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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 349
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 21 Août 2005
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Egalement dans ce numéro
TIC
Les Japonais rêvent d'une télé du futur en 3D et odorama
Japon : internet prend place à bord d'un nouveau train de banlieue à Tokyo
Japon : le haut débit par fibre optique majoritaire en 2008
Japon : les expatriés conseillés par visiophonie
Les concepts de réseaux inspirent les systèmes sur puce de prochaine génération
Intel va sortir des microprocesseurs très économes
Intel invente le WiFi sécurisé
Un PC qui se déconnecte automatiquement en cas de virus !
Une maison clefs en main
Avenir
Le robot Wakamaru, bientôt sur votre moquette ?
Matière
Le prix élevé du pétrole relance le débat sur les énergies renouvelables
Des feuilles de nanotubes de carbone ultraminces ouvrent de nouvelles perspectives dans les nanotechnologies
Terre
L'Arctique pourrait connaître des étés sans glace d'ici 100 ans
Le plus grand parc éolien français sort de terre
Un GPS contre la sécheresse
Vivant
Myopathie : nouvelle étape vers la thérapie génique
Le génome du chimpanzé au grand jour
Des chats sauvages clonés ont donné naissance à des chatons
Aucun lien entre l'utilisation de téléphones portables et l'apparition de cancers
Une puce électronique pour détecter la dengue
Un « hôpital portable » pour les seniors et les personnes atteintes de maladie chronique
L'aspirine limite bien les risques de cancer du colon
Une société lyonnaise crée des souris transgéniques à la demande
Les ARN interférents efficaces contre le SRAS
La maladie de la vache folle pourrait provenir de restes humains
Le foetus pourrait réparer le cerveau de la mère
Les jeux vidéos violents rendent agressifs
Homme
75 % des internautes français ont adopté l'administration électronique
Microsoft se lance dans la téléphonie sur internet
A La Baule, les assistants personnels distribuent les places de marché
Les chaînes de télévision se lancent dans la vidéo à la demande
Recherche
Microsoft dépose le brevet de la voiture fantôme
Edito
Interdiction totale du tabac dans tous les lieux publics: le moment est venu de voter une loi



Le député alsacien Yves Bur a déposé devant l'Assemblée nationale une proposition de loi visant à interdire le tabac dans les lieux publics. La loi Evin, applicable depuis 1992, réglemente la consommation de tabac dans les lieux publics en France, mais la séparation entre zones fumeurs et non-fumeurs dans les bars et les restaurants est peu respectée. La plupart des autres pays européens ont pris des dispositions antitabac en réglementant la consommation dans les lieux publics ou les entreprises, ou en interdisant la publicité et la vente de cigarettes aux mineurs.

L'Irlande a été la première à imposer une interdiction de fumer dans tous les lieux publics le 29 mars 2004, rejointe par l'Italie le 10 janvier 2005 et la Suède en juin. En Irlande, la loi sanctionne d'une amende pouvant aller jusqu'à 3 000 euros toute personne y contrevenant, et vise aussi les patrons de pubs, qui risquent de perdre leur licence s'ils ne l'appliquent pas. Aux Etats-Unis, plusieurs états, dont New York, interdisent également l'usage du tabac dans tous les lieux publics. En France, 70 % des Français se disent favorables à une telle interdiction et il suffit d'entrer dans un bar ou un pub enfumé pour comprendre à quel point la fumée de cigarette est insupportable pour les non-fumeurs, particulièrement dans des endroits confinés et mal aérés.

Alors que la convention internationale contre le tabac, signée en mai 2003 par les 192 Etats membres de l'Organisation mondiale de la santé, vient enfin d'entrer en vigueur début 2005, et au moment où nos voisins européens interdisent les uns après les autres le tabac dans tous les lieux publics, il est capital que notre pays ait la volonté de se replacer à l'avant-garde de la lutte contre ce fléau, lutte qui s'inscrit en outre pleinement dans le cadre du vaste plan anti-cancer lancé à l'initiative du Président de la République.

En matière de cancer présisemment, une nouvelle étude publiée dans le British Medical Journal en juillet 2005 révèle que le nombre de décès par cancer du poumon est en train de baisser en Europe. Mais pas en France, et pas chez les femmes. Le tabac tue chaque année 650000 personnes en Europe, dont 65000 personnes en France (l'équivalent d'une ville comme Tarbes, Valence ou Colmar), par cancer, maladies cardio-vasculaires et maladies respiratoires. Quatre pays européens font encore figure d'exception : l'Espagne, la Grèce, le Portugal et... la France. Dans ces pays, la chute du nombre de décès par cancer du poumon n'a en effet pas encore été amorcée.

Rappelons qu'en France, le cancer du poumon est de loin le responsable du plus grand nombre de décès par cancer, avec près de 27000 décès par an. Les tendances sont toutefois différentes selon le sexe: chez les hommes où l'incidence et la mortalité sont six fois plus élevées que chez les femmes, ces deux indicateurs présentent une augmentation modérée mais continue depuis 1980, de l'ordre de + 0,6 % par an. En revanche, dans la population féminine, l'incidence et la mortalité présentent une augmentation très importante, respectivement + 4,5 % et + 2,9 % par an.

Pour les femmes, l'augmentation de l'incidence est continue et s'accélère pour les cohortes les plus jeunes. L'analyse de la mortalité fait apparaître une inflexion très brutale pour celles nées après la seconde guerre mondiale. En France, une femme née dans les années 1950 a trois fois plus de risque de décéder d'un cancer du poumon qu'une femme née dans les années 1930. Parmi les facteurs de risque, le tabac a un rôle prépondérant: il est responsable d'environ 85 % des cancers du poumon.

Une autre récente étude montre qu'entre 2000 et 2019 l' accroissement du taux de mortalité par cancer du poumon en France chez les femmes sera de 103 %, soit un doublement ! Le nombre de décès par cancer du poumon, chez les femmes françaises en 2015-2019, devrait, selon cette étude, approcher les 11800 décès annuels. Face à une telle situation, l'Etat a le devoir de tout mettre en oeuvre pour réduire cette hécatombe à laquelle s'ajoute les 3000 morts par an provoquées par le tabagisme passif dans notre pays. Soulignons également, parmi les multiples effets néfastes du tabagisme passif, qu'une étude américaine (voir article dans notre rubrique « Santé ») vient de révéler que les adolescents exposés au tabagisme passif augmentaient sensiblement leurs risques de devenir obèses, de souffrir de diabète ou d'hypertension.

Quant aux arguments invoquant la liberté du fumeur, ils ne résistent pas à une analyse sérieuse. Si, selon la célèbre définition républicaine, "La liberté consiste à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui", il est à présent formellement démontré scientifiquement que le fumeur qui fume dans un lieu public nuit à ses voisins et que sa fumée augmente de manière significative les risques de cancers, d'allergies ou de problèmes respiratoires pour toutes les personnes qui y sont exposées, sans que celles-ci puissent se soustraire à ces nuisances. Il n'y a donc plus aucune raison de continuer à tolérer le tabac dans les lieux publics fermés et une large majorité de nos concitoyens se prononcent d'ailleurs pour cette interdiction totale du tabac dans tous les endroits publics.

Enfin le risque, invoqué par les propriétaires de bars, restaurants ou boîtes de nuit, de voir la fréquentation et le chiffre d'affaires de leurs établissements diminués, en cas d'interdiction totale du tabac dans les lieux publics, ne semble pas fondé puisqu'au contraire il semble que cette fréquentation ait augmenté dans les pays qui ont pris cette mesure courageuse.

Notre classe politique et notre Parlement s'honoreraient d'adopter rapidement et à l'unanimité cette Proposition de loi qui représente une avancée décisive en matière de santé publique et de prévention contre le cancer. Souhaitons que cette volonté politique, soutenue par un large consensus démocratique, perdure et permette l'adoption rapide de cette loi historique et, au-delà, la mise en place d'une vaste et ambitieuse politique de prévention visant à inciter dès le plus jeune âge nos concitoyens à adopter des comportements et une hygiène de vie susceptibles de les protéger du cancer et des grandes pathologies tueuses de ce siècle.

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Les Japonais rêvent d'une télé du futur en 3D et odorama
Lundi, 22/08/2005 - 00:00

Les Japonais comptent créer d'ici 2020 un téléviseur du futur, avec des images haute-définition en trois dimensions, que l'on pourrait toucher, et les odeurs qui vont avec, grâce à un programme national associant des chercheurs, des entreprises technologiques et le monde universitaire. Ce sommet de la "réalité virtuelle" permettrait au téléspectateur de regarder des images en 3D sous n'importe quel angle, et de toucher et sentir les objets ainsi projetés à la verticale au-dessus d'un écran positionné à l'horizontale.

"Pouvez-vous vous imaginer en train de regarder un match Japon-Brésil en finale de Coupe du monde, du dessus, comme si vous y étiez vraiment ?", demande Yoshiaki Takeuchi, directeur recherche et développement au ministère des Télécommunications et de l'Intérieur. Entreprises, universités et instituts de recherche du monde entier ont fait des progrès dans la reproduction en 3D pour la télévision, mais les technologies recréant les sensations de toucher et d'odeur sont d'un autre niveau de complexité, a expliqué Takeuchi à Reuters. Les ultrasons, la stimulation électrique et l'air sous pression sont autant de pistes qu'explorent les chercheurs pour le toucher.

Dès lors, on se prend à rêver de l'éventail d'applications d'un tel téléviseur: "toucher" le sac à main vendu par télé-achat, assister à une opération chirurgicale, voire même simuler une opération du coeur sur des images en 3D. Cette télévision du futur fait partie d'un projet national plus large dédié à la promotion de la "télécommunication universelle", un concept selon lequel l'information circulerait sans heurts et intelligemment, indépendamment des lieux et des langages. Un comité suivant le projet a publié un rapport intermédiaire le mois dernier et le ministère compte demander un budget de plus d'un milliard de yens (9 millions de dollars) pour financer le projet lors du prochain exercice fiscal débutant en avril 2006.

Reuters

Japon : internet prend place à bord d'un nouveau train de banlieue à Tokyo
Lundi, 22/08/2005 - 00:00

Déjà accessible depuis quelques avions, des aéroports, des gares et de nombreux lieux publics, internet est désormais disponible à bord d'un nouveau train de banlieue high-tech entré en service le mois dernier à Tokyo. Baptisée Tsukuba Express, la nouvelle ligne ferroviaire semi-privée ultra-moderne qui relie Akihabara, le quartier des nouvelles technologies de Tokyo, à la ville de Tsukuba au nord de la capitale, est partiellement couverte par un réseau sans fil qui permet aux passagers de se connecter à internet dans les gares et à bord des wagons. Pour le moment, le service, déployé par NTT BP et Intel, est seulement fourni à titre expérimental dans cinq des vingt gares desservies par le train, ainsi qu'à bord des wagons. Si les essais sont concluants, il sera mis en place dans toutes les gares et dans l'ensemble des rames. Les quelque 300 utilisateurs testeurs volontaires peuvent d'ores et déjà se connecter gratuitement à internet, durant le trajet y compris à haute vitesse, et dans les gares couvertes, à l'aide d'un PC ou d'un assistant numérique personnel équipé d'une carte réseau sans fil Wi-Fi.

AFP

Japon : le haut débit par fibre optique majoritaire en 2008
Lundi, 22/08/2005 - 00:00

La barre des 20 millions de foyers abonnés à un service d'accès à internet haut débit (ADSL, câble ou fibre optique) a été dépassée pour la première fois fin juin au Japon, sur un total d'environ 47 millions, selon les dernières statistiques du ministère des Télécommunications. Le 30 juin dernier, quelque 20,58 millions de foyers avaient souscrit à une des multiples offres de connexion à la "toile" à haut ou très haut débit, soit 1,05 million de plus qu'à l'issue du trimestre précédent, a annoncé le ministère.

Parmi ces clients, 14,08 millions (68,5 %) ont opté pour une offre reposant sur la technologie ADSL qui atteint au Japon un débit théorique maximum descendant de 54 Mégabits par seconde (Mbit/s). 3,41 millions (16,6 %) bénéficient de la fibre optique (technologie FTTH) qui permet un débit bi-directionnel de 100 Mbit/s. Enfin 3,06 millions (14,9%) se connectent à internet via un réseau câblé TV.

Le trimestre courant d'avril à juin a été marqué par la plus forte progression enregistrée jusqu'à présent du nombre de nouveaux souscripteurs en mode FTTH. 514.000 nouveaux foyers ont fait ce choix pendant cette période. Le confort, la rapidité et les tarifs ultra-compétitifs proposés par les opérateurs/fournisseurs d'accès FTTH sont les principaux facteurs incitant de plus en plus de clients à préférer cette technologie à l'ADSL à peine moins chère.

Pour la première fois dans l'histoire des télécommunications au Japon, les abonnements au réseau fibre optique, au premier trimestre 2005, sont plus importants que ceux de l'ADSL : 420.000 pour la fibre optique contre 350.000 pour l'ADSL. Dans l'archipel, le nombre d'abonnés à l'ADSL plafonne +2,6% à 13,7 millions et la fibre optique progresse très nettement de +17 % à 2,85 millions d'usagers. D'après un rapport de la société japonaise d'études de marché EC Research, d'ici à 2008 la population d'internautes japonais atteindra 64 millions (presque la moitié de la population). Et 90% des "surfeurs" utiliseront le haut débit, dont 45,3 % via la fibre optique.

Yahoo

Silicon

Japon : les expatriés conseillés par visiophonie
Lundi, 22/08/2005 - 00:00

Le groupe d'enseignement japonais Nova et la ville de Tokyo ont lancé un nouveau service de conseils pratiques et d'aide juridique par visiophonie destiné aux représentations d'entreprises étrangères et aux expatriés installés à Tokyo. Le service, baptisé "Tokyo Business Entry Point" (Point d'entrée des affaires à Tokyo") permet aux entreprises de contacter par vidéophone des conseillers fiscaux, des avocats, des juristes ou autres spécialistes.

Ce "guichet unique multiservices" destiné également aux expatriés et à leurs familles utilise le système de visiophonie "Ginganet Denwa" sous protocole internet (IP) développé par Nova. Des conseils divers de vie pratique (services médicaux, logement, éducation, etc.) y sont dispensés par vidéo conférence. "Ginganet Denwa" est déjà employé dans nombre d'organisations utilisant la visiophonie, dont des entreprises, des préfectures, le ministère des Transports, ou encore chez Nova elle-même pour l'enseignement des langues à distance. Le système développé par Nova est un de ceux dont les spécifications techniques sont les plus avancées à l'heure actuelle. Il permet la captation et la transmission bi-directionnelle en direct de vidéos de 30 images par seconde, profitant de la présence au Japon de réseaux haut-débit de grande qualité largement déployée.

Wanadoo:

Les concepts de réseaux inspirent les systèmes sur puce de prochaine génération
Lundi, 22/08/2005 - 00:00

Le réseau informatique de votre bureau pourrait servir de modèle pour la conception de circuits intégrés de prochaine génération, ont récemment affirmé des experts en systèmes sur puce (SoC) lors d'une réunion dans ce petit village viticole français. La notion de réseaux sur puce (NoC) a suscité un grand intérêt lors de la Multi-Processor SoC Conference (MPSoC), où les sessions techniques de la journée ont fait place à des discussions multilingues très animées au cours du dîner. Parmi les représentés, la jeune société française Arteris SA a affirmé offrir les premiers outils de réseau sur puce (NoC pour Network on Chip) commerciaux. Pour sa part, Sonics Inc. a confié que son approche Smart-Interconnect, introduite en 1999, était en fait un concept NoC.

La conférence n'a abouti sur aucune définition consensuelle de la notion de NoC, le scepticisme quant aux échanges potentiels allant bon train. Un point particulier a, cependant, fait coïncider toutes les opinions : l'interconnexion sur puce est un goulet d'étranglement. Les bus point à point ne peuvent pas gérer la bande passante que requièrent les processeurs, mémoires et blocs de propriété intellectuelle (IP) sur des systèmes sur puce complexes. Le concept de NoC remplace le bus fixe par une méthodologie par couches et par paquets, une couche de transaction, une couche de transport et une couche physique par exemple. Ce concept est une source d'innombrables idées de réseautage, telles que la qualité de service (QoS) qui implique la capacité de prédire la latence et l'arrivée de paquets jusqu'au niveau de la puce.

« Au lieu de dédier un câble par connexion, nous réutilisons ces ressources sur la base d'un réseau de paquets à trois couches », a indiqué Charles Janac, nouveau directeur général d'Arteris, qui a présenté ses outils NoC comme de l'IP configurable en mars. « Nous prévoyons de livrer les paquets via les mêmes câbles. » Les partisans de ce concept ont avancé certains avantages potentiels, tels que des débits de transmission de données bien supérieurs, une plus grande flexibilité et une réutilisation plus simple de l'IP.

EET

Intel va sortir des microprocesseurs très économes
Lundi, 22/08/2005 - 00:00

Le leader mondial des microprocesseurs Intel, va fabriquer des mini-puces à la fois musclées et très économes en énergie, qui permettront de donner naissance à une nouvelle génération d'appareils électroniques de poche, a annoncé le président du groupe. Ces nouvelles puces à la fois plus petites et moins gourmandes en électricité seront disponibles en 2006 a précisé Paul Otellini en ouvrant un forum annuel de développeurs (fabricants de logiciels et de matériel informatique) à San Francisco. Selon lui, ces mini-processeurs favoriseront le lancement d'appareils électroniques de poche à très faible consommation nécessitant moins d'un watt de puissance et d'un poids inférieur à 500 grammes. La réduction de la consommation des microprocesseurs pourrait se traduire par des milliards de dollars d'économies sur les coûts énergétiques dans les années à venir, a encore estimé le PDG d'Intel tablant sur la vente de quelque 200 millions d'ordinateurs cette année dans monde. La prochaine génération de microprocesseurs combinera l'architecture des processeurs Intel actuels Netburst et Pentium M, mais disposera en outre d'autres capacités, a-t-il ajouté. Les microprocesseurs à nouvelle architecture équiperont probablement des ordinateurs de plus en plus petits, de plus en plus légers et de moins en moins gourmands en énergie

Intel

Intel invente le WiFi sécurisé
Lundi, 22/08/2005 - 00:00

L'avantage majeur du Wifi devient ainsi son premier inconvénient lorsque le réseau est accessible non seulement depuis tout l'appartement mais aussi depuis la rue ou le parking voisin. Bien sûr, les protocoles ad-hoc, les serveurs d'authentification et autres tunnels VPN viennent désormais sécuriser à peu près convenablement les réseaux sans-fil actuels, mais la faiblesse demeure : les ondes radio sont indisciplinées et débordent largement des locaux légitimes. Un intrus peut alors tenter tranquillement toutes sortes d'attaques contre le réseau depuis le parking ou l'appartement voisin sans être inquiété.

Face à ce constat Intel vient de présenter une technologie particulièrement originale lors de son Intel Developer Forum de San Francisco. Avec la PLT, le fabricant entend mesurer le temps que met le signal à voyager entre le point d'accès WiFi et l'ordinateur afin de situer ce dernier (par triangulation avec deux points d'accès). En comparant leur position géographique au périmètre des locaux légitimes, le système pourra alors refuser la connexion aux ordinateurs situés à l'extérieur. Et, selon Intel, cette technologie est assez précise pour déterminer de quel côté d'un mur se trouve un ordinateur pourtant placé à 70 mètres de là.

Il fallait jusqu'à présent assurer un placement très précis des bornes WiFi afin d'obtenir un résultat à peu près équivalent, et sans aucune garantie (la propagation des ondes radio peut fluctuer en fonction des masses métalliques tels des véhicules ou même de la météo). Les applications d'une telle avancée sont nombreuses : l'entreprise pourra ainsi réellement réserver son accès WiFi à ses seuls invités en en limitant l'usage à une salle de réunion particulière. Bien sûr, cette approche n'est pas une panacée et elle ne remplacera évidemment pas les solutions d'authentification déjà en oeuvre. Mais, elle pourra constituer une excellente première ligne de défense.

Futura

Un PC qui se déconnecte automatiquement en cas de virus !
Lundi, 22/08/2005 - 00:00

L'informatique dite autonome ou proactive est, depuis plusieurs années, l'un des thèmes favoris des chercheurs d'Intel. Ils cherchent à créer des machines capables de déceler et résoudre sans intervention humaine des problèmes, tels qu'un serveur qui surchauffe ou une boîte e-mail saturée de messages. L'Intel Developer Forum (IDF) qui s'est tenu à San Francisco a été l'occasion, pour ces scientifiques, de présenter une technologie baptisée "Automatic Network Outbreak Containment".

Un logiciel commande aux PC de se mettre automatiquement en quarantaine dès qu'ils sont infectés par un virus. Il traque en permanence toute anomalie dans les paquets de données qui transitent sur un réseau pour, le cas échéant, déconnecter le PC contaminé. Les tests effectués se sont révélés probants: pendant 8.000 heures, la technologie a détecté tous les virus qui ont été introduits sur le réseau, tant les programmes répertoriés que les virus créés spécialement en laboratoire, a indiqué Justin Rattner, à la tête de la division dédiée aux technologies d'entreprise chez Intel. «Le logiciel recherche toute modification de comportement au niveau du trafic. Cela n'a rien à voir avec le code des virus en soi», précise-t-il. «Mais il sait aussi éviter les fausses pistes. Vous seriez très mécontent si votre machine était régulièrement déconnectée du réseau sur le simple soupçon d'un virus présent sur le réseau.»

ZDNet

Une maison clefs en main
Lundi, 22/08/2005 - 00:00

Finies les colères noires à chercher les clefs de l'appartement au fond de vos poches ou dans votre sac à main... Après leur apparition dans les aéroports, les administrations et les bureaux dits «sensibles», les technologies biométriques, qui permettent d'identifier une personne à partir de ses caractéristiques physiques uniques (doigts, rétine, iris, voix, forme de la main...), vont faire une entrée remarquée dans la vie quotidienne du grand public. D'ici à quelques semaines, le premier immeuble résidentiel à être doté d'un système de reconnaissance des empreintes digitales devrait voir le jour à Yaletown, un quartier huppé de Vancouver (Canada).

A son arrivée, plutôt que de recevoir le traditionnel trousseau de clefs, chaque nouvel habitant sera invité à se faire scanner le bout des doigts. Fingerprint-IT, la société sud-africaine qui promeut cette innovation, assure que les données seront conservées dans la mémoire d'un ordinateur central non sous la forme de cliché mais d'une suite d'algorithmes inutilisables en cas d'acte de piraterie informatique. Une fois enregistré, le propriétaire devra apposer son index sur des lecteurs optiques placés à différents endroits stratégiques de la résidence (halls d'entrée, ascenseurs, parkings) avant d'atteindre son propre domicile. De la même façon, les visiteurs réguliers - postiers, agents de nettoyage ou encore médecins - ne pourront pénétrer à l'intérieur des parties communes qu'après avoir également donné au préalable leurs empreintes digitales. Les autres, invités occasionnels, devront continuer à montrer patte blanche au concierge.

Express

^ Haut
Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Le robot Wakamaru, bientôt sur votre moquette ?
Lundi, 22/08/2005 - 00:00

Wakamaru, c'est son gentil nom. Ce robot, évidemment construit au Japon, terre natale de cette nouvelle civilisation électronique, mérite le coup d'oeil à plus d'un titre. Il sait reconnaître le visage de 10 personnes et peut "parler" ou du moins échanger des phrases avec elles grâce à un dictionnaire embarqué de 10 000 mots, il peut également être programmé afin pourquoi pas de vous réveiller gentiment chaque matin, lire vos mails ou votre agenda, passer des coups de fils. Il sait en outre reconnaître chaque pièce de la maison et éviter les obstacles. Mieux encore, il pourra jouer le rôle d'ange gardien d'acier et surveiller ainsi votre intérieur et vous transmettre les images sur votre téléphone portable et vous alerter en cas de situation d'urgence (une chute par exemple, absence de réaction). Il était d'ailleurs destiné initialement aux personnes âgées pour les aider dans les tâches quotidiennes. Il mesure un mètre de haut, pèse 30Kg et sait avancer à la vitesse astronomique de 1Km/H. Son designer, Toshiyuki Kita, estime que Wakamaru doit être considéré non comme une machine, mais plutôt comme doté d'une "personnalité indépendante". D'ailleurs, s'il est doté d'une autonomie électrique de deux heures, Wakamaru sait garder assez de force pour revenir à son point de charge pour faire le "plein" tout seul.

PCI

^ Haut
Matière
Matière et Energie
Le prix élevé du pétrole relance le débat sur les énergies renouvelables
Lundi, 22/08/2005 - 00:00

Le contexte actuel d'envolée du prix du pétrole a relancé le débat sur l'utilisation et le coût des énergies renouvelables. La question est en effet de savoir si ces énergies renouvelables (solaire, éolien, hydraulique, bois, biocarburants...) sont devenues rentables au regard du prix élevé du pétrole, qui a dépassé à nouveau 70 dollars le baril. Récemment en déplacement dans la Marne, Jacques Chirac a affirmé que "le prix du pétrole risquait d'être durablement élevé" et que "le renouveau de notre politique énergétique était indispensable". Le président a demandé au gouvernement "de lancer dès à présent les investissements nécessaires" pour multiplier "par sept la part des biocarburants dans la consommation totale". La France est en retard dans ce domaine, avec une part de biocarburants de 0,8 %. Une directive européenne fixe cette part à 5,75 % en 2010.

Selon la présidente de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), Michèle Pappalardo, "certains biocarburants" comme le diester seraient "compétitifs à 65 dollars le baril". En revanche, l'éthanol français (de betterave et de blé) n'est pas encore rentable, selon les calculs de l'Institut Français du Pétrole (IFP). L'éthanol coûterait (en retenant une base de 0,5 euros par litre) 23,8 euros par gigajoule, contre 13 euros/GJ pour l'essence, avec un baril légèrement inférieur à 70 dollars. Le Brésil parvient à produire de l'éthanol (de canne à sucre) de l'ordre de 11 dollars/GJ, soit environ 9 euros par gigajoule.

Les effets de change jouent aussi en défaveur de la rentabilité des biocarburants, puisque le brut est payé en dollars, et les biocarburants européens en euros, ajoute l'IFP.Pour le secrétaire national des Verts Yann Wehrling, si la totalité des terres cultivables en France était dédiée aux biocarburants, seule la moitié des besoins seulement seraient couverts. En fait, toutes les énergies "vertes" ne sont pas rentables. "On est encore loin de la rentabilité pour le kilowatt/heure photovoltaïque (solaire), qui est presque sept fois plus cher que le kWh éolien, par exemple, alors que celui-ci coûte aujourd'hui à peu près autant que le kWh fourni par une turbine à gaz", précise Mme Pappalardo. Quant au chauffage au bois, avec un baril durablement à 60 dollars, il "devient compétitif par rapport à un chauffage au fioul", selon elle.

L'énergie éolienne est, elle, déjà rentable au prix actuel du pétrole, selon le président du Syndicat des énergies renouvelables (SER), André Antolini. Les énergies "vertes" représentent au total 5,79 % de la consommation énergétique nationale. Les principales filières sont le bois-énergie (3 % de la consommation nationale, 53% des renouvelables) et l'hydroélectricité (1,8 % du bilan global et 31 % des renouvelables).

AFP

Des feuilles de nanotubes de carbone ultraminces ouvrent de nouvelles perspectives dans les nanotechnologies
Lundi, 22/08/2005 - 00:00

Des chercheurs américains et australiens viennent de réussir l'exploit de fabriquer des feuilles de nanotubes de carbone ultraminces au rythme de 7 mètres par minute, ouvrant ainsi la voie à de nombreuses applications industrielles dans des domaines aussi divers que l'automobile, l'électronique, l'énergie, la médecine ou le textile. Découverts en 1991 par le Japonais Sumio Lijima, les nanotubes de carbone sont de minuscules structures filiformes artificielles, mille fois plus longues que larges, dont le diamètre avoisine le milliardième de mètre (autrement dit un nanomètre, d'où leur nom). Leurs propriétés physiques extraordinaires ont tout de suite stimulé la curiosité des scientifiques. Ces nanomatériaux emblématiques sont en effet dix fois plus légers que l'acier tout en étant cinq fois plus résistants que lui, possèdent une élasticité et une flexibilité à toute épreuve et sont d'excellents conducteurs électriques et thermiques. Mais jusqu'à présent, leur utilisation était limitée par l'impossibilité d'en obtenir de grandes quantités à moindre coût. Cet obstacle vient d'être surmonté aujourd'hui grâce à un procédé mis au point par huit chercheurs du Nanotech Institute de l'université de Dallas (Texas) et de la Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation (Csiro), basée en Australie. L'équipe dirigée par le physicien Mei Zhang, du Nanotech Institute, est partie de structures «autoassemblées» par des processus chimiques dans lesquelles les nanotubes de carbone sont rigoureusement alignés comme des arbres dans une forêt.

En les étirant au moyen de divers dispositifs manuels et mécaniques, ils ont ensuite obtenu, à un rythme compris entre 1 et 7 mètres par minute, des feuilles de nanotubes de quelques centimètres de large et de quelques dizaines de nanomètres d'épaisseur, absolument transparentes et d'une résistance extraordinaire. Les chercheurs ont montré que ces nanofilms pouvaient supporter sans se déformer des gouttelettes de différents liquides (eau, jus d'orange, jus de pamplemousse) dont la masse est 50 000 fois supérieure à celle de la portion de feuille sur laquelle elles reposent. Soit des performances nettement supérieures à celles de l'acier.

Ces longs rubans de nanotubes devraient entrer dans de nombreuses applications : écrans de télévision souples, vitres chauffantes de voitures, muscles artificiels, diodes émettrices de lumière, batteries pour mobiles et portables ultraperformantes. Pour Ray Baughman, du Nanotech Institute, coauteur de l'étude, «rarement l'amélioration d'un procédé aura paru si simple qu'une commercialisation rapide semble déjà possible, et rarement une avancée aura démontré aussi vite autant d'applications futures.»

ABC

^ Haut
Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
L'Arctique pourrait connaître des étés sans glace d'ici 100 ans
Lundi, 22/08/2005 - 00:00

Des étés sans glace, un phénomène que l'Arctique n'a pas connu depuis des millions d'années, pourraient être la norme dans un siècle, en raison de la tendance au réchauffement, selon des chercheurs. En étudiant les données sur la fonte des glaces de l'Arctique, des chercheurs de l'Université de l'Arizona et d'autres universités ont conclu que la fonte des glaces s'accélère et qu'aucun facteur naturel observable ne semble contrecarrer cette tendance. La perspective d'étés sans glace pourrait donc devenir réalité dans cette région nordique.

Cette situation aura certes un impact écologique mesurable mondialement, avertissent les chercheurs. La fonte progressive fera monter le niveau des mers à l'échelle mondiale, inondant les régions côtières, où loge une portion substantielle de la population mondiale. D'énormes sections du Bangladesh, par exemple, consistent en des deltas fluviaux situés au niveau de la mer. La fonte ferait également disparaître une partie du pergélisol, ce qui entraînerait une augmentation des gaz à effet de serre dans l'atmosphère. La vitesse croissante de la fonte des glaces affecte déjà des peuples et une partie de la faune arctique. D'autres chercheurs spéculent à l'effet que la fonte progressive des glaces autour de la Sibérie pourrait créer d'ici une dizaine d'années un passage estival au nord-est, connectant le Japon et l'Europe. Des scientifiques croient également qu'il est possible que le niveau des mers montera de près d'une trentaine de centimètres en 100 ans.

Canoe

Le plus grand parc éolien français sort de terre
Lundi, 22/08/2005 - 00:00

A 1.000 mètres d'altitude, sur le plateau d'Ally (Haute-Loire) réputé pour ses moulins à vent rustiques et pittoresques poussent une à une les éoliennes ultra-modernes de 122 mètres de haut du plus grand parc éolien de France.Dans la région, le vent est une ressource depuis des siècles. "Ici il y a une vraie culture du vent", explique Sébastien Bénistant, qui mène les visiteurs à la découverte des moulins à vent d'Ally. Cinq des dix petits moulins à farine, en pierre et bois, construits entre 1800 et 1850, ont été restaurés par la commune et transformés en musée ou en gîtes. "Des moulins à vent à l'éolien, il n'y avait qu'un pas", dit Marie-Paule Olaganol, maire d'Ally, village de 200 habitants et vingt-cinq exploitations agricoles, à une centaine de kilomètres au sud de Clermont-Ferrand. Le développement du projet, mené par le bureau d'études SOFIVA Energie en partenariat avec le groupe américain General Electric (GE) a commencé en 2000. "Ally a été un projet exemplaire au niveau de l'acceptation par la population locale", souligne un responsable de GE. Aucun recours n'a été déposé et le permis de construire a été accordé par le préfet de Haute-Loire en 2002. Le montage de la première des vingt-six éoliennes de 1,5 MW, hautes comme des immeubles d'une quarantaine d'étages, a débuté le 10 juin. La livraison de l'électricité à EDF débutera à l'automne. Ce parc permettra d'alimenter en électricité 32.000 foyers.

LM

Un GPS contre la sécheresse
Lundi, 22/08/2005 - 00:00

Angèle Soria et Matthieu Bruyen, deux élèves en classe de seconde du lycée Roosevelt de Reims (Marne) ont mis au point un système utilisant le GPS appliqué à l'agriculture avec lequel on peut, grâce à une localisation rigoureuse par satellite, estimer avec précision l'état des cultures et leurs besoins en eau. L'exploitant sait ainsi exactement à quel endroit son sol est pauvre en minéraux, ce qui lui permet de moduler ses apports d'engrais. D'où leur idée à la fois simple et séduisante: connecter, dans un premier temps, un GPS aux débitmètres installés sur les pulvérisateurs des champs. Puis gérer de façon automatique le degré d'ouverture des obturateurs en fonction des informations transmises par les satellites. Enfin, adapter la quantité de produits d'épandage qui seront utilisés dans les cultures.

La première démonstration de ce pulvérisateur à débit variable s'est déroulée au printemps 2004. Elle a épaté les agriculteurs et vivement intéressé l'Agence de l'eau de Seine-Normandie. Car, si les apports d'engrais sont trop importants pour les plantes, une partie du nitrate n'est pas absorbée et se retrouve dans les rivières et les nappes phréatiques. Avec la bonne dose répandue au bon moment, on n'apportera que les besoins strictement nécessaires aux rendements idéals du type de culture mis en oeuvre (maïs, blé, orge...), évitant ainsi le lessivage par la pluie des minéraux en excès. Depuis, le projet poursuit son chemin. Prochaine étape: une mise à l'échelle industrielle du procédé. Les lycéens, eux, ont déjà reçu un prix aux Olympiades de physique.

Express

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Myopathie : nouvelle étape vers la thérapie génique
Lundi, 22/08/2005 - 00:00

Une nouvelle étape vient d'être franchie dans le traitement de la myopathie de Duchenne par thérapie génique : une équipe de chercheurs américains affirme avoir réussi à faire parvenir le gène défectueux dans l'organisme de souris malades. Trois ans après que les expériences menées sur des rongeurs eurent laissé entrevoir un succès possible de la thérapie génique dans la myopathie, les chercheurs de l'université de Pittsburgh ont découvert comment porter cette thérapie dans l'organisme. Ces travaux sont publiés sur le site en ligne des Annales de l'Académie nationale des sciences (National Academy of Science).

Les auteurs ont déclaré être capables d'introduire un gène miniature, semblable au gène défectueux caractéristique de la myopathie, à l'intérieur de l'organisme du rongeur, preuve de l'efficacité de cette thérapie. En 2002, des scientifiques de l'université de Washington avaient fait état du succès remporté par un virus véhiculant les gènes qui fabriquent la protéine manquante chez les personnes victimes de la maladie. Ils ont découvert que le virus devait être introduit directement dans le muscle lui-même. Bien que la nouvelle étude ait prouvé que le traitement systémique pouvait être envisagé, l'équipe de Pittsburgh n'a pas été capable de remplacer le gène manquant par un gène de taille identique du fait de l'étroitesse du virus. A la place, les chercheurs se sont servis d'un virus miniature, au rôle identique à celui du plus grand, et ont montré qu'il pouvait être directement introduit dans les muscles de la souris. Ils ont observé que les souris allaient mieux. "Bien que nous ayons à aller plus loin avant de décréter que la thérapie génique est efficace chez les enfants, nous avons une lueur d'espoir maintenant que nous avons montré que l'état de santé des souris atteintes de myopathie congénitale s'améliorait, tout comme leur longévité", s'est félicité le Dr Xiao Xiao, professeur associé de génétique moléculaire et de biochimie.

Le Dr Chungping Qiao, co-auteur de l'étude, a déclaré dans un communiqué qu'il n'était pas réaliste de penser obtenir un réel succès avec le mini-gène même s'il était identique au gène défectueux. Les recherches à venir devraient porter sur le moyen de délivrer le gène defectueux dans sa forme intégrale à l'intérieur de l'organisme. Les Instituts nationaux de santé (NIH) ont décrit la myopathie comme un groupe de maladies génétiques caractérisées par une fatigue musculaire progressive et par la dégénérescence des muscles qui contrôlent le mouvement. La clinique Mayo souligne que les dystrophies les plus fréquentes sont dues à un manque génétique de dystrophine, une protéine musculaire. Les différentes formes de cette maladie touchent plus de 50.000 Américains. Il n'existe aucun traitement, mais les médicaments peuvent ralentir son évolution.

AP

Le génome du chimpanzé au grand jour
Lundi, 22/08/2005 - 00:00

Plus de quatre ans après la publication de la première esquisse du génome humain, c'est au tour d'un cousin de défrayer la chronique scientifique. La revue Nature publie la première ébauche du génome du chimpanzé et la première analyse comparative globale des deux génomes. C'est une étape importante pour la compréhension du génome humain : les scientifiques ont en effet besoin de le comparer pour mieux le cerner. Et répondre à une question ancienne : quel est le propre de l'homme ? Les articles publiés aujourd'hui montrent que la séquence ADN de l'homme et du chimpanzé (Pan troglodytes) sont identiques à 99 %. En tenant compte des insertions ou des délétions (pertes) de paires de bases, le tronc commun est évalué à 96 %. Sachant que chacun de ces génomes contient quelque 3 milliards de paires de base, cela laisse une part importante à la différence. 35 millions de paires diffèrent entre l'homme et le chimpanzé, expliquent les chercheurs du NHGRI, le consortium public américain qui a travaillé sur le génome humain. Plus prosaïquement, cela signifie qu'il y a encore 10 fois plus de différences entre un humain et un chimpanzé qu'entre deux êtres humains.

L'exploration des points communs et de la différence biologique ne fait que commencer. L'essentiel des différences tient sans doute en quelques mutations cruciales, puisque l'homme et le chimpanzé se sont différenciés il y a seulement 6 millions d'années, expliquent Matthew Sanders et Wan-Hsiung Li dans un commentaire publié dans Nature. Définir les changements génétiques qui ont fait l'homme est une tâche complexe. La comparaison avec le chimpanzé ne suffira pas. Les scientifiques disposent déjà d'une première ébauche du génome de la souris (décembre 2002) et du rat (mars 2004) et d'un brouillon de la séquence de l'ADN du singe rhésus. Mais ils attendent beaucoup du séquençage en cours de l'ADN des autres grands singes : l'orang-outan et le gorille.

Nature

Des chats sauvages clonés ont donné naissance à des chatons
Lundi, 22/08/2005 - 00:00

Trois chats sauvages africains clonés vivant aux Etats-Unis ont donné naissance à deux portées de chatons en excellente santé, apportant ainsi pour la première fois la preuve que des animaux clonés peuvent se reproduire. L'événement, annoncé par la Centre de recherche Audubon sur les espèces menacées, basé à la Nouvelle Orléans (Louisiane, sud), pourrait ouvrir la voie au repeuplement d'espèces d'animaux en voie de disparition, ont souligné des scientifiques. Cette première rappelle le thème du film à succès "Jurassic Park", fondé sur un roman de Michael Crichton, mettant en scène une réserve d'animaux peuplée de dinosaures clonés. "La science qui a mené à la production de ces magnifiques chatons est tout simplement époustouflante", a commenté Ron Forman, président de l'Institut de la nature Audubon.

"Nous sommes ravis de jouer un rôle dans cette aventure scientifique qui recèle un énorme potentiel pour les animaux du monde", a-t-il ajouté. Les huit chatons de couleur marron clair, pourvus de rayures sur le dos et d'yeux bleu-vert, ont été conçus par un ménage félin à trois, comprenant le père Ditteaux et deux femelles Madge et Caty. Les trois géniteurs sont tous clonés et ont vu le jour après l'implantation d'embryons congelés de deux chats sauvages africains chez une chatte domestique.

Yahoo

Aucun lien entre l'utilisation de téléphones portables et l'apparition de cancers
Lundi, 22/08/2005 - 00:00

Une des plus grandes et des plus rigoureuses études jamais menées sur les relations présumées entre l'apparition d'un cancer et l'utilisation de téléphones portables n'a pas pu trouver de rapport entre les deux, au moins pour ce qui concerne les 10 premières années d'utilisation. Selon l'étude publiée en ligne par le British Journal of Cancer du 30-08-2005 et menée par des scientifiques de l'Institut mondialement connu de Recherche contre le Cancer de Londres, il n'existe pas de relation entre un type de cancer du cerveau appelé neurinome acoustique et le nombre d'années pendant lesquelles un téléphone portable a été utilisé, le temps écoulé depuis la première utilisation, le nombre total d'heures d'utilisation ou le nombre total d'appels.

L'étude ne parvient pas non plus à établir une relation entre l'utilisation des anciens casques analogiques et celle des versions numériques plus récentes en ce qui concerne l'apparition des neurinomes acoustiques au niveau du cerveau. Les neurinomes acoustiques sont des tumeurs bénignes qui se développent dans le nerf qui relie l'oreille et l'oreille interne au cerveau. Ils surviennent près de là où les gens placent généralement leur téléphone mobile, ce qui en a fait un choix évident de recherche de cancer.

L'étude a été menée dans cinq pays : Grande-Bretagne, Danemark, Finlande, Norvège et Suède, là où les réseaux de téléphonie mobile se sont développés précocement et où l'implantation des téléphones mobiles est forte. Elle a comparé l'utilisation des téléphones portables sur dix ans par 678 personnes atteintes d'un neurinome acoustique et a comparé les résultats avec un groupe de 3 553 personnes qui n'avaient pas développé ce type de tumeur.

JC

Une puce électronique pour détecter la dengue
Lundi, 22/08/2005 - 00:00

Une nouvelle puce électronique développée à Singapour réduit, selon ses créateurs, le temps et le coût du diagnostic de la dengue, maladie infectieuse mortelle transmise par le moustique. Des tests cliniques ont montré que cette biopuce, de la taille d'une pièce de monnaie, est capable de détecter le virus de la dengue en utilisant un processus appelé diagnostic moléculaire, annonce la société Attogenix Biosystems. Le processus prend 2 à 3 jours, contre 6 à 7 jours avec les méthodes traditionnelles de détection, reposant principalement sur l'évaluation et l'expérience des médecins. "Les puces coûteront aux hôpitaux la moitié du prix des équipements de test actuels - qui valent environ 45.000 dollars de Singapour (près de 30.000 euros), explique le dr Ting Dor Ngi, directeur général d'Attogenix. Cette puce pourrait être utilisée pour des tests sur d'autres maladies, comme la grippe aviaire, le Sras et des maladies sexuellement transmissibles, ajoute la société. Singapour, qui compte 4 millions d'habitants, est souvent touché par la dengue entre juillet et septembre.

Reuters

Un « hôpital portable » pour les seniors et les personnes atteintes de maladie chronique
Lundi, 22/08/2005 - 00:00

Une société israélienne, Tadiran Spectralink, plus connue jusqu'à maintenant pour ses fabrications d'armes téléguidées et matériels de communication de haute technologie a créé un « mini-hôpital » actuellement en phase de test, qui se porte au poignet et destiné à venir en aide aux personnes âgées ou aux patients atteints de maladies chroniques.

Ainsi, cette société appartenant au groupe Eslira, spécialisée dans la communication sans fil, a décidé de mettre son expertise pour développer le MDKeeper, un appareil médical autonome, communiquant et ultra-léger qui devrait permettre aux futurs utilisateurs de contrôler leur état de santé à tout moment et d'appeler à l'aide lorsqu'ils se trouvent loin de leur médecin. Ce nouvel appareil, qui se veut facile d'utilisation, se porte au poignet comme une -grosse- montre. Il est équipé de capteurs qui vérifient en permanence les fonctions vitales de l'utilisateur (rythme cardiaque, pression sanguine, etc.). Les diabétiques peuvent par exemple savoir à tout moment leur taux de sucre dans le sang. Ces données peuvent être ensuite stockées ou transmises en temps réel à un centre médical en vue de subir de plus amples analyses ou d'adapter les traitements aux besoins des patients.

« C'est la première fois qu'un appareil de contrôle médical est combiné à des technologies de communication mobile, permettant ainsi aux personnes qui en ont besoin, de vérifier leur état de santé n'importe où et n'importe quand, tout en conservant leur qualité de vie » précise Itzhak Beni, Pdg de Tadiran Spectralink. Grâce à son module radio intégré MC55 Siemens, l'appareil fonctionne presque partout dans le monde sur tous les réseaux GSM/GPRS. L'unité est donc capable d'envoyer des appels d'urgence ou d'entrer en contact avec des plates-formes médicales ou des numéros prédéfinis. Encore en « phase test » auprès d'utilisateurs potentiels en Suède et en Israël, le MDKeeper pourrait être commercialisé début 2006.

Siemens

Medgadget

L'aspirine limite bien les risques de cancer du colon
Lundi, 22/08/2005 - 00:00

Après plus de cent cinquante ans de bons et loyaux services pour lutter contre la douleur, la fièvre, et plus globalement l'inflammation, on ne finit pas de découvrir les effets de l'aspirine. On connaissait déjà ses résultats à petite dose dans la prévention des maladies cardio-vasculaires. On soupçonnait également ses effets dans la prévention de nombreux cancers - colon, sein, prostate, bouche, gorge, oesophage, estomac.

Une étude publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) confirme qu'une prise régulière de médicament, à raison de plus de deux comprimés par semaine (dosés à 325 mg) sur plus de dix ans réduirait le risque d'apparition de cancer du colon, l'une des tumeurs malignes les plus fréquentes au monde. Revers de la médaille, les doses recommandées sont susceptibles de provoquer des saignements gastriques ou intestinaux. On soupçonnait déjà depuis plusieurs années que l'aspirine était à même de réduire le risque de survenue du cancer colique, mais c'est la première fois qu'une étude démontre les effets positifs de l'aspirine sur une longue période, à la condition d'en prendre plus de deux comprimés par semaine.

Ce travail a été mené par l'équipe du Dr Andrew Chan, de l'Ecole de médecine de Harvard et de l'hôpital général du Massachussets (Boston), qui a suivi durant vingt ans, près de 83 000 femmes, enrôlées dans la grande Nurse's Health Study. Neuf cent soixante-deux d'entre elles ont développé une telle tumeur au cours de cette période. Comparé à des femmes qui disaient n'en avoir jamais pris, le risque relatif de cancérisation était de 10 % plus élevé chez celles qui en avaient absorbé une demi-dose à une dose et demie par semaine. Il était en revanche 11 % plus bas chez les consommatrices hebdomadaires de deux à cinq tablettes, 22 % moindre chez celles qui en prenaient de six à 14 par semaine et 32 % moins élevé chez les «accros», à plus de 14 par semaine, soit deux par jour tous les jours de l'année ! Cela semble démontrer que les femmes qui prenaient les plus fortes doses d'Aspirin bénéficiaient d'une réduction d'environ 30 à 35 pour cent du risque, comparativement aux femmes qui ne prenaient pas le médicament, a déclaré le Dr Chan, spécialiste en gastro-entérologie au Massachusetts General Hospital de Boston. Un sous-ensemble de participantes à l'étude ayant pris la plus forte dose de ces médicaments, de façon régulière, pendant 10 ans, a réduit de plus de moitié son risque de cancer du côlon, a-t-il ajouté.

JAMA

Une société lyonnaise crée des souris transgéniques à la demande
Lundi, 22/08/2005 - 00:00

Une souris cardiaque ou un rat obèse : le carnet de commandes de la société GenOway est rempli de rongeurs malades qu'elle crée à la demande de laboratoires publics et privés pour les aider dans leurs recherches sur les pathologies humaines. "Quand des chercheurs soupçonnent un gène de jouer un rôle dans le développement d'une maladie, ils s'adressent à nous pour que nous leur fournissions des souris transgéniques. Ces dernières possèdent le gène en question mais sur-exprimé ou sous-exprimé par rapport à la normale", explique Eric Goditiabois, chargé de communication de la société lyonnaise.

Ces OGM permettent des recherches "plus précises" qu'avec les souris saines. "Les laboratoires peuvent directement contrôler l'efficacité des traitements sur des souris malades", poursuit Marie Norbert, responsable du marketing chez GenOway. Depuis 1999, cette société qui emploie une cinquantaine de chercheurs, a créé de 150 à 200 modèles de souris différents. "Dans chaque cas, nous avons fourni "une lignée", c'est-à-dire un mâle et une femelle porteurs du même gène déficient, dont la descendance aura également ce gène", précise-t-elle. Les modifications portaient par exemple sur le système nerveux, le coeur ou le développement de tumeurs cancéreuses. En partenariat avec l'Institut de la recherche agronomique (INRA), GenOway a marqué un progrès scientifique important en 2003 en réussissant le premier clonage de rat, ce qui lui a ouvert de nouvelles portes.

"Avec 94 % de leurs gênes identiques à ceux des hommes, les rats sont encore plus intéressants que les souris pour les chercheurs. Ils présentent même des symptômes du vieillissement comme les rhumatismes, la prise de poids, etc.", selon Eric Goditiabois. Ils pourraient donc être particulièrement utiles dans la recherche contre la maladie d'Alzheimer, l'obésité ou le diabète, des secteurs potentiellement lucratifs pour les laboratoires pharmaceutiques. Deux d'entre eux ont d'ailleurs passé commande auprès de GenOway. Le numéro un mondial de la pharmacie, l'américain Pfizer et l'Allemand Altapharma ont chacun demandé un rat transgénique. Ces clones, dont la caractéristique reste confidentielle, devraient être livrés en 2006, au plus tôt. En attendant la petite société française continue de grandir. En janvier 2005, elle a racheté une concurrente allemande, Murinus, si bien qu'elle n'a plus aujourd'hui que deux rivales en Europe.

AFP

Les ARN interférents efficaces contre le SRAS
Lundi, 22/08/2005 - 00:00

La recherche de thérapies contre le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) fait l'objet de recherches intensives depuis la flambée de 2003. Aujourd'hui, une équipe vient de montrer que des ARN interférents (ARNi) peuvent éviter le développement du SRAS mais aussi guérir une infection établie chez des macaques. Patrick Lu (Intradigm Corporation, Rockville, Etats-Unis) et ses collaborateurs décrivent dans un article publié dans la revue Nature Medicine des résultats particulièrement encourageants sur la faisabilité d'un traitement préventif et curatif contre le SRAS en utilisant l'interférence par ARN. Ces auteurs expliquent avoir sélectionné in vitro des ARN interférents capables d'inhiber le coronavirus responsable du SRAS. Ces ARN ont ensuite été administrés par voie nasale à des macaques exposés au virus du SRAS. D'après les résultats, cette approche à permis de réduire la sévérité des symptômes et la charge virale, ainsi que les lésions pulmonaires. Autre point intéressant, ces ARNi se sont aussi montrés actifs en prophylaxie.

Caducée

La maladie de la vache folle pourrait provenir de restes humains
Lundi, 22/08/2005 - 00:00

Près de vingt ans après la découverte des premiers cas en Grande Bretagne, l'origine exacte de la maladie de la vache folle, ou encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), reste un mystère. Mais pour deux chercheurs britanniques, elle pourrait trouver sa source dans de la nourriture contaminée avec... des restes humains importés du sous-continent indien. Selon cette hypothèse audacieuse, formulée dans la revue médicale "The Lancet", la nourriture contaminée provenait du sous-continent indien, où les hindous déposent les corps de leurs proches dans le Gange.

Les premiers cas d'ESB ont été signalés en 1986 en Grande-Bretagne. Mais on ignore toujours, vingt ans après, comment les bovins ont contracté la maladie. Première hypothèse, la plus répandue, ils auraient développé une forme bovine de la maladie après avoir été nourris avec des aliments contenant des restes de moutons infectés par la tremblante. Autre hypothèse, ils auraient développé spontanément l'ESB.

Or, deux chercheurs britanniques, dont Alan Colchester, un professeur en neurosciences de l'Université du Kent, viennent d'apporter une nouvelle pierre à l'édifice. Selon eux, la maladie pourrait avoir été transmise par des aliments contaminés par des restes humains eux-mêmes touchés par la maladie de Creutzfeldt-Jakob, l'équivalent de l'ESB chez les humains.

La Grande-Bretagne a importé plusieurs centaines de milliers de tonnes d'os destinés à servir d'engrais ou de nourriture animale dans les années 1960 et 1970. Près de la moitié de ces ossements provenait du Bangladesh, de l'Inde et du Pakistan, affirment les deux scientifiques. "En Inde et au Pakistan, recueillir les os et carcasses dans la terre et les rivières est un commerce important pour les paysans", écrivent-ils. Pour les hindous, les restes humains doivent être déposés dans une rivière ou un fleuve, de préférence le Gange. "L'idéal est de brûler le corps mais la plupart des gens n'ont pas les moyens d'acheter suffisamment de bois pour une incinération complète (...) De nombreux cadavres entiers sont jetés dans le fleuve", affirment les auteurs de l'étude.

Des chercheurs indiens en neurologie de l'Institut national de santé mentale et de neurosciences de Bangalore (Inde) ont reconnu que cette hypothèse méritait d'être examinée mais ont appelé à la prudence. Susarla Shankar et P. Satishchandra rappellent ainsi dans "The Lancet" que les proches des patients décédés de la maladie se voyaient conseiller d'enterrer leurs morts ou de les incinérer. Même à Bénarès, ville sainte au bord du Gange, "la plupart des hindous ne mettent pas des corps à moitié brûlés dans la rivière", affirment-ils. En outre, concluent-ils, si les cadavres retrouvés dans le Gange avaient la maladie, le nord de l'Inde serait confronté à une importante épidémie.

BBC

Le foetus pourrait réparer le cerveau de la mère
Lundi, 22/08/2005 - 00:00

Le foetus aurait-il la capacité de réparer le cerveau de la mère pendant la grossesse ? Des chercheurs ont montré sur des souris que des cellules souches foetales qui passent dans le sang de la mère peuvent migrer jusqu'au cerveau, rapporte le magazine New Scientist. Le passage de cellules foetales dans le système sanguin de la mère est déjà connu. Ces cellules se retrouvent même parfois dans certains tissus, comme la peau, plusieurs années après la grossesse, et il a été montré qu'elles jouaient un rôle réparateur en cas de dommages. En fécondant des souris normales avec des mâles transgéniques porteurs d'un gène de fluorescence, l'équipe de Gavin Dawe, de l'Université nationale de Singapour, a pu suivre le chemin des cellules foetales chez les souris en gestation. Les chercheurs ont ainsi constaté qu'elles franchissaient la barrière hémato-encéphalique -une couche de cellules qui filtrent les molécules pouvant atteindre le cerveau. Une fois arrivées là, les cellules souches foetales se différencient en plusieurs types de cellules cérébrales, comme les astrocytes ou les oligodendrocytes. Les chercheurs n'ont pas démontré que ces cellules étaient opérationnelles. Ils ont cependant observé un phénomène très intéressant : lorsque des lésions étaient créées dans le cerveau des souris, la concentration de cellules issues du foetus augmentait dans les zones abîmées, suggérant qu'elles venaient pour les réparer. Les chercheurs vont maintenant vérifier que le même processus existe chez l'homme. La perspective de pouvoir utiliser des cellules foetales pour réparer le cerveau est bien sûr fascinante, a fortiori s'il suffit de les injecter dans le sang pour qu'elles atteignent le cerveau. Beaucoup de chemin reste à parcourir.

NS

Les jeux vidéos violents rendent agressifs
Lundi, 22/08/2005 - 00:00

Les adolescents s'adonnant aux jeux vidéo deviennent plus agressifs, moins respectueux de l'ordre et sont à la traîne au niveau scolaire, selon une nouvelle étude américaine sur les jeux vidéo et leurs conséquences sur les enfants montre que les adolescents s'adonnant à ce passe-temps deviennent plus agressifs, moins respectueux de l'ordre et sont à la traîne au niveau scolaire. Cette étude publiée le samedi 20 août lors d'une convention sur le sujet à Washington confirme la nocivité de ces jeux sur la personnalité de leurs usagers.

Récemment de nombreuses associations familiales et des hommes politiques avaient largement dénoncé ces jeux conduisant d'ailleurs à l'interdiction de jeux, parmi les plus violents. L'étude montre par exemple que les enfants qui sont friands des jeux sur les arts martiaux essaient souvent les prises sur leurs propres amis et les professeurs ont noté que les élèves qui jouent à ces jeux violents sont plus agressifs que les autres. Les joueurs ont "tendance à imiter dans la réalité les gestes qu'ils viennent de faire accomplir à leurs personnages sur l'écran", souligne le Dr Kevin Kieffer, de Saint Leo University en Floride (sud-est) coauteur d'une étude sur 20 ans menée dans ce domaine. Celui qui joue à un jeu vidéo pendant à peine 10 minutes aura tendance à développer des comportements agressifs dès qu'il arrête. Il est également démontré que ceux qui jouent à de tels jeux sont plus enclins à être agressifs avec leurs professeurs et facilement prêts à "en découdre" avec leurs camarades.

NO

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Homme
Anthropologie et Sciences de l'Homme
75 % des internautes français ont adopté l'administration électronique
Lundi, 22/08/2005 - 00:00

Une étude quantitative réalisée en juillet 2005 par Capgemini Consulting et TNS Sofres montre que 35 % des Français ont eu recours aux services de l'administration électronique, ce qui représente plus de 75 % des internautes français. En 2005, les sites consacrés à l'e-administration ont vu leur fréquentation augmenter de plus de 7 %. En tête, le site de l'ANPE (Agence Nationale Pour l'Emploi), visité par près de 40 % des internautes. Selon l'étude, " 71 % des français considèrent l'e-administration comme un facteur clef de rapprochement entre l'administration et ses usagers, et pour 65 % d'entre eux, un levier pour faire des économies".

83 % des internautes sont "satisfaits de la qualité de l'information trouvée" et 78 % de "la facilité avec laquelle on peut faire les démarches". 87 % de ceux qui ont déjà effectué une démarche administrative en ligne se disent prêts à renouveler l'expérience. La recherche d'informations reste le premier usage de l'Internet public (49 %), mais la réalisation de démarches administratives en ligne a connu un très fort développement en 2005. Près de 30 % des internautes ont effectué en ligne le paiement de leurs impôts.

Atelier

Microsoft se lance dans la téléphonie sur internet
Lundi, 22/08/2005 - 00:00

Microsoft s'est engagé sur le marché en pleine expansion de la téléphonie via internet en rachetant Teleo, une société californienne qui permet à ses utilisateurs de téléphoner depuis leurs ordinateurs vers des lignes fixes. La concurrence sur le marché de la téléphonie sur internet s'est resserrée avec la récente arrivée de Google, qui a lancé son propre service de messagerie instantanée écrite et vocale pour rivaliser avec AOL, Yahoo, Microsoft et Skype.

Skype, leader sur le marché de la "Voix sur IP" (VoIP, Voice over Internet Protocol), compte déjà 51 millions d'inscrits et plus de deux millions d'utilisateurs qui paient pour envoyer des messages vocaux et appeler des lignes fixes. Google, Microsoft, AOL et Yahoo permettent de passer des appels vocaux entre ordinateurs, mais pas vers des lignes extérieures.

Yahoo, qui a acheté cet été Dialpad, une société américaine spécialiste de la VoIP, ne cache pas sa volonté de mettre au point une solution complète de téléphonie sur IP et ainsi permettre à ses utilisateurs de passer des appels entre leurs ordinateurs et des téléphones standards. Microsoft espère intégrer les offres de Teleo à ses services avant la fin 2005 et pourrait ajouter une fonction "cliquer pour appeler" à Outlook ou à Internet Explorer, selon Will Collins, un responsable du géant américain des logiciels.

Reuters

A La Baule, les assistants personnels distribuent les places de marché
Lundi, 22/08/2005 - 00:00

La gestion des droits d'emplacement sur les marchés est assurée par les mairies : un placier attribue les places et facture à l'aide d'un carnet à souches. « C'est un vrai casse-tête, affirme Gatien Meunier, maire adjoint à La Baule, chargé des affaires économiques et du commerce. Car tous les commerçants veulent avoir la meilleure place. Faute de système parfaitement contrôlé, l'attribution se faisait surtout à la tête du client, les agents placiers se voyant parfois offrir un intéressement pour favoriser certains marchands. Pratiques douteuses qui entraînaient forcément des contentieux. » Il y a deux ans, la mairie de La Baule décide de mettre un terme à ce système et de reprendre la main sur la gestion des droits d'emplacement. Elle adopte alors une solution mobile, Visual Placier, pour sa nouvelle équipe d'agents. Conçue par l'éditeur et intégrateur IER, Visual Placier comprend un ordinateur de poche doté de l'OS Pocket PC, une imprimante thermique portable Bluetooth en connexion avec le périphérique mobile et un progiciel de gestion et d'administration développé en C#, hébergé à la mairie.

Le principe est simple. Formalisées dans le système, les règles de gestion et d'attribution des places de marché décidées par la mairie sont embarquées dans le périphérique mobile. Lorsque l'agent placier se rend sur les marchés, il effectue un minimum de saisie (en cochant des cases) pour valider l'attribution d'une place. Il déclenche l'impression de la facture de son ordinateur de poche en fonction des éléments saisis. Ces derniers sont stockés en local dans une base SQL Server CE (version mobile de SQL Server). Et ils sont synchronisés avec le progiciel central lors du retour à la mairie.

Grâce à cette chaîne informatisée, les agents n'ont plus à ressaisir les données une fois leur tournée effectuée. « Trente secondes suffisent pour synchroniser le périphérique, là où il fallait auparavant des heures aux agents pour recopier leurs données dans le système comptable. Les gains de productivité sont énormes » , souligne Stéphane Evain, responsable avant vente chez IER et chargé du projet. Dernier avantage : l'informatisation du processus ne laisse pas de place à l'aléatoire. Les règles étant clairement formalisées dans le système, le placier ne peut plus les détourner, quelle que soit la pression exercée par les marchands. « Grâce à ce système, nous avons fiabilisé l'intégralité de la procédure et facilité le travail de nos agents » , conclut le maire adjoint.

OINet

Les chaînes de télévision se lancent dans la vidéo à la demande
Lundi, 22/08/2005 - 00:00

Le compte à rebours est lancé. Deux ans après l'apparition d'un service de vidéo à la demande video on demand ou VOD, NDLR] sur MaLigneTV de France Télécom, TF1 et Canal+, mais aussi Arte, s'apprêtent à faire de même. Les abonnés pourront regarder principalement des films (pour Arte, il s'agira de documentaires). Avec presque 8 millions de foyers abonnés au haut-débit, « le marché est mûr pour ce genre de service », estime le PDG de TF1, Patrick Le Lay. Dans cette course, Canal+ pourrait griller la politesse à TF1 en proposant son offre dès la mi-octobre. Ce lancement se fera en deux étapes. « Dans un premier temps, la VOD sera accessible sur PC via un site Internet, explique Bruno Thibaudeau, directeur du développement chez Canal+. La seconde étape interviendra plus tard : les films pourront être regardés sur un téléviseur via une connexion ADSL. »

Pour l'instant, le groupe n'a pas confirmé cette date. Il reste aussi très évasif sur les tarifs. Mais compte tenu de ceux pratiqués pour la location de DVD et le paiement à la séance, une vidéo en VOD avec Canal+ pourrait ne coûter que quelques euros. Le service s'appuiera sur les catalogues de MovieSystem (filiale du groupe Canal+), qui a déjà un service de VOD appelé [Netciné, et de StudioCanal.

L'offre de TF1 devrait être lancée début novembre. Elle reposera sur les mêmes principes que celle de Canal+. Il s'agira d'une « boutique indépendante de TF1 et accessible uniquement via Internet », précise Christian Grellier, directeur général de e-TF1. On pourra s'y connecter depuis le site de la première chaîne. L'accès au film en streaming, pour une durée encore inconnue (six heures durant les tests), pourrait coûter jusqu'à 5 euros. Pour éviter que l'image ne soit parfois saccadée à cause des micro-coupures de la connexion, TF1 va exploiter la technologie du « download progressif : on télécharge une partie du contenu et on fait ensuite du streaming pour avoir un peu d'avance, explique Christian Grellier. Pour que l'abonné n'ait pas non plus de mauvaises surprises avec un film qu'il aura acheté, on fera au préalable un test pour connaître la qualité de sa ligne. »

OINet

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Microsoft dépose le brevet de la voiture fantôme
Lundi, 22/08/2005 - 00:00

Microsoft vient de déposer un brevet qui, dans un avenir lointain pourra nous suivre sur les routes, en voiture. Ce brevet porte le numéro de série 769555 et est officiellement daté du 4 août 2005. Il s'agit d'un "concept pour fournir des informations de navigation". Plus précisément, c'est un système d'informations permettant de calculer des itinéraires départ/arrivée et d'afficher sur le pare-brise de l'automobiliste, une sorte d'image fantôme d'un véhicule factice. Ainsi assisté d'un co-équipier, le conducteur réel n'a plus qu'à suivre ce véhicule potiche pour parvenir, on l'espère, à bon port. Une forme de convoi à deux véhicules en somme.

L'intérêt est que le conducteur n'a plus à suivre ses pérégrinations sur une carte affichée sur un écran ou écouter les instructions depuis son système de navigation classique. Systèmes devenant rapidement has been si l'invention Microsoftienne passe la porte de la réalité. Evidemment, il est également prévu de fournir des informations sur les données de trafic routier, le tout enduit par un système GPS, d'assistance sur les événements extérieurs. Le véhicule fantôme serait en quelque sorte chargé d'éprouver la route et vous n'avez plus qu'à le suivre quelles que soient les conditions climatiques. A l'aide d'un système informatique embarqué, la taille et la forme cartoonesque du véhicule peut changer d'apparence en fonction de ces conditions. Cela évite aussi de confondre la voiture made in Redmond avec les vrais moyens de transport.

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