 fut publiée la première étude clinique démontrant l’efficacité de l’aspirine dans les maladies cardio-vasculaires (voir NEJM).

Il fallut cependant attendre 1971 pour qu’un professeur de pharmacologie britannique, John Vane (Prix Nobel de médecine en 1982) et sa collègue Pricilla Piper, découvrent le mécanisme d'action de l'aspirine par inhibition de la biosynthèse de la prostaglandine. Cinq ans plus tard, en 1976, fut isolée l’enzyme cyclo-oxygène, également appelé COX qui existe sous trois formes, COX1 (l’action s’exerce au niveau des plaquettes sanguines), COX2 (qui agit au niveau de la douleur, de la fièvre de l’inflammation) et enfin COX3, découverte en 2002.

Aujourd’hui, l’aspirine est de loin le médicament le plus consommé dans le monde, avec une production annuelle d'environ 40 000 tonnes (80 milliards de comprimés). En France, la consommation est de 1 500 tonnes, soit environ 320 millions de comprimés par an, ce qui représente une consommation moyenne de sept comprimés par adulte et par an !

Mais l’aspirine, loin de devenir un médicament obsolète et supplanté par la multitude de nouvelles molécules pharmaceutiques dont nous disposons aujourd’hui, n’a cessé au cours de ces 40 dernières années, de révéler de nouvelles propriétés porteuses d’extraordinaires potentialités thérapeutiques.

En matière de cancer, une étude réalisée sur 1442 femmes et dirigée par  Mary Beth Terry (voir Science Daily) a montré en mai 2004 que la consommation régulière d’aspirine pouvait diminuer le risque de cancer du sein hormonodépendant de 20 à 28 % en fonction des doses d’aspirine consommées régulièrement.

Plusieurs autres études réalisées depuis 2010 par le Professeur Peter Rothwell de l'hôpital universitaire John Radcliffe à Oxford, ont confirmé le rôle protecteur de l'aspirine contre le cancer (notamment les tumeurs colorectales). (Voir les articles NCBI ; The Lancet Oncology et The Lancet).

La première de ces études montre qu’une prise journalière de 75 mg d’aspirine peut réduire d’un tiers la mortalité par cancer colorectal. Une autre étude, toujours réalisée par Peter Rothwell sur 25 570 patients, estime qu’une consommation régulière d’aspirine pendant au moins 20 ans est susceptible de diminuer très sensiblement le risque de certains cancers.

Selon ce travail, cette réduction pourrait aller jusqu’à 60 % pour les cancers de l’œsophage, 54 % pour les cancers du côlon, 30 % pour le cancer du poumon et 10 % pour le cancer de la prostate. Cette étude indique que la réduction globale du risque de cancer atteindrait 34 % pour les patients consommant régulièrement de l’aspirine depuis au moins 5 ans !

Le professeur Rothwell souligne toutefois avec force qu’il n’est pas question pour l’instant de recommander à tous les adultes en bonne santé de commencer à prendre régulièrement de l’aspirine. Cet éminent scientifique rappelle en effet que la prise régulière et prolongée d’aspirine n’est pas sans danger et entraîne une augmentation incontestable du risque de saignement et d’hémorragie. C’est pourquoi ce chercheur reste prudent et pense que l’aspirine doit être réservée dans un premier temps à certains patients à risque, par exemple ceux présentant des polypes au côlon.

Le second travail, tout aussi intéressant, concerne les effets de l’aspirine sur les métastases et s’appuie sur cinq essais menés en Grande Bretagne.

Dans cette étude, les chercheurs ont pu constater, après un suivi de six ans, que les patients prenant quotidiennement 75 mg d’aspirine voyaient leur risque de métastases réduit de 36 % en moyenne (ce taux allant de 18 % pour les cancers du rein et de la vessie à 46 % pour les cancers du côlon et de la prostate). Cette étude révèle également que cet effet protecteur semble indépendant de l’âge et du sexe des patients.

Enfin, la troisième étude, publiée dans le Lancet Oncology, concernait également l’impact de la prise régulière d’aspirine sur la fréquence des métastases. Cette étude estime pour sa part qu’une consommation régulière et prolongée d’aspirine permet de réduire d’environ 40 % le risque de métastases pour certains cancers, parmi lesquels le cancer du sein, de l’estomac et de l’œsophage.

L’aspirine semble également avoir des effets thérapeutiques très intéressants sur certaines pathologies touchant le cerveau. En octobre 2012, une étude américaine a ainsi montré que l’aspirine pourrait également permettre de prévenir l'apparition d'états de démence chez certaines personnes âgées. Et par là même de réduire le risque de développer la maladie d'Alzheimer.

Une équipe du Puget Sound Health Care System à Seattle, sur la côte Ouest des Etats-Unis, a procédé à l'analyse, pendant trois ans, des différents traitements médicamenteux absorbés par 5 000 patients de plus de 65 ans atteints de démence. Au terme de ce suivi, sur 3 227 survivants, un total de 104 sujets avaient développé la maladie d'Alzheimer. Selon John Breitner qui a dirigé ce travail, « ces résultats montrent clairement que l'utilisation à long terme de l'aspirine réduit de 45 % le risque de maladie d'Alzheimer » (Voir Neurology).

En matière cardio-vasculaire, l’intérêt de l’utilisation de l’aspirine en prévention secondaire, c’est-à-dire pour les patients déjà atteints d’une pathologie ou d’un problème cardio-vasculaire, a été largement démontré par de nombreuses études épidémiologiques (Voir cnge).

L’ensemble de la littérature scientifique disponible à ce sujet montre que, pour ces patients, une consommation quotidienne d’aspirine comprise entre 75 et 80 mg semble présenter le meilleur rapport bénéfice risque en limitant sensiblement le risque de saignement tout en permettant une diminution du risque global cardio-vasculaire de l’ordre de 10 à 15 %.

Mais on le sait, en médecine comme en pharmacologie rien n’est simple et plusieurs études récentes sont venues sérieusement remettre en cause l’intérêt d’une utilisation préventive à large échelle de l’aspirine, en prévention primaire, c’est-à-dire pour des sujets en bonne santé. Une étude anglaise publiée en 2009 et intitulée « Aspirin for Asymptomatic Atherosclerosis » a analysé les conséquences d’une consommation régulière d’aspirine pendant huit ans sur une population de 3 500 hommes et femmes en bonne santé, âgés de 50 à 75 ans (Voir Medwire News).

Les résultats de ce travail en double aveugle contre placebo sont très intéressants et montrent que si le nombre d’accidents cardio-vasculaires et d’AVC est le même dans le groupe qui prenait de l’aspirine et dans celui qui prenait le placebo, les saignements et hémorragies augmentent de 66 % (passant de 1,2 à 2 %) pour le groupe prenant régulièrement de l’aspirine.

Selon cette étude, les sujets en bonne santé n’ayant aucun problème cardiaque identifié ne doivent pas prendre régulièrement de l’aspirine car les risques pour la santé d’une telle consommation sont supérieurs aux bénéfices attendus en termes de prévention cardio-vasculaire.

Ces conclusions ont été confirmées par une étude réalisée sur 100 000 participants et publiée en février 2012 dans les Archives de Médecine Interne (AIM) qui montrent que les risques induits par la prise quotidienne d'une faible quantité d’aspirine chez des sujets en bonne santé  dépassent les bénéfices en termes de prévention cardio-vasculaire (Voir étude NCBI).

Bien que les effets préventifs de l’aspirine en matière cardio-vasculaire ne soient pas remis en cause par cette étude (diminution de 15 % du risque global d’accident cardio-vasculaire), ce travail souligne que les personnes consommant régulièrement une faible quantité d’aspirine augmentent de 37 % leurs risques de saignements gastro-intestinaux et de 38 % leurs risques d’AVC hémorragiques.

Ces deux études convergent donc vers les mêmes conclusions : la prise régulière d’aspirine est clairement bénéfique pour les patients souffrant d’une pathologie cardio-vasculaire mais n’est pas indiquée, dans l’état actuel de nos connaissances, pour les sujets en bonne santé.

Mais les choses se compliquent singulièrement à partir du moment où l’on prend en compte les effets bénéfiques préventifs, multiples et globaux de l’aspirine, c’est-à-dire non seulement les effets protecteurs en matière cardio-vasculaire mais également les effets préventifs importants (dans le cas d’une consommation sur de longues périodes) sur certains types de démence, comme la maladie d’Alzheimer et sur un certain nombre de cancers, parmi lesquels on trouve ceux à forte incidence, côlon, prostate, poumon et sein notamment.

Si l’on se place dans cette nouvelle perspective préventive globale, la balance bénéfices-risques n’est en effet plus du tout la même car si le risque d’hémorragie ou de saignements lié à une consommation régulière d’aspirine subsiste et ne peut être contesté, le bénéfice global et polypathologique d’une telle prévention devient très important et l’emporte sensiblement sur ce risque.

C’est là qu’intervient l’inestimable secours de la génétique qui devrait permettre d’ici quelques années de beaucoup mieux cerner les populations et individus présentant des risques spécifiques de développer telle ou telle pathologie.

Il pourrait alors devenir particulièrement intéressant de proposer à ces personnes, et à elles seules, une prévention primaire dès le plus jeune âge basée sur l’aspirine, ce qui permettrait de réduire sensiblement leurs risques de développer certaines maladies graves, qu’il s’agisse de cancers, de maladies cardio-vasculaires ou de la maladie d’Alzheimer.

L’ensemble de ces recherches et de ces avancées sur le terrain épidémiologique montre à quel point la question de l’utilité et de la pertinence d’une prévention généralisée par l’aspirine contre certaines maladies se révèle complexe et délicate.

Ce débat mérite néanmoins d’être ouvert à la lumière de ces récentes découvertes car les bénéfices médicaux et sanitaires à long terme d’une telle prévention, si elle est conçue et mise en œuvre avec discernement et en recourant aux nouveaux outils d’analyse génétique, pourraient s’avérer considérables, tant sur le plan individuel que collectif.

Il est remarquable de constater que ce médicament, utilisé depuis des millénaires de manière empirique et depuis plus d’un siècle de manière scientifique, reste absolument irremplaçable en pharmacologie et en médecine et connaît actuellement une nouvelle jeunesse en élargissant sans cesse son champ d’action préventif et thérapeutique.

Cette extraordinaire aventure scientifique, médicale et humaine de l’aspirine à travers les âges mérite d’être méditée et l’on constate aujourd’hui qu’un nombre croissant de « vieux » médicaments retrouvent également un nouveau souffle et trouvent parfois de nouvelles indications thérapeutiques surprenantes, notamment grâce aux avancées de la pharmacogénétique.

Plusieurs études récentes ont ainsi montré qu’un ancien médicament utilisé couramment contre la goutte et certains types de calculs rénaux, l’allopurinol, semblait exercer un effet protecteur relativement important contre le cancer du côlon (Voir Cancer Prevention Research).

Très récemment, des chercheurs américains de l'Université de Stanford ont également découvert qu’un antidépresseur, l’Imipramine semblait efficace contre une forme grave de cancer du poumon (Voir Cancer Discovery).

On voit donc que la réévaluation des possibilités thérapeutiques de nombreux médicaments existants, y compris des molécules très anciennes, constitue un nouveau et passionnant champ de recherche scientifique et médical.

La prochaine fois que nous prendrons une aspirine pour calmer un mal de tête, nous regarderons sans doute différemment ce petit comprimé blanc que nous avons toujours connu dans nos armoires à pharmacie mais dont les ressources médicales paraissent inépuisables !

René TRÉGOUËT

Sénateur Honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


Matière
Matière et Energie
Le Japon va ouvrir 100 stations à hydrogène en 2015
Lundi, 11/11/2013 - 08:10

Air Liquide vient de conclure un accord avec la firme nippone Toyota Tsusho afin de produire de l'hydrogène qui servira de carburant aux véhicules électriques utilisant des piles à combustible.

Ce partenariat vise à développer rapidement un réseau suffisant de distribution d'hydrogène afin de faciliter l'essor de la commercialisation des véhicules à pile à combustible au Japon. Dans un premier temps, l'objectif affiché vise l'installation d'une centaine de stations de distribution d'hydrogène d'ici 2015 dans quatre des plus grandes mégapoles japonaises, Tokyo, Nagoya, Osaka et Fukuoka et le long des grands axes routiers interconnectant ces zones urbaines.

Pour mener à bien ce projet, Air Liquide qui a déjà conçu et réalisé une soixantaine de stations de distribution d'hydrogène, s'appuiera sur son savoir-faire et ses compétences dans le domaine de la production, du stockage et de la distribution d'hydrogène.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Air Liquide

Une fenêtre chinoise intelligente
Samedi, 09/11/2013 - 17:55

Grâce à la combinaison de nouveaux matériaux, les fenêtres et vitrages ont fait des progrès considérables au cours de ces dernières années en termes de confort et d'isolation. Mais pour l'instant, la quasi-totalité des produits disponibles sur le marché ne peuvent, au mieux, que réguler et filtrer la chaleur et la luminosité.

Mais des chercheurs chinois de l'Université de Shanghai, dirigés par Gao Yanfeng, ont développé un nouveau type de fenêtre "intelligente" qui peut non seulement réguler les flux thermiques entrants et sortants mais également, dans certaines conditions, produire de l'énergie.

Pour parvenir à ce résultat, les scientifiques chinois ont conçu un sandwich composé de deux plaques de polycarbonate enserrant un film extrêmement fin constitué de particules d'oxyde de vanadium (VO2), un composé dont les propriétés se modifient en fonction de la température.

Tant que ce module est exposé à une température inférieure à 68°C, il reste isolant et transparent à la lumière infrarouge. Mais lorsque la température dépasse cette valeur, ce sandwich devient conducteur et réfléchit la lumière infrarouge. Il suffit alors d'ajouter des cellules solaires autour de la surface vitrée pour produire de l'énergie électrique.

Comme le souligne  Gao Yanfeng, "La principale innovation de nos travaux est d'avoir développé un concept de fenêtre intelligente pour simultanément générer et économiser de l'énergie". Certes, le scientifique chinois concède que de telles fenêtres risquent d'être plus coûteuses à l'achat que les fenêtres conventionnelles actuelles mais pour les grands bâtiments, ce surcoût pourrait être amortissable rapidement, si l'on tient compte de la production d'énergie obtenue.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

Une batterie flexible à haute performance
Vendredi, 08/11/2013 - 17:35

Au cours du Salon sur l'innovation qui s'est tenu au Japon à Yokohama, la société Semiconductor Energy Laboratory (SEL) a présenté un nouveau type de batterie flexible.

Cette batterie mesure 5 x 4 cm et ne fait que 1,6 mm d'épaisseur pour une capacité annoncée de 300 mAh. Semiconductor Energy Laboratory précise qu'il est parvenu à améliorer suffisamment ses composants électrolytes et sa technique de stratification pour concevoir cette batterie flexible performante dont les performances sont garanties dans le temps, même après 10 000 flexions allant jusqu'à un rayon de courbure de 40 mm.

Le communiqué de presse publié par la SEL précise que "Notre société a engagé depuis plusieurs années un programme de recherche concernant la mise au point d'une batterie souple à haute performance et à présent notre prototype est suffisamment avancé pour que nous le présentions. Nous sommes absolument persuadés qu'il y aura dans les années à venir une demande très forte pour ce type de batterie qui pourra alimenter efficacement les systèmes et appareils électroniques numériques qui seront intégrés dans les objets ou dans nos vêtements".

article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

House of Japan

^ Haut
Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Réchauffement climatique : la concentration de gaz à effet de serre s'est aggravée en 2012
Lundi, 11/11/2013 - 08:05

Selon le dernier bulletin de l'Organisation Météorologique Mondiale (OMM), la concentration dans l'atmosphère des principaux gaz à effet de serre -CO2, méthane et protoxyde d'azote- se serait accrue de 32 % entre 1990 et 2012.

Cette évolution préoccupante serait principalement due à une consommation accrue d'énergie fossile et notamment de charbon au niveau mondial.

L'OMM précise que la concentration de CO2, le gaz anthropique à effet de serre d'origine humaine le plus abondant dans l'atmosphère, a progressé de 0,56 % entre 2011 et 2012. La concentration de méthane a pour sa part augmenté de 0,33 % au cours de cette période et celle de protoxyde d'azote a progressé de de 0,28 %.

Commentant ces résultats, Michel Jarraud, secrétaire général de l'OMM, a souligné que "si le monde continuait sur cette voie et si aucune décision n'est prise pour arrêter cette tendance à la hausse, la température moyenne du globe à la fin du siècle pourrait augmenter de 4,6° par rapport à celle qui prévalait avant la révolution industrielle".

L'OMM rappelle que, depuis le début de l'ère industrielle, en 1750, la concentration moyenne de CO2 dans l’atmosphère du globe a augmenté de 41 %, celle du méthane de 16 % et celle du protoxyde d’azote de 20 %.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

OMM

^ Haut
Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Le poivron contre la maladie de Parkinson ?
Jeudi, 14/11/2013 - 14:54

Des chercheurs américains de l'Université de Washington à Seattle (État de Washington), dirigés par Susan Searles Nielsen et Gary M. Franklin, viennent de montrer que la consommation de poivron pourrait réduire le risque de maladie de Parkinson, une maladie neurologique qui se traduit par la perte des neurones produisant de la dopamine et touche près d'un million de personnes aux Etats-Unis.

Des études antérieures avaient déjà montré que la consommation régulière de nicotine réduisait de moitié le risque de développer la maladie de Parkinson. La nicotine est dérivée de plantes de l’espèce Nicotania de la famille des Solanaceae.

Certains fruits et tubercules, comme les tomates, les pommes de terre et les poivrons, contiennent une faible concentration de nicotine qui semble cependant suffisante pour agir sur les récepteurs nicotiniques a4b2 dans le cerveau humain et protégerait ainsi les neurones dopaminergiques.

L'étude américaine, qui a porté sur 490 malades atteints de la maladie de Parkinson et 644 sujets sains, a montré que le risque de maladie de Parkinson était inversement proportionnel à la consommation d'aliments contenant de la nicotine, cette corrélation étant particulièrement nette pour le poivron.

Selon cette étude, le fait de consommer des poivrons de 2 à 4 fois par semaine réduirait de plus de 30 % le risque d’une maladie de Parkinson, y compris chez les sujets qui n'avaient jamais fumé.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Wiley

University of Washington

La lumière améliore les capacités cognitives
Mercredi, 13/11/2013 - 15:22

Selon une étude réalisée par des chercheurs de l'Université de Montréal et du Brigham and Women's Hospital de Boston, la lumière stimulerait l'activité cérébrale pendant une tâche cognitive, même chez des personnes totalement aveugles. « Nos travaux montrent de manière surprenante que le cerveau réagit fortement à la lumière, même chez les sujets totalement aveugles », souligne Steven Lockley, auteur principal de l'étude.

Ces expériences montrent que le cerveau de ces aveugles peut détecter la lumière au moyen d'un photorécepteur encore peu connu situé dans la couche des cellules ganglionnaires de la rétine.

Dans le cadre de ces travaux, les sujets ont bénéficié d'un examen par résonance magnétique fonctionnelle au cours d'une tâche cognitive simple qui était effectuée alors qu'un flux lumineux était périodiquement déclenché ou éteint. L'imagerie par résonance magnétique a clairement montré que pendant l'exécution d'une tâche auditive cognitive, l'exposition à moins d'une minute de lumière bleue stimulait des régions du cerveau importantes pour la réalisation de cette tâche.

Ces travaux pourraient notamment permettre de mieux comprendre pourquoi la performance lors de tâches cognitives est améliorée en présence de lumière.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Eurekalert

Des dents saines pour un cœur sain !
Mercredi, 13/11/2013 - 15:16

On savait déjà, grâce à une étude britannique de l’Université de Bristol réalisée en 2008, qu’une dentition saine et une bonne hygiène bucco-dentaire diminuaient les risques de pathologies cardio-vasculaires.

Mais cette fois, une nouvelle étude américaine, réalisée par l’Université de Columbia (New York) a montré comment l'hygiène bucco-dentaire était liée à la santé cardiaque. Cette étude démontre que le risque d'athérosclérose est proportionnel à l'état de santé bucco-dentaire. Il semble en effet, selon ces travaux, que les bactéries dentaires contribuent à la formation de plaques dans les artères, ce qui constitue le risque majeur d’accident cardiovasculaire.

Comme le souligne Moïse Desvarieux qui a dirigé ce travail, « Nous avons observé que l’athérosclérose progresse en même temps que les maladies parodontales et la présence de bactéries sur les gencives. Il est donc raisonnable de poser l'hypothèse que modifier le profil bactérien dentaire pourrait jouer un rôle dans la prévention ou le recul des deux maladies ».

Pour vérifier la corrélation entre santé dentaire et maladies vasculaires, les chercheurs ont suivi pendant trois ans l'évolution de la flore bactérienne dans la bouche de 400 patients adultes. L’athérosclérose, quant à elle, a été mesurée au niveau de la carotide à l’aide d’ultrasons. L'étude souligne « Une relation claire entre ce qui se passe dans la bouche et l’épaississement de la carotide, même avant le début d’une maladie dentaire à part entière ».

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

JAHA

Du brocoli pour se protéger de la radioactivité…
Mercredi, 13/11/2013 - 15:02

On savait déjà que le brocoli, grâce à certaines molécules issues du sulphoraphane qu'il contient, empêche la prolifération des cellules cancéreuses et exerce un effet protecteur contre plusieurs cancers, notamment le cancer du côlon.

Mais cette fois, des chercheurs américains de l’Université Georgetown de Washington, dirigés par Eliot M. Rosen, ont montré que les choux peuvent également protéger l’organisme contre l'exposition à la radioactivité.

En étudiant l’impact d’une irradiation sur des souris exposées à une dose de radioactivité de 10 grays, dose fatale pour l’homme, les chercheurs ont découvert qu’une molécule, produite lors de la digestion de brocolis ou de choux de Bruxelles, permettrait de protéger l’organisme. En effet, 60 % des rongeurs ayant reçu une injection de DIM (3,3′-diindolylméthane) 10 minutes après l’irradiation, étaient toujours en vie un mois après, alors que ceux n’ayant rien reçu étaient tous décédés.

Forte de ces constats, l’équipe d’Eliot M. Rosen a poussé plus avant ses travaux et a découvert que la DIM produite par la digestion de crucifères active la synthèse d’une protéine qui aide à lutter contre la mort des cellules provoquée par l’irradiation en permettant la production d’une molécule qui permet de réparer l’ADN irradié…

L'étude montre également, de manière très intéressante, que ce mécanisme de réparation ne fonctionne pas quand la cellule est cancéreuse. Ce mécanisme est d'autant plus remarquable qu'il permet non seulement de provoquer la réparation de l'ADN mais également de bloquer la mort cellulaire induite par les radiations.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

PNAS

Cancer du col de l'utérus : une seule dose de vaccin pourrait suffire
Lundi, 11/11/2013 - 08:00

Selon une étude réalisée sur 503 femmes par des chercheurs américains de l'Institut national du cancer à Bethesda (Maryland) et dirigée par Mahboobeh Safaeian, il suffirait d'administrer une dose unique du vaccin contre le virus du papillome humain (VPH), responsable de 70 % des cancers du col de l'utérus, pour induire chez les femmes une réponse immunitaire durable.

Cette étude précise que les niveaux d'anticorps pour les deux types du VPH 16 et 18 chez les femmes vaccinées avec une seule dose restaient stables, même quatre ans après la vaccination.

Ce travail a également permis de montrer que les niveaux d'anticorps étaient plus bas chez les femmes n'ayant reçu qu'une seule dose de vaccin mais que leur réponse immunitaire restait stable pendant au moins quatre ans. Cette découverte importante pourrait conduire à revoir la stratégie de vaccination préventive en matière de cancer du col de l'utérus.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

CPR

L'exposition à la pollution automobile augmenterait le risque de cancer de la prostate
Samedi, 09/11/2013 - 18:14

Une étude réalisée par Marie-Élise Parent, Professeure à l'INRS-Institut Armand-Frappier au Québec, vient de mettre en lumière un lien surprenant entre le niveau de pollution liée aux transports et le risque de cancer de la prostate.

Ce travail original a pu montrer qu'au Canada, le risque de cancer de la prostate augmente de 47 % pour chaque hausse du niveau d'exposition de cinq parties par milliard de dioxyde d'azote, une substance chimique émise par les véhicules à moteurs thermiques.

Pour parvenir à cette étonnante conclusion, les chercheurs québécois ont formé deux groupes. Le premier regroupait 803 hommes atteints d'un cancer de la prostate et le second comptait 969 personnes en bonne santé.

En analysant les dossiers médicaux de tous les participants à cette étude et en recoupant ces données avec les lieux d'habitation des individus, les chercheurs ont pu montrer une forte corrélation entre le niveau d'exposition à la pollution liée à la circulation automobile et le risque de développer un cancer de la prostate.

Selon ces chercheurs, ce lien de causalité pourrait s'expliquer par l'effet perturbateur des différents composants chimiques contenus dans les gaz d'échappement des véhicules sur les mécanismes hormonaux impliqués dans le cancer de la prostate.

D'une manière plus générale, ces recherches confirment le lien, officiellement reconnu par l'OMS le 19 octobre dernier, entre l'exposition prolongée à la pollution de l'air et le risque de développer certains cancers, indépendamment des autres facteurs de risques connus, comme le tabac, l'alcool ou l'alimentation.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

INRS

IARC

Migraine résistante : un nouveau traitement électronique à l'essai
Samedi, 09/11/2013 - 18:04

La migraine touche plus d'un adulte sur quatre en France et malgré les progrès thérapeutiques intervenus au cours de ces dernières décennies, notamment avec l'arrivée des triptans, certaines migraines restent réfractaires à tout traitement et altèrent gravement la qualité de vie des patients.

Mais à l'occasion du dernier congrès des anesthésistes américains, le Professeur Huh de l'Université du Texas a présenté une nouvelle technique qui semble prometteuse pour prendre en charge les migraines violentes et rebelles.

Cette méthode consiste à implanter de manière très précise une électrode à l'arrière du crâne ou au-dessus de l'arcade sourcilière des volontaires. Une fois l'intervention réalisée, les patients peuvent alors, à l'aide d'un petit boîtier, déclencher l'envoi d'impulsions électriques qui agissent directement sur un nerf pour bloquer la transmission de la douleur.

Expérimentée sur 46 patients pendant cinq ans, cette nouvelle approche a permis de diminuer sensiblement et durablement l'intensité et la fréquence des épisodes migraineux et a amélioré considérablement la qualité de vie des patients.

À l'issue de cette expérimentation, neuf patients sur 10 se sont déclarés satisfaits de l'efficacité de ce traitement et souhaitent pouvoir continuer à l'utiliser tout au long de leur vie.

Le professeur Huh, tout en se réjouissant de ces résultats, souligne néanmoins que cette intervention n'est pas anodine et présente certains risques qui en limitent pour l'instant l'indication thérapeutique et nécessitent un suivi médical sérieux.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

ASAHQ

Les enfants qui se couchent à une heure régulière ont moins de troubles du comportement
Vendredi, 08/11/2013 - 17:22

Selon une étude réalisée par l'équipe d'Yvonne Kelly, pédiatre au Collège universitaire de Londres, la régularité des horaires de coucher pendant l'enfance réduirait sensiblement les risques de troubles du comportement à l'adolescence et à l'âge adulte.  A contrario, les enfants qui s'endorment à des heures irrégulières et trop tardives auraient plus de problèmes comportementaux plus tard.

Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont examiné les habitudes de sommeil de plus de 10 230 enfants anglais âgés de trois, cinq et sept ans. Ils ont ensuite recoupé ces données avec l'évolution du comportement de ces enfants. Ce travail a permis d'établir une forte corrélation entre des horaires irréguliers de coucher et l'apparition ultérieure de troubles du comportement.

Selon ces chercheurs, un coucher irrégulier perturbe les rythmes biologiques, qui ont un rôle dans le développement du cerveau, et provoque une privation de sommeil. Ces scientifiques soulignent également l'intérêt de la sieste, particulièrement pour ces enfants, car elle améliore leurs capacités de mémorisation et d'apprentissage.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Pediatrics

Une consommation régulière de café diminue le risque de cancer du foie
Vendredi, 08/11/2013 - 17:15

On sait depuis plusieurs années qu'une consommation régulière de café semble diminuer sensiblement les risques de développer un certain nombre de cancers. Une étude américaine a par exemple montré en 2012 que la consommation de 4 tasses de café caféiné par jour diminuait de 49 % le risque de décès lié à des cancers oro-pharyngés (bouche, langue, gorge, larynx) par rapport à une consommation occasionnelle.

En 2013, une autre étude suédoise a montré que la consommation quotidienne de 5 tasses de café, au moins, diminuait de moitié le risque de récidive pour les cancers du sein hormonodépendants.

Enfin, il y a quelques semaines une vaste étude anglo-américaine (Institut national du cancer des États-Unis et Collège impérial de Londres) portant sur près de 500 000 personnes âgées de 50 à 71 ans, a montré que les plus gros consommateurs de café (plus de six tasses par jour) réduisaient de 39 % le risque de cancer du côlon !

Cette fois, une nouvelle étude réalisée par des chercheurs italiens de l'Université de Milan vient de montrer que la consommation régulière de trois tasses de café quotidiennes pouvait réduire le risque de cancer du foie de 40 %. Fait remarquable, cette protection s'applique même pour les petits buveurs : une seule tasse de café consommée chaque jour diminue en effet le risque de cancer du foie de 28 % selon ces travaux.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Medical News

CGH

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