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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 824
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 04 Décembre 2015
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Egalement dans ce numéro
TIC
Un détecteur d’empreintes digitales capable de lire sous la surface de la peau
Matière
Une enzyme pour décarboner les rejets industriels
Espace
De l'alcool éthylique et du sucre dans une comète !
Vivant
Les jeunes adultes sportifs réduisent leur risque de mortalité prématurée
Les prébiotiques permettraient de réduire les allergies alimentaires
Leucémie : un nouveau traitement porteur d'espoir
Immunothérapie : le rôle-clé du microbiote !
Une méthode d'analyses statistiques pour créer des médicaments
Lien entre paternité précoce et mortalité prématurée
Le dépistage du cancer du sein amélioré grâce au double examen…
Une atteinte génétique serait à l’origine de la surdité liée au bruit
Sclérose en plaques : la piste du ciblage des lymphocytes…
Cancer de la prostate : une thérapie ciblée efficace contre des formes avancées
Un traitement contre la constipation efficace contre certains cancers
Recherche
Volvo prépare la voiture qui évite les embouteillages…
Edito
Les robots vont changer la vie des personnes âgées !



La durée de vie moyenne dans le monde a augmenté de plus de 20 ans au cours du dernier demi-siècle, ce qui est sans précédent dans l’histoire de l’Humanité. Actuellement, l’espérance de vie à la naissance a atteint 71,5 ans en 2013 et pourrait dépasser les 80 ans vers 2050. L’une des conséquences de cette évolution démographique est qu’en 2040, la part des plus de 60 ans dans la population mondiale, actuellement de 10 %, devrait grimper à 21 %. Les plus de 80 ans sont le groupe d'âge qui progresse le plus rapidement : il représente aujourd'hui un dixième de l'effectif total des personnes âgées, et ce sera un cinquième d'ici 2050.

Cette proportion de personnes âgées de 80 ans ou plus aura été multipliée par quatre entre 2000 et 2050, pour atteindre les 400 millions à cette échéance. Pour la première fois dans l’histoire de l’Humanité, une majorité d’adultes d’âge mûr auront, au milieu de ce siècle, leurs parents toujours en vie. Quant aux dépenses de prise en charge de la dépendance dans les pays de l’OCDE, elles pourraient être multipliées par 2,5 d’ici 2050, pour atteindre 5 % du PIB en moyenne.

Tous nos pays développés vont donc être confrontés à un défi redoutable : prendre en charge une proportion de personnes âgées et dépendantes qui aura considérablement augmenté à un coût économique et social devant rester supportable pour la collectivité et avec un nombre d’actifs s’occupant des personnes âgées qui sera sans doute deux fois moins important qu’actuellement.

Pour résoudre cette quadrature du cercle, les sociétés développées misent évidemment sur les progrès de la science et de la médecine qui pourront prévenir et retarder les effets du vieillissement. La télémédecine devrait notamment permettre une prise en charge médico-sociale des personnes âgées à la fois beaucoup plus personnalisée et bien plus efficaces qu’aujourd’hui. Mais c’est, sans aucun doute, l’arrivée massive de robots de plus en plus intelligents et polyvalents qui va le plus transformer, pour ne pas dire bouleverser, la vie des personnes âgées.

Grâce aux progrès combinés de l’électronique, de l’informatique et de la mécanique, une nouvelle génération de robots est aujourd’hui en train de s’imposer dans les établissements accueillant les personnes âgées et il ne faut pas en douter : ces robots seront également présents au domicile d’un grand nombre de personnes âgées dans moins de 10 ans.

Le gouvernement de Singapour, qui doit faire face à une population vieillissante, a ainsi commencé à installer des robots dans certaines maisons de retraite. On y trouve notamment Xuan, un «  Robocoach » qui permet aux seniors de faire leurs exercices quotidiens correctement grâce à des capteurs de mouvements. 

Le Japon, pays où la population âgée est la plus nombreuse, mise résolument sur la robotique d’assistance et de confort pour faire face au vieillissement accéléré de ses habitants. En septembre 2014, Honda a ainsi présenté sa dernière version du robot Asimo, un androïde de 130 cm de haut aux capacités véritablement extraordinaires. Ce robot peut non seulement sauter, courir et enjamber les obstacles mais il est également muni de multiples capteurs qui lui confèrent des sens proches de ceux de l'Homme (vision, audition, toucher). Asimo peut ainsi reconnaître des personnes non seulement grâce à leur visage mais aussi au son de leur voix. Cet androïde est également capable de saisir et de manipuler avec une remarquable dextérité une multitude d’objets. Il peut par exemple ouvrir une bouteille en la tenant d'une main et en dévissant le bouchon de l'autre, et verser le contenu dans un gobelet qu'il saisit sur une table.

Début 2015, les chercheurs du laboratoire japonais Riken ont également présenté un autre robot tout à fait étonnant, baptisé Robear. Cette machine, qui ressemble à un ours bienveillant, est capable de prendre délicatement dans ses bras une personne allongée sur son lit ou sur le sol et de la déposer dans un fauteuil roulant.

Robear devrait dans un premier temps aider le personnel soignant dans les hôpitaux et maisons de retraite. Mais, à plus long terme, ce type de robot pourrait devenir un outil irremplaçable permettant le maintien à domicile des personnes âgées dans des conditions optimales de confort et de sécurité.

Aux Etats-Unis, l'Université de Cincinnati a lancé un projet de recherche visant à installer des robots de télésanté et de télé présence dans les maisons de retraite (Voir WCPO). D’ici quelques semaines, chercheurs, médecins et personnel soignant vont travailler ensemble pour introduire une nouvelle génération de ce type de robot dans une résidence pour personnes âgées de l’Ohio. Équipés d’un écran et d’une caméra, ces robots permettent à la fois aux patients de communiquer avec un médecin et à ce dernier de surveiller à distance ses patients. Ce nouveau type de robot pourrait améliorer considérablement la prise en charge des maladies chroniques dont souffrent les personnes âgées, telles que l’insuffisance cardiaque ou  le diabète.

En France, depuis quelques semaines, le petit robot humanoïde intelligent NAO, muni du logiciel Zora (Acronyme flamand de « Zorg Ouderen Revalidatie en Animatie », c’est-à-dire « Soins, revalidation et animation pour les personnes âgées ») circule parmi les résidents et le personnel de l’EHPAD (Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) Lasserre à Issy-les-Moulineaux, dans les Hauts-de-Seine, après avoir réussi une phase de test de 15 jours fin mars.

Entièrement programmable, ce petit robot de 58 centimètres de haut et de 5,4 kg peut se déplacer de manière autonome et est équipé de capteurs qui lui permettent de voir et d’entendre. Zora a été spécialement programmé de manière à pouvoir diriger des exercices thérapeutiques pour stimuler la mémoire, animer des cours de sport ou fournir les principales informations du moment, comme la météo ou le repas du jour. Entièrement autonome, doté de capteurs, il voit, entend et se déplace librement. Ce robot qui a été très rapidement adopté par les résidents s’inscrit dans un projet médical précis visant à stimuler et à préserver des facultés cognitives des personnes âgées. Il peut également accomplir de manière ludique et conviviale toute une gamme de tâches répétitives, allant de la lecture du journal à celle du menu du déjeuner en passant par le programme des activités du jour. Actuellement, 80 de ces robots ont déjà fait leur apparition dans des maisons de retraite aux Pays-Bas et en Belgique et 450 devraient être en service en Europe à la fin de cette année.

Autre expérimentation intéressante : Paro, un robot-phoque qui réagit à la voix et aux caresses, bouge la tête, cligne des yeux, remue la queue ou les nageoires et émet de petits cris quand on lui parle gentiment. Cette machine sophistiquée est actuellement testée par deux établissements pour personnes âgées et dépendantes de Colombes, en région parisienne. Inventé au Japon en 1993 par le Professeur Takanori, Paro est un « robot thérapeutique », conçu pour aider les personnes qui souffrent de troubles du comportement ou de démences. L'idée est de faciliter la communication avec leur entourage. Utilisé dans plusieurs pays européens et notamment au Danemark où il est présent dans de nombreux établissements, il est encore peu répandu en France. Le docteur Alain Seznaki, qui dirige cette expérimentation précise "Cette étude doit porter sur le bénéfice que peut apporter l'intelligence artificielle de ce robot par rapport à une peluche simple, sans intelligence artificielle."

Un autre robot, MILO, développé par la société roboCARE, vient de faire son entrée test dans deux EHPAD de Midi-Pyrénées, à Villeneuve-Tolosane et à la Houlette à Pibrac. Équipé d’une caméra et d’un écran, ce robot est destiné à permettre de rendre visite virtuellement aux personnes âgées. Les familles pourront piloter ces robots à distance pour dialoguer avec leurs proches. En 2016, Milo devrait faire son entrée dans 18 résidences médicalisées pour personnes âgées. Dans chacun de ces établissements, Milo sera pris en main par un animateur qui le pilotera grâce à une tablette et une connexion Wi-Fi. MILO a été programmé pour réaliser des jeux cérébraux, des exercices d’entraînement et des chants. Mais il peut également raconter des histoires, lire les journaux et comprendre certains mots-clés.

Autre exemple de robot de compagnie, Buddy ("copain" en anglais) qui a été présenté à l’occasion du Salon des seniors, en avril 2015. Conçu par la société Blue Frog Robotics, Buddy, qui mesure 50 cm de haut devrait être proposé à un prix n’excédant pas les 1000 €. Pour parvenir à concevoir une machine performante à un coût aussi bas, Buddy a été simplifié au maximum et conçu à partir des usages. Il peut néanmoins s’avérer très utile auprès de différents types d’utilisateurs : la famille (surveiller la maison, détecter des fuites d’eau, de gaz, envoyer des messages à ses propriétaires en cas de problème, cuisiner, réveiller la famille…), les enfants (avec des jeux et des applications éducatives…), les personnes âgées (prévenir les chutes et la perte d’autonomie, rappeler les prises de médicaments). Conçu de façon particulièrement ingénieuse, Buddy est évolutif et modulaire, tant sur le plan matériel que logiciel. Il est notamment possible de compléter et de spécialiser son utilisation en y ajoutant des accessoires. Mais le créateur de Buddy, Rodolphe Hasselvander, a un objectif bien plus ambitieux : permettre à terme de prendre le contrôle de ce robot par la pensée grâce à un casque de télé commande transformant les ondes cérébrales en signaux électriques.

Si ces robots sont appelés à se généraliser dans nos établissements pour personnes âgées ainsi que dans les maisons de retraite, ce n’est pas simplement en raison de la multitude de services qu’ils peuvent rendre mais également parce que notre Pays va lui aussi devoir faire face à un inexorable vieillissement de sa population, ce qui se traduira par une augmentation très forte des besoins en personnel. « Dans notre pays, le XXIème siècle sera le siècle du vieillissement », note le conseiller général du Val d'Oise Luc Broussy dans son  rapport intitulé "l'adaptation de la société au vieillissement de sa population : année zéro !". Il est vrai que, le nombre de personnes âgées de 75 ans ou plus passera de 5,2 millions en 2007 à 11,9 millions en 2060 ; celui des 85 ans et plus de 1,3 à 5,4 millions. Selon les projections de l’Insee, dès 2050, 22,3 millions de personnes seront âgées de 60 ans ou plus, contre 13 millions aujourd’hui, soit une hausse de 80 % en quarante-cinq ans. Quant aux plus de 60 ans, ils représenteront 30,6 % de la population en 2035, contre 22 % aujourd’hui. 

Le problème est que, parallèlement, la part des jeunes de moins de 20 ans diminue : de 24,9 % en 2005, elle passera à 21,9 % en 2050. La population active devrait pour sa part, continuer dans un premier temps à augmenter, passant de 29,4 millions à 31,4 millions de 2010 à 2030. Mais à plus long terme, cette population active devrait se stabiliser, avant de commencer à décroître, pour retrouver son niveau de 2010 et atteindre environ 28,5 millions de personnes à l’horizon 2050, 

On voir donc bien que notre Pays va être confronté à un défi redoutable puisqu’il va devoir prendre en charge un nombre croissant de personnes âgées et très âgées mais que les actifs disponibles seront eux, de moins en moins nombreux à longue échéance. Bien sûr, dans un premier temps, le secteur de l'aide aux personnes âgées devrait créer des centaines de milliers d’emplois en France mais à terme une pénurie de main d’œuvre risque fort d’advenir dans ce domaine. C’est là que les robots sont appelés à jouer un rôle tout à fait majeur, non seulement sur le plan économique, mais également sur le plan social et humain.

Reste cependant une inconnue de taille : celle des conséquences psychologiques, relationnelles et affectives sur les personnes âgées de l’arrivée inévitable de robots humanoïdes intelligents capables de mimer de manière très convaincante des sentiments humains. Les premiers retours d’expérience montrent en effet que, même avec des robots relativement rudimentaires, des liens forts d’attachement peuvent se développer assez rapidement entre ces machines et les personnes âgées qui les côtoient et les utilisent. Dès lors, qu’en sera-t-il dans quelques années lorsque les personnes âgées pourront disposer chez elles en permanence d’androïdes très sophistiqués et programmés pour susciter l’affection et l’empathie ? Cette question est loin d’être anodine et mérite une réflexion collective approfondie.

Si nous parvenons toutefois à mettre en place des garde-fous psychologiques mais également éthiques qui permettent une cohabitation harmonieuse entre les personnes âgées et leurs robots de compagnie et d’assistance, nous assisterons alors à une amélioration sans précédent de la qualité de vie de nos aînés qui pourront conserver jusqu’au terme de leur longue vie une véritable autonomie ainsi qu’une capacité d’action et de création qui transformera en profondeur nos sociétés.

René TRÉGOUËT

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Un détecteur d’empreintes digitales capable de lire sous la surface de la peau
Mardi, 01/12/2015 - 15:47

La majorité des détecteurs d’empreintes fonctionnent de la même manière, en utilisant un système de projection lumineuse qui par réflexion dessine le tracé spécifique de le peau de l’index. Cette méthode est efficace dans une majorité de cas mais elle ne permet parfois pas de s’adapter à une empreinte vieillissante ou légèrement changeante, un doigt un peu trop sale ou trop humide.

Pour résoudre ce problème, des chercheurs de l'Institut Langevin à Paris ont mis au point un prototype de scanner utilisant la technologie TCO (tomographie par cohérence optique) qui est déjà utilisée pour l’imagerie médicale. Celle-ci permet de combiner les données obtenues à partir de deux faisceaux lumineux différents pour obtenir des données jusqu’à un demi-millimètre sous la surface de la peau.

Cette empreinte interne est identique à celle à l’extérieur du doigt sauf qu’elle reste intacte au cours de la vie, ce qui permet d’éviter les problèmes de mauvaise reconnaissance et de réduire les tentatives de fraudes à la gélatine.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Institut Langevin

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Matière
Matière et Energie
Une enzyme pour décarboner les rejets industriels
Lundi, 30/11/2015 - 15:47

Les milieux extrêmes, comme les grands fonds océaniques, sont d’une extraordinaire richesse enzymatique. C’est particulièrement vrai pour les abords des sources hydrothermales, où l'on a découvert plusieurs bactéries possédant de nombreuses enzymes intéressantes pour l’industrie – au premier rang desquelles Thermus aquaticus à l’origine de l’invention de la technique de PCR (Polymerase Chain Reaction), très utilisée dans de nombreux domaines industriels et scientifiques.

Des chercheurs de l’Université de Floride ont isolé une anhydrase carbonique de Thiomicrospira crunogena, une bactérie vivant à proximité de cheminées volcaniques sous-marines. Cette enzyme catalyse une réaction entre l’eau et le CO2 qui produit du bicarbonate (HCO3-), un ion dépourvu d’effet de serre qui peut ensuite être utilisé pour fabriquer des sodas par exemple.

Thermorésistante, cette enzyme semble facilement intégrable aux processus de traitement des rejets industriels. Il suffirait, par exemple, de la mettre en solution dans une colonne de purification à travers laquelle les gaz – souvent extrêmement chauds – passeraient afin qu’ils soient appauvris en carbone.

Les chercheurs ont déjà cloné cette anhydrase carbonique dans Escherichia coli, assurant ainsi la bioproduction. Ces scientifiques tentent à présent d’améliorer son efficacité puis sa stabilité et sa durée d’action afin de créer un système biologique de séquestration du carbone au rendement optimal.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science Direct

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Espace
Espace et Cosmologie
De l'alcool éthylique et du sucre dans une comète !
Lundi, 30/11/2015 - 15:54

Découverte en août 2014 par l’astronome amateur australien Terry Lovejoy, la comète C/2014 Q2 vient des régions les plus froides du Système solaire à près de 1 000 unités astronomiques (UA) du Soleil. Elle est issue du nuage d’Oort, un réservoir de comètes situé aux confins de notre Système solaire.

À son passage au plus près du Soleil et de la Terre en janvier 2015, elle est restée visible à l’œil nu pendant plus d’un mois. Depuis la comète Hale-Bopp en 1997, ce fut l’une des comètes intrinsèquement les plus actives à passer près de la Terre, éjectant plus de 20 tonnes de vapeur d’eau par seconde à son maximum d’activité.

Les comètes sont des vestiges de la formation du Système solaire qui ont conservé dans leurs glaces des informations sur la composition et les conditions physiques qui prévalaient dans la nébuleuse protoplanétaire, il y a 4,5 milliards d’années. À l’approche du Soleil, leurs glaces se subliment et libèrent une atmosphère riche en molécules diverses, qui peut être sondée à distance grâce à des instruments au sol tels que le radiotélescope de 30 m de l’Institut de Radio-Astronomie Millimétrique – IRAM, équipé de puissants systèmes de détection.

Précisément, des observations réalisées en janvier 2015 avec ce radiotélescope ont permis de quantifier la production de 21 molécules dans la comète Lovejoy, dont l’alcool éthylique et le glycolaldéhyde, toutes deux présentes avec des abondances relatives à l’eau respectivement de 0,12 % et 0,02 %. « La quantité d’alcool éthylique qui s’échappe chaque seconde des glaces de la comète Lovejoy au périhélie correspond à celle contenue dans 500 bouteilles de vin ! », précise Nicolas Biver, chercheur CNRS à l’Observatoire de Paris, premier auteur de l’étude.

Parmi les autres molécules détectées, plusieurs sont des molécules organiques complexes, comme l’éthylène glycol (utilisé comme antigel), le formiate de méthyle, l’acétaldéhyde (ou éthanal), la formamide, l’acide formique, et le formaldéhyde.

Ces molécules organiques ont une abondance relativement élevée, comparée aux abondances mesurées dans les régions de formation d’étoiles, ce qui est en accord avec une synthèse organique importante dans les régions extérieures de la  nébuleuse protoplanétaire.

Un certain nombre des molécules détectées dans la comète Lovejoy ont été également identifiées par la mission Rosetta à la surface de la comète 67P par les instruments de l’atterrisseur Philae.

Ces recherches confortent l'hypothèse selon laquelle les comètes auraient pu contribuer à l’apport d’eau et d’autres composés sur Terre durant les premières centaines de millions d’années de son existence. « La mise en évidence d’une complexité organique importante dans le matériau cométaire est un pas essentiel vers une meilleure compréhension des conditions qui prévalaient lors de l’apparition de la vie sur Terre », précise Dominique Bockelée-Morvan, chercheur CNRS à l’Observatoire de Paris et coauteure de l’étude.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

INSU

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Les jeunes adultes sportifs réduisent leur risque de mortalité prématurée
Jeudi, 03/12/2015 - 14:07

Selon une étude américaine, réalisée pendant 27 ans sur 4 872 personnes âgées de 18 à 30 ans, par le Docteur Murthy (Université du Michigan), les jeunes adultes physiquement actifs et qui restent en forme réduisent leur risque cardiovasculaire et de décès prématuré au cours de leur vie adulte.

Les tests effectués sur un tapis roulant ont consisté en une série de neuf exercices de deux minutes chacun dont l'intensité a été accrue graduellement pour évaluer le niveau de forme physique. Les résultats suggèrent que pour chaque minute supplémentaire sur le tapis roulant, les participants ont pu réduire, près de 27 ans plus tard, de 15 % leur risque de mortalité de toute cause et de 12 % celui lié aux maladies cardiovasculaires.

Pendant la période de suivi de 27 ans, les auteurs ont procédé à différentes évaluations médicales des participants comme l'obésité, la masse du ventricule gauche du cœur, ainsi que la calcification des artères coronaires et la mortalité résultant de maladies cardiovasculaires.

Un second test sur le tapis roulant effectué sept ans après le début de l'étude, avec la moitié des participants, a montré au contraire un lien entre une dégradation de la forme physique et un accroissement de la mortalité prématurée et de maladies cardiovasculaires. Ainsi, une réduction d'une minute de la capacité à courir sur le tapis correspondait à une augmentation de respectivement 21 % du risque de décès prématuré et de 20 % de maladies cardiovasculaires dans les 25 ans…

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Université du Michigan

Les prébiotiques permettraient de réduire les allergies alimentaires
Mercredi, 02/12/2015 - 20:34

Selon une étude réalisée par l'INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale), le fait de modifier la flore intestinale par l'introduction de prébiotiques (qui favorisent la croissance ou l'activité des bactéries intestinales bénéfiques à notre santé), et cela de façon très précoce (avant la naissance et pendant les premiers mois de la vie), permettrait de prévenir le risque d'allergies survenant généralement lors des toutes premières années.

L'évolution de nos modes de vie a modifié en profondeur notre rapport global aux microbes - alimentation pasteurisée, hygiène importante, enfants très protégés - de sorte que notre microbiote, c'est-à-dire l'ensemble des bactéries qui colonisent notre corps (nos intestins, notre peau...) a également évolué.

Résultat de cette évolution : une recrudescence des cas d'allergies depuis la fin du 20e siècle. Aujourd'hui, 8 % des enfants et 2 % des adultes présentent des allergies alimentaires. Cette progression s'explique par une baisse de la capacité du système immunitaire à tolérer des aliments théoriquement inoffensifs. "En intervenant sur la composition du microbiote, nous aimerions corriger cela", explique Antoine Magnan, pneumologue et coauteur de ces travaux.

Le chercheurs ont modifié l'alimentation de souris en gestation et pendant l'allaitement avec des compléments en prébiotiques (galacto-oligosaccharides et inuline). Après trois semaines, les chercheurs ont analysé la réaction des souriceaux aux protéines de blé. Les rongeurs qui ont reçu via leur mère des prébiotiques ont été moins touchés que les autres par les allergènes. "L'ajout de prébiotiques a donc considérablement réduit la sévérité des allergies", résume Antoine Magnan.

Pour évaluer cette découverte, les chercheurs vont commencer des essais cliniques sur 500 à 1 000 femmes présentant un risque de transmission d'allergie à leur enfant en raison d'antécédents personnels ou familiaux. Les volontaires sont traitées pendant leur grossesse et l'allaitement avec des prébiotiques. Cet essai débutera en 2016 et ses résultats seront connus deux ans plus tard.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

NCBI

Leucémie : un nouveau traitement porteur d'espoir
Mercredi, 02/12/2015 - 20:28

Agée de trois mois, Layla Richards, une petite fille anglaise, était diagnostiquée porteuse d’une leucémie aiguë lymphoblastique. Dans cette forme de leucémie, les blastes - des globules blancs dont le développement est arrêté, et qui n'ont donc pas de fonction spécifique - se multiplient en très grand nombre. En dépit d’un traitement par chimiothérapie et d'une greffe de moelle osseuse, le cancer était malheureusement réapparu.

Un protocole thérapeutique récemment développé consiste à prélever chez les malades leurs propres lymphocytes T et à intervenir sur ces récepteurs, avant de réinjecter les cellules dans l’organisme. Le procédé requiert toutefois que les patients disposent de lymphocytes en assez grand quantité, ce qui est rarement le cas chez ceux atteints de leucémie aiguë lymphoblastique, ou chez les patients récemment traités par chimiothérapie.

Les médecins de Layla Richards se sont donc tournés vers une stratégie alternative, qui venait de recevoir l’aval des autorités pour un essai clinique : l’injection de lymphocytes T provenant d’un donneur. Celles-ci seraient modifiées génétiquement pour les rendre non seulement indétectables par le système immunitaire, mais aussi exclusivement agressives pour les cellules tumorales. Nom de code de ces lymphocytes modifiés (produites par l’entreprise française Cellectis) : UCART19.

Un millilitre de cellules UCART19 a été administré au nourrisson par voie intraveineuse, en une dizaine de minutes. Après quoi, la jeune patiente a été isolée plusieurs mois pour la protéger des infections. Après plusieurs semaines, les cellules cancéreuses semblaient avoir été éradiquées.

L’enfant a alors reçu une greffe de moelle osseuse, en vue de renouveler son sang et son système immunitaire. Selon les pédiatres du Great Osmond Street Hospital, la fillette "se remet bien" du traitement, et est retournée chez elle.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

European Pharmaceutical Review

Immunothérapie : le rôle-clé du microbiote !
Mardi, 01/12/2015 - 15:58

Selon une étude de l'Université de Chicago, l'efficacité d'une immunothérapie anticancéreuse pourrait bien dépendre… de l'équilibre de notre flore intestinale ! Ces recherches montrent en effet que la composition bactérienne de notre microbiote pourrait jouer un rôle déterminant dans le succès, ou l'échec, d'une immunothérapie.

En introduisant une souche bactérienne particulière à des souris atteintes de mélanomes, les scientifiques sont parvenus à booster le système immunitaire des rongeurs de façon à ce qu'il s'attaque aux tumeurs. Mieux : en y adjoignant l'administration de la molécule anti-PDL1 (nivolumab) utilisée en immunothérapie, ils sont parvenus à stopper net la progression des tumeurs.

"Nos résultats démontrent clairement le rôle aussi significatif qu'inattendu de certaines bactéries intestinales pour booster la réponse du système immunitaire contre le mélanome et probablement de nombreux autres types de tumeurs", annonce Thomas Gajewski, professeur à l'Université de Chicago.

Le microbiote intestinal est composé de 100 000 milliards de bactéries. Celles-ci colonisent l’intestin dès la naissance et participent à la maturation des défenses immunitaires. Chaque individu est doté d’un microbiote qui lui est propre. La composition de cette flore est dictée par des facteurs génétiques, nutritionnels et environnementaux. Certaines bactéries peuvent favoriser la survenue de maladies, au contraire d’autres qui ont un effet protecteur.

Ces résultats sont très importants car si l'immunothérapie a fait preuve ces dernières années d'excellents résultats sur plusieurs types de cancers, il s'avère que les réponses suffisamment vigoureuses n'étaient observées que sur une minorité de patients. L'hypothèse de plus en plus plausible est donc que l'efficacité de l'immunothérapie pourrait être dictée par la présence de certaines bactéries dans la flore intestinale.

Ces travaux ont également montré que c'est la présence de bactéries de la famille Bifidobacterium qui permettait cette réponse au traitement. La découverte pourrait ainsi ouvrir la voie à des traitements adjuvants à l'immunothérapie. En effet, il deviendrait alors envisageable de proposer à des patients dont le microbiote est peu favorable, une composition bactérienne compensatrice améliorant drastiquement la réponse au traitement.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science

Une méthode d'analyses statistiques pour créer des médicaments
Mardi, 01/12/2015 - 15:52

Le groupe pharmaceutique Sanofi a mis en place une solution d'analyse statistique pour l'aider à identifier les bonnes molécules entrant dans la fabrication de ses médicaments. La première étape de conception d'un nouveau médicament se fait à un niveau chimique. Il s’agit d’améliorer les propriétés des molécules d’intérêt pour qu’elles soient à la fois plus efficaces et mieux tolérées. « Nous identifions les molécules d’intérêt sur la base d'une batterie de tests prédictifs in vitro, biochimiques et cellulaires. Notre objectif est d’évaluer leurs propriétés et leur niveau d’efficacité, de toxicité et de solubilité », explique Laurent Schio, responsable du département chimie médicinale et optimisation moléculaire France chez Sanofi.

"Cette nouvelle solution d'analyse statistique a permis d’identifier plus efficacement notre candidat au développement parmi les 1500 molécules synthétisées pour ce projet". "Grâce à cette méthode, nous sommes allés 4 fois plus vite par rapport à celle habituellement utilisée", précise Laurent Schio.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Sanofi

Lien entre paternité précoce et mortalité prématurée
Mardi, 01/12/2015 - 15:38

Pour déterminer s'il existe un lien de causalité entre paternité précoce et mortalité prématurée, une équipe finlandaise de l’Université d'Helsinki a conduit une étude sur un échantillon de 10 % des ménages tirés du recensement de 1950 pour évaluer la mortalité des pères nés entre 1940 et 1950. D'autre part, ils ont utilisé des fratries pour déterminer les facteurs de risques.

Au total, l’étude a porté sur 30 500 hommes nés entre 1940 et 1950 et devenus pères avant l’âge de 45 ans, suivis pendant dix ans à partir de leur quarante-cinquième anniversaire. Parmi eux, plus de 11 700 avaient au moins un frère.

Quinze pour cent ont eu leur premier enfant à 22 ans, 29 % entre 22 et 24 ans, 18 % entre 25 et 26 ans, 19 % entre 27 et 29 ans et 19 % entre 30 et 44 ans. L'âge médian du premier enfant est de 25 ans et l'âge moyen 26 ans, c'est pourquoi les hommes devenus pères entre 25 et 26 ans constituent le groupe de référence.

Au cours de l’étude, environ 1 père sur 20 est décédé essentiellement de maladies coronariennes (21 %) et de pathologies liées à la consommation d'alcool (16 %).

Les hommes devenus pères pour la première fois à 22 ans ont un risque de mortalité en milieu de vie de 26 % supérieure à celle du groupe de référence, indépendamment des caractéristiques à l'âge adulte (éducation, statut marital, nombre d'enfants, région de résidence) et de l'année de naissance.

Pour ceux devenus pères entre 22 et 24 ans ce risque est augmenté de 14 % par rapport au groupe de référence. A l’inverse, les hommes devenus pères entre 30 et 44 ans ont une mortalité de 25 % plus faible que la population de référence.

Cette étude a également permis d'analyser les résultats sur les fratries ayant partagé un environnement commun, ce qui permet de minimiser l'influence des caractéristiques environnementales et génétiques. Les participants ayant eu leur premier enfant à 22 ans ont 73 % de risque en plus de mourir précocement comparativement à leur frère devenu père entre 25 et 26 ans. Pour ceux ayant leur premier enfant entre 22 et 24 ans ce sur-risque est de 63 %.

Il est probable qu'une paternité précoce accentue le stress psychologique, social et économique généré par le fait d'être à la fois père, mari et soutien de famille. Il semble donc nécessaire d'accompagner et de soutenir ces jeunes pères pour améliorer leur comportement en terme de santé.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

BJM

Le dépistage du cancer du sein amélioré grâce au double examen…
Mardi, 01/12/2015 - 15:31

Le dépistage précoce et l’accès aux soins sont deux conditions essentielles pour réduire la mortalité par cancer du sein. De nombreux pays ont mis en place le dépistage systématique par mammographie. Cet examen a toutefois ses limites, et notamment chez les femmes jeunes et celles dont les seins sont denses. Il est alors souvent proposé de compléter la mammographie par une échographie.

Cette démarche n’a toutefois pas prouvé son intérêt dans le cadre d’un dépistage systématique, ni son efficacité pour réduire le nombre de cancers dans l’intervalle. C’est ce qui a conduit une équipe japonaise à réaliser une étude sur 73 000 patientes âgées de 40 à 49 ans. Elles ont été divisées en deux groupes. Les unes réalisaient une mammographie et une échographie systématiques, les autres une mammographie seule, au rythme de 2 fois en 2 ans.

Les résultats semblent favorables à l’utilisation de l’échographie complémentaire systématique dans les conditions de ce dépistage. Il est en effet retrouvé une sensibilité supérieure pour l’examen couplé (91,1 % contre 77 %). Cette supériorité tient à la détection de 67 cancers supplémentaires dans le groupe mammographie et échographie. Il apparaît par ailleurs que les cancers dépistés après mammographie et échographie sont plus souvent de stade 0 et I que dans l’autre groupe (144 contre 79).

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

The Lancet

Une atteinte génétique serait à l’origine de la surdité liée au bruit
Mardi, 01/12/2015 - 15:25

Une étude française publiée dans « Cell » permet de mieux comprendre les surdités liées au bruit. Chez des souris dont un gène, codant pour la protéine « pejvakine », a été inactivé, il existe une hypervulnérabilité aux sons, même les plus faibles. Les chercheurs ont aussi mis en évidence le mécanisme sous-jacent : un défaut de prolifération des peroxysomes, en réponse au stress oxydatif provoqué par l’exposition au bruit. Les peroxysomes sont des organites cellulaires impliquées dans les fonctions de détoxification.

L’équipe de l’Institut Pasteur (Christine Petit et Sedigheh Delmaghani, unité de Génétique et Physiologie de l’Audition) en collaboration avec l’Université d’Auvergne (Laboratoire de biophysique sensorielle) avait déjà identifié un nouveau gène responsable d’une surdité neurosensorielle précoce, codant pour une protéine baptisée « pejvakine » (« écho » en persan). Les chercheurs ont ensuite cherché à expliquer pourquoi tous les individus porteurs d’une mutation du gène ne présentaient pas les mêmes atteintes auditives, tant du point de vue de leurs caractéristiques que de leur sévérité.

Pour mieux comprendre cette hétérogénéité inhabituelle, ils ont observé des souriceaux dont le gène de la pejvakine était inactivé. Ces petits mammifères ont la particularité de vocaliser intensément pendant leurs trois premières semaines de vie et les chercheurs ont montré que l’environnement sonore est directement responsable des lésions observées au niveau des cellules ciliées cochléaires.

Ces travaux montrent que les lésions occasionnées sont d’abord réversibles - Il faut deux semaines maintenues dans le silence pour que ces cellules récupèrent leur fonctionnalité. Si l’exposition se prolonge ou se répète, il y a mort cellulaire et perte auditive. « En d’autres termes, nous avons découvert qu’une atteinte génétique pouvait être à l’origine de pertes de l’audition déclenchées par des sons même faibles », explique Christine Petit.

Les chercheurs ont ensuite vérifié que chez des patients atteints d’une surdité DFNB59 liée à une altération de la pejvakine, le même phénomène d’hypervulnérabilité aux sons faibles était observé. Lors d’un test audiologique standard pratiqué chez ces malentendants, les réponses des cellules sensorielles auditives et des neurones, initialement normales, s’altèrent progressivement au cours de l’examen sous l’effet de la stimulation sonore.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

The Scientist

Sclérose en plaques : la piste du ciblage des lymphocytes…
Lundi, 30/11/2015 - 15:41

La réduction des niveaux de lymphocytes B permet chez certains patients atteints de sclérose en plaques (SEP) de diminuer considérablement les poussées de la maladie. Mais il restait à comprendre le mécanisme anti-inflammatoire à l'œuvre.

Les chercheurs de l'Institut et hôpital neurologiques de Montréal, de l'Université McGill et du CUSM se sont concentrés sur les lymphocytes B, un type de globules blancs jusque-là négligés dans la SEP. Pourtant, de récentes études ont révélé que la déplétion de lymphocytes B permet, dans certains cas, de réduire considérablement l'activité récurrente ou rémittente de la maladie.

En comparant des échantillons provenant de participants atteints de SEP et de sujets sains, les chercheurs découvrent l'existence de différents types de lymphocytes B aux effets parfois opposés. Ils ont montré que les lymphocytes B producteurs d’une protéine, GM-CSF (ou Granulocyte Colony Stimulating Factor), sont plus fréquents et plus sujets à l'activation chez les patients atteints de SEP. Ils ont également observé que ces lymphocytes B favorisent les réactions pro-inflammatoires des cellules immunitaires en cause dans la SEP.

Ces travaux ont confirmé que la désactivation de ces  lymphocytes B spécifiques réduit les réactions pro-inflammatoires des cellules myéloïdes et permet, in fine, de réduire la fréquence et la sévérité des poussées de la SEP. C’est l’espoir d’une prochaine génération de traitements ciblés capables, un jour, de guérir cette maladie invalidante, concluent les auteurs.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science Translational Medicine

Cancer de la prostate : une thérapie ciblée efficace contre des formes avancées
Lundi, 30/11/2015 - 15:34

Le cancer de la prostate, avec 70 000 nouveaux cas par an en France, est la deuxième cause de mortalité par cancer chez l'homme. Initialement de taille limitée, ce cancer peut parfois s’étendre au-delà de la prostate et à d’autres organes. Son évolution est le plus souvent très lente. Sa prise en charge repose principalement sur la chirurgie, la radiothérapie, et l’hormonothérapie, qui consiste à empêcher cette action stimulante de la testostérone, et ainsi empêcher le développement de la tumeur et de ses éventuelles métastases (propagation à d’autres organes).

Mais malheureusement, au cours du traitement, ce cancer peut s’étendre à d’autres organes ou devenir résistant à l’hormonothérapie. Dans ce cas, la chimiothérapie est utilisée. Depuis 2015, on sait qu’elle permet un gain de survie pour tous les cancers métastatiques hormonodépendants ou hormonorésistants.

Mais une autre arme ciblant une mutation génétique spécifique pourrait constituer un nouvel espoir. L’olaparib est un inhibiteur de PARP (poly ADP-ribose polymérase humaines), enzymes nécessaires à la réparation efficace des cassures de l'ADN. Il a été montré que par cette action, l’olaparib inhibe la croissance de certaines lignées de cellules tumorales in vitro et la croissance tumorale in vivo, soit en monothérapie soit en association avec des chimiothérapies de référence.

En particulier, les inhibiteurs de PARP sont efficaces contre les tumeurs présentant une mutation germinale et/ou somatique de BRCA, ce qui est le cas pour environ 15 % des cancers de l’ovaire. Une petite étude anglaise a montré, sur une cinquantaine de patients atteints d’un cancer métastatique hormono-résistant, que 16 d'entre eux répondaient au traitement par olaparib, dont 12 patients sous traitement pendant plus de 6 mois. Mais si on se focalise sur les 16 qui présentaient des mutations spécifiques de l’ADN ciblées par l’olaparib, on se rend compte que 14 d’entre eux (soit 88 %) ont répondu au traitement.

Cette étude pourrait changer l’avenir du traitement de la prostate, qui jusqu’alors ne bénéficie pas de traitement ciblant des mutations génétiques particulières. Le Professeur Johann de Bono, principal auteur de l’étude, a déclaré qu’il espérait que ces résultats permettent une utilisation clinique de ce médicament et que l’analyse génétique des tumeurs devienne un standard pour ce cancer, mais aussi pour l’ensemble des cancers.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

NEJM

Un traitement contre la constipation efficace contre certains cancers
Lundi, 30/11/2015 - 15:26

Un médicament pour traiter la constipation provoquée par des antidouleurs opiacés a doublé le temps de survie de malades atteints d'un cancer avancé, montre l'analyse de deux essais cliniques présentée récemment. De plus, ce médicament, le Relistor (méthylnaltrexone) commercialisé depuis 2008, a apparemment freiné la progression de leur tumeur, ont précisé les chercheurs dans une présentation à la conférence annuelle des anesthésistes américains réunis à San Diego en Californie.

C'est la première fois qu'une étude clinique montre un lien entre un traitement visant à bloquer l'effet constipant des analgésiques opiacés et une amélioration de la survie des cancéreux, soulignent les médecins. Ce lien suggère que la molécule présente dans le traitement pourrait jouer un rôle thérapeutique contre le cancer. Des expériences sur des animaux de laboratoire menées au cours des dix dernières années avaient déjà révélé des effets anticancéreux de cette molécule.

Dans ce groupe, 117 malades ont été traités avec le Relistor et 112 avec un placebo. Les chercheurs ont constaté que 57 % des patients qui avaient pris du Relistor ont été soulagés de leur constipation. Ceux pour qui le traitement contre la constipation a été efficace ont survécu en moyenne deux fois plus longtemps (118 jours contre 58 jours) que ceux n'ayant pas réagi au médicament ou bien pris le placebo.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Medical Xpress

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Recherche
Recherche & Innovation, Technologies, Transports
Volvo prépare la voiture qui évite les embouteillages…
Mercredi, 02/12/2015 - 20:42

En partenariat avec l’équipementier Inrix, Volvo a présenté, à l'occasion du Salon de l’automobile de Los Angeles, sa première génération de fonctionnalités semi-autonomes. Baptisé "Time Machine" (machine à voyager dans le temps), ce programme vise à "Faire économiser beaucoup de temps aux conducteurs", selon Anders Tylman-Mikiewicz, responsables du centre des concepts de chez Volvo.

Inrix fournit des informations de circulation en temps réel qui prennent en compte les accidents et peuvent constamment réajuster l’heure d’arrivée estimée et prévoir l’évolution des difficultés routières et autres embouteillages. Ces données proviennent de capteurs et de systèmes d’avertissement des voitures connectées circulant sur les mêmes routes et couvrent ainsi tous les types de voies de 42 pays du monde. Volvo a précisé qu’il allait intégrer ces données dans son propre système embarqué, Sensus Connect.

"L’ajout d’Inrix Traffic à Sensus Connect est la prochaine étape qui permettra de fournir aux conducteurs des services utiles à leur vie quotidienne à bord de leur voiture", a expliqué Fredrik Marthinsson, responsable des services de navigation connectée chez Volvo. "Le flot d’informations dynamiques en temps réel permettra aux conducteurs des Volvo de trouver l’itinéraire le plus rapide avec des estimations précises de temps d’arrivée à leur destination". Ce nouveau service est à présent proposé à bord des Volvo XC90 et va progressivement être étendu aux autres modèles du constructeur suédois.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

PR Newswire

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