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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 265
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 14 Novembre 2003
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Egalement dans ce numéro
TIC
Droit d'auteur et droits voisins dans la société de l'information
Un scanner qui détecte les armes à distance
Le Japon attend le salut de ses robots
Les robots font leur apparition en radiothérapie
IBM va promouvoir Linux sur les PC
Sony lance le PC le plus léger au monde
Intervention de René TREGOUËT sur le Projet de loi relatif aux obligations de service public des télécommunications
Matière
Des microcaloducs pour refroidir les puces
La géothermie trouve son second souffle
Vivant
Des cellules souches au secours de victimes de crise cardiaque
Une échographie pratiquée pour la première fois à 5.000 Km de distance
De l'ozone dans les artères
Les malades du coeur, premières victimes de la pollution atmosphérique
Quand la vitamine C réduit les risques d'accidents vasculaires cérébraux
Vieillesse: impact positif des loisirs sur les facultés mentales
Vers une carte "émotionnelle" du cerveau
Homme
Les jours du tableau noir sont comptés avec l'arrivée du tableau interactif
Edito
C'est en 1492 que tout se noue



Cette année là, Christophe Collomb, parti d'Espagne, découvre l'Amérique. Mais ce fut aussi cette année là, après avoir été battu par Ferdinand II, Roi d'Espagne, que les Arabes quittèrent Grenade et franchirent le Détroit de Gibraltar. Plus de cinq siècles nous séparent de cette année qui décida du sort du Monde. C'est grâce à cette conquête de l'Amérique que l'Occident a su et a pu dominer le Monde et le domine encore. Imaginons un instant que ce soit un navigateur chinois qui, après avoir traversé le Pacifique, ait découvert l'Amérique. Que pèserait l'Europe face au reste du Monde ? Quand le Mur de Berlin fut détruit en 1989, et que l'ensemble de l'Occident fut enfin réuni après les terribles guerres qui le saignèrent à blanc au 20ème siècle, certains purent penser que l'Histoire était finie, que plus rien de supérieur à ce que nous avions déjà vécu ne pouvait arriver. Et voilà que surgit le 11 Septembre 2001. Ce fut un terrible choc. L'Occident qui avait su, avec courage, mais aussi au prix de longs fleuves de sang versé, dominer ses divisions religieuses, voit soudain ressurgir le fanatisme religieux qui depuis l'origine des temps se ressource et retrouve ses forces dans la guerre et la mort. Nous qui avions su, au cours des siècles, édifier la Démocratie en la nourrissant trop souvent, malheureusement, du sang de nos anciens, et qui appuyons toute notre Histoire moderne sur les Droits de l'Homme, nous avons, quelque part, l'impression d'être revenus à l'an 732, quand Charles Martel fut obligé de tuer de ses propres mains Abd-er-Rahman pour arrêter net l'invasion arabe. Le choc fut d'autant plus terrible que nous, occidentaux, et plus particulièrement les Européens, nous avions appris à vivre en bonne harmonie avec des millions et des millions d'Arabes d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient depuis des siècles. Ils furent très nombreux à verser leur sang lors des deux grandes guerres mondiales et par reconnaissance, pendant des décennies, des dizaines de milliers réussirent à s'intégrer dans nos Nations. Tout se passe aujourd'hui comme si des fanatiques de l'Islam, n'ayant jamais accepté d'avoir été rejetés de l'Occident, en 1492, avaient ruminé leur vengeance, pendant plus de cinq siècles, et soudain voulaient surgir dans notre Histoire, au travers du terrorisme, pour nous imposer leur vision de la vie et du Monde. Devant une telle situation, les Américains, qui n'ont jamais longuement vécu avec les Arabes, et qui n'ont jamais connu les guerres coloniales, ont voulu réagir de façon rationnelle à cette attaque, pire, à cette humiliation du 11 Septembre. Ils pensaient que par la force mécanique, électronique, et informatique, ils n'allaient faire qu'une bouchée de pain de ces hordes terroristes. Malgré les appels à la prudence de nombreux pays du Monde, et plus particulièrement de la France, ils se sont lancés dans cette aventure. Ce qui voulait être une guerre juste contre le terrorisme est en train de se transformer, pour une part de plus en plus importante du Peuple Irakien, en croisade avec toutes les connotations négatives que peut avoir ce terme (jihad) dans la mémoire collective musulmane. Il faut très vite retrouver la voie de la sagesse et de la considération réciproque, sinon il est à craindre que les attentats se multiplient tant les terroristes fanatiques seront nombreux et pourront se déplacer, comme des poissons dans l'eau, sur le sol irakien. L'Histoire retiendra que Georges W. Bush fit la même erreur en 2002 que ne le fit en 1095, à Clermont-Ferrand, le Pape Urbain II, quand il prêcha la première croisade. Par ailleurs, les « Gouverneurs » envoyés en Irak pour exercer le pouvoir au nom des Etats-Unis ayant fait la terrible erreur de retirer la colonne vertébrale du corps irakien, en renvoyant l'ensemble de l'armée irakienne dans ses foyers, il sera particulièrement difficile, maintenant, de faire émerger le « De Gaulle » irakien qui, seul, pourrait redonner espoir et de l'avenir à cette région. Maintenant que le vin est tiré, il va falloir le boire... jusqu'à la lie. Puissent des Hommes de bonne volonté se lever et savoir imposer la sagesse et le bon sens. Loin de se propulser vers un avenir serein et heureux, notre Terre fait actuellement un terrible bond en arrière.

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
Droit d'auteur et droits voisins dans la société de l'information
Samedi, 15/11/2003 - 00:00

Le ministre de la culture et de la communication a présenté un projet de loi relatif au droit d'auteur et aux droits voisins dans la société de l'information. La défense et la promotion de la création constituent l'un des fondements de la politique culturelle conduite par le Gouvernement, tant en France qu'au niveau international. Dans ce cadre, le projet de loi revêt une importance toute particulière :

- il adapte le régime de la propriété littéraire et artistique aux nouveaux usages liés aux technologies de l'information et de la communication ;

- il renforce la protection des auteurs et des créateurs contre les risques accrus de contrefaçon par la voie numérique ;

- il facilite l'accès aux oeuvres par nos concitoyens, notamment les personnes handicapées.

Ce texte assure ainsi la transposition de la directive communautaire n°2001/29/CE du 22 mai 2001 et des traités de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle du 20 décembre 1996. Le projet de loi introduit en droit français deux nouvelles exceptions au droit d'auteur, d'une part, en faveur des handicapés et, d'autre part, pour les copies techniques temporaires liées notamment aux transmissions sur internet. Le projet de loi institue également une protection juridique des mesures techniques de protection et d'identification des oeuvres : le contournement de ces dispositifs techniques est assimilé à de la contrefaçon. Les ayants droit peuvent ainsi bénéficier de la sécurité juridique nécessaire au développement de la diffusion de leurs oeuvres dans l'univers numérique. Il est parallèlement créé un collège de médiateurs indépendants chargé de régler les différends éventuels liés à ces mesures techniques, notamment pour le bénéfice de l'exception pour copie privée, susceptibles de survenir entre les ayants droit et les usagers. Le projet de loi poursuit par ailleurs trois autres objectifs :

- moderniser le régime de droit d'auteur des agents de l'administration, afin de reconnaître à ceux-ci la qualité d'auteur pour les oeuvres réalisées dans le cadre de leurs fonctions, lorsque ces oeuvres sont commercialisées, tout en prenant soin de garantir à l'administration les moyens d'assurer sa mission de service public ;

- renforcer le contrôle du ministère de la culture et de la communication sur les sociétés de gestion collective du droit d'auteur et des droits voisins ;

- actualiser la loi du 20 juin 1992 sur le dépôt légal, notamment pour organiser le dépôt légal des pages internet auprès de la Bibliothèque nationale de France et de l'Institut national de l'audiovisuel. Ceux-ci seront autorisés à copier les contenus en ligne selon un mode de sélection permettant de constituer progressivement une mémoire collective, représentative de l'évolution de la communication publique en ligne, notamment l'internet.

Ce projet de loi doit contribuer de façon déterminante à la mise en place d'un environnement juridique plus sûr afin d'encourager la création dans le domaine littéraire et artistique.

Premier Ministre : http://www.premier-ministre.gouv.fr/fr/p.cfm?ref=381

Un scanner qui détecte les armes à distance
Samedi, 15/11/2003 - 00:00

Le programme a été officialisé samedi par un porte-parole de Scotland Yard. La police britannique fait développer actuellement un scanner portable capable de détecter la présence d'armes à feu dans la rue. L'engin n'en serait pour l'heure qu'au tout début de son développement, aux dires du porte-parole de la police. Ce programme de recherche a été initié par le patron de Scotland Yard en personne, Sir John Stevens, au début de l'année dans le cadre de la lutte contre la recrudescence de la criminalité armée. La police fait développer cette "nouvelle technologie", parmi d'autres, afin de pouvoir détecter des armes cachées sous des vêtements et espère y avoir recours "aussitôt qu'elle sera utilisable", selon ce porte-parole. De son côté, le quotidien Times affirmait samedi que cet outil "révolutionnaire", développé par "des scientifiques britanniques et américains" qui l'ont surnommé "la machine", avait d'ores et déjà "été testé dans les rues de Londres" par des officiers de police postés à "l'arrière d'un van". "La police a testé divers autres détecteurs mais aucun n'a permis la précision de ce nouveau scanner", affirme le journal précisant que Scotland Yard s'attend à ce que "toutes les polices du monde se précipitent pour l'acheter". Cependant, le développement de tels engins ne va pas sans susciter certaines inquiétudes parmi les groupes de défense des libertés et des droits civils. Cette technologie "devra être soumise à un cadre très strict" d'utilisation, a estimé Barry Hugill de l'organisation Liberty. Pour autant, il est difficile, selon lui, de s'opposer "à une technologie qui peut permettre de localiser des armes et d'aider aussi bien les officiers de police que le public".

BBC :

http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/england/london/3254633.stm

Le Japon attend le salut de ses robots
Samedi, 15/11/2003 - 00:00

C'est un petit pas pour la race canine, mais Sony espère que c'est un grand pas pour la robotique. Le jeune Kozo Kawakita, chef de projet chez le géant japonais de l'électronique, n'est pas peu fier du nouveau modèle de robot-chien Aibo qu'il a contribué à créer. En forme de lionceau, Aibo nouvelle formule, présenté dernièrement à la presse, se déplace d'une manière plus souple que ses deux versions précédentes. Il va lui-même recharger ses batteries lorsqu'il sent que l'énergie va lui manquer. Il reconnaît les divers visages de la famille qui l'a adopté et réagit même à certaines commandes. «Fabriquer une telle machine requiert d'intégrer de la très haute technologie. L'important c'est que les mouvements soient très vite exécutés, donc que les instructions reçues par les capteurs soient transmises au «cerveau» très vite», explique prosaïquement Kozo Kawakita. Aibo n'est que le dernier avatar de la passion du Japon pour la robotique. Les Japonais sont toujours émus par les premiers pas des robots bipèdes, qui, depuis des années, s'avancent devant les caméras et les appareils photos de la presse avec des hésitations de bambin. Robodex, le Salon consacré aux robots qui a lieu chaque année à Yokohama, est un succès grandissant. Universités et écoles multiplient les formations proposant des cours de robotique et donnent naissance aux prototypes les plus étranges : robot-danseur de tango, robot-flutiste... La plupart des grands groupes de l'électronique nipponne ont leur robot fétiche, comme Aibo pour Sony, ou Wakamaru, le «robot femme au foyer» de Mitsubishi Heavy Industries. Et, bien sûr, le Japon reste le pays organisateur de la Robocup, la Coupe du monde des robots. Selon leurs promoteurs, les champions du monde humains seront battus en 2050 par leurs répliques électroniques. Pourquoi un tel engouement ? C'est que les robots répondent aux angoisses japonaises quant à leur démographie et leur industrie électronique. Hier championne toutes catégories, l'électronique japonaise ne peut plus lutter contre les fabricants coréens et chinois, qui rattrapent, assimilent et copient à vil prix leur technologie de plus en plus vite. La robotique et la mécatronique (l'alliance des disciplines électronique et mécanique) pourraient donner un souffle nouveau aux Sony, Hitachi et autres géants du matériel, eux qui semblent avoir définitivement perdu la bataille du logiciel. C'est un pari coûteux : pour l'instant, les modèles développés sont tous des gouffres financiers. Et la frénésie autour des robots n'a pas vraiment franchi les cotes japonaises : plus de 80% des Aibo sont vendus au Japon. De plus, les robots de demain pourraient se substituer à la pénurie de main-d'oeuvre qu'affrontera forcément le pays à l'avenir : depuis 1995, la population en âge de travailler (les 15-64 ans) diminue régulièrement selon l'Institut national de la population (NIPSS), tandis que le nombre de retraités progresse. Si la tendance se poursuit, le ratio sera de 1,5 travailleur par retraité en 2050. Et il n'est pas question de recourir à l'immigration. Tokyo se concentre donc sur la technologie en rêvant de robots-ouvriers, de robots-gardiens ou de robots-concierges. Les robots assisteront aussi les personnes âgées. Les Japonais n'ont pas la même gêne que nous devant une machine ressemblant à l'homme. Ils estiment presque naturel qu'un assemblage d'acier et de plastique soit habité de vie, ait une «essence» que chercherait en vain une conscience occidentale. Comme en témoigne le succès du héros de bande dessinée Atom Boy (Astro Boy en France), ludion-robot vibrionnant dans l'imaginaire du pays depuis cinquante ans. «Nous réfléchissons à recouvrir nos robots d'une matière semblable à la peau humaine, mais ça n'est pas encore une priorité», explique, prudent, Steve Amagai, directeur général de la division de Sony en charge de la robotique.

Figaro : http://www.lefigaro.fr/sciences/20031111.FIG0162.html

Les robots font leur apparition en radiothérapie
Samedi, 15/11/2003 - 00:00

Après être apparus en chirurgie il y a une dizaine d'années, les robots sont en train de s'imposer en radiothérapie et en curiethérapie. Ces spécialités ont été complètement transformées depuis l'avènement d'ordinateurs tant en ce qui concerne le diagnostic que la prise en charge thérapeutique. Amélioration en qualité de l'imagerie devenue tridimensionnelle et calcul puissant des doses permettent des traitements de plus en plus sophistiqués et personnalisés. Par exemple, la position des patients est dès à présent repérée en trois dimensions dans la salle de traitement, en tenant compte à chaque instant des mouvements respiratoires. « Cette intégration de la variable temps nous fait entrer dans la quatrième dimension de la radiothérapie », estime le Dr R. Ferrand, du centre de protonthérapie d'Orsay. Mais, en pratique, ces progrès impliquent une extrême minutie dans la mise en place des faisceaux, ce qui nécessite donc une intervention humaine longue et complexe, au détriment du confort et du nombre de patients traités. D'où l'intérêt de développer des systèmes de plus en plus automatisés qui devraient aboutir dans un avenir proche à une robotisation quasiment complète. La grande précision de ces systèmes, de l'ordre du dixième de millimètre, permettra non seulement de raccourcir la durée des séances, mais aussi d'améliorer la qualité des soins fournis. Ces machines existent déjà mais deux seulement sont utilisées en radiothérapie dans notre pays (contre quelques centaines de robots chirurgicaux dans les blocs opératoires). Les radiothérapeutes nourrissent l'espoir que les mesures prises, dans le cadre du plan cancer du gouvernement, permettent l'acquisition rapide de cette technologie par les principaux centres de soins.

Quotimed : http://www.quotimed.com/personnalise/index.cfm?

IBM va promouvoir Linux sur les PC
Samedi, 15/11/2003 - 00:00

Il y a quelques jours, le Gartner Group se livrait, à l'occasion de sa conférence annuelle, à quelques pronostics sur les technologies les plus intéressantes pour les entreprises, et sur l'échéance à laquelle elles s'imposeront. L'un des responsables d'IBM Global Services (IGS), Sam Docknevich, a déclaré "Linux sur les PC : c'est maintenant". Pourtant, jusqu'à présent, IBM avait plutôt été circonspect vis-à-vis de Linux comme système d'exploitation pour PC, domaine dominé de la tête et des épaules par Microsoft, et avait promu l'OS libre exclusivement sur les serveurs. De l'aveu même des dirigeants d'IBM, leur intérêt soudain pour cet usage spécifique de Linux reflète surtout celui des responsables informatiques qui sont plus que jamais à la recherche d'une alternative à Windows, du fait notamment de la nouvelle politique tarifaire de Microsoft, appelée Software Assurance, laquelle impose aux entreprises de changer de version de Windows et d'Office tous les deux ans. Or les logiciels de Microsoft ont désormais atteint un tel niveau de sophistication et de richesse fonctionnelle que ce rythme de renouvellement ne profite guère à bon nombre d'employés dont les besoins informatiques au quotidien restent assez frustres. A cela s'ajoute évidemment le problème récurrent de la sécurité des logiciels de Microsoft. Mais pour imposer Linux sur les PC, il va falloir jouer serrer, notamment sur la question des coûts. Certes, Linux est gratuit, mais les coûts des logiciels et du matériel ne comptent que pour 30 % du coût total de possession d'un PC, dont l'essentiel est donc imputable aux coûts d'administration et de maintenance. Fort logiquement, l'offensive d'IBM devrait porter non seulement sur la livraison de PC équipés de Linux et d'une suite bureautique libre, mais aussi et surtout sur des solutions globales comprenant l'administration. A ce sujet, il est significatif que ce soit un des responsables d'IGS qui ait pris la parole sur ce thème et non le responsable d'une ligne de produits. Lors de son exposé, Sam Docknevich a évoqué l'intérêt économique des architectures centralisées, les utilisateurs accédant à l'aide d'un navigateur, via le réseau local, à des applications hébergées sur des serveurs. IBM mène actuellement plusieurs dizaines de tests avec des clients et expérimente lui-même l'utilisation de Linux sur les PC de 15 000 de ses salariés, des développeurs de logiciels et des chercheurs pour le moment. Il compte étendre cette expérimentation à 30 000 salariés, des commerciaux et des administratifs, d'ici au premier trimestre 2004, puis progressivement à 60 000 employés, sur un total de 300 000. A l'issue de ces expérimentations, IBM sera alors en mesure de prouver chiffres en main la validité économique de Linux sur les PC. IBM est donc le dernier grand groupe en date à s'engouffrer dans cette voie. Il faut également signaler un programme de l'Open Source Development Lab, organisation à but non lucratif dédiée à la promotion des logiciels libres et dont les membres ont pour nom HP, Dell ou encore Intel, qui va précisément s'attacher à défendre Linux comme alternative à Windows.

VUNet :

http://www.vnunet.fr/actu/article.htm?numero=11589&th=pme&date=2003-11-12

Sony lance le PC le plus léger au monde
Samedi, 15/11/2003 - 00:00

Les japonais devraient être les premiers à profiter du dernier-né du géant de l'électronique Sony, un ordinateur portable poids plume qui sera commercialisé en décembre au Japon. Le Vaio Note 505 Extreme mesurera moins d'un centimètre d'épaisseur, et sera présenté en deux versions : la première présentera une coque en carbone composite renforcée de nickel et pèsera 825 grammes, tandis que la seconde, équipée d'un boîtier en fibre de carbone, plus légère, pèsera 785 grammes. Fonctionnant avec Windows XP, et doté d'un écran à cristaux liquides de 10,4 pouces, ce bijou technologique sera mis en vente au prix unitaire de 2.780 euros. Sony se relance donc sur un marché qu'il maîtrise bien, celui de l'électronique haut de gamme, tentant de cette manière de retrouver sa place sur le marché nippon. Rappelons que Sony avait enregistré une baisse de 25 % de son bénéfice au troisième trimestre, par rapport à la période de référence en 2002 et que ses parts de marché avaient baissé de 11,9 % au troisième trimestre 2002 à 9,9 % au troisième trimestre 2003. Si Sony reste à la troisième place sur le marché japonais, derrière Toshiba et Nec, le groupe subit de plein fouet la concurrence des américains Dell et Hewlett-Packard, dont les tarifs sont moins élevés.

Atelier : http://www.atelier.fr/page.php?

Intervention de René TREGOUËT sur le Projet de loi relatif aux obligations de service public des télécommunications
Samedi, 15/11/2003 - 00:00

Sénat Mardi 21 octobre 2003

M. René Trégouët : A l'occasion de l'examen du III de l'article 1er, je voudrais intervenir sur le périmètre du service universel. En effet, le sujet est essentiel et, personnellement, je regrette beaucoup que, malgré les efforts de la France à l'époque, ne soient inclus dans le périmètre du service universel ni la téléphonie mobile, ni l'Internet à haut débit. Tout d'abord, la téléphonie vocale telle que nous la comprenons encore aujourd'hui connaît une évolution très rapide. Grâce au numérique, on constate que de plus en plus de communications vocales passent par Internet. Et cette solution va gagner en compétitivité pour devenir la moins chère grâce au haut débit. Voilà un paramètre nouveau que nous devons prendre en compte dans nos réflexions sur le téléphone vocal lui-même. Je connais des personnes qui, pour échanger avec leurs enfants établis à l'autre bout du monde des paroles, voire des images, se connectent, dans le cadre de leur forfait, pendant très longtemps sans rien débourser. Je regrette donc que l'on n'introduise pas le haut débit dans le service universel, car, par là même, l'Europe s'interdit une avancée significative. Par ailleurs, en n'incluant pas la téléphonie mobile dans le service universel, la Commission européenne, puisque c'est elle qui en a décidé ainsi, est, selon moi, incohérente avec elle-même. Vous vous souvenez qu'au cours de l'année 2000, répondant à une forte incitation des commissaires européens et tout particulièrement de l'un d'entre eux, les principaux pays européens, avec à leur tête la Grande-Bretagne suivie de l'Allemagne puis de la France, ont vendu très cher - aux enchères publiques en Grande-Bretagne et en Allemagne - des licences de téléphonie GSM mobile de troisième génération, appelées UMTS. Ainsi, il y a actuellement des milliards dans les caisses pour ce produit qui n'existe pas ou, du moins, qui n'est pas encore utilisé en Europe et pour l'exploitation duquel l'équilibre économique sera très difficile à trouver. Or, il n'y a aucun doute qu'en autorisant l'inclusion de la téléphonie dans le service universel la Commission européenne aurait donné un signal très fort pour développer les réseaux mobiles, pour aller plus loin que les générations actuelles, GSM ou GPRS, et pour essayer de trouver un nouveau marché pour l'UMTS. Un événement révélateur s'est produit la semaine dernière aux Etats-Unis. Les grands opérateurs américains sont confrontés à la même problématique. Ils développent ou le CDMA de troisième génération ou le GSM de troisième génération. Or, depuis quelques jours, on voit fleurir aux Etats-Unis une publicité qui encourage les utilisateurs partout où ils ne seraient pas satisfaits du WIFI à se servir de l'UTMS pour relier leurs ordinateurs. Il faut en prendre conscience : c'est un nouveau virage. On est en train de trouver un nouveau marché à l'UMTS, non pas dans le vocal mais dans les liaisons à très haut débit entre tous les appareils portables. Le WIFI a suscité de grandes espérances mais sa mise en oeuvre est difficile. Or, l'UMTS offre les mêmes possibilités. Pourtant, une fois encore l'Europe tarde beaucoup à mettre cette technologie en oeuvre. Les Etats-Unis vont nous rattraper sur les appareils de troisième génération, que ce soit pour le GSM ou pour le CDMA. C'est très regrettable, car ce sont des occasions très importantes qui sont offertes à notre pays et à l'ensemble de l'Europe. J'aurais donc voulu que la téléphonie mobile et le haut débit soient introduits dès maintenant dans le service universel, et, disant cela, je reste fidèle à mes convictions. M. le rapporteur se souvient sans doute qu'en 1996 je déclarais déjà ici même que ne pas opter tout de suite pour le numérique et les lignes Numéris proposées par France Télécom constituait une grande erreur parce que l'on prenait du retard alors que techniquement on était en avance. Il en va de même avec le téléphone de troisième génération : faute de se donner toutes les chances d'exploiter l'UMTS, on ne parviendra pas à l'équilibre économique. Monsieur le rapporteur, vous estimez, et cela part d'une bonne intention, qu'il faut raccourcir le délai de « revisite » du service universel et se fixer l'échéance de 2005. Or, la directive est sans ambiguïté. Vous la citez vous-même dans votre rapport : elle prévoit que le concept de service universel devra évoluer au rythme du progrès technologique, des développements du marché et de l'évolution des demandes des utilisateurs. S'il en est vraiment ainsi, c'est dès maintenant qu'il faut se fixer rendez-vous pour redéfinir le périmètre du service universel !

Sénat : http://www.senat.fr

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Matière
Matière et Energie
Des microcaloducs pour refroidir les puces
Samedi, 15/11/2003 - 00:00

Avec l'augmentation des puissances dissipées par les systèmes de packaging électronique, les futurs composants exigeront bientôt des microsystèmes de refroidissement intégrés. Il s'agit d'un problème crucial posé en particulier par les dispositifs électroniques embarqués (secteurs aéronautique et spatial). Le refroidissement de composants basé sur l'utilisation du changement de phase liquide-vapeur dans un microcaloduc permet d'atteindre des flux très élevés (10 W/cm2) et une bonne uniformité de la température du composant. Les microcaloducs en silicium sont des microsystèmes très prometteurs car ils sont passifs, fiables et facilement intégrables avec le composant à refroidir. Depuis 2000, des prototypes constitués de micro-canaux parallèles de forme triangulaire sont réalisés par gravure chimique du silicium. L'architecture la plus performante comporte 2 plaques de silicium à micro-canaux gravés plus 1 plaque couvercle, assemblées par collage moléculaire. Les premiers essais ont montré une amplification d'un facteur 3 de la conductivité thermique du silicium dans la direction des canaux. Le principe de microcaloduc est simple, il s'agit d'une enceinte close à l'intérieur de laquelle circule de l'eau qui sous l'effet de la température se transforme en vapeur. Celle-ci est ensuite recondensée pour se retransformer en liquide. Tout le savoir-faire de cette technologie réside dans l'architecture du réseau capillaire qui sert à la circulation de l'eau. Les travaux de pointe menés dans ce domaine au LEG (Laboratoire d'électrotechnique de Grenoble), en collaboration avec le CNRS et le Léti ont montré qu'il était possible, grâce aux caloducs de dissiper une puissance de 100 watts par cm carré, largement de quoi évacuer l'énergie produite par un microprocesseur. Les premiers prototypes de caloducs devraient voir le jour dans quelques semaines et il ne fait nul doute qu'avec la poursuite de la miniaturisation de l'électronique sur silicium, ces caloducs sont promis à un bel avenir.

Usine nouvelle : http://www.usinenouvelle.com/

La géothermie trouve son second souffle
Samedi, 15/11/2003 - 00:00

La géothermie à très grande profondeur, grande oubliée des énergies renouvelables, pourrait revenir sur le devant de la scène énergétique mondiale. L'expérience menée à Soultz-sous-Forêts, prés de Strasbourg, sera à cet égard décisive. La nouvelle technologie utilisée pour récupérer la chaleur naturellement stockée dans le sous-sol n'a jamais été mise en oeuvre. Elle consiste à injecter de l'eau froide à haut débit sous forte pression (100 bars) dans la roche granitique dont la température dépasse 200° à 5000 mètres de profondeur. L'eau circule dans les fractures naturelles de la roche et se réchauffe à son contact. L'injection d'eau se fait par un puit central creusé jusqu'à 5000 mètres. L'eau ainsi réchauffée est extraite par deux autres puits de production. En surface, l'eau est récupérée à une température de 200°. Après un passage dans un échangeur thermique, l'eau est transformée en vapeur qui entraîne une turbine et un alternateur qui devraient produire 5 mégawatts d'ici 2006. L'ensemble du système est conçu pour fonctionner en continu 8000 heures par an et devrait produire un kWh à un coût compris entre 0,004 et 0,008 euros. Si cette installation-pilote donne satisfaction deux prototypes d'une puissance de 25 mégawatts chacun pourraient être construits, de quoi alimenter en électricité une ville de 50000 habitants. Le projet de Soultz est évalué à 50 millions d'euros, et est financé à 80% par l'Europe. Le potentiel offert par les sites favorables à la production d'énergie par géothermie est profonde est considérable, de l'ordre de 110000 mégawatts, soit la puissance actuel du parc français de production d'électricité. Mais cette géothermie profonde , qui peut être exploitée sur un même site pendant au moins 20 ans, ne sera compétitive que lorsqu'une dizaine de sites existeront en France et totaliseront une capacité de plus de 300 mégawatts.

L'Usine nouvelle : http://www.usinenouvelle.com/

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Des cellules souches au secours de victimes de crise cardiaque
Samedi, 15/11/2003 - 00:00

Des cellules souches issues de la moelle osseuse de patients ont été utilisées pour régénérer les tissus musculaires du coeur endommagés par une crise cardiaque, et la méthode s'est montrée efficace contre d'autres maladies cardiaques, selon des études présentées lundi aux Etats-Unis. Les cellules souches adultes provenant de chaque patient ont été injectées dans le coeur affaibli du malade, provoquant une nouvelle croissance musculaire, augmentant les capacités cardiaques et donc les aptitudes physiques des patients. "Ces résultats démontrent pour la première fois que la transplantation de cellules souches d'une personne par injection directe intracoronarienne augmente la fonction cardiaque, la circulation sanguine et le métabolisme dans la zone endommagée", a expliqué le Dr Bodo Strauer de l'université de Düsseldorf (Allemagne) qui a mené les travaux. La méthode pourrait constituer un nouveau traitement si les résultats sont confirmés par une étude plus large, selon les scientifiques qui détaillaient leurs travaux à Orlando (Floride) lors d'une conférence de l'Association américaine de cardiologie. En mars 2001, l'équipe allemande avait traité pour la première fois un patient victime d'une crise cardiaque avec ses cellules souches prélevées dans sa moelle osseuse, réinjectées dans son coeur. Trois mois plus tard, le dommage cardiaque avait été réduit, et la capacité du coeur accrue. Les chercheurs ont alors contacté 40 patients dont 20 étaient prêts à essayer le traitement tandis que les 20 autres constituaient le groupe de contrôle. Quatre à huit jours après que ces patients ont été victimes d'une crise cardiaque, les médecins ont isolé des cellules souches à partir de leur moelle osseuse, les ont cultivées et immédiatement transplantées dans le coeur des malades. Après trois mois de traitement, le pourcentage de tissu cardiaque endommagé sur la zone étudiée était en moyenne passé de 33 % à 14 % et la fraction de sang éjectée par le coeur était passé de 55 à 65 %. Une autre équipe de chercheurs a présenté lundi des résultats montrant une amélioration de l'état de santé de patients cardiaques souffrant d'ischémie sévère (diminution ou l'arrêt de l'apport sanguin artériel) après six mois de traitement à base de cellules souches de la moelle osseuse. Ces chercheurs du Texas Heart Institute à Houston ont testé pour la première fois l'effet des cellules souches sur des malades aussi gravement touchés, pour lesquels il n'existe quasiment plus d'options de traitement, a expliqué le Dr Emerson Perin. Les 11 patients traités par injection dans le ventricule gauche du coeur ont vu une amélioration de leur circulation sanguine. "Avoir la capacité de faire de l'exercice six mois après le début du traitement est significativement différent" de l'état des patients de l'autre groupe. "Ils sont fonctionnels et ils ont repris le contrôle de leur vie", a expliqué le Dr Perin. Une autre étude menée sur un modèle animal a montré que les cellules souches de la moelle osseuse transplantées dans des vaisseaux sanguins du poumon endommagés par hypertension ont pu restaurer la circulation sanguine. "Nous pouvons utiliser (ces cellules) pour aider la formation de nouveaux vaisseaux sanguins ou pour réparer des vaisseaux endommagés", a expliqué le Dr Duncan Steward, de l'Université de Toronto, qui a mené ses travaux sur des rats. A la différence des cellules souches embryonnaires, les cellules souches adultes sont issues d'un tissu différencié de l'organisme, comme la moelle osseuse, mais elles sont capables de donner naissance à différents types de cellules ou de tissus.

American Heart Association :

http://www.scientificsessions.org/portal/scientificsessions/ss/releases2003

Une échographie pratiquée pour la première fois à 5.000 Km de distance
Samedi, 15/11/2003 - 00:00

Une échographie a pour la première fois été pratiquée à une distance de 5.000 kilomètres sur un patient à Chypre par un professeur de médecine à Tours, a-t-on appris auprès du centre hospitalier de Tours. L'expérience, dirigée par le professeur Philippe Arbeille, bio-physicien et spécialiste de physiologie spatiale, a été effectuée avec succès avec une sonde robotisée et via une liaison satellitaire. Financée par l'Union européenne (UE), elle est porteuse de grands espoirs en matière d'échographies à distance, permettant à des patients éloignés des grands établissements hospitaliers d'obtenir rapidement un diagnostic par un spécialiste et d'éviter des déplacements inutiles. "Cela a duré une vingtaine de minutes, nous avons pu examiner dans de bonnes conditions le foie, la vésicule et un rein", a indiqué le professeur Arbeille. Le bras robotisé, conçu par des ingénieurs de Bourges (Cher) a actionné la sonde échographique sur un patient examiné dans un grand hôtel de Nicosie où se tenait un congrès de télé-médecine. De son bureau de Tours, à l'aide d'une sonde fictive, le professeur Arbeille a commandé les mouvements de l'échographie. Baptisé "Otelo" le prototype de sonde robotisée est un projet porté par un consortium européen (France, Italie, Grèce, Grande-Bretagne). "Otelo" a été précédé de deux autres prototypes. Un quatrième, plus léger et ergonomique doit être commercialisé en 2005 par une entreprise de Toulouse.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/031108/202/3hla2.html

De l'ozone dans les artères
Samedi, 15/11/2003 - 00:00

La production d'ozone dans les organismes vivants est une découverte récente. De nouveaux travaux montrent la formation d'ozone dans les plaques d'athérosclérose chez l'homme. L'ozone endogène jouerait un rôle dans l'athérosclérose.Cette découverte a été réalisée par le groupe de recherche qui a montré il y a environ un an que les organismes vivants pouvaient produire de l'ozone. Ce résultat était particulièrement important si l'on considère l'engouement que connaissent les thématiques du stress oxydant et de son implication dans le vieillissement ou les maladies neurodégénératives. Aujourd'hui, cette même équipe menée par Paul Wentworth (Scripps Research Institute) met en avant la relation entre l'ozone endogène et les plaques d'athérosclérose. Ils ont montré que des « oxystérols » présents dans ces plaques ne pouvaient résulter que de la dégradation du cholestérol par l'ozone (ozonolyse).L'équipe a aussi confirmé que l'ozone est produit lors de l'interaction des leucocytes avec la plaque. De plus, les oxystérols pourraient contribuer aux lésions cellulaires des artères malades, jugent les chercheurs.

Caducée : http://www.caducee.net/breves/breve.asp?idp=&idb=5010&cal=1

Les malades du coeur, premières victimes de la pollution atmosphérique
Samedi, 15/11/2003 - 00:00

Les personnes souffrant de maladie cardiovasculaire sont parmi les plus sensibles aux pics de pollution atmosphérique, qui peuvent déclencher une crise cardiaque ou une attaque cérébrale souvent fatale, selon des études européennes présentées aux Etats-Unis cette semaine. Ces études menées en Grèce et en France lient directement l'augmentation du taux de particules fines attribuables au diesel dans l'air au nombre de personnes transportées aux urgences et au nombre de décès associés aux maladies cardiovasculaires. Pour l'épidémiologiste Demosthenes Panagiotakos, de la faculté de médecine d'Athènes, "la plus importante découverte est qu'une hausse de 10 microns (par mètre cube) de monoxyde de carbone (CO) est associée à un bond de 46 % des décès de maladie cardiovasculaire". Ce chercheur a estimé, sur la base de son étude statistique, qu'une hausse de 1 micron de CO par mètre cube se traduit par deux décès supplémentaires par jour à Athènes, où la moyenne des décès des suites maladies cardiovasculaires était de 35 par jour pendant l'étude menée de 1992 à 1997. L'étude française menée du début 2001 à la fin 2002 a pour sa part lié directement la pollution atmosphérique au nombre de crises cardiaques. La conséquence des pics de pollution est plus dramatique encore chez les fumeurs. Quand la pollution a atteint son niveau le plus élevé, durant une période totalisant 18 jours par an dans la région étudiée en France, les risques de crise cardiaque se sont révélés 161% plus élevés dans la population générale et 250% plus élevés chez les fumeurs, a expliqué le Dr Yves Cottin. "Une hausse de 91% des admissions pour une crise cardiaque au sein de la population générale, et plus encore chez les fumeurs", a été notée quand le niveau de pollution "par des particules fines, de moins de 10 microns, principalement attribuables au diesel, a dépassé les 25 microgrammes par mètre cube", a poursuivi le cardiologue français. "C'est encore un argument contre la cigarette, et un avertissement pour les personnes à risque de ne pas sortir et de s'abstenir d'activité intense pendant les pics de pollution", a ajouté le spécialiste de l'Université de Dijon (France). Selon lui, "les médecins devraient même envisager d'augmenter le traitement pour les malades du coeur durant ces périodes de pollution à haut risque". Le Dr Cottin et ses collègues ont examiné des statistiques collectées entre janvier 2001 et décembre 2002, portant sur 322 patients hospitalisés pour une crise cardiaque dans la région de Dijon (centre), dont 42% étaient fumeurs. Pour parvenir à leurs conclusions, les chercheurs ont comparé le nombre quotidien de crises cardiaques à la concentration quotidienne de particules inférieures à 10 microns. Le chercheur grec a jugé "essentiel que les autorités de santé publique prennent des mesures supplémentaires pour réduire la mortalité cardiovasculaire dans les zones urbaines du monde, particulièrement les jours de pic de pollution atmosphérique". Ces études ont été présentées lors des sessions scientifiques annuelles de l'Association américaine de cardiologie, organisées à Orlando (Floride) du 9 au 12 novembre.

AHA :

http://www.americanheart.org/presenter.jhtml?identifier=3016889

Quand la vitamine C réduit les risques d'accidents vasculaires cérébraux
Samedi, 15/11/2003 - 00:00

Manger de la vitamine C permet de diminuer le risque d'accident vasculaire cérébral (AVC). Surtout chez les gros fumeurs. Une équipe américaine a constaté qu'une consommation élevée d'aliments riches en vitamine C réduisait le risque d'AVC de... 30%. La réduction du niveau de risque s'est avérée encore plus marquée parmi les fumeurs. Ces derniers ont en effet présenté un risque d'AVC beaucoup moins important, comparé à celui de fumeurs dont le régime alimentaire était appauvri en vitamine C. C'est notamment grâce à ses propriétés anti-oxydantes que la vitamine C constitue un micronutriment indispensable pour lutter contre la formation de plaques d'athérome. Les anti-oxydants protégent en fait les cellules contre l'oxydation, et agissent contre les radicaux-libres. Lesquels joueraient un rôle important dans le vieillissement des cellules, voire dans l'apparition de certaines maladies liées à l'âge comme l'athérosclérose. On sait ainsi qu'ils détruisent les corps gras des membranes cellulaires, accélèrent le vieillissement de la peau au soleil et attaquent les parois des vaisseaux, les yeux, les articulations ou le cerveau... La vitamine C ? Vous en trouverez en grandes quantités dans les agrumes, les fraises, les poivrons rouges et verts, les brocolis, mais aussi les choux de bruxelles.

Neurology : http://www.neurology.org/cgi/content/abstract/61/9/1273

Vieillesse: impact positif des loisirs sur les facultés mentales
Samedi, 15/11/2003 - 00:00

La participation régulière à des activités sociales et intellectuelles de loisirs, animation de clubs, lecture ou jeux de société par exemple, a un impact positif sur les facultés mentales des personnes d'âge mur, selon une étude portant sur plusieurs milliers de fonctionnaires londoniens âgés de 35 à 55 ans.Cette influence est indépendante de l'âge, du niveau d'études et de la situation socio-économique des personnes concernées. Mémoire, expression et compréhension verbale, vocabulaire, capacités de déduction et de raisonnement ont fait l'objet de tests montrant notamment que la participation à des activités de loisirs nécessitant un effort intellectuel important (visites culturelles, jeux d'échecs, lecture, cours du soir, animation de clubs, responsabilités sociales...) s'avère bénéfique pour les facultés mentales. Par ailleurs, prises globalement, les activités sociales (jeux de société, visites à des amis, aller dans un pub, responsabilités associatives...) sont associées à de meilleures capacités mentales que l'ensemble des activités individuelles (bricolage, poterie et autres travaux manuels, jardinage, lecture, écouter de la musique...). Il reste toutefois à préciser si cette association est liée ou non à "l'effort intellectuel" fourni lors de ces activités sociales, ce qui pourrait avoir des implications sur l'organisation de loisirs pour les personnes âgées, notent les auteurs de l'étude conduite sous la direction du Dr Archana Singth-Manoux (International Centre for Health and Society - University College of London). Ces travaux, comme d'autres portant sur la stimulation mentale fournie par le travail, "suggèrent que ce que nous faisons en tant qu'adultes contribue à maintenir et peut-être à augmenter les facultés mentales", soulignent-ils, estimant que cela contribue à conforter les découvertes sur la réorganisation neuronale d'adultes et de personnes âgées, baptisée "plasticité" cérébrale. Toutefois, admettent-ils, il est également "plausible" que ce soit essentiellement les personnes ayant déjà les meilleures facultés mentales -indépendamment de leur niveau socio-économique- qui choisissent de s'engager dans les activités de loisirs les plus complexes. Par ailleurs, étant donné l'échantillon choisi (fonctionnaires participant à l'étude Whitehall II), seuls les cols blancs sont représentés dans cette étude, précisent-ils.

Journal of Epidemiology and Community Health. : http://jech.bmjjournals.com/

Vers une carte "émotionnelle" du cerveau
Samedi, 15/11/2003 - 00:00

Les structures cérébrales qui signent notre carte d'identité émotionnelle ne sont pas connues. Quel chemin les émotions empruntent-elles dans le cerveau pour rendre chaque individu unique ? Y-a-t-il une différence selon que ces émotions sont positives ou négatives ? C'est l'enjeu de l'expérience menée par Philippe Fossati, chercheur au Laboratoire « Vulnérabilité, adaptation et psychopathologie » (CNRS et universités de Paris 6 et 7) en collaboration avec des chercheurs canadiens du Rotman Research Institute. Ce travail est publié dans « l'American Journal of Psychiatry » de novembre et fait la couverture de cette revue. La dépression peut toucher une personne sur dix. Les bases cérébrales de cette pathologie restent mal connues. L'étude, grâce aux techniques d'imagerie cérébrale, des régions cérébrales impliquées dans les émotions peut permettre d'espérer mieux comprendre et mieux traiter ces pathologies dépressives. Au cours de cette étude réalisée à Toronto en 2000, dix sujets en bonne santé ont eu à juger des mots connotés émotionnellement, décrivant des traits de personnalité à la fois positifs (« généreux, gentil, ... ») et négatifs (« susceptible, avare, stupide, ... ») pendant l'enregistrement de leur activité cérébrale en IRMF, dans trois conditions différentes. Dans la condition relative à soi (self ou personnelle), les sujets devaient préciser si les mots s'appliquaient ou non à eux. Dans la condition générale, les sujets jugeaient s'il était souhaitable ou non d'avoir ce trait de personnalité. Dans la condition de contrôle par lettre il était demandé aux participants si le mot contenait une lettre en particulier. Les résultats montrent que la condition « personnelle » induit une activation bilatérale spécifique dans la région antérieure et interne du cerveau, tandis que les mots traités dans la condition générale induisent une activation dans les aires plus externes. La partie interne activée par la condition personnelle, n'est pas modulée par le fait que les mots soient porteurs d'émotion positive ou négative. Ainsi ce résultat montre qu'il existe dans le cerveau des régions cérébrales représentant la carte d'identité émotionnelle de chaque individu et permettant d'intégrer les expériences émotionnelles dans l'histoire personnelle des sujets. Philippe Fossati poursuit cette recherche par une autre expérience dans son laboratoire, auprès de patients déprimés et de sujets vulnérables à la dépression. La même région du cerveau, le cortex préfrontal dorso-médian est activée lorsque les émotions font référence à soi, mais tout se passe comme si les sujets déprimés s'étaient spécialisés dans le traitement des émotions négatives. Les antidépresseurs et la psychothérapie permettraient alors au cerveau de perdre cette spécialisation et de retrouver une souplesse émotionnelle. Ces travaux ouvrent donc des perspectives importantes dans la compréhension des mécanismes cérébraux à l'oeuvre dans les psychothérapies. Alphagalileo :

http://www.alphagalileo.org/index.cfm?fuseaction=readrelease&releaseid=15923

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Homme
Anthropologie et Sciences de l'Homme
Les jours du tableau noir sont comptés avec l'arrivée du tableau interactif
Samedi, 15/11/2003 - 00:00

Depuis deux ans, le lycée Blaise-Pascal d'Ambert (Puy-de-Dôme) expérimente avec succès un tableau interactif qui, en conjuguant pédagogie et nouvelles technologies, pourrait bientôt remplacer le bon vieux tableau noir. "Avec l'arrivée de l'Activboard, l'attitude des élèves en classe a changé", affirme Michel Sauvade, 42 ans, professeur d'histoire-géographie qui fut l'un de ses premiers utilisateurs en France. "Les élèves participent plus au cours, dialoguent, débattent davantage, donc ils progressent" ajoute-t-il. Ambert qui compte un lycée de 525 élèves pour 7.700 habitants, a été parmi les premières villes à s'équiper de l'Activboard avec Montpellier, Nice, Amiens et Besançon. Aujourd'hui 500 établissements primaires et secondaires disposent, dans une ou plusieurs salles, à l'emplacement du traditionnel tableau noir, d'un écran numérique de mêmes dimensions relié à un ordinateur, l'ensemble étant aux ordres du stylo électronique tenu par l'enseignant. Lorsqu'il écrit au tableau, ce dernier peut sauvegarder ses annotations et les faire réapparaître à la demande, par exemple, pour rappeler les points essentiels du cours précedent. Il peut aussi projeter sur le tableau des informations multimédias (photos, textes, vidéos) capturées sur Internet ou scannées à partir d'un support papier. "Nous sommes attentifs aux problèmes de droits lorsque nous exploitons un document tiré d'Internet ou d'un ouvrage imprimé, mais il faut savoir que notre utilisation est strictement limitée à l'enceinte de la classe", assure Nadine Françon, 30 ans, professeur d'histoire-géographie. Les élèves aussi se sont familiarisés à la présence de l'Activboard. Leur implication au cours est stimulée au moyen d'un boîtier électronique qui permet à chacun de répondre individuellement à une question posée par le professeur à l'ensemble de la classe. "On peut se corriger entre nous" explique une élève de seconde, qui dit apprécier "certains avantages" de l'Activboard."Certains seulement car le dispositif permet aussi aux parents de consulter nos notes sur le site interne du lycée c'est pourquoi je ne leur ai pas donné trop de détails sur le tableau" ajoute-t-elle. "Les élèves ont rapidement dépassé l'aspect ludique, type jeu télévisé, du boîtier électronique pour réintégrer l'erreur dans le processus d'apprentissage", précise Michel Sauvade. "Chacun voit en temps réel s'afficher les réponses de ses camarades, constate qu'il n'est pas le seul à s'être trompé et, parfois, qu'il fait partie de la minorité dont la réponse est juste", ajoute-t-il. De plus en plus d'enseignants se forment à l'Activboard. "Même les professeurs d'éducation physique sont demandeurs car ils se servent du tableau pour étudier et corriger un mouvement de sport", indique Michel Sauvade.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/031113/1/3hte8.html

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