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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 754
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 06 Juin 2014
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Egalement dans ce numéro
Avenir
Le robot qui attrape les objets au vol
Matière
Energie : le monde devra investir 4 % du produit mondial brut d’ici à 2035…
Vers des batteries à très longue durée de vie…
Vers la chimie intracellulaire !
Terre
Les effets d'El Niño sur la production mondiale de céréales mieux évalués
Les Etats-Unis présentent un plan de réduction des émissions de CO2 sans précédent
Vivant
La thérapie génique contre la maladie d'Alzheimer ?
Diabète de type 2 : la consommation de café réduit bien le risque !
Autisme : des parents âgés augmenteraient le risque…
Devenir conscient de ses rêves grâce à la stimulation électrique…
Détecter l'ADN tumoral par une simple prise de sang !
Cancer métastatique de la prostate : une avancée majeure !
Edito
L'habitat de demain sera intelligent, interactif...et surveillera notre santé !



Pour lutter contre le changement climatique tout en faisant face au vieillissement accéléré inéluctable de sa population, notre continent européen est confronté à un double défi : d’une part, concevoir et réaliser des bâtiments et logements qui consomment trois fois moins d’énergie qu’aujourd’hui et émettent trois fois moins de CO2 ; d’autre part, intégrer dans les logements tout un ensemble de technologies permettant le maintien à domicile dans les meilleures conditions des personnes âgées de plus en plus nombreuses.

S’agissant de l’objectif de sobriété énergétique et de réduction drastique des émissions de gaz effet de serre du secteur du bâtiment, il faut rappeler que la marge de progression est tout à fait considérable, comme l’a notamment montré une remarquable étude réalisée en 2008 par une équipe de recherche d’EDF et publiée dans l’excellente revue « Futuribles ».

Cette étude montrait en effet que la France pourrait, même sans ruptures technologiques majeures, ne plus recourir, d’ici 2050, aux énergies fossiles dans le bâtiment sans augmenter de façon significative la demande d'électricité et en réduisant, de surcroît, ses émissions de CO2 de 90 millions de tonnes par an. Mais parvenir à un tel objectif suppose non seulement une intégration massive des énergies renouvelables dans les bâtiments mais également une réduction d’un facteur trois de leur consommation énergétique moyenne, en combinant les potentialités de l’isolation thermique et des technologies numériques.

Il y a quelques semaines, une quinzaine de grandes métropoles européennes ont décidé d'unir leurs efforts autour de R2CITIES, un ambitieux projet visant à promouvoir des solutions innovantes de rénovation d’immeubles.

Il existe aujourd'hui environ 160 millions de bâtiments dans l'Union Européenne des 25 qui représentent environ 40 % de la consommation d'énergie (soit environ 700 mégatonnes-équivalent-pétrole) et 36 % du total des émissions de CO2 de l'Union Européenne, soit environ 1,4 gigatonne de CO2 par an, l’équivalent d’un peu plus de trois fois les émissions annuelles globales de CO2 de la France.

R2CITIES veut améliorer et accélérer l’effort des villes et collectivités territoriales en matière d’efficacité énergétique du bâtiment et de réduction de gaz à effet de serre. Concrètement, trois quartiers pilotes vont être mis en place dans trois villes européennes répondant à des conditions climatiques et des habitudes d’utilisateurs différentes : Gênes (Italie), Istanbul (Turquie) et Valladolid (Espagne).

Ce projet pilote, unique en son genre, concernera une surface totale de 57.000 m2, plus de 850 logements et plus de 1500 utilisateurs. Le potentiel de réduction de la consommation d'énergie globale est estimé à près de 60 %, soit 75 % de réduction de la consommation de chauffage et climatisation, 50 % pour l'éclairage et l'eau chaude. R2CITIES devrait permettre de réduire d'environ 7,5 Mégatonnes la consommation d'énergie et de 6,5 Mégatonnes les émissions de CO2 au cours des 5 prochaines années, ce qui correspond à la moitié de la consommation brute d'énergie totale de l'Irlande.

En France, Dijon dispose depuis avril 2009 du premier bâtiment de bureaux à énergie positive de France, la tour Elithis. Cet immeuble de 10 étages a été conçu par la société Elithis ingénierie. Il est équipé de 1600 capteurs et compteurs qui analysent et gèrent en temps réel ses paramètres énergétiques. Grâce à son isolation très performante et ses panneaux solaires sur le toit, ce bâtiment est presque autosuffisant en énergie. Aujourd’hui, c’est Strasbourg qui va se doter d’ici 2015 d’une autre tour Elithis, destinée cette fois à l’habitat résidentiel. Selon le cabinet Elithis, ce bâtiment unique au monde de 16 étages pour 66 logements, non seulement respectera la très sévère nouvelle réglementation thermique RT2012 mais ne coûtera pas plus cher qu’un bâtiment conventionnel.

Entièrement conçu selon les règles de l’architecture bioclimatique, cet immeuble sera doté d’environ 1000 m² de panneaux photovoltaïques sur la terrasse et la façade sud, ce qui permettra une production électrique pouvant atteindre 170 kWh. Chaque logement sera bien entendu équipé d’un système domotique très sophistiqué permettant de réduire drastiquement la consommation d’énergie, tout en proposant aux résidents un confort exceptionnel en termes de chauffage, de climatisation et de contrôle de la qualité de l’air intérieur.

En septembre 2013, SODEARIF, filiale de Bouygues Bâtiment, s’est associée avec Hager, industriel leader de la domotique, et Bouygues Télécom pour réaliser un autre immeuble d’habitation intelligent à Cachan, dans le Val de-Marne. Les 56 logements de cet ensemble immobilier seront tous équipés d’un système domotique permettant aux résidents de visualiser leur consommation énergétique en chauffage, électricité et consommation d’eau et de contrôler à distance le chauffage et l’ouverture des volets roulants de leur appartement.

Mais il faut bien comprendre que la domotique proposée aujourd’hui dans les immeubles d’habitation n’a plus rien à voir avec les systèmes complexes et surtout fermés qui n’ont jamais permis à ce concept, né il y a plus 30 ans, de véritablement décoller. Aujourd’hui, la domotique s’articule autour de systèmes ouverts, communicants et intuitifs qui savent s’adapter à leurs utilisateurs. Cette domotique n’est d’ailleurs qu’un élément s’intégrant dans un ensemble plus vaste, celui du bâtiment intelligent et interactif.

Mais cet habitat intelligent ne vise pas seulement à l’autosuffisance énergétique et à la réduction drastique de son empreinte carbone, il a également pour ambition une réduction globale de son coût d’exploitation et une amélioration considérable de la sécurité, du confort et de la qualité de vie de ses habitants.

Il est vrai que la France, comme l’Europe, est confrontée à un vieillissement sans précédent de sa population et doit impérativement mettre en œuvre des solutions innovantes permettant, sans augmentation du coût global pour la collectivité, le maintien à domicile le plus longtemps possible des personnes âgées.

Selon Eurostat, compte-tenu de l’allongement prévisible de la durée de la vie, en 2040, 28 % de la population européenne sera âgée de plus de 65 ans, contre 18 % aujourd’hui. À cet horizon, l’espérance de vie à la naissance dépassera les 86 ans (contre 80 ans aujourd’hui),  près de 10 % des Européens auront plus de 80 ans et le taux de dépendance des personnes âgées dans l’Union Européenne devrait passer dans la même période de 29 % à 48 %.

Face à cette mutation sociale et démographique majeure, les pouvoirs publics, les collectivités locales mais également les industriels et les constructeurs ont pris conscience de la nécessité de transformer le concept même d’habitation et de logement qui ne doit plus être un lieu passif et figé, fût-il confortable et spacieux mais doit être capable d’interagir avec ses occupants et d’évoluer de manière à devenir un acteur à part entière en matière de prévention médico-sociale.

Le vieillissement massif de la population va entraîner, quels que soient les progrès de la science et de la médecine, une forte augmentation du nombre de personnes en perte d’autonomie ou dépendantes. Face à cette situation, le centre basque de recherche appliquée TECNALIA a conçu un système de capteurs domestiques qui permettent de suivre les activités et les habitudes des résidents afin de détecter des ruptures de modifications de comportement pouvant indiquer l’apparition de symptômes liés à des maladies neurodégénératives telles que la maladie d'Alzheimer.

Ce concept repose sur un diagnostic précoce des maladies neuro-génératives telle que la maladie d’Alzheimer dont les estimations font état d’une personne atteinte sur 85 d’ici 2050, soit quatre fois plus qu’en 2005. Il est vrai qu’entre le début et le milieu ce siècle, la part de la population européenne âgée de plus de 60 ans va passer d’un habitant sur cinq à un habitant sur trois !

Dans la Communauté Autonome du Pays Basque, où est implanté le centre TECNALIA, on compte déjà 16 % de personnes âgées en situation de dépendance, et 26 % souffrant de handicaps. Pourtant, comme le montre une étude réalisée dans cette région, 70 % de ces personnes âgées souhaitent fortement pouvoir continuer à vivre chez elles en dépit de leurs problèmes de santé et de leur perte d’autonomie.

L’objectif visé par les technologies développées par le centre TECHNALIA est de détecter très précocement l’apparition de pathologies cognitives et neurodégénératives, comme la maladie d’Alzheimer. Il est en effet largement démontré qu’un diagnostic et une prise en charge médico-sociale précoces de ce type de maladie permet d’améliorer très sensiblement l’état médical et la qualité de vie des personnes concernées et leur permet de continuer à vivre chez elle, avec un accompagnement médical approprié.

Le système conçu par TECNALIA repose sur un réseau de capteurs répartis dans toute la maison pour détecter la présence de son occupant dans les différentes pièces. Ce système contrôle également l'ouverture et la fermeture des portes, des fenêtres, l'allumage et l'extinction de l’éclairage, l'utilisation des appareils électrodomestiques, ou de la télévision.

Le système enregistre toutes ces informations en temps réel et les recoupe pour identifier l'activité que la personne est en train de réaliser. Grâce à ce suivi technologique en temps réel, il est possible d’établir une carte précise et personnalisée des activités de chaque occupant, ce qui permet ensuite de détecter des changements de comportement qui pourraient être annonciateurs d’un problème de santé, qu’il s’agisse d’une affection physiologique, psychologique ou cognitive.

Mais ce système ne se contente pas de ce rôle de veille et peut également assister les personnes âgées dans leurs actes de la vie quotidienne en leur rappelant par exemple de prendre leurs médicaments ou de réaliser certaines tâches, telles que prendre leur repas ou boire suffisamment d’eau.

Si de tels systèmes de télésurveillance et d’aide au maintien à domicile peuvent à présent être proposés à une large échelle pour un prix raisonnable, c’est en grande partie grâce aux progrès considérables intervenus au cours de ces dernières années en électronique et dans les technologies numériques mais également dans le domaine des télécommunications sans fil.

À cet égard, il faut évoquer une nouvelle technologie présentée il y a quelques jours à l’occasion du Salon de l’autonomie à la Porte de Versailles à Paris : le premier sol intelligent et connecté, baptisé FloorinMotion care, actuellement en cours d’expérimentation dans deux établissements pilotes accueillant des personnes âgées dépendantes en France. Cette remarquable innovation a été développée par le fabricant de revêtement de sols Tarkett et se présente sous la forme de capteurs et de détecteurs de chute très sophistiqués, directement intégrés dans le plancher. Ces composants sont en effet piézo-électriques et ne nécessitent pas d’alimentation électrique externe.

Grâce à un logiciel informatique très élaboré, ces capteurs sont capables de détecter la chute d’une personne et de distinguer clairement celle-ci de la chute d’un objet ou du passage d’un animal de compagnie. Mais ces outils peuvent également suivre l’activité des personnes âgées et être utilisés comme instruments de prévention de certaines pathologies.

On le voit, ces nouveaux outils technologiques ne visent plus seulement à vendre des produits nouveaux mais permettent plus largement de proposer aux seniors toute une palette de services d’assistance à la personne d’autant plus appréciés qu’ils sont personnalisables et améliorent sensiblement la qualité de vie des personnes âgées au quotidien. On mesure mieux l’enjeu que représente cet habitat intelligent et connecté quand on sait qu’il y aura au milieu de ce siècle près de 5 millions de personnes âgées de plus 85 ans dans notre pays, trois fois plus qu’aujourd’hui...

Cette révolution technologique et sociale représentée par l’habitat intelligent n’a pas non plus échappé aux collectivités locales et aux organismes publics de logements qui ont pris conscience de leur intérêt à utiliser pleinement ces nouveaux outils qui devraient permettre à terme d’améliorer très sensiblement la qualité de vie des personnes âgées mais également celle de tous les occupants des logements sociaux.

Dans le Rhône par exemple, un locataire de logement social sur trois aura plus de 65 ans avant 2030 et en 2015 un sur dix aura plus de 80 ans. Confronté à ce vieillissement des résidents, l’OPAC du Rhône a participé depuis trois ans au projet européen, Host, visant à développer les technologies numériques dans le cadre de l’accompagnement et du maintien à domicile des personnes âgées et fragiles.

Parmi les expérimentations retenues grâce à ce projet, il faut signaler la mise à disposition chez 60 locataires âgés de tablettes numériques permettant l’accès à plusieurs applications dédiées, dont un réseau social et un agenda électronique et visant à créer de nouveaux liens entre les résidents, leur famille et les aidants à domicile.

On peut également évoquer l’ouverture, en novembre 2013, d’une des premières résidences innovantes pour seniors à Cluny, en Bourgogne. Cette résidence propose un logement adapté à l’évolution de l’âge de ses occupants mais aussi des services personnalisés permettant un suivi de la santé, une téléassistance, des aides à domicile, des lieux de rencontres pour préserver le lien social, des animations.

Pour réaliser cet ensemble de logements qui préfigurent ce que pourrait être l’habitation du futur, Sairenor s’est associé à la société Medetic pour équiper ces nouveaux logements destinés aux seniors de capteurs intelligents qui détectent d’éventuelles chutes, enregistrent le comportement des occupants et activent en cas de besoin des systèmes d’alarme en informant le personnel de la résidence.

Chacun de ces logements est équipé d’une tablette tactile permettant de contrôler et de programmer le chauffage, l’éclairage et la sécurité. Mais ce « village intelligent » propose un autre service innovant très original : le bâtiment d’accueil de cette résidence est en effet équipé d’une cabine télésanté unique en Europe qui permet aux résidents d’obtenir en 10 minutes un bilan santé (température, tension, poids, taux de glycémie, …) grâce à des capteurs intégrés au siège et à son appui-tête. Ce bilan médical électronique peut être envoyé directement au médecin traitant.

Ces quelques exemples (mais il en existe beaucoup d’autres partout en France et en Europe) montre à quel point le concept même d’habitat et de logement va connaître une mutation radicale au cours des 20 prochaines années. Nous allons en effet assister à la montée en puissance très rapide de ce qu’on pourrait désigner sous le nom de « BISIP » - bâtiment interactif à services intégrés personnalisés -. Ces immeubles, qu’ils soient destinés à l’habitation, au travail ou encore au commerce, seront totalement connectés à l’Internet des objets et pourront non seulement nous reconnaître et interagir avec nous mais ils connaîtront nos habitudes et pourront nous proposer une multitude de services qui iront de la surveillance médicale à l’assistance psychologique, en passant bien sûr par une large palette de services professionnels ou de loisirs.

Mais pour que cet habitat intelligent, communicant et interactif soit accepté par nos concitoyens et puisse leur proposer cette multitude de nouveaux services, à commencer par le maintien à domicile et la télésurveillance médicale permanente, il va falloir modifier profondément notre cadre législatif et réglementaire de manière à assurer une réelle protection de la vie privée, de l’anonymat et de l’intimité. A cet égard, il est dommage que le projet de loi d'« adaptation de la société au vieillissement » qui vient d’être présenté en conseil des ministres, le 3 juin, n’ait pas prévu un volet spécifique consacré au développement de logements et d’établissements « Intelligents », intégrant l’ensemble de ces nouvelles « gérontechnologies ». 

Il est enfin essentiel que ces technologies omniscientes et omnipotentes qui vont nous « envelopper » en permanence et faire de nos habitations des lieux intelligents restent à notre service et respectent notre dignité et notre droit à « l’opacité » et à la tranquillité. C’est à cette condition capitale que cette révolution de l’habitat intelligent pourra s’effectuer en conciliant les aspirations particulières et l’intérêt général et pourra, selon l’expression consacrée, « ajouter de la vie aux années » pour faire du quatrième âge une nouvelle période d’épanouissement qui ouvrira de nouveaux horizons et viendra enrichir l’existence de chacun.

René TRÉGOUËT

Sénateur Honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Le robot qui attrape les objets au vol
Lundi, 02/06/2014 - 21:22

Des chercheurs de l’EPFL (Ecole polytechnique fédérale de Lausanne) ont mis au point un étonnant robot capable de saisir au vol les objets qu’on lui jette.

Ces scientifiques du Lasa (Laboratoire d’algorithmes et systèmes d’apprentissage) ont choisi toutes sortes d'objets dont le centre de gravité est décalée par rapport au point de saisie, comme des bouteilles à moitié remplies. Mais le robot de l’EPFL parvient tout de même à attraper ces objets au vol !

Ce robot baptisé Kuka possède sept degrés de liberté et s'il est si adroit, c'est parce qu'il a bénéficié d'un "apprentissage" issu des performances d'un acteur humain dont les gestes et réactions ont été modélisés et transformés en algorithme. Grâce à cette méthode, ce robot est capable de corriger très rapidement son mouvement pour saisir un objet au vol, sans être obligé de recalculer l'intégralité de la trajectoire de l'objet, ce qui serait encore hors de sa portée.

La performance du robot de l’EPFL, qui se montre capable de réagir avec précision à un événement imprévu, préfigure le comportement des futurs robots qui sauront coexister sans danger avec des êtres humains.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Mashable

The Telegraph

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Matière
Matière et Energie
Energie : le monde devra investir 4 % du produit mondial brut d’ici à 2035…
Jeudi, 05/06/2014 - 15:05

L'Agence Internationale de l'Energie (AIE) a présenté le 4 juin son rapport sur les investissements mondiaux dans l’énergie et les prévisions d'investissements nécessaires dans ce domaine-clé d’ici à 2035.

En 2013, plus de 1 600 milliards de dollars ont été investis pour assurer l’approvisionnement mondial en énergie, dont 1 100 milliards de dollars pour l’ensemble des énergies fossiles (charbon compris) et 250 milliards de dollars dans les énergies renouvelables, soit plus de 4 fois plus qu’en 2000 mais 50 milliards de moins qu’en 2011.

Rapportés à la période 2000-2013, les investissements mondiaux dans l’énergie se sont élevés en moyenne à 1 230 milliards de dollars par an. La production et le transport d’électricité absorbent presque 39 % de ce total (479 milliards par an).

L’AIE estime à plus de 40 000 milliards les investissements nécessaires sur la période 2014-2035 pour satisfaire la demande énergétique mondiale. Sur ce total, près de 59 % des futurs investissements permettront uniquement de maintenir les niveaux actuels de production en modernisant ou en remplaçant les sites actuels de production. Près de 8 000 milliards devraient par ailleurs être investis dans des actions d’efficacité énergétique, essentiellement dans le secteur des transports.

Au total, c'est donc environ 48 000 milliards de dollars que le monde devrait investir d'ici 20 ans pour répondre à la demande énergétique de la planète et l'AIE estime même qu'il  faudrait investir 53 000 milliards de dollars d’ici à 2035 pour répondre à cette demande tout en évitant une augmentation de la température mondiale de plus de 2°C d’ici à la fin du siècle. Cette somme peut sembler colossale mais il faut préciser qu'elle représente 20 ans d'investissement, soit 2 650 milliards de dollars par an, ce qui représente moins de 4 % du produit mondial brut annuel actuel.

Selon les derniers chiffres publiés par Ren21, le réseau international sur les énergies renouvelables, ces dernières représentaient, en 2012, environ 16 % de la consommation finale d'énergie dans le monde, soit environ 1,5 gigateps équivalent-pétrole. En suivant la tendance actuelle, les énergies renouvelables pourraient représenter 21 % du mix énergétique mondial en 2030.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

International Energy Agency IEA

International Energy Agency IEA

Vers des batteries à très longue durée de vie…
Mercredi, 04/06/2014 - 15:15

Des chercheurs américains de l'Oak Ridge National Laboratory (ORNL) ont mis au point une nouvelle batterie plus sûre, dont la durée de vie pourrait atteindre 10 ans sans recharge. Cette batterie fait réagir un carbone fluoré avec du lithium (Li/CFx). « Les batteries CFx, dont la taille ne dépasserait pas celle d'une pièce de monnaie, pourraient alimenter des stimulateurs cardiaques ou des dispositifs portables », a déclaré Chengdu Liang, responsable de ces travaux, qui précise « La batterie est à usage unique et ne pourra pas être rechargée ».

Ce nouveau type de batterie est basé sur une ancienne théorie, mais sa conception est nouvelle. Les chercheurs de l'ORNL ont utilisé une batterie CFx existante pour leur test, mais ils y ont ajouté un électrolyte solide pour augmenter sa capacité énergétique. Le principe des batteries actuelles au lithium-ion repose sur l'échange réversible d'ions lithium entre une cathode positive et une anode négative. Lors de la charge, les ions lithium se déplacent de la cathode vers l'anode pour le stockage.

Lors de la décharge, les ions lithium vont de l'anode vers la cathode, et vers l'appareil à alimenter. La nouvelle batterie CFx est composée d'un électrolyte polyvalent de thiophosphate de lithium conducteur d'ions, qui peut également faire office de cathode.

L'électrolyte peut transporter la charge et stocker les ions, ce qui contribue à augmenter la capacité énergétique de la batterie. L'électrolyte de cette batterie CFx est solide, alors que les batteries classiques ont des électrolytes liquides. Cet électrolyte assure aussi une fonction de cathode.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Oak Ridge Today

Vers la chimie intracellulaire !
Lundi, 02/06/2014 - 21:35

Des chercheurs du CEA-IBITECS, en collaboration avec une équipe de l’Université de Strasbourg (UDS), ont développé de nouveaux réactifs, appelés «azotures chélatants», se couplant rapidement et sélectivement à tout composé muni d’un groupe alcyne. La réaction peut se dérouler dans tous les milieux, y compris à l’intérieur d’une cellule. Ces résultats ont été publiés en tant que "Papier Très Important" (VIP).

La chimie dite bio-orthogonale rassemble tout un ensemble de réactions pouvant s'effectuer dans un organisme vivant sans interférer avec la propre activité biochimique de ce dernier. Elle permet, par exemple, de suivre l'évolution d’un substrat (métabolite, inhibiteur d’enzyme, médicament, etc.) à l'intérieur de la cellule.

Cette chimie procède en deux temps : il faut d'abord modifier ce substrat en lui greffant un groupe chimique fonctionnel qui n’affecte pas son activité biologique, avant de l’introduire dans la cellule. Dans un second temps, on introduit une sonde complémentaire du groupe fonctionnel, qui va réagir in situ avec ce dernier et marquer ainsi le substrat que l’on veut suivre.

Le couplage entre un azoture et un alcyne est une des réactions bio-orthogonales les plus utilisées. Mais celle-ci a besoin du cuivre comme catalyseur, ce qui limite sérieusement son utilisation dans les cellules vivantes.

Cette équipe du CEA-IBITECS et de l’UDS a contourné cet obstacle en créant une famille de composés comprenant à la fois un agent chélateur du cuivre (emprisonnant un seul atome de métal) et une fonction azoture. Grâce à ces "azotures chélatants", la réaction peut se dérouler dans le sang ou dans la cellule, de manière non toxique et très rapidement, puisque ce couplage s’effectue en moins de trente secondes.

Le champ ouvert par cette avancée majeure est immense, tant dans la chimie médicinale (assemblage de médicaments à des anticorps thérapeutiques), que dans l’imagerie (traceurs) ou la pharmacologie (suivi des médicaments).

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Wiley

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Les effets d'El Niño sur la production mondiale de céréales mieux évalués
Jeudi, 05/06/2014 - 08:39

Des chercheurs japonais, dirigés par Toshichika Iizumi, chercheur à l'Institut national des sciences agroenvironnementales de Tsukuba (Japon), ont réalisé une étude qui s'appuie sur les données de récoltes entre 1984 et 2004 pour présenter la première cartographie des effets, globalement plutôt négatifs, du phénomène climatique El Niño sur la production mondiale de céréales.

Selon ces recherches, El Niño, associé à un réchauffement et s'accompagnant généralement de perturbations météorologiques à grande échelle, améliore la production mondiale de soja (entre 2,1 % à 5,4 %) mais a en revanche un effet plus négatif sur le maïs, le riz et le blé (entre -4,3 % à +0,8 %). Ces travaux montrent également que le phénomène inverse La Niña, associé à un refroidissement, tend également à réduire ces quatre productions (entre 0 et -4,5 %).

El Niño est un phénomène cyclique qui revient généralement tous les 3 à 7 ans et se caractérise par des températures de surface de la mer anormalement élevées dans la partie centre-est du Pacifique tropical. El Niño et La Niña sont à présent considérés comme deux facteurs majeurs de la variabilité naturelle de notre climat.

El Niño a pour conséquence d'influencer les températures et les précipitations et contribuer à la survenue de sécheresses ou de précipitations abondantes dans différentes régions du monde, ce qui influe fortement sur la productivité agricole.

Ces recherches montrent qu'El Niño a un impact négatif sur le blé en Europe et aux États-Unis, le maïs dans le sud-est des Etats-Unis, en Chine, en Afrique de l'Ouest et de l'Est, au Mexique et en Indonésie. Il affecte aussi la production de soja en Inde et dans des régions de la Chine et réduit la production de riz en Chine, en Birmanie et en Tanzanie. A l'inverse, ce phénomène aurait un effet positif dans environ un tiers des régions où ces céréales sont cultivées, par exemple au Brésil pour la production de maïs et de soja.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

The Carbon Brief

Les Etats-Unis présentent un plan de réduction des émissions de CO2 sans précédent
Mercredi, 04/06/2014 - 15:08

Alors que le projet de loi contre le réchauffement climatique est en examen depuis 4 ans par le Congrès américain, Le Président Obama a présenté le 1er juin un plan de réduction de 30 % des émissions de dioxyde de carbone provenant des centrales électriques américaines d'ici quinze ans, par rapport à 2005.

Il s'agit d'une des décisions les plus importantes en matière de lutte contre le changement climatique de l'histoire des États-Unis. "Au cours de la première année d'application de ces nouvelles mesures, jusqu'à 100.000 crises d'asthme et 2.100 infarctus seront évités", a précisé le Président américain.

Ce plan devrait également réduire de 25 % des émissions de particules, d’oxydes d’azote et de dioxyde de soufre, selon l’agence de l’environnement, ce qui permettrait d'éviter 6.600 décès prématurés en moins chaque année et d'économiser, sous forme de bénéfices sanitaires et environnementaux, entre 48 à 82 milliards de dollars (35 à 60 Md€) d’ici 2030.

Ce plan de 600 pages prévoit notamment que "L'objectif de chaque État soit adapté à son propre contexte et que les États aient la possibilité d'atteindre leur objectif de la façon qui fonctionne le mieux pour eux", comme le précise l'administratrice de l'Agence de protection environnementale, Gina McCarthy.

Chaque État pourra donc choisir la façon dont il souhaite atteindre ses objectifs de réductions et certains états pourront même attendre jusqu'en 2017, voire 2018, s'ils s'allient à d'autres États.

Le charbon, après avoir longtemps été la principale source d'énergie aux États-Unis, fournit maintenant moins de 40 % de l'électricité du pays ; il est progressivement remplacé par le gaz naturel et les énergies renouvelables comme l'éolien et le solaire.

L'ensemble des centrales électriques génèrent environ un tiers de l'ensemble des émissions de gaz à effet de serre des États-Unis, ce qui fait de ce pays le deuxième plus grand émetteur de gaz à effet de serre de la planète, derrière la Chine.

La production électrique américaine est assurée à 37 % par des centrales à charbon, devant le gaz naturel (30 %), le nucléaire (19 %) et les énergies renouvelables (12 %). Cette production fortement carbonée est responsable de 38 % des émissions américaines de CO2 et de 31 % des émissions américaines de gaz à effet de serre. Mais les centrales à gaz, plus économiques aussi depuis l'essor de la production de gaz de schiste, produisent deux fois moins de gaz à effet de serre que les centrales à charbon traditionnelles. Cela explique que 13 États aient déjà réduit de 30 % et même plus leurs émissions de carbone depuis 2005.

Le niveau de référence retenu par ce plan est celui des émissions de gaz à effet de serre de 2005. Mais depuis cette date, la modernisation des centrales a déjà diminué de 15 % ces émissions qui contribuent au réchauffement du climat. L'objectif réel de ce plan vise donc à réduire en moyenne de moins de 20 % les rejets de CO2 par des centrales à charbon. Les États-Unis se sont engagés en 2009 à réduire, d'ici 2020, leurs émissions de gaz à effet de serre de 17 % par rapport à leur niveau de 2005.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Maison Blanche

The New York Times

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
La thérapie génique contre la maladie d'Alzheimer ?
Jeudi, 05/06/2014 - 15:21

La maladie d’Alzheimer est le résultat d’un double processus : l’accumulation en plaques de peptides anormaux bétâ-amyloïdes dans le cerveau, et l'augmentation de la capacité de phosphorylation de la protéine Tau, qui entraîne une concentration élevée de protéines Tau anormales dans les cellules nerveuses en dégénérescence.

Plus de 860 000 Français et 35 millions d’individus dans le monde seraient victimes de cette affection. Si aucun traitement curatif n’existe, il est cependant possible, lorsqu’elle est détectée précocement, de ralentir son processus évolutif et d’améliorer ainsi la qualité de vie des patients.

Des chercheurs de l'Université de Barcelone, dirigés par Carlos Saura, ont réussi à identifier une étape clé dans le développement de la maladie d’Alzheimer. Ils ont comparé l'expression des gènes dans l'hippocampe de souris en bonne santé avec celle de souris transgéniques développant une affection similaire à la maladie d’Alzheimer. Les chercheurs ont ainsi pu identifier les différentes protéines qui s’expriment au cours de l’évolution de la pathologie. Ils se sont particulièrement intéressés à celles qui permettent de réguler la molécule CRTC1, impliquée dans le métabolisme du glucose et certains cancers. Ces chercheurs ont ensuite pu montrer que certaines mutations portant sur des gènes codant ces protéines étaient impliquées dans la perte de mémoire observée lorsque la maladie d’Alzheimer se déclare.

Ces scientifiques ont alors injecté dans l'hippocampe des souris génétiquement modifiées, un gène qui active la synthèse de la protéine CRTC1. Résultat : une nette amélioration des niveaux de protéine CRTC1 et une réactivation des gènes impliqués dans la consolidation de la mémoire.

Selon Carlos Saura, une modification du gène codant pour la protéine CRTC1 bloquerait l’activation des gènes nécessaires pour permettre aux neurones de la mémoire de se connecter entre eux. Selon lui, il serait possible d'éviter ce processus en recourant à une thérapie génique…

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

The Journal Of Neuroscience

Diabète de type 2 : la consommation de café réduit bien le risque !
Jeudi, 05/06/2014 - 15:12

Une étude américaine de l'Ecole de Santé d'Harvard, menée sur 90.000 femmes et 27.000 hommes, vient de démontrer qu'une consommation de café régulière, à raison de 3 tasses par jour sur une période de 4 ans, peut réduire de 37 % le risque de diabète de type 2.

De nombreuses études épidémiologiques ont déjà montré que la consommation de café permettait de réduire le risque de diabète de type 2.

Dans ce travail, les Professeurs Frank Hu et Shilpa Bhupathiraju du Département de nutrition de la Harvard School of Public Health ont analysé les données portant sur l’alimentation, le mode de vie et l’histoire médicale de 117 000 personnes, suivies pendant plus de 20 ans. Ces recherches ont permis d'évaluer l’impact de la consommation de café et de thé sur 4 ans, sur le risque de diabète de type 2.

Cette étude montre que les participants qui ont augmenté leur consommation de café de plus d’1 tasse par jour pendant 4 ans ont réduit leur risque de diabète de 11 % au cours des 4 années qui suivent. Quant à ceux qui ont consommé plus de trois tasses de café par jour ils ont réduit ce risque de 37 %. A contrario, l'étude montre que les participants ayant diminué leur consommation de café d’1 tasse par jour ou plus ont vu leur risque de diabète augmenter de 17 %...

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Diabetologia

Autisme : des parents âgés augmenteraient le risque…
Jeudi, 05/06/2014 - 08:51

Selon une récente étude américano-suédoise de l'Université Drexel et de l'Institut Karolinska (Suède), dirigée par le Professeur Brian K. Lee, des parents âgés auraient plus de risques d'avoir un enfant qui développe un trouble du spectre autistique (TSA) que de jeunes parents. Pour parvenir à cette conclusion, ces chercheurs ont réalisé des recherches sur une large population de 417 000 enfants, avec et sans déficience intellectuelle. Les scientifiques ont intégré les différents  facteurs de risques connus, comme le niveau socio-culturel de la famille ou les antécédents psychiatriques de chaque parent.

Ces travaux montrent que les enfants nés de parents âgés de plus de 30 ans ont un risque accru d'être atteints d'autisme. Par exemple, un enfant dont le père a 45 ans à sa naissance a 3,5 fois plus de risques de souffrir d'autisme et 13 fois plus de probabilités d'avoir des troubles de l'attention qu'un enfant dont le père a 24 ans à sa naissance. L'étude montre par ailleurs que l'augmentation du risque de troubles autistiques semble plus élevé pour les mères plus âgées que pour les pères.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

IJE

Devenir conscient de ses rêves grâce à la stimulation électrique…
Jeudi, 05/06/2014 - 08:46

Des chercheurs allemands de l’Université Goethe de Francfort sont parvenus à redonner à certains dormeurs la conscience de leurs rêves en utilisant la technique de la stimulation électrique.

Au cours de la phase de sommeil paradoxal, nous n’avons généralement pas conscience de nos rêves et une récente étude a même montré que vivre ses rêves en dormant constituerait, dans 80 % des cas, une forme de neurodégénérescence. En effet, durant cette phase du sommeil, certaines zones du cortex préfrontal sont inactives. Néanmoins, certains rêveurs conservent une lucidité sur leurs rêves. Dans ce cas, certaines de ces zones du cortex restent actives.

S'appuyant sur ces nouvelles connaissances, les scientifiques allemands ont réussi, en utilisant un spectre de fréquence comprises entre 25 Hz et 40 Hz, à rétablir cette conscience du rêve, par la stimulation de l’activité neuronale dans cette zone fronto-temporale du cerveau. Leur étude a porté sur 27 participants volontaires, stimulés durant leur sommeil, 2 à 3 mn après le début de la phase REM, par stimulation transcrânienne non invasive, une technique qui régule et module le potentiel de repos et non d’activation des neurones.

Ces recherches montrent donc qu'il est possible d'obliger le cerveau à adopter un nouveau rythme grâce à une simple stimulation. Bien que ces résultats étonnent certains spécialistes, ils pourraient permettre, s'ils étaient confirmés, des avancées thérapeutiques dans la prise en charge des délires et des hallucinations qui caractérisent certaines pathologies mentales. Dans cette perspective, ces chercheurs travaillent à présent à l'évaluation des effets de ce mode de stimulation chez des sujets éveillés.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

Détecter l'ADN tumoral par une simple prise de sang !
Mercredi, 04/06/2014 - 15:21

Des chercheurs américains de l’Université de Stanford ont mis au point une nouvelle méthode de détection et de quantification de l’ADN tumoral circulant à partir d’un échantillon sanguin. Cet outil permet également d’évaluer avec une grande pertinence l’évolution tumorale après traitement. Cette technique pourrait en outre être étendue à d’autres types de tumeurs solides.

La technique repose sur un test d’hybridation ciblée (targeted hybrid capture) suivi du criblage à haut débit de l’ADN plasmatique. Les chercheurs ont utilisé une approche bio-informatique en analysant la distribution des principales mutations génétiques chez 407 patients atteints de cancer pulmonaire non à petites cellules (CPNPC).

Au final, ce filtre a été conçu pour cibler 521 exons et 13 introns dans 139 gènes mutés (soit l’équivalent de 0,004 % du génome humain) et validé sur une cohorte de 183 patients atteints de cancer du poumon.

Les chercheurs ont ensuite procédé à un séquençage à grande échelle pour s’assurer de détecter toutes les mutations présentes. Ce nouvel outil a permis de diagnostiquer 50 % des patients à un stade I de leur cancer et tous les patients présentant des stades plus avancés (II à IV). De façon très intéressante, elle semble permettre de corréler le potentiel tumoral à la quantité d’ADN tumoral (ADNt) circulant retrouvée et donc de prédire le risque de récidive de manière plus précise que toutes les techniques actuellement disponibles.

La technique a même permis d’identifier un patient présentant une petite population de cellules tumorales portant un gène de résistance à la chimiothérapie utilisée habituellement pour ce type de cancer.

"Si nous pouvons suivre l’évolution de la tumeur et voir apparaitre des sous-clones de cellules résistant au traitement, nous pourrons ajuster en permanence la thérapie en fonction de l'évolution de la tumeur et augmenter les chances de guérison pour le malade", souligne le Professeur Diehn.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Stanford

Cancer métastatique de la prostate : une avancée majeure !
Lundi, 02/06/2014 - 21:29

Une nouvelle stratégie de traitement permet de nettement prolonger la vie d'hommes atteints d'un cancer invasif de la prostate qui marque la première avancée contre cette maladie depuis 70 ans et ouvre la voie à un changement de la pratique médicale, selon des travaux présentés le 1er juin à l'occasion du congrès annuel de la Société américaine d'oncologie clinique qui se tenait à Chicago.

Dirigée par le Docteur Christopher Sweeney, cancérologue à l'Institut du Cancer Dana-Farber à Boston, cette étude a été menée avec 790 hommes qui venaient d'être diagnostiqués d'un cancer métastasé de cette glande. Ce travail montre que le recours à de la chimiothérapie combinée au traitement hormonal standard prolonge la vie de ces malades d'environ un an.

"Les résultats sont importants et cette thérapie combinée devrait être le nouveau traitement de choix pour les hommes dont le cancer s'est déjà bien propagé", a précisé Christopher Sweeney. Selon la société américaine contre le cancer, 30 000 hommes meurent chaque année aux États-Unis d'un cancer de la prostate et 241 000 nouveaux cas sont diagnostiqués annuellement, ce qui en fait le premier cancer pour les hommes devant celui du poumon.

La chimiothérapie est le plus souvent initiée après que la maladie progresse malgré le traitement hormonal.

A l'issue de cette étude de huit ans, la durée médiane de survie a été de 44 mois dans le groupe avec le traitement hormonal seul, contre 57,6 mois chez ceux ayant aussi pris du Docétaxel. La durée médiane d'apparition de signes de progression du cancer a été de 19,8 mois dans le groupe d'hormonothérapie seule et de 32,7 mois chez ceux ayant aussi eu de la chimiothérapie. Cet essai clinique américain pourrait changer la pratique médicale pour les malades atteints des formes les plus métastatiques de cancer de la prostate.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Newswise

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