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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 453
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 22 Novembre 2007
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Egalement dans ce numéro
TIC
Près de 400 000 ouvrages en libre accès sur le site de la BNF en 2010
En 2009, les Français pourront payer « sans contact » avec leur mobile
La montre qui permet de garder le contact en famille !
Matière
L'énergie éolienne a le vent en poupe en Chine
Une méthode prometteuse pour produire de l'hydrogène gazeux
Le sel, nouvelle piste pour les énergies renouvelables
Terre
Accord à la réunion de Valence sur le réchauffement climatique
Destruction des forêts d'Indonésie : possible "bombe climatique"
L'ozone pourrait nuire aux cultures mondiales
Faire maigrir les Américains est bon pour la planète
Vivant
Des embryons de primates obtenus pour la première fois par clonage
Un vaccin à l'essai contre le paludisme à l'Institut Pasteur
Un nouveau traitement contre le cancer du foie inopérable
Mis à jour d'un mécanisme de résistance des cellules tumorales aux médicaments
L'informatique à la pointe de la recherche en biologie
Un test pour la détection par le sang de la maladie d'Alzheimer
Le cerveau contrôle un bras robotisé
Edito
Les biocarburants de deuxième génération issus de la biomasse et de la mer pourraient changer la donne énergétique



Après la Banque mondiale, c'est au tour de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) de s'inquiéter de la vogue des agrocarburants destinés à limiter les émissions de gaz à effet de serre dans le domaine des transports.

Faire passer de 1 % à 11 % la part d'agrocarburants dans la consommation totale de carburants d'ici à 2050 n'ira pas sans bouleversements majeurs. "En théorie, écrivent les auteurs, il y a assez de terres sur le globe pour nourrir une population en expansion tout en produisant suffisamment de biomasse." Mais "la transformation des terres pour la production d'énergie à partir de la biomasse poussera les prix alimentaires vers le haut". L'OCDE s'attend à une progression de 20 % à 50 % au cours de la prochaine décade. Le bilan n'est pas fameux non plus en termes environnementaux, souligne le rapport, car la tentation sera grande "de remplacer les écosystèmes comme les forêts, les zones humides et les pâturages par des cultures destinées aux agrocarburants".

A ceux qui font valoir que les réductions de gaz à effet de serre peuvent être réduites de 40 % par l'emploi d'agrocarburants à la place de l'essence classique, il est répondu que l'éthanol et le biodiesel peuvent se révéler plus dommageables, si l'on prend en compte l'acidification des sols qui en résultera, l'usage des engrais et des pesticides et les atteintes à la biodiversité. Le rapport conclut que "la capacité des agrocarburants à couvrir une part importante des besoins énergétiques des transports sans nuire aux prix alimentaires ou à l'environnement est très limitée".

L'avenir de l'éthanol au Québec serait dans les résidus forestiers et les matières résiduelles plutôt que dans le maïs. " Le secteur forestier est mal en point, c'est le bon moment pour reconfigurer et revitaliser cette industrie ", estime Esteban Chornet, qui travaille sur cette question depuis plus de vingt ans à l'Université de Sherbrooke. La production d'éthanol, à partir de matières ligneuses comme les copeaux de bois, les résidus de coupe ou de procédés industriels, permettrait de générer des revenus intéressants pour le secteur forestier tout en représentant un gain appréciable sur le plan environnemental. Les matières résiduelles pourraient également être transformées en éthanol, ce qui éviterait notamment la production de méthane lors de leur décomposition, ce gaz ayant un impact important sur l'effet de serre.

Le gouvernement provincial vient d'annoncer, en partenariat avec le secteur privé, le lancement d'une chaire de recherche sur l'éthanol cellulosique à l'Université de Sherbrooke. Deux usines pilotes seront également implantées dans les Cantons de l'Est. L'une des usines témoins utilisera les matières résiduelles pour fabriquer l'éthanol, tandis que l'autre se servira de résidus forestiers. La décision de bâtir une usine commerciale, qui produirait de 40 à 80 millions de litres d'éthanol par année, devrait être prise au premier trimestre de 2009, affirme le professeur Esteban, également actif au sein de l'entreprise Enerkem.

L'éthanol cellulosique, ou éthanol de seconde génération, offre des bénéfices environnementaux supérieurs à ceux du carburant fabriqué grâce au maïs. Les rejets de gaz à effet de serre pourraient s'avérer de 80 % moins importants que ceux générés par l'essence. Le pourcentage est proche de 15 % avec l'emploi d'éthanol de maïs, selon un article publié par le magazine scientifique Science. " L'éthanol cellulosique est plus énergétique que l'éthanol de maïs et il fait appel à des matières abondantes non utilisées dans la production alimentaire, précise un rapport de l'ONG américaine Union of Concerned Scientists. Malheureusement, la technologie n'en est pas encore à la phase commerciale.

"Cette étape approche toutefois à grands pas. L'entreprise Iogen est à l'origine depuis 2004 d'installations témoins à Ottawa - les seules au monde, soutient la porte-parole Mandy Chepeka. Ces installations ont une capacité de 2,5 millions de litres par année, et l'entreprise se prépare maintenant à passer à la production commerciale. Le Département américain de l'Énergie a d'ailleurs annoncé en mars dernier l'octroi de subventions de 385 M$ afin de construire six usines commerciales d'éthanol cellulosique. À plein régime, ces usines produiraient 500 millions de litres d'éthanol par année.

En Allemagne, le centre de recherche de Karlsruhe a présenté son procédé "bioliq" : il permet de transformer des résidus forestiers et agricoles en carburants synthétiques. Sa qualité serait supérieure à celle des autres biocarburants et même des hydrocarbures. Afin de produire des carburants de synthèse de haute qualité et des matières premières chimiques, la biomasse est l'unique source renouvelable. Ces carburants de synthèse (baptisés aussi BtL, "Biomass to Liquid") évitent une hausse de la teneur en CO2 de l'atmosphère, diminuent la quantité de résidus de combustion nuisant à la santé et au climat et réduisent la dépendance en matières premières fossiles. Les carburants BtL satisferaient aux exigences actuelles et futures des techniques de moteurs et des normes d'émissions polluantes.

Au sein du centre de recherches de Karlsruhe, ce procédé développé en 2 étapes, permet d'utiliser différents constituants de la biomasse, à teneur énergétique le plus souvent faible. Il répond de même aux exigences de la production à grande échelle et à sa viabilité économique. La biomasse est transformée en un produit intermédiaire fluide, facilement transportable et à haute valeur énergétique via une rapide pyrolyse : elle satisfait aux exigences économiques pour être amenée sur de longues distances jusqu'à des installations importantes pour la production de gaz de synthèse ou de carburant.

Les principaux résidus utilisables dans ce procédé sont la biomasse sèche (pailles, foin, diverses chutes de bois, découpe d'arbre, écorce), le papier et le carton. Le procédé "bioliq" constitue un grand potentiel dépassant de loin les biocarburants de la première génération (le biodiesel et le bioéthanol) grâce à cette vaste palette de résidus agricoles et forestiers. L'autre atout : la totalité d'un végétal peut être utilisé. Selon les indications de l'agence des matières premières renouvelables (FNR), les résidus de la biomasse pourraient couvrir 15 % des besoins en carburant en Allemagne en 2015 : point important, la production alimentaire ne serait pas menacée.

Mais, à côté de nos forêts, la mer pourrait devenir une source importante de biomasse et de biocarburant. Le programme Rotterdam Climate Initiative, dont font partie la municipalité et le port de Rotterdam notamment, a réuni récemment des spécialistes de l'énergie et de l'industrie des algues à Rotterdam, pour discuter du rôle des algues dans la production d'énergie durable.

Les algues n'ont besoin que de lumière du soleil, de CO2 et d'eau avec des oligo-éléments, du phosphate et de l'azote, pour se développer. Les variétés d'algues les plus adaptées pour la production de biocarburant sont les algues vertes unicellulaires, micro-organismes primitifs situés en dessous des plantes. On peut utiliser 99 % de leur masse pour fabriquer des médicaments, des matières colorantes, des plastiques biologiques ou des biocarburants. Environ 40.000 litres de biocarburant par hectare peuvent être produits chaque année, ce qui représente un rendement important.

Les algues sont surtout cultivées dans des systèmes d'étangs ouverts. Un photobioréacteur qui permettra de contrôler précisément certains paramètres est actuellement expérimenté pour une culture en système fermé. Mais la grande quantité de verre nécessaire pour une culture en batch empêche la production à l'échelle industrielle. La culture des algues à l'avantage de produire de l'énergie durable sans concurrencer l'agriculture. En effet, les bassins ou les réacteurs sont placés en mer ou dans les villes.

En France, les chercheurs du Laboratoire océanographique de Villefranche-sur-Mer (LOV) travaillent sur un produit énergétique étonnant. Capable de faire tourner un moteur, il est fabriqué à partir d'organismes microscopiques poussant dans l'eau douce ou l'eau de mer : des microalgues. Produites par photosynthèse, elles peuvent contenir jusqu'à 60 % de leur masse en lipides. Avec cent grammes d'huile extraits d'un litre de microalgues, la promotion de ces cellules permet donc d'espérer un rendement à l'hectare trente fois supérieur à celui du colza ou du tournesol !

Ces recherches et ces avancées viennent à point nommé car les biocarburants actuels suscitent de plus en plus d'interrogations et de scepticisme quant à leur impact réel sur l'environnement. Au-delà de la déforestation et de la consommation d'énergie que leur culture implique, ils peuvent mener dans certains pays une rude concurrence aux produits destinés à l'alimentation. Selon des experts, il faudrait en effet planter l'équivalent de la surface de la France en oléagineux pour faire rouler toutes les voitures du pays. D'où la nécessité d'inventer un nouveau carburant à bas prix, non polluant, économe en énergie et qui ne prenne pas la place des cultures terrestres.

Les microalgues pourraient satisfaire à tous ces critères. Le Programme National pour la Recherche en Biotechnologies (PNRB), via l'Agence Nationale de la Recherche (ANR), a donc décidé de financer sur trois ans ce projet qui s'élève à 2,8 millions d'euros. Le nom de code du programme : Shamash. La mission des chercheurs, venus de sept équipes universitaires françaises est désormais de trouver la microalgue capable de produire le plus de biocarburant et de rendre cette production rentable.

Les chercheurs ont déjà institué un processus de fabrication non polluant. L'élaboration d'algues en bassin permet la récupération et le recyclage de substances minérales néfastes pour l'environnement. Qui plus est, les stations de production d'algues seront couplées avec des stations de production de carbone afin de recycler les émissions de CO2 grâce à l'énergie solaire.

À l'heure actuelle, le litre de carburant d'algue coûte plus cher que le pétrole. Mais plusieurs éléments permettent d'espérer, à terme, une bien meilleure rentabilité. Certaines microalgues contiennent des molécules à haute valeur ajoutée, comme les oméga 3 et les antioxydants, très recherchées dans le domaine de l'agroalimentaire ou de la cosmétique. « En améliorant les procédés de séparation des différentes molécules et en stimulant les microalgues selon certains procédés, on pourrait faire de la coproduction et diviser les coûts », estime Antoine Sciandra, directeur de recherche au CNRS.

Au Danemark, la laitue de mer (Ulva lactuca), une belle et grande algue d'un vert cru, pousse vite et bien, nettement mieux que le blé, qui sert justement à fabriquer du bioéthanol. Pour les Danois, l'intérêt est évident. Les surfaces agricoles manquent un peu d'espace (le pays produit environ 5 millions de tonnes de blé contre, bon an mal an, 35 millions pour la France). Si on la compare au blé, la laitue de mer gagne sur la plupart des terrains.

Non seulement sa croissance est plus rapide (l'algue double son poids tous les trois à quatre jours) mais, à surface égale, la production de biomasse (sans eau, donc) est considérable. Alors que, poussée au maximum, la production de céréales ne dépasse pas dix tonnes à l'hectare, il serait possible, d'après les chercheurs, d'atteindre entre 200 à 500 tonnes avec la laitue de mer ! Pour le Danemark, la potentialité serait de 80 à 100 tonnes. En outre, cette algue est plus riche que le blé en sucres, la matière première pour la synthèse de l'éthanol.

Facile à cultiver, la laitue de mer a même tendance à proliférer naturellement sur les milieux côtiers pollués par des rejets organiques (elle adore les composés soufrés et nitrés résultant de leur décomposition). Sa simple récolte pourrait donc servir à atténuer ses mauvaises odeurs, relancer l'oxygénation des zones polluées et fournir du biocarburant.

Au rythme d'augmentation du prix des carburants fossiles, et compte tenu de l'impact environnemental de plus en plus contesté des biocarburants de première génération et de leur effet négatifs sur la hausse des prix des céréales, ces biocarburants de deuxième génération, issus de nos forêts et de nos océans pourraient s'avérer rentables d'ici 5 ans à condition de poursuivre au niveau européen notre effort de recherche dans ce domaine. Sans constituer une panacée, ces biocarburants véritablement écologiques, et n'entrant pas en concurrence avec les cultures vivrières, pourraient permettre d'accélérer sensiblement la mutation des transports vers l'ère de l'après-pétrole et contribuer ainsi à lutter encore plus efficacement contre le réchauffement du climat dont la réalité et l'ampleur viennent encore d'être confirmées par le dernier sommet du GIEC à Valence.

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Près de 400 000 ouvrages en libre accès sur le site de la BNF en 2010
Vendredi, 23/11/2007 - 00:00

Après avoir dématérialisé quelque 90 000 documents en une petite décennie, la BNF (Bibliothèque nationale de France) franchit aujourd'hui une nouvelle étape dans le vaste chantier de la numérisation de ses collections. Dans les trois ans à venir, ce sont en effet près de 300 000 ouvrages qui viendront s'ajouter aux références déjà existantes (ouvrages, fascicules de presse...). L'ensemble sera consultable gratuitement par tous les internautes sur Gallica 2, la dernière évolution du site Internet de l'établissement public. « Cette démarche va permettre à la BNF d'acquérir un savoir-faire technologique extrêmement précieux », précise son président, Bruno Racine.

Le projet, dont la mise en ligne se prolongera (avec l'ajout de cartes, de plans et de documents sonores) jusqu'à la fin de l'année 2008, intégrera des fonctionnalités dites de Web 2.0. Les utilisateurs pouvant, par exemple, se créer un espace personnel où ils stockeront leurs documents et apposeront des marque-pages, des étiquettes... Autre nouveauté majeure : la consultation des ouvrages en mode texte et non plus forcément en mode image, comme c'est le cas aujourd'hui.

Pour assurer le stockage, la BNF a conçu Spar (Système de préservation et d'archivage réparti), « un entrepôt numérique intelligent ». Bien plus qu'un simple entrepôt de données sécurisé, Spar effectue de multiples copies des objets numériques en garantissant dans le temps la conservation et la continuité d'accès aux documents. Ainsi, indique la BNF, « lorsque le format Jpeg deviendra obsolète, Spar sera en mesure de transformer les images concernées dans un nouveau format plus performant ». 26 millions d'euros seront débloqués sur trois ans pour mener à bien ces chantiers de stockage et de numérisation des oeuvres.

Par ailleurs, l'établissement public présentera au prochain Salon du livre un prototype de portail unique d'accès à l'édition française. Une porte d'entrée, fruit d'un partenariat avec les différents acteurs du secteur, qui permettra non seulement de consulter en texte intégral des dizaines de milliers d'oeuvres libres de droit, mais aussi de consulter partiellement des livres sous droit.

OINet

En 2009, les Français pourront payer « sans contact » avec leur mobile
Vendredi, 23/11/2007 - 00:00

Depuis le 19 novembre, des particuliers volontaires peuvent payer leurs achats auprès de 200 commerçants de Caen et Strasbourg avec leur téléphone portable NFC (Near FieldCommunication). Depuis les premiers tests menés dans ces mêmes villes en 2005 et 2006, le projet a pris de la hauteur. Ce sont maintenant six banques (BNP Paribas, Crédit Mutuel-CIC, Crédit Agricole et LCL, Société Générale, La Banque Postale et groupe Caisse d'Epargne) et quatre opérateurs mobiles (Bouygues, Orange, SFR et NRJ Mobile) qui vont permettre à 1 000 de leurs clients d'expérimenter le paiement sans contact. Trois équipementiers (Motorola, LG et Sagem) fournissent des téléphones NFC pour ce test de six mois minimum.

« Il s'agit pour nous d'élargir les difficultés techniques. De vérifier l'interopérabilité de la solution entre les différents établissements financiers. De voir ce qui se passe en cas de changement de banques etc » éclaircit Jean-Luc Thérond, directeur marketing et développement de moyens de paiement au Crédit Agricole. L'objectif du groupement est d'établir un standard pour que chaque client puisse utiliser ce moyen de paiement en France, quelle que soit sa banque, son opérateur, ou la marque de son mobile. Des communications à très courte portée pour éviter les interférences

Pour effectuer un achat, les clients passeront leur téléphone à portée d'un terminal de paiement électronique équipé d'une antenne. Le mobile et la borne du commerçant communiqueront en local par ondes à très courtes portées. Les deux appareils devront être placés à 4 centimètres l'un de l'autre. « De cette manière, le client marquera un acte volontaire. Il n'y a pas de risque qu'un autre téléphone passant à portée soit débité par mégarde », assure Christian Sere-Annichini, responsable des nouveaux Business chez SFR.

Les clients reçoivent via internet une application sur leur mobile. Un code, différent de celui de leur carte bancaire, leur est envoyé par courrier afin d'activer le service. Ce même identifiant leur sera demandé pour toute transaction supérieure à 20 euros. Les achats d'un montant inférieur seront débités automatiquement sur le compte du client, dont les coordonnées bancaires seront stockées dans la carte SIM du téléphone. « Les informations sont sécurisées, cryptées. La sécurité est équivalente à celle des puces contenues dans les cartes bancaires », affirme Christian Sere-Annichini. En cas de vol ou de perte du mobile, les clients devront faire opposition auprès des banques comme ils le font classiquement avec leur carte bancaire.

Une fois bien rodé, le paiement sans contact sera commercialisé par les établissements financiers. Les premières offres pourraient voir le jour début 2009. Pour l'instant, en revanche, aucune banque ne souhaite dévoiler le coût que pourrait être facturé ce service au client comme au commerçant. Un des éléments clés du succès de ce nouveau système de paiement.

OINet

La montre qui permet de garder le contact en famille !
Vendredi, 23/11/2007 - 00:00

Avis aux amateurs de Harry Potter, tous les objets magiques présents dans le livre ne sortent pas tous de l'imagination de J. K Rowling. Il existe dans le monde réel une montre qui, comme celle de la famille de l'ami du jeune sorcier, Ron Weasley, permet de localiser la position de chacun des membres de son entourage en un coup d'oeil. Ce, selon quatre catégories : « maison », « travail », « école » et « ailleurs ». La montre, baptisée « Whereabout clock », provient du travail des chercheurs du très sérieux Micosoft Research Cambridge Elle se compose d'un écran LCD et d'un système GSM. Sa partie supérieure intègre les photos des membres de la famille et des zones de couleurs symbolisant les quatre catégories.

Elle fonctionne grâce à une application à télécharger sur les différents mobiles de la famille et qui émet un signal permettant de détecter l'endroit où se trouve une personne. En effet, une fois le logiciel installé, la montre reçoit un signal dès qu'une personne se déplace et arrive dans l'une des zones répertoriées. Il ne lui reste alors plus qu'à déplacer la petite photographie dans la partie correspondant à l'endroit où est physiquement la personne. Selon les chercheurs, la montre devrait permettre de mieux faire accepter le principe de localisation d'une personne sans violer sa vie privée, aspect qui, estiment-ils, a empêché de nombreux systèmes équivalents de se développer.

« Vous pouvez acheter une application pour votre mobile pour localiser vos enfants. Vous pourrez même bientôt introduire une puce électronique sous la peau de votre enfant. Mais ce n'est pas du tout ce que nous recherchons », explique ainsi Abigail Sellen, chercheuse au Microsoft Research Cambridge. « Ce que nous voulons, c'est mettre au point un système qui ne soit pas trop intrusif dans la vie des gens, mais qui en même temps permette de rassurer les différents membres d'une famille ». Soit la possibilité d'être rassuré sans connaître exactement les activités de la personne dont on souhaite savoir où elle se trouve. Enfin, les personnes qui se trouvent loin de chez elles peuvent envoyer un message texte, que les autres membres pourront lire sur la montre.

Atelier

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Matière
Matière et Energie
L'énergie éolienne a le vent en poupe en Chine
Vendredi, 23/11/2007 - 00:00

Les vents balayant les régions arides du nord de la Chine peuvent être une des réponses au défi écologique posé par l'immense besoin en énergie de la croissance du géant asiatique qui a les moyens de devenir un des leaders mondiaux de l'éolien. La Chine sera à la fin de l'année le premier émetteur de gaz à effet de serre. Elle devrait aussi dépasser les Etats-Unis comme premier consommateur mondial d'énergie, un peu après 2010. Si elle continue à avoir recours majoritairement au charbon, elle a fortement développé ces dernières années les énergies alternatives, plus propres, comme l'éolien. "Il y a deux ans, les gens pensaient que l'éolien était une plaisanterie", dit Li Junfeng, un spécialiste des énergies alternatives. "Personne ne pensait qu'il était possible d'atteindre l'objectif de 30 millions de kilowatts en 2020", ajoute-t-il.

Du 10e rang mondial il y a deux ans en terme d'installations annuelles d'éoliennes, elle est passée au cinquième, derrière les Etats-Unis, l'Allemagne, l'Inde et l'Espagne. En 2007, le géant asiatique a accru sa capacité d'énergie éolienne de 1.300 mégawatts, soit l'équivalent d'une centrale nucléaire française. Mais, malgré une capacité de production de 2,6 gigawatts l'année dernière, l'éolien ne représente encore que 1 % dans la production de son énergie, contre 70 % pour le charbon. "Accélérer le développement de l'énergie éolienne devrait faire partie de la stratégie chinoise pour réduire sa dépendance au charbon tout en lui permettant de répondre à sa demande d'énergie", juge Yang Ailun de Greenpace Chine.

Dans le monde entier, l'éolien est en plein boom, nourri par la volonté de réduire la consommation d'énergies fossiles et d'avoir recours à des énergies plus propres pour combattre le réchauffement climatique.

L'année dernière, selon des statistiques du secteur, la capacité a été augmenté d'un quart à plus de 74 gigawatts avec l'installation de nouvelles éoliennes pour l'équivalent de 23 milliards de dollars. Pour la seule Chine, la croissance annuelle de l'éolien a été de 46 % ces dix dernières années et en 2007 la capacité installée sera de cinq gigawatts, soit une avance de trois ans par rapport aux objectifs de Pékin. "D'une certaine manière, la Chine mène la danse", affirme Steve Sawyer, secrétaire du Conseil mondial de l'énergie éolienne, une organisation basée à Bruxelles chargée de promouvoir ce type d'énergie.

En 2006, les parlementaires chinois ont adopté une loi sur les énergies renouvelables, qui a créé un fonds nourri par des versements publiques obligatoires afin de couvrir les frais supplémentaires induits par l'éolien. Cependant, pour le Conseil mondial de l'énergie éolienne, une politique plus active du gouvernement pourrait permettre d'atteindre 120 gigawatts en 2020, soit 10 % de la capacité de production énergétique. "Avec un plus grand soutien, la Chine pourrait devenir un des trois principaux marché de l'éolien dans le monde en 2020", estime Li Junfeng. "Le combat mondial contre le changement climatique ne sera pas gagné sans un rôle majeur de la Chine", estime pour sa part M. Sawyer.

AFP

Une méthode prometteuse pour produire de l'hydrogène gazeux
Vendredi, 23/11/2007 - 00:00

De nombreux systèmes de transport en commun utilisent des moteurs à hydrogène pour réduire leur dépendance aux hydrocarbures. Mais l'hydrogène utilisé provient pour une grande partie encore d'énergie fossile non renouvelable. C'est donc pour cette raison que la technique présentée par des membres de l'université de Pennsylvanie pourrait constituer une avancée intéressante. La méthode utilisée par ces chercheurs combine l'action d'une petite charge électrique et de bactéries, faisant en sorte que ces mêmes bactéries consomment davantage de matière organique constituant la biomasse. Cette pile à énergie alimentée par ce carburant microbien permet alors de générer rapidement de l'hydrogène gazeux.

Jusqu'à présent ce système, appelé électrohydrogénèse, était peu efficace et ne permettait pas de produire de grandes quantités de gaz. Mais dans leurs expériences en laboratoire, les scientifiques ont réussi à faire en sorte que leur réacteur génère de l'hydrogène gazeux à près de 99 % du rendement maximum théorique en utilisant de l'acide acétique, un sous-produit ordinaire de la fermentation du glucose.

« Ce processus permet de produire 288 % plus d'énergie sous forme d'hydrogène que l'énergie électrique consommée pour produire l'hydrogène », souligne Bruce Logan. Professeur d'ingénierie environnementale à l'Université de Pennsylvanie, il est co-auteur avec Shaoan Cheng de cette recherche dont les travaux ont été publiés dans les Annales de l'Académie nationale américaine des sciences datée du 12 novembre 2007. Une des applications immédiates de cette dernière technologie de fermentation est de fournir de l'hydrogène pour les piles à énergie des automobiles, qui engendrent l'électricité pour le moteur, soulignent les chercheurs.

News

Le sel, nouvelle piste pour les énergies renouvelables
Vendredi, 23/11/2007 - 00:00

"Nous cherchons la source d'énergie du futur depuis des années. Peut-être la réponse a-t-elle toujours été sous notre nez", proclame Statkraft, qui a décidé de construire la première mini-centrale à eau de mer au monde. Sur les rives du fjord d'Oslo, le groupe public norvégien aménagera l'an prochain un projet-pilote de centrale "osmotique", une forme d'énergie propre qui, selon ses promoteurs, pourrait en théorie produire 1.600 TWh à l'échelle mondiale, soit la moitié de la consommation énergétique actuelle en Europe.

"C'est totalement neutre en émissions de CO2", explique Jon Dugstad, un haut-responsable de Statkraft. "Tout ce qu'on fait, c'est mélanger eau douce et eau de mer, sans rien ajouter dans un processus qui est parfaitement naturel" puisqu'il se produit partout où les rivières se jettent dans la mer.

L'énergie osmotique exploite la différence de concentration entre liquides : si l'on sépare deux masses d'eau filtrée, l'une salée l'autre douce, par une membrane semi-perméable, la seconde --moins concentrée-- migre naturellement vers la première. Le surcroît de pression généré sur l'eau salée, elle-même préalablement pressurisée, peut alors être transformé en énergie via une turbine.

Dans une usine de Hurum, dans le sud de la Norvège, Statkraft va donc construire une minuscule centrale osmotique capable de produire de 2 à 4 KWh, de quoi alimenter quelques ampoules. "Le prototype ne vise qu'à valider la technologie", précise M. Dugstad. En cas de succès, une centrale à plus grande échelle, capable celle-là de produire de 160 à 170 GWh --assez pour alimenter environ 15.000 foyers en électricité--, pourrait suivre dans les années qui viennent. Selon Statkraft, l'énergie osmotique pourrait être compétitive aux alentours de 2015. Avec l'Europe, l'Amérique du Nord, l'Afrique du Sud et certaines régions d'Amérique latine parmi les marchés considérés comme les plus prometteurs.

"Ce n'est pas une lubie de chercheurs. A l'avenir, on sera de toutes façons amenés à exploiter toutes les sources d'énergie propres", commente Gérald Pourcelly, directeur de l'Institut européen des membranes affilié au CNRS.

Le principal défi technologique se situe au niveau de la membrane, dont l'étendue et la perméabilité --permettant à l'eau douce de migrer vers l'eau salée sans que les particules de sel ne puissent faire le parcours en sens inverse-- déterminent le niveau d'énergie produite. "Le problème, c'est qu'il faut que les surfaces d'échange, c'est-à-dire la membrane, soient extrêmement grandes pour recueillir suffisamment d'énergie. Cela va nécessiter de grandes quantités de membranes pour une énergie au m2 relativement faible", estime M. Pourcelly.

Au fil des ans, Statkraft dit être parvenu, en laboratoire, à un flux (la quantité d'énergie rapportée à la surface) de 3 Watt/m2. "Nous pensons qu'il nous faut 5 Watt/m2", indique-t-on chez Statkraft. D'une exploitation peu coûteuse une fois installée, l'énergie osmotique aurait aussi le mérite d'assurer une production constante, un gros avantage par rapport au solaire ou à l'éolien. L'inconvénient est d'ordre géographique dans la mesure où de telles centrales nécessitent une certaine emprise au sol dans des zones souvent déjà fortement urbanisées, au point de jonction entre rivières et océans.

AFP

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Accord à la réunion de Valence sur le réchauffement climatique
Vendredi, 23/11/2007 - 00:00

Les délégués du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) sont parvenus le 17 novembre à un accord provisoire sur un document propre à influer longtemps sur les politiques en matière d'environnement. "C'est le rapport le plus sévère rédigé par le Giec, mais il dit bien qu'il est encore temps d'agir", a commenté Bill Hare, un climatologue australien, qui a participé à la rédaction du texte.

Le rapport de synthèse du Giec, qui résume les dernières données scientifiques sur les causes et les effets du réchauffement climatique, servira de base aux travaux de la conférence internationale des ministres de l'Environnement qui se tiendra en décembre à Bali, en Indonésie.

La réunion de Bali doit fixer un calendrier de deux ans pour trouver un successeur au protocole de Kyoto, qui arrive à échéance en 2012. Mais un accord final sur le rapport de synthèse dépend de l'approbation d'un rapport scientifique beaucoup plus long qui est toujours à l'étude.

Le projet de résumé impute la hausse des températures aux activités humaines. Il préconise une forte réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), dues principalement à l'utilisation de combustibles fossiles, afin de prévenir de nouvelles canicules, la fonte des glaciers et l'élévation du niveau de la mer. "Ce rapport envoie un signal très fort à Bali", a déclaré Hans Verolme, directeur du programme des changements climatiques du WWF (Fonds mondial pour la nature). "Maintenant, la balle est dans le camp des responsables politiques."

"Après cela, aucun dirigeant politique ne pourra arguer qu'il ne sait pas ce qui se passe", a dit Verolme lors d'un point de presse à Valence. "Cette réunion marque une étape qui influencera les responsables politiques pendant des décennies. "La réunion du Giec, qui rassemble des experts et des responsables de 130 pays sous l'égide de l'Onu, s'emploie depuis le début de la semaine à résumer trois rapports remis cette année par des groupes de travail sur le réchauffement.

Le résumé définitif sera présenté par le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, au dernier jour de la réunion de Valence. Il doit compter une vingtaine de pages à partir des précédents rapports qui en totalisent plus de 3.000. "Je crois que le rapport est plus robuste que ce que beaucoup craignaient", a dit un délégué en notant qu'il mettait en évidence cinq motifs d'inquiétude majeurs comme les menaces pesant sur les écosystèmes, les extinctions d'espèces ou les phénomènes météorologiques extrêmes.

Le Giec a été récompensé cette année par le prix Nobel de la paix avec l'ancien vice-président démocrate américain Al Gore. Le protocole de Kyoto contraint 36 pays industrialisés à réduire leurs émissions d'au moins 5 % par rapport à leur niveau en 1990 d'ici 2008-12. Le nouveau protocole aurait pour ambition d'intégrer les pays aujourd'hui absents de Kyoto, au premier rang desquels la Chine et les Etats-Unis, les deux principaux émetteurs de gaz à effet de serre.

L'ébauche du rapport de synthèse du Giec souligne qu'il n'est pas trop tard pour ralentir le phénomène du réchauffement climatique et que les objectifs les plus ambitieux de réduction des émissions de GES coûteront moins de 0,12 % du Produit mondial brut chaque année d'ici à 2030. Certains experts jugent que les projections du Giec sur les émissions de CO2 ou sur l'élévation du niveau de la mer sont trop optimistes, alors que la fonte de la banquise a dépassé toutes les prévisions.

LM

Destruction des forêts d'Indonésie : possible "bombe climatique"
Vendredi, 23/11/2007 - 00:00

La destruction des forêts et tourbières en Indonésie pour répondre à la demande mondiale en huile de palme, utilisée dans l'alimentation, les cosmétiques et les biocarburants, pourrait déclencher à terme une "bombe climatique". "A moins que des efforts soient entrepris pour arrêter la destruction de la forêt et des tourbières, les émissions (de dioxyde de carbone) de ces zones pourraient déclencher une +bombe climatique+", a indiqué Greenpeace dans un rapport publié et intitulé "Cooking the climate" (Cuire le climat).

L'organisation prévient que ces forêts absorbent actuellement du dioxyde de carbone (CO2), un gaz à effet de serre considéré comme le principal responsable du réchauffement climatique. Mais leur destruction "va bientôt transformer ces entrepôts de CO2 en sources d'émission". Selon elle, la disparition totale des forêts et tourbières de la province de Riau (centre de l'île de Sumatra) pourrait libérer à terme l'équivalent de la production mondiale annuelle de gaz à effet de serre.

Cette province, qui dispose de 4 millions d'hectares de tourbières (l'équivalent de la Suisse) qui font parfois quinze mètres d'épaisseur et 1,4 million d'hectares de plantation de palmiers à huile, possède "actuellement la plus importante capacité de stockage de CO2 au monde" (14,6 milliards de tonnes), a souligné le rapport.

Pour l'heure, la destruction de la végétation et des forêts marécageuses en Indonésie provoque l'émission de 1,8 milliard de tonnes de CO2 chaque année, soit 4 % des émissions mondiales annuelles. Réclamant l'arrêt de cette déforestation, le groupe écologique pointe notamment du doigt les géants mondiaux de l'industrie tels Unilever, Nestlé et Procter & Gamble, principaux acheteurs d'huile de palme indonésienne. L'Indonésie est le second producteur mondial d'huile de palme après la Malaisie. Les deux pays représentent 85% de la production mondiale.

Yahoo

L'ozone pourrait nuire aux cultures mondiales
Vendredi, 23/11/2007 - 00:00

Selon une récente étude, la hausse du niveau d'ozone pourrait causer de graves dégâts à la végétation dans de nombreuses régions du monde et réduire la valeur des récoltes mondiales de 12 %. L'ozone, une forme particulière de l'oxygène, protège la Terre du rayonnement solaire lorsqu'il se trouve dans la haute atmosphère. En revanche, lorsqu'il se trouve à des altitudes moins élevées, il est considéré comme un polluant et contribue à l'augmentation de l'effet de serre. La quantité d'ozone augmente depuis le début de l'ère industrielle dans la basse atmosphère.

Si l'on ne réduit pas les émissions de gaz à effet de serre, les niveaux d'ozone pourraient augmenter de 50 % d'ici 2100, préviennent des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT), qui publient leurs travaux dans le numéro de novembre de la revue Energy Policy. "Cette hausse aura un impact fort et disproportionné sur la végétation", écrivent-ils. En juillet, une étude britannique publiée par la revue Nature affirmait que l'ozone dans la troposphère - couche la plus basse de l'atmosphère, jusqu'à 20 km d'altitude - nuit aux plantes et affecte leur capacité à absorber le dioxyde de carbone, principal gaz à effet de serre. Les plantes cultivées, et donc fertilisées, sont plus vulnérables que les autres à l'ozone.

La photosynthèse permet aux plantes de produire de l'énergie en absorbant du dioxyde de carbone (CO2). Elles rejettent alors de l'oxygène. Le CO2 entre dans les plantes par de petits pores, les stomates. "Lorsque des cultures sont fertilisées, leurs stomates s'ouvrent davantage et elles aspirent plus d'air. Et plus elles aspirent de l'air, plus elles subissent de dégâts à cause de l'ozone", a expliqué John Reilly, directeur adjoint d'un programme de recherche du MIT sur les changements climatiques. "C'est un peu comme sortir faire de l'exercice très intense alors qu'il y a un pic d'ozone."

Les effets typiques de l'ozone sur les plantes sont un jaunissement des feuilles et des motifs tachetés. Contrairement au CO2, qui est directement produit par l'activité humaine, l'ozone est qualifié de polluant secondaire, puisqu'il est produit par des réactions chimiques d'autres substances, comme le protoxyde d'azote ou le monoxyde de carbone.

Nature

Faire maigrir les Américains est bon pour la planète
Vendredi, 23/11/2007 - 00:00

L'obésité, problème de santé publique majeur qui sévit aux Etats-Unis, et le réchauffement climatique qui menace la planète n'ont, en apparence, rien en commun. Sauf pour les experts, qui invitent la population à faire d'une pierre deux coups, en préférant la marche à pied ou la bicyclette à la voiture. Selon eux, si tous les Américains âgés de 10 à 74 ans, marchaient ne serait-ce que 30 minutes par jour au lieu de prendre leur voiture, on réduirait les émissions annuelles de dioxyde de carbone, le plus important des gaz à effet de serre, de 64 millions de tonnes. De plus, environ 24,6 milliards de litres d'essence pourraient être économisés. Et, selon leurs calculs, 1,36 milliards de kilos seraient perdus.

"Le simple fait d'aller à l'école à pied agit sur le climat, sur l'obésité, le diabète et la sécurité", a déclaré à l'Associated Press le Dr Howard Frumkin, directeur du Centre national pour la santé environnementale aux Centres de contrôle et prévention des maladies (CDC, basés à Atlanta, en Georgie). Le changement climatique est un problème de santé publique majeur et meurtrier, qui ne cesse de s'aggraver, selon les experts. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que 160.000 personnes sont mortes en 2000 du paludisme, de diarrhées, de malnutrition, ou victimes des inondations. Autant de problèmes aggravés par le changement climatique, selon les experts en santé publique et en climatologie.

L'Association américaine de santé publique, qui compte mettre en avant les problèmes sanitaires qu'entraîne le réchauffement climatique en avril prochain, cherche à trouver des solutions communes aux problèmes du réchauffement et de l'obésité, a déclaré le Dr Georges Benjamin, directeur exécutif de l'association.

La solution, c'est de faire sortir les gens de leurs voitures, ont résumé Jonathan Patz, président de l'association internationale pour l'écologie et la santé et Howard Frumkin, lors de la convention annuelle de l'association. Car remplacer le voiture par le vélo ou la marche, n'aura pas uniquement un effet sur l'obésité ou le réchauffement, ont-ils ajouté. Ce comportement entraînera aussi moins de pollution, moins d'accidents de la route ou d'ostéoporose, et même moins de dépression, l'exercice physique agissant sur le moral.

En moyenne, une personne qui marche 30 minutes par jour perdrait 5,9 kilos par an. Et si tout le monde s'y met, les Etats-Unis brûleraient au total 10,5 milliards de calories, selon les scientifiques, autrefois attachés à l'Université de Californie-Berkeley. Parallèlement, les émissions de dioxyde de carbone seraient réduites d'une quantité semblable à la production du Nouveau Mexique.

Google

Vendredi, 23/11/2007 - 00:00
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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Des embryons de primates obtenus pour la première fois par clonage
Vendredi, 23/11/2007 - 00:00

Des chercheurs américains du Centre national de recherche sur les primates de l'Oregon ont réussi pourla première fois à produire des embryons de primate par clonage, permettant la création de deux lignées de cellules souches embryonnaires, ce qui ouvre la perspective du clonage thérapeutique chez l'homme. Cette première réussite du clonage chez des singes macaques rhésus ouvre la perspective d'appliquer une technique similaire chez l'homme, qui fait lui aussi partie des primates, afin de produire des cellules souches réparatrices de tissus lésés, espèrent les chercheurs.

Les embryons ont été obtenus grâce à une technique similaire à celle utilisée en 1996 pour la naissance de la brebis "Dolly", premier clone d'un mammifère adulte, dont le matériel génétique provenait d'une cellule tirée du pis d'une brebis. Dans cette technique, on remplace le programme génétique (ADN) du noyau d'un ovule par l'ADN d'une cellule du mammifère adulte qu'on veut cloner. Mais dans le cas des macaques, il n'y a pas eu de naissance de bébé, donc il ne s'agit pas d'un clonage reproductif comme pour Dolly.

L'expérience de l'équipe de l'Université de l'Oregon (Etats-Unis), dirigée par Shoukhrat Mitalipov, visait à tester sur le primate la possibilité du clonage à but thérapeutique. L'objectif des chercheurs était de prélever sur les embryons de quelques jours des cellules souches embryonnaires capables de proliférer indéfiniment pour donner des lignées de millions de cellules ayant le même patrimoine génétique que l'animal adulte cloné.

L'application du même procédé pour la production de cellules souches embryonnaires réparatrices chez l'homme éviterait tout risque de rejet des cellules ou tissus greffés, car celles-ci auraient le même patrimoine génétique que le receveur. Les cellules souches embryonnaires suscitent des espoirs de thérapie régénératice de tissus lésés (coeur après un infarctus, maladie d'Alzheimer...) parce qu'elles sont capables de se spécialiser pour devenir n'importe quel type de cellules de l'organisme : peau, nerf, muscle, coeur...

En juin dernier, une équipe française dirigée par Michel Pucéat (I-stem AFM, Evry, France) a montré pour la première fois que les cellules souches embryonnaires humaines sont bien capables de se transformer en cellules musculaires cardiaques susceptibles de réparer des coeurs défaillants de rats. Des travaux de recherche non encore directement applicables à l'homme. L'obtention de lignées de cellules souches à partir d'embryons clones de primates est un autre pas vers le clonage thérapeutique, même si le taux de succès est très limité.

Il a en effet fallu 304 ovules de 14 femelles rhésus macaques, pour aboutir à 35 embryons de quelque jours et, finalement, à deux lignées de cellules souches embryonnaires. Soit un taux de succès de seulement 0,7 % par rapport au nombre d'ovules utilisés. En 2004-2005, le chercheur sud-coréen Hwang Woo-suk avait affirmé avoir réussi à produire des lignées de cellules souches à partir d'embryons humains obtenus par clonage, avant que ses travaux se révèlent falsifiés. Les travaux de l'équipe américaine ont été vérifiés par d'autres chercheurs, afin de s'assurer que les lignées de cellules souches produites avaient bien le même patrimoine génétique que les donneurs d'ADN.

SD

Un vaccin à l'essai contre le paludisme à l'Institut Pasteur
Vendredi, 23/11/2007 - 00:00

l'Institut Pasteur d'annoncer la mise au point d'un candidat-vaccin « qui a largement prouvé, conceptuellement, son intérêt ». Son nom de code : MSP3. Si les essais en cours se révèlent concluants, ce serait une excellente nouvelle pour les 2 milliards de personnes menacées par ce fléau dans le monde.

Le travail a été mené par le laboratoire de Parasitologie bio-médicale de l'Institut Pasteur, en collaboration avec Sanofi Pasteur, l'Institut pour la Recherche et le Développement (IRD) et l'Institut Pasteur de Dakar au Sénégal. Le candidat-vaccin « serait susceptible de pouvoir induire une protection efficace grâce à un antigène particulier - le MSP3 n.d.l.r.- du parasite Plasmodium falciparum » à l'origine de la maladie.

Cet espoir se justifierait par l'ampleur et la solidité de l'étude réalisée : dans un premier temps, 247 habitants d'un village sénégalais ont fait l'objet d'une étude prospective sur 14 ans, avec suivi médical quotidien et prélèvements de sérum.

A cela s'ajoute un premier essai concluant de phase I chez des volontaires sains. Et deux nouveaux essais, toujours de phase 1, sont actuellement en cours au Burkina-Faso et en Tanzanie, en pleine zone d'endémie palustre. « Tous ces résultats concordent avec ceux d'une série d'études expérimentales, menées in vitro et in vivo » conclut Pierre Druilhe, de l'Institut Pasteur.

DS

Un nouveau traitement contre le cancer du foie inopérable
Vendredi, 23/11/2007 - 00:00

La Commission européenne vient d'accorder son autorisation de mise sur le marché (AMM) au Nexavar (soranefib) dans le traitement du carcinome hépatocellulaire. C'est la forme la plus fréquente de cancer du foie, qui chaque année tue plus de 8 000 Français. « C'est une avancée énorme pour au moins un tiers des patients diagnostiqués », souligne le Pr Jean-François Seitz, chef du service d'oncologie digestive à l'hôpital de la Timone, à Marseille. « Nous allons passer d'une aire où il n'y avait aucun traitement efficace à proposer, à celle d'un traitement médicamenteux simple (par voie orale) et efficace qui statistiquement allongera l'espérance de survie de 44 %. »

Pour autant, tous les malades ne pourront en bénéficier. « Nous seront certainement confrontés à de faux espoirs », convient Jean-François Seitz. « Ce traitement sera indiqué chez des patients qui ont un carcinome hépatocellulaire et ne peuvent être traités par la chirurgie, la radiofréquence ou la transplantation hépatique. Ils devront par ailleurs présenter un fonctionnement hépatique et un état de santé général satisfaisants ».

Le soranefib est ce que l'on appelle une biothérapie. Il bloque à la fois la croissance des tumeurs, et l'angiogénèse qui lui est indispensable. Ce traitement est également reconnu pour son bon profil de tolérance. « Les effets secondaires gênants touchent moins de 10 % des patients » souligne le Pr Seitz. Rappelons que ce traitement a déjà reçu une AMM dans le traitement du cqnce avancé du rein.

DS

Mis à jour d'un mécanisme de résistance des cellules tumorales aux médicaments
Vendredi, 23/11/2007 - 00:00

Le carcinome bronchique "non à petites cellules" souvent désigné par le sigle NSCLC (de non-small cell lung cancer) à un stade avancé représente plus de 80 % des cancers des poumons. Un traitement chimiothérapique utilisant des combinaisons de médicaments améliore la survie des patients en augmentant la période sans progression de la maladie. Cependant, l'apparition de tumeurs résistantes aux médicaments compromet l'efficacité de ce traitement. Des chercheurs du Children's Cancer Institute Australia for Medical Research (CCIA) ont élucidé un des mécanismes qui permet aux cellules cancéreuses de se protéger contre les effets de certains médicaments chimiothérapeutiques.

Une protéine du cytosquelette, la tubuline bIII, semblerait jouer un rôle déterminant dans la résistance des cellules tumorales à divers médicaments utilisés pour traiter des cancers du poumon, des ovaires et des seins. Ils ont montré que le blocage de l'expression du gène de la tubuline bIII dans les cellules NSCLC augmente leur sensibilité à ces médicaments. La tubuline biii serait donc impliquée dans les mécanismes de protection des cellules cancéreuses et l'expression anormale de cette protéine conduirait à la résistance des cellules aux substances chimiothérapeutiques.

BE

L'informatique à la pointe de la recherche en biologie
Vendredi, 23/11/2007 - 00:00

Il y a peu encore l'expression des gènes - c'est-à-dire leur traduction en protéines - était, en gros, principalement associée à la présence, en tête de la séquence ADN d'un gène, de zones particulières permettant la régulation et la transcription de ce gène. Des travaux de plus en plus nombreux tendent néanmoins à démontrer que ces séquences ne seraient qu'un aspect du processus. En particulier, les chromosomes (l'ADN au plus haut niveau de compactage) seraient répartis par territoires dans le noyau et cette répartition serait caractéristique de la fonction de la cellule considérée.

Les interactions se produisant dans leur territoire et à leurs frontières joueraient donc, semble-t-il, dans les processus d'expression des gènes. D'où l'empressement des biologistes à identifier quels chromosomes sont en contact à quel endroit et avec quelle fréquence, et établir ainsi les réseaux des interactions intra et inter chromosomes puis en déduire leur rôle.

Dans un deuxième temps, Chromonet se proposera d'établir des liens entre ces interactions et des phénomènes chromosomiques (régulation, transcription, réarrangement des chromosomes) ou des voies métaboliques (une même voie métabolique pouvant faire appel à des protéines éloignées sur l'ADN, mais proches dans le noyau). Pour cela les équipes de l'INRIA s'appuieront sur des comparaisons de graphes et l'étude de corrélations. Contrairement aux travaux s'inspirant des réseaux physiques de type Internet, elles prendront en considération les spécificités des réseaux biologiques, indispensables pour étudier les régularités (plusieurs types de noeuds, processus dynamique, etc.).

INRIA

Un test pour la détection par le sang de la maladie d'Alzheimer
Vendredi, 23/11/2007 - 00:00

ExonHit Therapeutics, société de découverte dans les domaines thérapeutique et diagnostique, a finalisé le prototype du premier test sanguin de la maladie d'Alzheimer que cette société souhaite certifier et offrir en service dans ses laboratoires conformes avec les BPL (Bonnes Pratiques de Laboratoire) auprès de l'industrie pharmaceutique dès 2009. Ce premier test a pour objectif d'identifier, à partir d'un échantillon sanguin, les patients atteints de la maladie d'Alzheimer. Un deuxième test est en cours de développement et aura pour objectif d'identifier précocement les individus atteints de troubles cognitifs (MCI - Mild Cognitive Impairment) et risquant d'évoluer vers une démence de type Alzheimer.

« Les performances du test sanguin ont été améliorées depuis mars 2007, il permet désormais de détecter la présence de la maladie d'Alzheimer chez des patients ayant un trouble cognitif, caractérisé par un score MMSE (Mini Mental State Examination) inférieur à 20 et un score GDS (Global Deterioration Scale) supérieur ou égal à 4, avec une spécificité et une sensibilité supérieure à 95 %, sur un échantillon de 174 personnes » affirme le communiqué. Et de préciser : « en plus de l'avantage de fournir une mesure simple de la pathologie aux cliniciens, les performances de ce test sont supérieures à celles des pratiques actuelles ».

Plus concrètement, il s'agit d'un test par hybridation des acides nucléiques (ARN) isolés à partir d'un tube de sang, sur une puce fabriquée à façon et regroupant des séquences identifiées grâce à la technologie de criblage du génome humain brevetée par ExonHit. Selon ses concepteurs, « le test distingue, sur la base d'un prélèvement sanguin, les patients atteints de la maladie d'Alzheimer de ceux atteints de troubles bipolaires, de schizophrénie ou de dépression.

SA&

Le cerveau contrôle un bras robotisé
Vendredi, 23/11/2007 - 00:00

Les interfaces neuronales directes (ou BCI pour Brain-Computer Interface) s'appliquent désormais à un bras robotisé. Développé par le Fraunhofer Institute dans le cadre du projet de recherche Brain2Robot, il est effectivement contrôlé à l'aide des signaux électriques produits par le cerveau. Le prototype combine - en sus de l'électro-encéphalographie - des techniques d'eyetracking (suivi du mouvement des yeux). Avec lui, l'utilisateur est à même de déclencher et d'orienter le mouvement du bras. Un concept qui pourrait permettre aux personnes handicapées ou paralysées de recouvrer une certaine forme d'autonomie. Le premier prototype fera prochainement l'objet d'une démonstration publique.

L'appareil mis au point par l'institut allemand mesure l'activité du cerveau grâce à un dispositif d'électrodes. Celui-ci va d'abord amplifier les signaux émis par l'organe cérébral pour ensuite les transmettre à un système informatisé. L'ordinateur intégré à Brain2Robot est dès lors capable de détecter les variations d'activité du cerveau déclenchées par la simple "conception mentale d'un comportement spécifique". Par exemple, l'appareil est à même de traduire distinctement la volonté de déplacer la main gauche ou droite, ce, à partir de l'analyse des impulsions neuronales enregistrées.

La technologie de eyetracking intégrée complète le système et permet pour sa part de déterminer avec précision la direction vers laquelle doit se diriger le bras articulé. Dans ce dessein, l'orientation du regard de l'utilisateur est captée par un dispositif comportant deux caméras montées sur une paire de lunettes spécialement conçue. Ce prototype issu de sept années de recherche autour de l'encéphalographie a été développé dans l'idée d'une exploitation à visée médicale. Brain2Robot pourrait en effet être utilisé pour le contrôle de prothèses, le développement de robots d'assistance et pourrait également être adapté sur des chaises roulantes.

Atelier

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