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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 183
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 22 Février 2002
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Egalement dans ce numéro
TIC
Internet : l'ADSL reste trop cher pour les particuliers
La Commission européenne mise sur le haut débit
Grande première en France: un internaute condamné pour envoi de publicités non sollicitées
La technologie Mira de Microsoft adoptée par 4 fabricants de PC
La commission européenne présente sa proposition de directive sur la brevetabilité des logiciels
La bibliothèque de Lyon expérimente le livre électronique
Avenir
Un nouveau minéral découvert prés de Nice
Matière
Des photos numériques qui n'ont plus rien à envier aux photos argentiques
Un disque optique capable de stocker 1 TO de données!
Terre
Le président Bush dévoile son plan anti-pollution
Le réchauffement climatique se poursuivra pendant les 100 prochaines années
Vivant
Remarquable efficacité d'un nouveau test pour dépister le cancer des ovaires
Cancer du côlon : vers le dépistage généralisé
Mise au point d'un vaccin contre le staphylocoque doré
Choléra : un nouveau vaccin trés bon marché
Premier décryptage du "code postal" du système sanguin
Une vessie cultivée en laboratoire
Premièr clonage d'un chat
Prévention de l'ostéoporose : une nouvelle approche
Sommeil : ni trop, ni trop peu pour vivre vieux!
Recherche
Le Président Bush propose un budget de R&D orienté sur la sécurité
Edito
Internet : comment rattraper notre retard



L'expérience que nous menons depuis plus de dix ans dans le Département du Rhône et le nombre, très important, de personnes compétentes, rencontrées un peu partout en France et dans toute l'Europe, nous permettent d'affirmer que l'entrée dans la Société de l'Information exige une démarche rigoureuse et volontariste. Pour atteindre cet objectif, il est nécessaire de respecter strictement trois étapes fondamentales.

1) Tout d'abord, et cela est si évident que cela pourrait paraître à certains superflu de le préciser, il est nécessaire de disposer du « signal » pour entrer dans cette Société de l'Information. Or, si un effort exceptionnel n'est pas réalisé dans ces temps prochains en faveur des régions et des personnes les plus défavorisées, nous pourrions voir s'approfondir très rapidement le fossé entre les inforiches et les infopauvres. Quelle que soit la région où nous habitons, il est nécessaire que, dans les 5 ans qui viennent, nous puissions accéder, à large débit, à la Toile planétaire et ce, pour des coûts acceptables. Cette question des coûts est primordiale. Pourquoi le cacher. Si la France accuse aujourd'hui un tel retard pour entrer dans la Société de l'Information, cela est essentiellement dû au niveau prohibitif des coûts d'accès à Internet. Comme je l'ai déjà dit à plusieurs reprises dans ces colonnes, il est hautement nécessaire que toutes les autorités responsables imposent, je dis bien « imposent », à France Télécom l'obligation de baisser suffisamment l'ensemble de ses tarifs d'interconnexion pour que chacun puisse accéder de manière basique, sur une ligne RTC, à Internet pour une durée illimitée et pour un coût mensuel forfaitaire inférieur à 15 Euros.

2) Si nous voulons que cette nouvelle société soit une réussite, il est nécessaire que des nouveaux contenus soient développés et que de nouveaux usages soient expérimentés. Trop souvent, les opérateurs pensent que les tuyaux sont suffisants. C'est une erreur fondamentale. Ce ne sont que des usages nouveaux et des contenus réellement adaptés aux capacités des réseaux à haut débit qui pourront inciter nos concitoyens à réellement franchir le pas. Là encore, ces nouveaux usages et ces nouveaux contenus devront être accessibles à des coûts acceptables par le plus grand nombre : cette évidence est la clé du succès. Les Pouvoirs Publics, par des incitations diverses mais aussi en montrant l'exemple, devront favoriser le développement de ces contenus nouveaux et provoquer ces expérimentations d'usages encore inconnus.

3) La troisième étape est souvent sous-estimée sinon purement et simplement oubliée par beaucoup : je veux parler de l'acquisition des usages par les utilisateurs potentiels. Il ne faut pas mésestimer l'importance fondamentale de cet effort de formation. Il ne sert à rien d'avoir des tuyaux performants ni même de disposer de contenus de qualité si les utilisateurs potentiels ne savent pas s'en servir. Si nous ne voulons pas que le fossé intergénérationnel se creuse entre les jeunes et les plus anciens, il est nécessaire que nous réalisions un effort sans précédent. Certains pensent encore qu'il ne sert à rien de se presser et que nous arriverons toujours à faire émerger cette nouvelle Société de l'Information. Quand nous prenons conscience que dans moins de dix ans le rang d'une nation ne se mesurera plus seulement dans ses capacités de produire ou de consommer mais bien plus dans ses facultés de valoriser des savoirs sur l'ensemble des réseaux mondiaux, nous sommes saisis de l'urgence et de l'importance avec laquelle il faut traiter l'ensemble de ces problèmes.

Beaucoup trop de nos concitoyens font encore une erreur fondamentale en comparant la vague Internet aux révolutions technologiques que nos grands-parents, parents et nous-mêmes avons connues avec la montée en puissance de l'électricité, du téléphone, de la voiture, de la télévision ou même de l'ordinateur. Cette comparaison est inexacte et trompeuse. Si nous tenons vraiment à comparer les potentialités d'Internet avec un autre processus qui a changé le destin de l'Homme, nous ne pouvons comparer Internet qu'à l'alphabet. L'alphabet, après des millénaires de maturation, aura permis à tous les hommes de communiquer. Internet, après seulement quelques décennies, est capable de faire communiquer les unes avec les autres toutes les machines du Monde. Le sort de l'Homme dépend de sa capacité d'apprendre à lire les usages issus de la large utilisation par les machines de ce nouvel alphabet. S'il sait le faire, il pourra dominer son avenir. S'il ne le fait pas, il le subira. Certes, on ne prend pas conscience immédiatement du handicap profond d'une personne qui ne sait ni lire ni écrire. Mais très rapidement, nous mesurons son désarroi quand il lui faut relever les défis de la vie. Quand nous rencontrons des nord-américains ou des européens du Nord, nous n'avons pas encore conscience qu'ils sont déjà deux à trois fois plus nombreux que nous à savoir « lire et écrire » en Internet. Cela est normal car Internet n'est pas encore un médium dominant de communication. Le papier, le téléphone ou la télévision sont des médias encore dominateurs. Avant dix ans, la situation se sera inversée. Et si, très rapidement, les Français n'apprennent pas à « lire et écrire » en Internet, ils courent le grave risque de se trouver fort dépourvus quand la bise sera venue... Cela serait très dommageable car c'est de l'avenir de notre Pays, donc de chacun de nous, dont il est question.

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
Internet : l'ADSL reste trop cher pour les particuliers
Samedi, 23/02/2002 - 00:00

Disponible depuis décembre 1999, l'accès à Internet haut débit, via l'ADSL rencontre un faible succès commercial à cause de son prix. Dans le Rhône, l'Ain et la Loire, 23 000 lignes seulement sont utilisatrices pour un million de lignes connectables. Selon l'étude réalisée par Médiamétrie sur le dernier trimestre 2001, 5 196 000 foyers français avaient accès à Internet, dont 691 000 via le haut débit (câble et ADSL confondus), contre 130 000 en début d'année. En novembre 2001, France Télécom recensait 318 000 lignes actives utilisatrices de l'ADSL (entreprises et particuliers) contre 70 000 en 2000. Un bond en avant pour cette nouvelle technologie, qui malgré son efficacité optimum en terme de connexion, n'arrive pas encore à trouver ses marques dans le paysage Internet. Arrivée en novembre 1999 sur le marché français, après trois ans d'expérimentations, le réseau ADSL a été progressivement étendu par France Télécom pour couvrir aujourd'hui 66 % de la population française (1). Ainsi, à l'heure actuelle, un foyer sur deux peut prétendre à l'ADSL. Pour que celle-ci soit disponible, un dispositif technique (répartiteur muni d'un DSLAM) doit être installé dans les centraux téléphoniques de France Télécom. On prévoit 2 300 sites ouverts à l'ADSL, contre 1 420 en 2001, d'ici à fin 2002, portant ainsi la couverture à 73 % de la population. Les départements du Rhône, Ain et Loire sont couverts à 73 %, pour un million de lignes connectables et seulement 23 000 lignes utilisatrices. Avec 87 % de couverture, le Rhône est déjà bien au-delà de la moyenne nationale en capacité, mais on le voit avec un faible succès commercial. Présentée comme la technologie de l'avenir, l'ADSL permet de disposer d'une connexion haut débit (dix fois plus rapide que la connexion classique) illimitée et permanente à Internet, de téléphoner tout en surfant, et de télécharger images, vidéos, musique, etc. Malgré le potentiel actuel de clientèle, l'intégration de l'ADSL dans la vie des particuliers est lente. Plusieurs raisons expliquent cette situation. Au lancement de l'ADSL, France Télécom détenait un " monopole " technologique via l'offre Netissimo. La personne intéressée par une connexion de ce type devait d'abord contacter France Télécom pour avoir sa ligne adaptée et raccordée au dispositif, louer ou acheter le modem qu'elle proposait, puis contacter un Fournisseur d'Accès à Internet (F.A.I.) pour accéder au Web. Courant 2000, grâce au contrat IP ADSL, l'opérateur historique a commencé à vendre en gros l'accès Netissimo aux opérateurs et F.A.I., leur permettant ainsi de lancer sur le marché des packs tout compris et auto-installables et de devenir l'interlocuteur unique pour leurs clients ADSL. Une simplification non négligeable pour l'utilisateur qui ne résout cependant pas le problème du prix. En effet, l'abonnement mensuel tout compris, même s'il a beaucoup baissé, oscille entre 45 et 50 euros (295-330 F). A cela, il faut ajouter un investissement technique de départ (modem + mise en service) d'environ 300 euros (2 000 F). De quoi refroidir certains internautes... Les tarifs sont d'ailleurs au coeur d'une polémique nationale et européenne qui devrait se dénouer dans les années à venir grâce, entre autres, au dégroupage. Cette mesure permettrait aux opérateurs et F.A.I. alternatifs, d'installer leur propre technologie (DSLAM, routeur, répartiteurs...) dans les centraux de France Télécom, de louer les lignes de cette dernière et de devenir ainsi des acteurs à part entières et quasi indépendants des télécommunications.

Progrés :

http://www.leprogres.fr/infodujour/Rhone/Index.html

La Commission européenne mise sur le haut débit
Samedi, 23/02/2002 - 00:00

Où en est le développement de l'internet en Europe, deux ans après l'adoption par l'Union à Lisbonne du plan d'action "e-Europe"? Erkki Liikanen, membre de la commission responsable du dossier "Société de l'information", a tiré le 12février un premier bilan sur ce sujet. La pénétration de l'internet dans les foyers européens a connu une expansion rapide, passant de 18% en mars 2000 à 38% en décembre 2001. Cependant, de nombreuses disparités subsistent entre les pays. La fourchette va de 60% d'abonnés pour les pays scandinaves et les Pays-Bas, à 10% pour la Grèce. Par ailleurs, ce développement connaît un net ralentissement, note le commissaire. Car si le plan d'action e-Europe a permis de faire baisser les coûts de connexion à l'internet en encourageant la concurrence, cela ne concerne que les connexions téléphoniques. En effet, seuls 6% des foyers disposent d'une connexion haut débit. «L'internet haut débit est généralement resté cher, et le choix est limité à deux plates-formes (ADSL ou câble)», note la Commission. «L'accessibilité à des conditions abordables aux services à large bande est indispensable si l'on veut atteindre les objectifs fixés à Lisbonne, si bien que cette question sera au centre du prochain Conseil informel des ministres des télécommunications (22 et 23février) et du Conseil européen de Barcelone (15 et 16mars)», affirme Erkki Liikanen. Autre point sur lequel des efforts devront encore être réalisés: le commerce électronique. Seuls 4% des utilisateurs déclarent effectuer fréquemment des achats en ligne. De même, uniquement 20% des entreprises européennes vendent et achètent en ligne. Principal élément dissuasif, selon la Commission, la sécurité médiocre des réseaux. Un problème sur lequel il faudra être encore plus vigilant avec le haut débit, particulièrement vulnérable aux attaques des virus, affirme le Commissaire.

Commission européenne :

http://europa.eu.int/rapid/start/cgi/guesten.ksh?

Grande première en France: un internaute condamné pour envoi de publicités non sollicitées
Samedi, 23/02/2002 - 00:00

Une décision du TGI de Paris qui va faire jurisprudence. Une fois n'est pas coutume, le spam ne paie pas. Par une ordonnance deréféré datée du 15 janvier 2002, le tribunal de grande instance de Paris a condamné un internaute français à payer 1254 euros à ses fournisseurs d'accès internet (Free et Liberty Surf, aujourd'hui Tiscali). Cet individu pratiquait avec assiduité le "spam", ou l'envoi en masse par email de messages commerciaux non sollicités. «Ce faisant, il a perturbé gravement les équilibres du réseau, provoquant de nombreuses réactions de la part d'internautes mécontents dont les messageries étaient surchargées et qui devaient alors supprimer les messages non sollicités en supportant le coût et les désagréments de cette mise à jour», explique dans son ordonnance le juge Jean-Jacques Gomez. Le juge a estimé, qu'au regard du contrat passé entre l'internaute et ses fournisseurs d'accès, la pratique du "spamming" faisait l'objet d'une procédure abusive. «La pratique du spamming, considérée dans le milieu de l'internet comme une pratique déloyale et gravement perturbatrice, est contraire aux dispositions de la charte de bonne conduite», observe le juge. Cette décision de justice est une première en France, et cela devrait faire jurisprudence. Il n'y a en effet aucune loi en France qui interdit cette pratique de publicité sauvage. Cette décision s'inscrit dans le cadre du projet de loi sur la société de l'information et de directives européennes, en cours de discussion, qui devraient interdire ce type de pratique, comme cela est déjà le cas dans d'autres pays. Aux Etats-Unis par exemple, 18 États ont adopté une législation anti-spam et en Californie les internautes qui pratiquent le spam sont passibles d'une amende de 58 euros par message non sollicité envoyé.

AFP :

http://fr.news.yahoo.com/020213/1/2hg62.html

La technologie Mira de Microsoft adoptée par 4 fabricants de PC
Samedi, 23/02/2002 - 00:00

Quatre des principaux constructeurs informatiques japonais utiliseront la technologie Mira de Microsoft pour développer des ordinateurs personnels dont l'écran plat pourra fonctionner comme une tablette graphique indépendante. NEC, Fujitsu, Matsushita Electric Industrial et Sotec présenteront leurs gammes d'ordinateurs PC compatibles d'ici la fin de l'année 2002. La technologie Mira, présentée le mois dernier par Bill Gates, permet d'associer la facilité de maniement des "Tablet PC" à la puissance d'un ordinateur de bureau en établissant une communication radio sans fil entre un écran plat tactile et l'unité centrale. L'utilisateur peut alors détacher son écran plat et cliquer dessus avec un stylet pour naviguer dans ses applications grâce à une version embarquée de Windows XP. Microsoft collabore sur cette technologie entre autres avec le fondeur de processeurs Intel, le fabricant de semi-conducteurs National Semiconductor et le constructeur d'écrans ViewSonic, a déclaré Keith White, directeur du marketing de la division plates-formes embarquées de Microsoft.

Reuters :

http://story.news.yahoo.com/news?tmpl=story&u=/nm/20020218/tc_nm/tech_microsoft_...

La commission européenne présente sa proposition de directive sur la brevetabilité des logiciels
Samedi, 23/02/2002 - 00:00

La Commission européenne a présenté le 20 février une proposition de directive concernant la brevetabilité des inventions mises en oeuvre par ordinateur. Il s'agit d'harmoniser les droits nationaux des brevets en ce qui concerne la brevetabilité des inventions mettant en oeuvre un logiciel. De telles inventions peuvent d'ores et déjà être brevetées par l'Office européen des brevets (OEB) ou les offices nationaux des brevets, mais les modalités précises de la brevetabilité varient. Les entraves aux échanges de produits brevetés dans le marché intérieur resteront réelles tant que certaines inventions pourront être brevetées dans certains États membres et non dans d'autres. La proposition de directive sera présentée au Conseil de l'UE et au Parlement européen pour adoption au titre de la procédure de co-décision. "L'industrie européenne doit évoluer dans un environnement juridique favorable à l'innovation sans pour autant entraver la concurrence. La sécurité juridique nous commande de savoir ce qui peut être et ce qui ne peut pas être breveté" a déclaré Frits Bolkestein, membre de la Commission chargé du marché intérieur. "La directive assurera cette sécurité en définissant un cadre clair et uniforme en matière de brevetabilité des inventions mises en oeuvre par ordinateur. Erkki Liikanen, membre de la Commission chargé de la société de l'information et des entreprises a déclaré que "la proposition de directive est un pas important pour assurer que les brevets d'invention mettant en oeuvre un logiciel sont réellement au service de la promotion de l'innovation". "Il est impératif de sauvegarder la portée et la qualité des brevets. Un juste équilibre est atteint dans un domaine où les divergences d'opinion sont manifestes". La proposition de la Commission est basée sur la pratique existante et doit permettre aux auteurs de nouvelles inventions mises en oeuvre par ordinateur de tirer profit de leur créativité. Les brevets représentent une incitation à investir dans le temps et le capital nécessaires. En même temps, la proposition doit éviter d'entraver la concurrence, de bloquer les petites entreprises ou de freiner le développement de logiciels interopérables. La proposition réalise cet équilibre en distinguant plusieurs types d'inventions. Les inventions dont la mise en oeuvre implique l'usage d'un programme informatique et qui offrent une "contribution technique" - en d'autres termes, qui contribuent à l'état de la technique dans le domaine technique - pourront être brevetées. Les programmes informatiques en tant que tels ne pourront pas être brevetés selon la proposition, ni les méthodes pour l'exercice d'activités économiques ("business methods") qui sont fondées sur des idées technologiques existantes et les appliquent, par exemple, en matière de commerce électronique. Ces programmes continueront, le cas échéant, d'être protégés par le droit d'auteur ou le régime de confidentialité. Les brevets et le droit d'auteur sont des outils complémentaires pour la protection de la propriété intellectuelle. En principe, dans le domaine de la technologie de l'information, la distinction opérée implique que le droit d'auteur protège les programmes informatiques originaux (y compris les manuels d'utilisation) contre la copie illicite, alors que les brevets peuvent servir à protéger les idées techniques et principes sous-jacents.

Contribution technique

Le principe de base de la proposition est que le concept de "contribution technique" est le critère fondamental de toute invention brevetable. Cette doctrine est conforme à la jurisprudence établie au fil des ans par l'OEB et les États membres. Elle implique qu'une invention mise en oeuvre par ordinateur qui représente une "contribution technique" à l'état de la technique dans un domaine technique, qui n'est pas évidente pour une personne du métier, est plus qu'un programme informatique "en tant que tel" et peut donc être brevetée. Le critère de la "contribution technique" s'inscrit parfaitement dans le cadre de la convention sur le brevet européen et les engagements internationaux de l'UE. Ce critère de la "contribution technique" a été établi par la jurisprudence. La proposition de directive, en assurant la transparence et la sécurité juridique, doit instaurer un environnement favorable à la protection et à la promotion de l'innovation. En même temps, il sera démontré de façon absolue que les créations dont l'élément innovateur n'est pas de nature technique, c'est-à-dire qui n'apportent aucune contribution technique, ne sauraient être brevetées. La proposition répond ainsi aux préoccupations exprimées sur le fait que le droit européen des brevets pourrait être étendu à des domaines de l'activité humaine qui sont jusqu'à présent exclus, en particulier les méthodes pour l'exercice d'activités économiques et des entités mathématiques ou des concepts de base logiques sans rapport avec le monde matériel.

Les exemples suivants sont des cas concrets de "contribution technique":

Une invention par laquelle un appareil radiographique est commandé par une unité de traitement de données assurant un équilibre optimal entre les spécifications fonctionnelles contradictoires;

Une invention par laquelle la vitesse de traitement d'un ordinateur est augmentée par une nouvelle méthode non évidente;

Une invention portant sur la communication entre des systèmes indépendants qui implique un niveau d'intervention faisant appel à des qualifications techniques (dépassant celles normalement requises d'un programmeur) et devant être réalisé avant le début de la programmation en tant que telle.

Par ailleurs, toute invention qui ne porte que sur la nature des données et sur la mise en application particulière des données n'offre pas de contribution technique et ne peut donc pas être brevetée. La simple informatisation d'une méthode ou d'une technique déjà connue ou l'application informatique d'une méthode pour l'exercice d'activités économiques ou d'une méthode similaire (comme un nouveau modèle mathématique permettant de suivre les cotations en bourse) ne pourront pas non plus être reconnues comme des inventions brevetables.

Selon la proposition, un brevet pourra en principe couvrir des activités inventives et des principes sous-jacents d'éléments particuliers d'un progiciel. Tout comme une pièce complexe d'un matériel physique tel qu'une automobile ou un réfrigérateur, le bon fonctionnement d'une application logicielle dépend de nombreux éléments différents dont quelques-uns seulement sont brevetables. Sur ce point, la protection par le brevet se distingue fondamentalement de la protection par le droit d'auteur. Si le droit d'auteur protège le code entier d'un système d'exploitation, d'un jeu ou d'un élément d'un logiciel de gestion contre la copie, la distribution et l'usage illicites, un brevet ne saurait couvrir que des éléments spécifiquement brevetables.

Exclusion des programmes "en tant que tels"

La proposition ne permettra pas de breveter les programmes informatiques "en tant que tels", c'est-à-dire abstraction faite de la machine qui les exécute. Elle s'écarte sur ce point de la pratique suivie jusqu'à présent par l'OEB et certains tribunaux nationaux. La proposition répond ainsi la crainte que la brevetabilité des programmes informatiques "en tant que tels" pourrait effacer la distinction entre la portée de la protection par le droit d'auteur et la protection par le brevet et que, une fois mis en oeuvre, les brevets comprenant de telles revendications serviront à prévenir la décompilation et d'autres activités jugées licites au regard des programmes informatiques déjà protégés par le droit d'auteur.

La proposition engagera la Commission à suivre l'incidence des inventions mises en oeuvre par ordinateur et à présenter au Parlement et au Conseil un rapport sur la mise en oeuvre de la directive dans les trois ans à compter de sa transposition par les États membres. Cette clause de sauvegarde essentielle permettra d'opérer les ajustements nécessaires.

Rapport juridique avec l'OEB

La directive n'aura aucun effet juridique direct sur l'Office européen des brevets. Cependant, dès que la directive aura été mise en oeuvre, la Commission envisagera les mesures nécessaires pour résoudre les conflits éventuels apparus dans le cadre de la convention sur le brevet européen. Cette procédure a déjà été suivie précédemment (dans le cadre de la directive 98/44/CE relative à la protection juridique des inventions biotechnologiques) sans difficulté particulière. En tout état de cause, les brevets européens, dès qu'ils seront délivrés, seront assujettis au droit national de sorte que tout brevet délivré après l'entrée en vigueur de la directive qui serait non conforme à ses dispositions devra être modifié en conséquence (ou être révoqué).

Commission européenne :

http://europa.eu.int/rapid/start/cgi/guesten.ksh?

Le texte intégral de la proposition de directive :

http://www.europa.eu.int/comm/internal_market/fr/indprop/index.htm

La bibliothèque de Lyon expérimente le livre électronique
Samedi, 23/02/2002 - 00:00

Le livre électronique est en prêt gratuit depuis janvier à la bibliothèque municipale lyonnaise de La Part-Dieu. A Lyon, comme sur les Salons du livre où il entre en guest star, le livre électronique intrigue beaucoup. Peut-être par son côté deux en un : de la taille d'un livre en papier, mais contenant plusieurs oeuvres. A la bibliothèque de La Part-Dieu, les modèles peuvent contenir entre 30 et 50 oeuvres, tout dépend de la taille des fichiers. Neuf livres électroniques sont à la disposition des lecteurs. Deux à consulter sur place et sept à emporter chez soi. Il est rare de prêter des engins de cette valeur (autour de 610 euros), surtout sans caution... Mais «prêter, c'est toujours prendre un risque», dit Anne-Marie Rouge, directrice du département sciences et multimédia. Pour toute formalité, on vérifie que le lecteur est majeur, inscrit à la bibliothèque et a toujours rapporté les livres qu'il emprunte. «Les gens se montrent extrêmement curieux», dit Anne-Marie Rouge. Dans la salle de lecture où deux modèles différents sont en libre service un «cybook» (Cytale) et un «REB» (Gemstar) , il faut prendre son tour. Pour les emprunts, c'est pire. 40 personnes sont sur liste d'attente, la bibliothèque a opté pour un tirage au sort. Le livre électronique est emporté pour une période de quinze jours, non renouvelable. Les livres consultables sur écran sont surtout des classiques de littérature française. Restriction : les lecteurs sont tenus de piocher dans les catalogues des fabricants (1 500 titres environ), à l'exception de deux ouvrages de leur choix, pris dans les fichiers numériques de la bibliothèque. Finalement, emprunter un livre électronique pour deux semaines revient à emporter une dizaine d'oeuvres. L'expérimentation doit faire d'une pierre trois coups : tester un nouveau modèle économique pour les bibliothèques, disséquer de nouvelles pratiques de lecture et améliorer l'ergonomie des machines en fonction des critiques. Chaque lecteur qui se porte volontaire remplit un «contrat de lecture» (1) et s'engage à répondre à un entretien de 45 minutes. Le questionnaire a été mis au point par les chercheurs du laboratoire des sciences de l'homme de l'université Lyon-I, rattaché au CNRS et à l'Enssib (Ecole nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques). D'après les premiers retours, les lecteurs apprécient les commodités du livre multimédia : pouvoir prendre des notes, utiliser une loupe, un dictionnaire, le tout à partir d'un seul et même appareil. Du côté des bibliothécaires, «on se pose beaucoup de questions». Il y a les avantages évidents. En particulier, la place gagnée. «Dans une salle de lecture, on est toujours à arbitrer entre le fonds d'oeuvres classiques, de fait extrêmement volumineux, et la place à accorder à la littérature contemporaine», précise Anne-Marie Rouge. Le livre électronique peut résoudre ce dilemme. Notamment pour des livres impossibles à emprunter, car trop précieux ou épuisés. «La fonction de bibliothécaire évolue énormément avec les nouvelles technologies. On s'habitue peu à peu au fait que l'information n'est plus seulement stockée dans nos murs.» Elle se balade d'ordinateurs en terminaux de lecture. «De propriétaires, nous devenons des usagers.».

Libération :

http://www.liberation.com/quotidien/semaine/020215-045028074INTE.html

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Un nouveau minéral découvert prés de Nice
Samedi, 23/02/2002 - 00:00

Un nouveau minéral, la théoparacelsite, dont on ne connaît encore aucune application, a été découvert par des chercheurs suisses dans une mine du sud-est de la France, à Roua, près de Nice, a annoncé jeudi l'Université de Genève. La théoparacelsite, ainsi nommée en l'honneur de Philippus Theophrastus Aureolus Bombastus von Hohenheim (1493-1541), plus connu sous le nom de Paracelse, physicien, chimiste et médecin suisse qui s'est aussi intéressé à la minéralogie, contient du cuivre, de l'arsenic et de l'eau (sa formule chimique: Cu3 (OH)2As2O7), a été découverte par des scientifiques du Muséum d'Histoire Naturelle de la Ville de Genève et du Laboratoire de cristallographie de l'Université de Genève. Alors que les règnes animal et végétal comptent des centaines de milliers d'espèces, le règne minéral, lui, n'en dénombre que 3.600. La découverte d'un nouveau minéral est donc un événement relativement rare. Dans le cas de la théoparacelsite, il s'agit du dernier-né d'une longue liste - trente-huit minéraux au total - identifiés par Halil Sarp, conservateur du Département de minéralogie du Muséum de Genève, et l'équipe du Pr Yvon, de l'Université de Genève. La structure de la théoparacelsite a été établie par Radovan Cerny, de cette même université, en l'honneur duquel, par ailleurs, un autre nouveau minéral récemment caractérisé (de formule : Cu2Fe(AsO4)(AsO2OH)2 × H2O) a été nommé "radovanite". La structure cristalline de la théoparacelsite, comme celle de la radovanite, est de configuration inédite. L'existence de la théoparcelsite vient d'être avalisée par la Commission Internationale des Nouveaux Minéraux. Cette instance entérine ou refuse les découvertes présentées, au vu des propriétés physiques et optiques, de la composition chimique et de la structure atomique des nouveaux minéraux, qui ne doivent correspondre à aucune espèce connue.

AFP :

http://fr.news.yahoo.com/020214/202/2him5.html

^ Haut
Matière
Matière et Energie
Des photos numériques qui n'ont plus rien à envier aux photos argentiques
Samedi, 23/02/2002 - 00:00

Une start-up américaine, Foveon, a développé un capteur numérique baptisé X3, fabriqué par National Semiconductor et intégré dans un appareil photo réflex à lentille simple de Sigma. Selon les experts, les performances de ce capteur de 3,53 millions de pixels égalent celles du film photographique classique, tant au niveau de la résolution que de la restitution des couleurs. Grâce à cette technologie, X3 pallie tous les défauts de la photographie numérique : manque de résolution, reproduction approximative des couleurs et performances décevantes en cas de faible luminosité. En outre, X3 devrait permettre l'hybridation d'un appareil photo numérique et de la vidéo. Sigma compte lancer le premier appareil photo doté de X3 dès la fin du mois de février au prix de 3 000 dollars (3300 euros) l'unité.

NYT 11/02/02 :

http://www.nytimes.com/2002/02/11/technology/11FOVE.html

Un disque optique capable de stocker 1 TO de données!
Samedi, 23/02/2002 - 00:00

La société japonaise Optware a annoncé avoir développé un disque optique de 12 cm de diamètre sur lequel il est possible d'enregistrer 1 TO de données, soit 1000 Go ou encore l'équivalent de 200 films en haute définition! Une telle capacité dépasse de très loin celles des nouveaux DVD réalises par les sociétés concurrentes, capables de contenir entre 30 et 50 GO. De plus, le taux de transfert des données est de 1 Gb/s, ce qui permet des échanges directs d'informations avec des réseaux par fibres optiques. La technologie mise au point par Optware combine les techniques classiques d'enregistrement sur DVD et les techniques holographiques. Jusqu'à présent, l'utilisation de cette dernière technologie était difficile en raison de la taille du système optique de lecture et d'enregistrement. Optware a réussi a mettre au point un système aussi petit que celui utilise dans les dispositifs de lectures et d'enregistrement sur CD et DVD. Cette société a prévu de commercialiser les premiers échantillons a partir de l'été 2002 et espère pouvoir proposer un produit fini pour la fin de l'année 2002. Le prix des disques devrait être d'environ 50 euros mais les lecteurs-enregistreurs ne seront pas donnés, sans doute 2000 euros minimum.

Cette annonce survient au moment ou un consortium regroupant dix sociétés du secteur électronique (dont les géants Matsushita-Electric Industrial, Sony, Toshiba, Hitachi, Pioneer et Sharp) annonce la conclusion d' un accord portant sur la normalisation des DVD enregistrables de la prochaine génération. Ces DVD auront un diamètre de 12 cm,

c'est a dire identique a celui des disques optiques classiques, et leur capacité de stockage sera de 30 GO par face, soit six fois plus que celle des DVD vendus actuellement. Les dispositifs de lecture/enregistrement intégreront des lasers a semi-conducteurs a émission dans le bleu. Leur longueur d'onde plus courte permet d'augmenter la densité d'enregistrement. Ces dispositifs seront également compatibles avec les DVD actuels. Ce consortium espère parvenir a commercialiser les premiers produits dans le courant de l'année 2003. Mais la nouvelle technologie d'enregistrement holographique d'Optware, si elle arrive sur le marché avant 2003, risque fort de relancer la guerre technologique et commerciale sur le front du DVD réenregistrable.

Be Japon :

http://www.adit.fr

^ Haut
Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Le président Bush dévoile son plan anti-pollution
Samedi, 23/02/2002 - 00:00

Le président américain George W. Bush, qui avait rejeté l'an dernier l'adoption du protocole de Kyoto sur les gaz à "effet de serre", a proposé jeudi un plan alternatif de réduction des émissions de gaz polluants sur une base non contraignante, et n'incluant pas le dioxyde de carbone. Les défenseurs de l'environnement ont immédiatement attaqué cette proposition, qu'ils ont jugée insuffisante pour enrayer le réchauffement de la planète imputé à l'effet de serre, lui-même induit par les émissions de gaz des centrales électriques et des automobiles. "Au lieu d'accepter un accord appuyé par plus de 170 pays, le président Bush a dévoilé un plan qui est loin de satisfaire les besoins de l'Amérique, et du monde entier", a déclaré l'ancien vice-président démocrate Al Gore au sujet de ce texte, dont une partie doit encore être approuvée par le Congrès. L'Union européenne a réservé elle aussi un accueil plus que tiède aux propositions américaines. "Il est positif que l'administration américaine se rende compte que quelque chose doit être fait en matière de changements climatiques, mais nous estimons qu'une approche multilatérale serait la meilleure façon d'aborder ce gigantesque défi", a déclaré une porte-parole de la Commission européenne. Le projet américain fixerait des objectifs de réduction des émissions de gaz liés à la croissance économique américaine, et seraient accompagnés de mesures incitatives à destination des entreprises. Philip Clapp, président de l'organisation environnementale NET (National Environment Trust), a fait part de son scepticisme quant à cette initiative, soulignant que le principe du volontariat dans ce domaine s'était révélé inefficace par le passé. "La proposition du président concernant le réchauffement de la planète apparaît comme une nouvelle initiative reposant sur la bonne volonté. Il n'y a aucune raison de croire que les pollueurs vont soudainement devenir raisonnables", a-t-il dit. Le traité de Kyoto, signé en 1997, avait fixé aux Etats-Unis un objectif de réduction des émissions de gaz polluants d'environ sept pour cent par rapport aux niveaux de 1990, et ce dans un délai de dix ans. Bush avait rejeté le traité en mars dernier, au grand dam de nombre de ses alliés et signataires potentiels, en faisant valoir que l'adoption du protocole serait néfaste à l'économie américaine et qu'il n'était pas normal que des pays très peuplés comme la Chine ou l'Inde en soient exemptés. Le président a estimé que l'application du protocole de Kyoto coûterait 400 milliards de dollars à l'économie américaine et 4,9 millions d'emplois. "Je ne lierai pas notre pays par un traité international infondé qui mettra plusieurs millions de nos concitoyens au chômage", a-t-il déclaré. Des responsables de la Maison blanche avaient expliqué aux journalistes avant l'intervention de Bush que, selon les Etats-Unis, les pays irrités par le refus américain de ratifier le protocole devaient voir dans sa proposition une approche constructive et tout aussi efficace que celle du texte de Kyoto. "Aujourd'hui j'ai la certitude que le parcours que j'ai tracé en matière d'environnement profitera au monde entier", a ajouté le président américain.

Bush, dans le cadre d'un programme intitulé "Ciel Dégagé", propose une réduction des émissions de dioxyde de soufre, d'oxyde d'azote et de mercure - trois des gaz les plus polluants pour l'atmosphère, les deux premiers étant responsables respectivement des pluies acides et des nuages de pollution urbains - par les centrales électriques américaines. Le dioxyde de carbone, lui aussi très nocif, n'est pas mentionné. Le président américain compte faire appliquer ces réductions en fixant des objectifs et en distribuant, pour chaque tonne d'émissions, des permis de polluer qui pourront faire l'objet d'échanges entre les entreprises. L'objectif du plan Bush est de réduire le taux d'émissions de gaz à "effet de serre" d'environ 183 tonnes par million de dollars de PIB, en 2002, à 151 tonnes par million de dollars de PIB en 2012. Parmi les producteurs d'électricité, certains ont fait valoir que des réductions obligatoires des émissions de gaz polluants finiraient par être imposées, et que les entreprises concernées devraient donc adopter des objectifs contraignants afin d'inclure au plus tôt dans leurs budgets les investissements liés aux modifications techniques nécessaires. "Les Etats-Unis ont adopté une politique qui va dans le sens contraire de ce que font les autres pays industrialisés. Nous pensons qu'il est inévitable qu'un programme similaire finisse par voir le jour ici, aux Etats-Unis", a déclaré Michael Bradley, porte-parole du Groupement pour l'énergie propre, qui représente neuf entreprises du secteur énergétique et 80 millions de clients.

WP :

http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/articles/A10394-2002Feb14.html

Le réchauffement climatique se poursuivra pendant les 100 prochaines années
Samedi, 23/02/2002 - 00:00

Le réchauffement climatique se poursuivra pendant les 100 prochaines années même si la consommation de combustibles est dramatiquement réduite. Les émissions de dioxyde de carbone (CO2) vont causer une augmentation de la température du globe terrestre de trois à 10 degrés Fahrenheit durant le siècle à venir, et une hausse du niveau des mers allant jusqu'à un mètre, selon le professeur Robert Dickinson du Georgia Institute of Technology. Les travaux du professeur Dickinson étaient présentés à l'Association américaine pour l'avancement de la science (American Association for the Advancement of Science - AAAS) qui tenait sa réunion annuelle à Boston (Massachusetts, nord-est). Il a précisé que ces modifications climatiques sont susceptibles de produire des "changements assez importants pour les générations à venir". "Nous parlons de gens dont les maisons sur la plage devront changer de place", a-t-il déclaré. "Les Etats-Unis ont des ressources" mais "au Bangladesh et dans d'autres régions peu élevées ayant peu de ressources, il y aura de graves difficultés", a précisé le professeur Dickinson, de l'Ecole de l'Institut de la terre et des sciences atmosphériques (Institute's School of Earth and Atmospheric Sciences). Les changements climatiques prévus par Dickinson et ses collègues provoqueront aussi des modifications dans la production agricole avec des régions devenant plus productive en raison d'un accroissement des pluies et d'autres qui verront leur productivité décliner en raison des changements climatiques. Au total, les pluies seront plus abondantes et, ajoutées à une évaporation accrue, causeront plus d'inondations et de sécheresse, selon Dickinson.

NYT :

http://www.nytimes.com/pages/science/index.html

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Remarquable efficacité d'un nouveau test pour dépister le cancer des ovaires
Samedi, 23/02/2002 - 00:00

Environ 14 000 femmes décèdent chaque année aux Etats-Unis d'un cancer des ovaires. Celui-ci est en effet l'un des cancers les plus difficiles à dépister et à traiter à temps. Le dernier numéro du Lancet publie les résultats d'une étude menée par une équipe du National Cancer Institute,en collaboration avec des chercheurs de Correlogic Systems, une entreprise de Bethesda (Maryland) et la Food and Drug Administration (FDA). Cette étude a démontré la remarquable efficacité d'un test de dépistage du cancer des ovaires développé par Correlogic Systems. Effectuée à l'aide d'un logiciel d'analyse, la comparaison entre cinquante prélèvements sanguins provenant de femmes précédemment traitées pour un cancer des ovaires, et cinquante autres échantillons de sang prélevé sur des femmes n'étant pas atteintes de cancer, a permis de répertorier les différences. Appliqué ensuite à 116 échantillons nouveaux, le test a permis d'identifier les cinquante cas de cancers ainsi que 95% des non-cancéreux. Selon les chercheurs, cette technique devrait être tout aussi efficace pour dépister des cancers du pancréas, du sein et de la prostate, mais aussi pour mesurer la toxicité des nouveaux médicaments, des nouveaux vaccins et déceler l'exposition d'un sujet à des maladies comme celle du charbon.

WP 08/02/02 :

http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/articles/A42272-2002Feb7.html

Cancer du côlon : vers le dépistage généralisé
Samedi, 23/02/2002 - 00:00

Souvent annoncé mais toujours différé, le dépistage du cancer colorectal va enfin commencer en France. Un programme national qui, à terme, pourrait éviter 1 500 à 3 000 morts par an, selon les spécialistes de santé publique. Dans les mois qui viennent, ce sont douze départements qui vont ouvrir le feu: «Seine-Saint-Denis, Charente, Hérault, Côte-d'Or, Saône-et-Loire, Calvados, Isère, Bouches-du-Rhône, Ille-et-Vilaine, Indre-et-Loire, Nord et Haut-Rhin». Les 50-74 ans s'y verront offrir tous les deux ans un dépistage par le test Hémoccult, basé sur la recherche de sang «occulte» dans les selles, via leur médecin traitant. Un deuxième appel d'offres est prévu au deuxième semestre 2002, pour retenir huit départements supplémentaires. Le dépistage devrait ensuite se généraliser progressivement. Avec plus de 33 000 nouveaux cas chaque année, le cancer colorectal est la tumeur la plus fréquente en France, pour les deux sexes réunis. C'est aussi l'une des plus meurtrières, responsable de 15 000 à 16 000 décès par an. En l'absence de progrès thérapeutiques majeurs, il est donc indispensable de mettre au point un système généralisé de dépistage permettant de détecter ces tumeurs le plus précocement possible et donc améliorer leur pronostic aujourd'hui médiocre (le taux de survie à cinq ans n'est que de 35 %). Mis au point il y a plus de vingt ans, l'Hémoccult II est un test simple réalisable à domicile, sur les selles. En cas de positivité, une coloscopie est pratiquée sous anesthésie générale, qui confirme ou au contraire infirme le diagnostic. A l'échelon individuel, l'intérêt est limité, car le test peut être faussement négatif (c'est-à-dire normal alors qu'il existe une tumeur). A grande échelle, en revanche, son efficacité ne fait plus aucun doute et le dépistage diminue de 15-20 % la mortalité par cancer colorectal dans les populations concernées. Si l'on ne prend en compte que les personnes qui font réellement les tests, la baisse de mortalité atteint 33 %. Ce dépistage est d'autant plus efficace que le taux de participation des personnes concernées est élevé. Avec le test actuel, hemocult, il doit être au minimum de 50 % pour que le programme soit rentable en termes de santé publique. Mais à terme, l'hemocult devrait être remplacé par un nouveau test de détection génétique capable de détecter d'infimes traces de gènes de cellules cancéreuses dans les selles des patients et de révéler précocement 70% des cancers du colon. Le dépistage généralisé à l'aide de ce nouveau test beaucoup plus sensible (actuellement expérimenté aux USA) devrait être particulièrement efficace et pourrait permettre, d'ici 5 à 10 ans de diminuer de moitié la mortalité par cancer du colon en France.

Ministère de la santé :

http://www.sante.gouv.fr/index.htm

Mise au point d'un vaccin contre le staphylocoque doré
Samedi, 23/02/2002 - 00:00

Des chercheurs américains ont mis au point un vaccin contre le staphylocoque doré, bactérie à l'origine des infections acquises à l'hôpital parmi les plus résistantes aux antibiotiques, selon un article publié dans la revue The New England Journal of Medicine. "Le nouveau vaccin pourrait fournir un moyen puissant de prévenir les milliers d'infections au staphylocoque doré qui surviennent chaque année", a déclaré Duane Alexander, directeur du National Institute of Child Health and Human Development (NICHD) dont les chercheurs ont pris part aux travaux. Le vaccin, produit par la société américaine Nabi, a réduit les risques de contamination par le staphylocoque doré de 57% sur un groupe de patients traités par hémodialyse pour insuffisance rénale, première population à risque d'infection dans les hôpitaux. "Les malades des reins qui suivent une hémodialyse sont ceux parmi les moins susceptibles de répondre à un vaccin car leur système immunitaire est généralement compromis. De précédentes études sur des volontaires en bonne santé laissent penser que les autres populations à risque répondront au vaccin avec un plus haut niveau d'anticorps", a estimé le Dr Robert Naso, vice-président de Nabi. Pour accroître l'efficacité du vaccin, les chercheurs envisagent d'administrer un rappel un an après la première vaccination. "Il est possible que le vaccin soit plus efficace sur des patients au système immunitaire moins déprimé, qui risquent également des infections au staphylocoque doré" comme les patients subissant des opérations cardiaques ou d'autres actes chirurgicaux, a estimé John Robbins, directeur du laboratoire du NICHD qui a mené la recherche sur le vaccin. Aux Etats-Unis, plus de deux millions de patients développent une infection à l'occasion de leur passage à l'hôpital. Le staphylocoque doré est parmi les principales causes de ce type d'infection, entraînant un taux de mortalité de 10 à 25% en raison des sérieuses complications qu'il peut entraîner. La bactérie (Staphylococcus aureus) est notamment à l'origine de cas de syndrome du choc toxique. Agent de diverses infections de la peau (furoncle, panaris...), elle peut causer des infections graves du sang (septicémies), du coeur et des poumons.

New England Journal of Medicine. :

http://content.nejm.org/cgi/content/abstract/346/7/491

Choléra : un nouveau vaccin trés bon marché
Samedi, 23/02/2002 - 00:00

Les essais d'un nouveau vaccin anticholérique, développé au Vietnam, ont donné des résultats très encourageants. Aussi bien en termes d'efficacité que de coût...Les recherches ont été conduites par le Pr Dang Duc Trach et son équipe de l'Institut national d'hygiène et d'épidémie à Hanoï. Dans le dernier bulletin de l'OMS, il rapporte que ce vaccin " produit une forte réaction immunitaire ". Au total, deux essais ont été effectués : le premier sur une population de 144 adultes de 17 à 25 ans et le second sur 103 enfants de 1 à 12 ans. Les auteurs ont ainsi constaté que le vaccin induisait une forte immunité chez les enfants, pour lesquels le risque de choléra endémique est le plus élevé. Mais aussi - dans une moindre mesure toutefois - chez les adultes. Sans compter que son administration n'a été associée à aucun effet secondaire ! Voilà donc des résultats très concluants. D'autant que le coût de production de ce nouveau vaccin, au Viêt-Nam, est très faible. Chaque dose revient en effet à seulement 20 cents d'euros...

OMS, 7 février 2002 :

http://www.who.int/inf

Premier décryptage du "code postal" du système sanguin
Samedi, 23/02/2002 - 00:00

L'existence d'une sorte de "code postal" dans le système sanguin, permettant aux cellules du système immunitaire ou à des cellules cancéreuses d'identifier une destination précise, est aujourd'hui largement acceptée par les chercheurs. Les cellules issues d'un cancer de la prostate par exemple migrent de préférence vers les tissus osseux. Une équipe du M.D. Anderson Cancer Center de Houston (Texas) a reçu l'autorisation de la famille d'une personne en phase terminale d'un cancer, de lui injecter des milliards de virus à la surface desquels sont fixés 47 000 peptides qui constituent les briques des protéines. A la suite du décès du patient, les chercheurs ont analysé la répartition de ces peptides dans ses tissus et décrypté les séquences des acides aminés. Il semble que les cellules qui constituent les parois des vaisseaux sanguins soient dotées de capteurs capables d'attirer des séquences spécifiques de peptides. Les chercheurs proposent à présent de poursuivre cette enquête par le biais d'injection de peptides chez des personnes dont on prélève un organe. A terme une meilleure connaissance de ces capteurs de peptides pourrait permettre de cibler des produits toxiques de façon très sélective vers les tissus atteints d'un cancer.

NYT 12/02/02 . :

http://www.nytimes.com/2002/02/12/health/anatomy/12ZIP.html

Une vessie cultivée en laboratoire
Samedi, 23/02/2002 - 00:00

Un chirurgien-urologue américain du Children's Hospital de Boston (États-Unis) s'apprête à tenter la première greffe d'un organe reconstitué en laboratoire. Le Dr Anthony Atala n'attend plus que le feu vert des autorités sanitaires (la Food and Drug Administration, FDA), pour implanter sur un enfant malade une vessie cultivée sur mesure. L'organe a été élaboré à partir d'un petit échantillon de tissu vivant. Les cellules ont poussé en laboratoire le long d'un treillis en polymère biodégradable. Il y a dix ans, maintenir en culture dans des boîtes de Pietri des cellules de la paroi de la vessie au-delà de quelques semaines relevait du défi insurmontable. Cinq ans plus tard, en 1997, l'équipe d'Anthony Atala est parvenue à greffer une vessie reconstituée sur un foetus de mouton malformé. Nouveau progrès en 1999 : les chercheurs de Boston ont obtenu en cinq semaines de culture in vitro des vessies de 25 centimètres carrés à partir de prélèvements de 1 cm carré. Ils les ont greffées avec succès sur cinq chiens. La vessie est l'un des organes les plus simples de l'organisme, un simple réservoir à urine d'une capacité de 300 à 400 millilitres chez l'adulte. Toutefois, les vessies canines régénérées ont cessé de fonctionner au bout de dix mois, dans l'expérience de 1999. Le réservoir n'étant en réalité pas si facile que cela à fabriquer. Les organes régénérés pourraient à l'avenir constituer une solution thérapeutique pour des victimes de cancers ou d'infections, plaide le chirurgien du Massachusetts. L'idéal étant de les fabriquer à partir de tissus prélevés sur le malade lui-même, afin d'éviter les problèmes de rejets. Le Docteur Atala espère à l'avenir pouvoir étendre cette alternative aux greffes issues de donneurs à des organes plus complexes, comme le coeur ou le rein. Le médecin de Boston considère la reconstitution d'organe à partir de tissus comme une voie parallèle à l'utilisation des cellules souches. La FDA pourrait l'autoriser à tenter son opération sur l'homme dans les tout prochains mois.

BBC :

http://news.bbc.co.uk/hi/english/in_depth/sci_tech/2002/boston_2002/newsid_18210...

Premièr clonage d'un chat
Samedi, 23/02/2002 - 00:00

Une équipe texane a réussi pour la première fois le clonage d'un chat, ouvrant des perspectives pour le marché potentiellement très lucratif du clonage des animaux de compagnie. C'est le premier animal familier fabriqué à la manière de la brebis Dolly. Il est né de cette fastidieuse manipulation qui consiste à introduire l'ADN de l'adulte que l'on veut cloner dans un ovule préalablement vidé de son propre ADN... Conduits par Mark Westhusin, les chercheurs ont isolé des cellules prélevées dans le cumulus ovarien (tissu qui entoure l'ovaire) d'une chatte de type «trois couleurs», les ont injectées dans une série d'ovules énucléés. Ils ont obtenu trois embryons de clones qu'ils ont transférés dans l'utérus d'une chatte porteuse. Le 22 décembre 2001, naissait Cc. Une analyse génétique a confirmé que Cc a un ADN parfaitement identique à celui de la cellule prélevée sur la chatte trois couleurs. La vérification n'était pas superflue, car la fourrure du bébé n'est pas identique à son clone, la répartition de la pigmentation dépendant aussi de l'environnement de l'embryon. Cette technologie n'a de nouveau que le taux de succès affiché: une naissance pour trois embryons de clones transférés in utero. La clé de cette efficacité tiendrait à la nature des cellules utilisées. L'équipe texane rapporte 82 tentatives avec des cellules prélevées dans la muqueuse buccale d'un chat, deux tentatives avec des cellules de peau: échecs. Alors que ça marche si bien avec le cumulus ovarien... Dans ces conditions, seules les chattes sont clonables. Le porte-parole de l'Université, Keith Randall, a déclaré qu'il pensait que l'animal cloné n'était qu'un "chat de laboratoire".La recherche sur le clonage des chats et d'autres animaux domestiques est financée à hauteur de plus de 3,5 millions de dollars par le financier John Sperling, 81 ans, fondateur de l'Université privée de Phoenix. Un organisme de protection des animaux, la Humane Society of the United States, s'oppose au clonage des animaux domestiques par crainte d'une surpopulation, souligne le New York Times.

NYT :

http://www.nytimes.com/2002/02/14/science/14RTRS-CAT.html

Prévention de l'ostéoporose : une nouvelle approche
Samedi, 23/02/2002 - 00:00

Certains micro-nutriments contenus dans les fruits et légumes pourraient limiter la dégradation de l'os. C'est le cas des polyphénols, contenus dans les pépins de raisin par exemple...A Clermont-Ferrand, une équipe de l'Institut national de Recherche agronomique (INRA) développe actuellement des recherches sur la prévention de l'ostéoporose grâce à une approche nutritionnelle. Laquelle ne se résume pas seulement aux vertus du calcium et des produits laitiers... En effet, les premiers résultats mettent en évidence le rôle protecteur de certains micro-nutriments contenus dans les végétaux. C'est le cas des polyphénols, pourvus de propriétés anti-oxydantes et anti-inflammatoires, qui pourraient ainsi aider à prévenir la perte osseuse. Ce n'est pas tout. Certains fruits et légumes ont des propriétés analogues à celles des oestrogènes humains. Comme ces derniers - dont la baisse de production à la ménopause entraîne une perte de substance osseuse - ces végétaux peuvent en effet freiner la perte osseuse. " L'ostéoporose est une maladie plurifactorielle ", concluent les auteurs. " Il est important de ne plus restreindre la prévention à la seule recommandation calcique. Et de développer une politique nutritionnelle intégrant différents nutriments protecteurs ". Vous pouvez d'ailleurs commencer dès aujourd'hui à consommer sans modération fruits et légumes...

INRA :

http://www.inra.fr/

Sommeil : ni trop, ni trop peu pour vivre vieux!
Samedi, 23/02/2002 - 00:00

Les gens qui dorment seulement six ou sept heures par nuit ont des chances accrues de vivre plus longtemps que les gros dormeurs, selon une étude publiée aux Etats-Unis par les Archives of General Psychiatry. "Les individus qui dorment en moyenne 6,5 heures par nuit peuvent être rassurées, c'est un bon temps", indique Daniel Kripke, un psychiatre de l'Université de Californie, auteur de l'étude. "D'un point de vue de la santé, il n'y a pas de raison de dormir plus", a-t-il ajouté.Selonl'enquête, qui a duré six ans entre 1982 et 1988 et concerné 1,1 million de personnes, le groupe des huit heures de sommeil a eu 12% de décès de plus que celui des gens ayant dormi seulement sept heures. Pour ceux qui dorment moins de quatre heures par nuit ou plus de huit l'espérance de vie est réduite de plus de 15% réduite par rapport à ceux qui dorment six à sept heures. Elle n'a été rendue publique que maintenant en raison du temps nécessaire à l'analyse des données. La moyenne d'âge des participants était de 57 ans pour les femmes et 58 pour les hommes. Si l'étude a établi un lien clair entre le taux de mortalité et les gros dormeurs, aucune explication n'a pu être trouvée. "Nous ne savons pas si de longues périodes de sommeil conduisent à la mort. Des études supplémentaires sont nécessaires pour déterminer si un réveil anticipé améliorerait votre santé", précise Daniel Kripke.

Archives of General Psychiatry :

http://archpsyc.ama-assn.org/issues/v59n2/abs/yoa20380.html

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Recherche
Recherche & Innovation, Technologies, Transports
Le Président Bush propose un budget de R&D orienté sur la sécurité
Samedi, 23/02/2002 - 00:00

La proposition de budget pour l'année 2003 que le Président Bush vient de soumettre au Congrès prévoit une hausse de 8,3% des financements fédéraux de la R&D, qui atteindront ainsi le montant record de 111,8 milliards de dollars (123 milliars d'euros). Le budget total de R&D du Département de la Défense devrait connaître une augmentation de 10,9% à 54,6 milliards dollars (60 milliards d'euros), permettant le développement de nouveaux systèmes d'armes pour l'aviation et la marine, et celui National Institutes of Health (NIH) une augmentation de 17,4% à 26,5 milliards de dollars ( 29 milliards d'euros) en vue de renforcer la lutte contre le bioterrorisme et la recherche sur le cancer et le sida. Toutefois, les dépenses de recherche proprement dite du Pentagone plafonneraient, à l'exception de celles de la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA), bénéficiaire d'une augmentation de 19,2% qui porterait son budget à 2,7 milliards de dollars. Les nanotechnologies pourraient enregistrer une hausse de 17,3% pour atteindre un montant de 679 millions de dollars. Destiné à accélérer le développement de la puissance de calcul et les recherches dans le domaine des logiciels, le "Networking and Information Technology Project" devrait voir son budget progresser de 3% et atteindre 1,9 milliards de dollars. Quant aux recherches sur l'évolution du climat, elles pourraient disposer de 1,8 milliards de dollars ce qui correspond à une augmentation de 5%. En revanche, si le budget de R&D de la NASA devrait connaître une hausse de 5,3%, la part consacrée aux vols habités devrait chuter de 11%. Pour sa part, le Département de l'Energie (DoE) devrait enregistrer une baisse de 8%. Toutefois, son Office of Science qui soutient la recherche fondamentale en physique et dans les sciences de l'énergie conserverait un budget comparable à celui de cette année, soit 3,3 milliards de dollars.

NYT 12/02/02 :

http://www.nytimes.com/2002/02/12/science/12BUDG.html

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