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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 483
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 24 Juillet 2008
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Egalement dans ce numéro
TIC
« Phoenix », un microprocesseur consomme jusqu'à 30 000 fois moins d'énergie qu'un système classique
Se déplacer à coups de langue
SFR expérimente le e-papier communiquant
Avenir
Le robot soutient l'homme dans sa démarche
Matière
Un projet de peinture solaire au Pays de Galles
Des parkings couverts gratuitement de solaire photovoltaïque
Record d'efficacité pour les cellules solaires à colorant
Efficacité énergétique : l'Europe s'attaque au mode « veille » des appareils électriques
Espace
Une mission pour rapporter des échantillons de Mars dans dix ans
Terre
Les forêts européennes jouent un rôle clé dans le stockage du CO2
Stocker le CO2 pour sauver la planète ?
Allemagne : inauguration du premier site de stockage souterrain du CO2
Vivant
Cancer : vaincre la résistance aux traitements
Le régime méditerranéen et les brocolis réduisent les risques de cancer
deux avancées majeures dans la compréhensions des métastases
Le "bon" cholestérol préserve la mémoire
La caféine à haute dose semble efficace contre la sclérose en plaques
Des vaches laitières "plus vertes" grâce aux hormones de croissance
Recherche
Le Portugal parmi les premiers à tester la voiture électrique de Renault
Edito
A cause de la loi, le déploiement de la fibre optique va prendre beaucoup de retard



Une décision, fort néfaste pour le déploiement de la fibre optique, donc du très haut débit dans notre Pays, vient d'être prise par le Gouvernement et le Parlement.

En effet, nos gouvernants refusant le principe du déploiement de plusieurs réseaux de fibres optiques dans les montées de tous les immeubles de France (le câble portant un réseau de fibres optiques desservant tout un immeuble n'est pas plus gros que le fil du téléphone, et n'est pas plus compliqué à mettre en place que ce câble téléphonique...) ont clairement choisi la régulation et repoussé une réelle concurrence.

Quelles vont être les conséquences d'une telle décision ?

Les opérateurs du très haut débit (France Télécom, Free, Neuf, Numéricable) qui voudront desservir leurs clients en FTTH vont devoir demander la convocation de plusieurs millions d'Assemblées Générales de copropriétaires dans toute la France pour avoir l'autorisation expresse de ces assemblées de pouvoir tirer leur petit câble de fibres optiques dans les montées d'escalier.

Cela, au bas mot (et à quel coût ?) va ralentir de 2 à 3 ans le déploiement du FTTH dans notre Pays.

Bien entendu, j'entends déjà les puristes me rétorquer que les parlementaires ont bien fait de défendre le « droit de propriété », et qu'il n'était pas imaginable qu'un opérateur puisse déployer un câble dans une montée d'immeuble, sans en avertir préalablement tous les copropriétaires. Sur le fond, ces personnes bien intentionnées ont raison mais peuvent-elles me dire combien d'A.G. ont été convoquées en leur temps, lorsque les prédécesseurs de France Télécom ont mis en place le téléphone dans les immeubles ?

Ce qui a été bon en son temps pour le téléphone n'est soudain plus bon pour la fibre optique, alors que les câbles portant l'un ou l'autre se ressemblent étrangement !

Et puis, si ces défenseurs du droit sont si pointilleux, pourquoi alors n'ont-ils pas adhéré à la proposition qui a été faite par certains parlementaires de s'appuyer sur ce droit de propriété et d'autoriser le remplacement dans les immeubles câblés (cela représente quand même plus de 9 millions de foyers en France) du câble coaxial par un câble de fibres optiques. En effet, dans les années 1980-1990, les A.G. de copropriétaires avaient été systématiquement consultées pour le déploiement du câble (les puristes du droit de propriété étaient déjà vigilants à cette époque, mais demandez aux acteurs du déploiement d'alors des réseaux câblés, combien cette simple mesure les a retardés...).

Les propriétaires de ces réseaux câblés avec du câble coaxial ont en main des conventions signées avec les propriétaires, qui n'ont pas de limite dans le temps, les autorisant à déployer leurs réseaux dans les montées d'immeubles.

Légitimement, pour moderniser leurs installations, ces propriétaires de réseaux câblés (qui, eux aussi, peuvent arguer de droits en ayant acquis ces réseaux...) avaient l'intention de remplacer ces câbles coaxiaux en cuivre par des fibres optiques.

La loi vient de leur retirer ce droit !

Ceci voudrait dire que, dorénavant, tout propriétaire d'un réseau (que ce soit le réseau d'eau, le réseau électrique, le réseau de chaleur, etc...) dans un immeuble, qui voudrait remplacer un tuyau d'acier par un tuyau de cuivre, par exemple, devra en demander l'autorisation à l'A.G. des copropriétaires ?

Certains (mal intentionnés !) me rétorqueront que remplacer un câble coaxial par un câble de fibres optiques n'est pas de même nature que le remplacement d'un tuyau en acier par un tuyau en cuivre, parce que les services apportés par les fibres optiques seront bien supérieurs aux services apportés par le coaxial.

J'écoute leurs arguments, mais alors, pourquoi n'ont-ils rien dit lorsqu'il y a quelques années, France Télécom a dû remplacer dans de très nombreux immeubles la vieille paire torsadée de fils de cuivre destinée uniquement à porter le téléphone par une nouvelle paire torsadée apte à porter l'ADSL, en plus du téléphone ? Et pourtant là, en portant le téléphone, la paire torsadée apporte maintenant la télévision, Internet, et... le téléphone. N'y avait-il pas là, et déjà, un sacré changement de nature dans le type de services rendus ? Et pourtant, personne n'a rien dit...

Mais revenons-en au droit nouveau que va imposer la Loi dans le déploiement de la fibre optique dans les immeubles.

Si, pour une raison ou une autre, la Loi qui vient d'être votée par le Parlement n'était pas modifiée, je peux affirmer que ce texte avantage outrageusement les gérants d'immeubles. En effet, lorsqu'un opérateur aura besoin de déployer de la fibre optique dans un immeuble pour desservir en FTTH ses clients, il devra préalablement, je l'ai déjà dit, s'adresser à l'A.G. des copropriétaires pour obtenir l'autorisation de procéder à cette installation. L'A.G. aura six mois pour répondre.

Mais, ce qui est le plus fantastique, c'est qu'au bout de 6 mois, l'A.G. pourra répondre négativement à l'opérateur en lui apprenant que les copropriétaires ont décidé de faire construire eux-mêmes ce réseau de fibres optiques, et que l'opérateur devra obligatoirement utiliser ce réseau.

Si un second opérateur désire, lui aussi, déployer le FTTH dans cet immeuble, il saura qu'il devra dorénavant passer sous les fourches caudines des copropriétaires, puisque ceux-ci, s'appuyant sur la Loi qui vient d'être votée, pourront exiger que tous les opérateurs utilisent un réseau unique : le leur !

Ainsi, à une époque où chacun ressent que la concurrence est le principal moteur de la mise en place d'un monde nouveau, surtout dans le domaine des technologies, l'Etat Français vient de créer un nouveau monopole. Quelle erreur !

Les conséquences seront les mêmes que celles constatées dans les années 1980 (mais nous sommes maintenant en 2008 !) lors de la construction des réseaux câblés en Allemagne, où le même droit de construction de ces réseaux à l'intérieur des immeubles avait été attribué aux propriétaires.

Un quart de siècle plus tard, tous les observateurs allemands avouent que cette mesure fut une profonde erreur. Les propriétaires d'immeubles se sont rapidement organisés pour « racketter » les opérateurs, sans parler des nombreux problèmes techniques posés.

En France, le régulateur affirme qu'il n'en sera rien, et qu'il aura tout à fait la capacité de réguler les prix dans les immeubles, comme il l'a fait pour l'ADSL.

La situation n'est pas du tout la même. Dans le cas de l'ADSL, et si nous parlons de la propriété des infrastructures, il n'y a qu'un seul interlocuteur : France Télécom, alors que pour les immeubles, il y en aura des millions. Et le but inavoué des ces gérants d'immeubles sera de soutirer un maximum d'argent à ces sociétés de télécommunications qui sont si riches... Je pense que l'ARCEP doit se préparer à multiplier ses effectifs pour répondre aux centaines de milliers de lettres d'interventions qui lui seront adressées.

Je le dis et je le répète, seule la concurrence est efficace pour le consommateur.

Ce n'est pas parce que la concurrence par les services s'est montrée très efficace dans le déploiement de l'ADSL qu'il faut essayer de simplement la dupliquer pour le déploiement de la fibre optique.

L'ADSL, chacun le sait, est une technologie transitoire qui s'éteindra dans 5 à 8 ans. Par contre, les travaux développés dans les laboratoires du Monde entier le confirment, la fibre optique se met en place pour au moins un siècle !

Aussi, ne pas laisser le marché décider librement de la concurrence qu'il veut instaurer dans le déploiement de ces réseaux de fibres optiques serait une erreur profonde.

Depuis la création de l'image 3D dans des studios jusqu'à la vision de cette image 3D dans l'appartement de l'abonné, partout la concurrence s'exprimera.

Le seul goulot d'étranglement (organisé par la loi) dans cette longue chaîne de distribution du très haut débit serait la montée d'immeubles. Un droit exorbitant serait alors attribué aux gérants d'immeubles.

Cette situation ne sera pas tenable !

René Trégouët

Sénateur honoraire du Rhône

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
« Phoenix », un microprocesseur consomme jusqu'à 30 000 fois moins d'énergie qu'un système classique
Vendredi, 25/07/2008 - 00:00

Un groupe de chercheurs de l'université américaine du Michigan a présenté, le 20 juin dernier, un microprocesseur très économe en énergie. Baptisé « Phoenix », le composant a été développé pour des applications de mesures et de relevés, notamment pour des implants médicaux ou des équipements de surveillance. L'innovation réside dans la gestion de sa consommation en énergie : les développeurs ont calculé que la puce n'avait besoin d'être activée que toutes les 10 minutes pendant 1/10éme de seconde. Le reste du temps, le composant est en veille et consomme 30 000 fois moins d'énergie qu'un microprocesseur classique.

Une simple pile de montre suffirait à faire fonctionner Phoenix pendant 263 ans. « La faible consommation nous permet de réduire la taille de la batterie et de tout le système. Notre installation, batterie comprise, devrait être 1 000 fois plus petite que le plus réduit des systèmes de mesures actuels », a déclaré le professeur Blaaum, un des responsables du projet. L'équipe de recherche expérimente actuellement Phoenix dans un appareil qui permet de mesurer la pression de l'oeil de patients atteints de glaucome.

IJ

Se déplacer à coups de langue
Vendredi, 25/07/2008 - 00:00

Un nouveau dispositif permet aux personnes handicapées de commander leur fauteuil roulant en utilisant le bout de leur langue et ce, simplement grâce à un aimant de la taille d'un grain de riz, affirment des chercheurs américains. Les mouvements imposés par l'utilisateur à ce minuscule aimant -qui peut être très facilement greffé sous la langue- sont détectés par un casque équipé de capteurs de champ magnétique, puis transmis à un ordinateur portable installé sur le fauteuil roulant, a expliqué l'équipe du Georgia Institute of Technology à l'origine du projet.

Leurs travaux ont été présentés dans le cadre du congrès de la Société d'ingénierie de rééducation et des technologies d'assistance d'Amérique de Nord, à Washington. Alors que le contrôle de la motricité des mains ou des pieds est assuré par des nerfs naissant de la moelle épinière, la langue est directement reliée au cerveau par un nerf crânial qui en général n'est pas affecté par les lésions sévères de la moelle épinière ou les maladies neuromusculaires, a expliqué Maysam Ghovanloo, qui a participé à l'encadrement de ces travaux. Sans compter que les mouvements de la langue sont "rapides, précis et ne nécessitent pas beaucoup de réflexion, de concentration ou d'effort".

"Ce dispositif pourrait révolutionner le champ des technologies d'assistance en aidant les personnes souffrant de lourds handicaps, comme par exemple ceux atteints de lésions hautes de la moelle épinière, à retourner à une vie active indépendante et productive", a commenté dans un communiqué Maysam Ghovanloo. D'après les chercheurs, l'ordinateur peut être programmé pour reconnaître une série de mouvements de langue spécifiques pour chaque utilisateur, qui peut ainsi le personnaliser, en associant par exemple le fait de toucher une dent donnée à une commande particulière. Le dispositif a déjà été testé auprès de 12 volontaires sains et les chercheurs prévoient désormais de le tester chez des personnes souffrant de handicaps sévères.

Yahoo

SFR expérimente le e-papier communiquant
Vendredi, 25/07/2008 - 00:00

Quelques mois après le pilote Read&Go lancé par Orange, l'opérateur SFR se prépare à son tour à tester un lecteur ebook à affichage e-paper connecté au réseau cellulaire via un mobile, en liaison Bluetooth, et associé à une offre de contenus. Son offre repose également sur un lecteur e-paper ( pas de rétroéclairage épuisant pour les yeux, lisibilité proche de celle d'une feuille de papier ) de dimensions 188 x 118 x 85 mm pour 175 g doté d'un affichage 6" et d'une autonomie confortable de 10 à 15 jours.

Pour ce qui est de la connectivité, elle sera assurée en Bluetooth vers un mobile qui pourra, lui, être relié au réseau 3G / HSDPA de l'opérateur. Cette connexion permettra de rafraîchir une offre de contenus spécifiques, l' e-Book SFR ", constituée de 7 titres de presse ( Les Echos, Le Monde, L'Equipe, Le Parisien, Le Figaro, l' AFP ) et de 7 maisons d'édition ( Dunod, Flammarion, Hachette, M21 éditions, Plon, Ramsay, Solar ).

Pour évaluer cette offre " l' e-Book SFR ", 100 testeurs seront sélectionnés pour essayer l'offre pendant 3 mois ( jusqu'à fin 2008 ) gratuitement, avec accès à du contenu comprenant éditions quotidiennes des journaux et une dizaine d'ouvrages récents, et qui sera complété au cours du pilote, le tout avec une protection par DRM ( via le numéro de série du lecteur e-paper ), sans possibilité de téléchargement vers un autre lecteur.

GNT

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Le robot soutient l'homme dans sa démarche
Vendredi, 25/07/2008 - 00:00

Au Japon, les progrès de la robotique sont au coeur de nouveaux dispositifs de santé adaptés à une société vieillissante. Cela fait déjà une dizaine d'années que le groupe automobile japonais Honda avait lancé un programme de recherche afin de développer un appareil d'aide à la marche destiné aux personnes âgées et à toutes celles ayant des problèmes de mobilité. Grâce à ASIMO, un robot de recherche humanoïde bipède dont l'invention a nécessité l'étude de la marche de l'homme, cet appareil d'aide à la marche devrait bientôt être opérationnel. Il est encore à l'étude de faisabilité mais celle-ci progresse vite puisqu'il va désormais être testé conjointement avec des médecins sur des patients lors de séances de rééducation afin de les aider à se déplacer efficacement et en toute sécurité.

Honda s'est ainsi associé à l'hôpital Kasumigaseki-Minaz afin de vérifier l'efficacité et les bénéfices de son appareil. Ce dernier se place sur la taille et les cuisses à l'aide d'une ceinture. Grâce à des capteurs d'angle de la hanche, un processeur peut communiquer les mouvements au moteur tandis que celui-ci doit fournir la quantité d'assistance nécessaire pour la réalisation du geste. De la sorte, la démarche de l'utilisateur est allongée et ses efforts réduits. L'appareil est équipé d'une commande de contrôle et est extrêmement léger puisqu'il ne pèse que deux kilos et demi.

Il possède une batterie d'une autonomie de deux heures si l'on marche à une vitesse moyenne de quatre kilomètres heure. Honda a déjà exposé son appareil d'aide à la marche lors de différents salons, notamment à Osaka en avril 2008, dans le cadre du Trade Fair on Barrier Free Equipments and Rehabilitation for the Elderly and the Disabled (salon international des équipements pour les personnes âgées et les handicapés), ainsi qu'à Nagoya, lors du Welfare 2008.

Atelier

^ Haut
Matière
Matière et Energie
Un projet de peinture solaire au Pays de Galles
Vendredi, 25/07/2008 - 00:00

Aujourd'hui à la pointe du secteur de l'énergie solaire et photovoltaïque, le Pays de Galles vient de découvrir la possibilité de développer une peinture « solaire ». Une fois appliquée sur des surfaces métalliques, elle serait capable d'absorber l'énergie de rayons lumineux, même de faible intensité, et de la transformer en courant électrique. Cette innovation récente vient conforter la position du Pays de Galles comme pionnier dans ce secteur. L'importance des ressources techniques et universitaires a déjà séduit deux entreprises leaders, G24i et Sharp.

En observant la façon dont la peinture réagissait au contact du soleil, un doctorant de l'Université de Swansea au Pays de Galles est parvenu à développer une peinture permettant d'absorber l'énergie solaire. Cette peinture « solaire » vise à être utilisée sur des surfaces métalliques, telles que le bardage dans la construction des bâtiments. Alors que traditionnellement la technologie photovoltaïque repose sur le silicium, cette innovation, basée sur la fusion de la peinture et de la surface métallique, représenterait un moyen de produire de l'énergie solaire à un coût bien moins important.

Ce projet bénéficie de l'appui du Conseil gallois sur la recherche en sciences physiques (Physical Sciences Research Council) qui est prêt à le subventionner à hauteur de deux millions d'euros. La prochaine étape vise à commercialiser ces matériaux photovoltaïques qui pourraient être utilisés par la sidérurgie. L'équipe de Swansea va ainsi collaborer avec le fabricant d'acier Corus Colours, situé à Deeside aux Pays de Galles, pour développer les techniques les plus performantes d'application de peinture photovoltaïque sur les surfaces métalliques.

PSP

Des parkings couverts gratuitement de solaire photovoltaïque
Vendredi, 25/07/2008 - 00:00

Le foncier coûte très cher, or la production d'électricité à partir du soleil nécessite de grandes surfaces pour atteindre des chiffres économiquement intéressants. Partant de ce constat, la société Coruscant propose aux entreprises et institutions de couvrir gratuitement leurs parkings de panneaux solaires photovoltaïques pour produire de l'électricité.

En échange d'une concession de 20 ans, elle prend en charge toutes les démarches administratives et tous les frais de structure (de la conception à la construction des abris solaires, en passant par leur exploitation et leur financement). La production émanant des panneaux photovoltaïques est directement envoyée sur le réseau EDF et rentabilisée par un tarif d'achat de 0,57 ?/kWh déterminé par le tarif de base (0,31 ?/kWh) auquel s'ajoute une prime d'intégration au bâti (0,26 ?/kWh). En moyenne, les installations devraient être amorties en une quinzaine d'années, tandis que les propriétaires des parkings toucheront un loyer annuel symbolique d'environ 1 ?/m2, tout en bénéficiant des avantages inhérents à des places de stationnement à l'abri de l'ardeur des rayons solaires et des intempéries.

Une surface minimale de 1 000 m2, soit environ 100 places de stationnement, est nécessaire pour bénéficier de cette offre et produire l'équivalent de la consommation annuelle d'électricité d'environ 50 familles. Au regard des surfaces dédiées au seul stationnement automobile, le potentiel de sites à équiper est donc très important, et l'offre pourrait intéresser beaucoup de monde.

Alors que l'Union européenne a fixé à 20 % la part des énergies renouvelables dans la production d'électricité à l'horizon 2020, la France, par l'intermédiaire du Grenelle de l'environnement, entend en produire 5 400 MW à partir du soleil, soit 180 fois plus qu'en 2006, un objectif qualifié d'ambitieux, mais pas irréalisable selon le Syndicat des énergies renouvelables.

Comme le souligne Thierry Mueth, le cofondateur et président de Coruscant, son concept '... ouvre la voie à un marché considérable, le coût ayant été jusqu'ici le seul véritable frein au développement du photovoltaïque'. A ce titre, d'ici un an, il prévoit de gérer une surface totale de 26 000 m2 pour une puissance installée de 3 MW.

UN

Record d'efficacité pour les cellules solaires à colorant
Vendredi, 25/07/2008 - 00:00

Dans un article publié dans le magazine "Nature Materials", le professeur Michael Grätzel, le docteur Shaik Zakeeruddin et leurs collègues de l'Institut Changchun de chimie appliquée à l'Académie chinoise des sciences ont réalisé un record du rendement de la conversion photovoltaïque de 8,2 % dans des cellules solaires à colorant basées sur un liquide ionique ne contenant aucun solvant.

Cette performance effectuée sans l'emploi de solvants organiques volatiles promet le développement d'un usage extérieur à grande échelle des piles photovoltaïques à colorant peu onéreuses, fabriquées avec des matériaux légers et souples dont la stabilité est garantie sur de longues périodes d'exposition au soleil et à la chaleur.

La technologie des cellules solaires à colorant, inventée par Michael Grätzel à l'EPFL dans les années 1990 offre une alternative prometteuse aux cellules solaires conventionnelles et onéreuses, à base de silicium. Ces cellules à colorant imitent la manière dont les plantes et certains organismes convertissent la lumière solaire en énergie. Elles sont constituées d'une couche poreuse formée de particules d'un pigment blanc, le dioxide de titane, recouverte d'un colorant moléculaire. Ce dernier absorbe la lumière du soleil, comme la chlorophylle dans les feuilles vertes. La couche est imprégnée d'une solution électrolytique. Lorsque les rayons solaires atteignent le colorant, il injecte une charge négative dans le dioxide de titane et une charge positive dans l'électrolyte, transformant ainsi la lumière du soleil en énergie électrique.

Comparées aux cellules conventionnelles au silicium, ces cellules sont peu onéreuses, faciles à produire et résistantes à de longues périodes d'exposition au soleil et à la chaleur. Actuellement, elles ont en général un rendement de conversion photovoltaïque supérieur à 11 %, soit environ deux fois moins que les cellules au silicium. L'inconvénient majeur de cette technologie réside dans la solution électrolytique, contenant des solvants organiques volatiles, qui doit être isolée hermétiquement. Ceci, en plus du fait que les solvants pénètrent les matières plastiques, a jusqu'alors empêché l'usage de ces cellules à l'extérieur et leur intégration dans des structures souples.

Pour remédier à ces handicaps, Michael Grätzel et son équipe ont développé un nouveau concept : ils ont remplacé les solvants organiques par un mélange de trois sels solides qui se transforme en liquide lorsqu'on les mélange dans la bonne proportion. Ces nouveaux sels liquides offrent une excellente stabilité et efficacité. Michael Grätzel pense que le développement de ce genre de mélanges électrolytiques facilitera l'usage à large échelle de la technologie des cellules solaires à colorant, confirmant le rôle de l'énergie solaire comme pierre angulaire de la production d'énergies alternatives.

EPFL

NM

Efficacité énergétique : l'Europe s'attaque au mode « veille » des appareils électriques
Vendredi, 25/07/2008 - 00:00

Les États membres de l'Union ont approuvé la proposition de règlement de la Commission européenne visant à réduire la consommation d'électricité, en mode veille, des appareils électroménagers et des équipements de bureau. Ce règlement découle de la directive 2005/32/CE sur l'éco-conception des produits. Il fixe les exigences d'efficacité énergétique que devront respecter tous les produits commercialisés en Europe dans le but de diminuer de 73 % d'ici à 2020, la consommation d'électricité en mode veille de ces appareils dans l'Union.

Le règlement proposé s'applique à tous les appareils électriques utilisés à la maison et au bureau tels que les téléviseurs, les ordinateurs, les fours à micro-ondes, etc. Suivant les fonctionnalités du produit, la consommation maximale autorisée en mode veille sera limitée à 1 ou 2 watts d'ici à 2010. À compter de 2013, le niveau de consommation électrique admissible sera abaissé à 0,5 watt ou 1 watt, un seuil proche des niveaux réalisables avec les meilleures techniques disponibles. Les modalités de mise en oeuvre graduelle laissent aux fabricants le temps nécessaire pour adapter leurs produits aux nouvelles exigences, explique la Commission.

À l'heure actuelle, la consommation d'électricité liée aux veilles des appareils avoisine les 50 TWh par an dans l'Union européenne. Selon un rapport publié par le service scientifique interne de la Commission européenne en 2007, cette consommation est en hausse : usage généralisé d'appareils comme le lave-vaisselle, le sèche-linge ou encore le climatiseur, essor de l'électronique grand public et des équipements informatiques et de communication, augmentation du nombre d'appareils détenus en double ou en triple exemplaire dans les ménages...

En l'absence de toute action politique visant à contrer cette tendance, la Commission estime que cette consommation devrait encore augmenter fortement au cours des vingt à trente prochaines années. À travers ce règlement, la Commission espère ainsi ralentir cette progression. La réduction de 73 % de consommation prévue par ce texte équivaut à la consommation annuelle d'électricité du Danemark et représente une économie d'environ 14 millions de tonnes d'émissions de CO2 par an.

Europa

^ Haut
Espace
Espace et Cosmologie
Une mission pour rapporter des échantillons de Mars dans dix ans
Vendredi, 25/07/2008 - 00:00

Une mission internationale pour rapporter des échantillons du sol de Mars pourrait être lancée dès 2018, ont déclaré des représentants d'agences spatiales et des experts réunis à Paris autour des futurs projets d'exploration de la planète rouge. "2018 commencera l'ère des retours d'échantillons de Mars", a lancé le directeur du programme d'exploration de Mars à la Nasa, Doug Mc Cuistion, à l'occasion de la publication d'un rapport réalisé par le Groupe de travail international sur l'exploration de Mars (IMEWG).

De telles missions, qui permettraient de rapporter sur Terre des roches martiennes pour les analyser, pourraient avoir lieu entre les années 2018 et 2023 et nécessiteront une coopération internationale, ont souligné les intervenants. "Il s'agit d'une sorte de Graal, qui représente un véritable défi et nécessite donc une coopération au moins transatlantique", a ainsi déclaré le directeur général délégué du Centre national français d'études spatiales (Cnes), Stéphane Janichewski.

Pour le directeur général de l'Agence spatiale européenne (Esa), Jean-Jacques Dordain, un tel projet d'exploration "ne peut être qu'un objectif politique" car "il dépasse les cadres de la science, de la technologie et de l'éducation". Une mission de retour d'échantillons de Mars (MSR), déjà envisagée il y a plusieurs années dans le cadre d'une coopération entre la Nasa et le Cnes, est un des objectifs majeurs de l'étude de la planète, avant une mission habitée envisagée vers 2040.

Dans leur rapport, les experts de l'IMEWG soulignent que l'intérêt d'étudier Mars réside entre autres dans le fait qu'elle est "la planète la plus ressemblante à la Terre dans le système solaire" et que les 700 premiers millions d'années de son histoire sont préservés dans sa géologie, contrairement à la Terre. Rappelant pour sa part les données fournies par les roches ramenées de la Lune par les missions américaines Apollo, Jean-Pierre Bibring, de l'Institut français d'astrophysique spatiale a souligné que l'on "ne pouvait pas imaginer ce qui sortira d'une mission de retour d'échantillons de Mars".

ESA

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Les forêts européennes jouent un rôle clé dans le stockage du CO2
Vendredi, 25/07/2008 - 00:00

Si la préservation des forêts tropicales est devenue un enjeu majeur dans la lutte contre le réchauffement climatique (Voir l'éditorial), la première évaluation globale de la capacité d'absorption de carbone des forêts européennes montre qu'une part importante des émissions de carbone en Europe a été accumulée dans les forêts au cours des 50 dernières années. La capacité d'absorption de carbone des forêts a augmenté surtout dans les dernières décennies, mais elle est maintenant menacée. L'UE cherche à accroître la production de bioénergie, et cet objectif ne peut être atteint que si l'exploitation forestière est considérablement augmentée. En conséquence, les puits de carbone représentés par les forêts risquent de se réduire presque à zéro.

Au cours des 50 dernières années, l'Europe a, en moyenne, multiplié la biomasse des stocks de carbone par hectare de forêt par 1,75. Le carbone qui s'est accumulé dans les arbres représente 10 % du total UE-15 émissions de combustibles fossiles entre 1950 et 2007. Le premier aperçu global sur la capacité d'absorption de carbone des forêts dans l'ensemble de l'Europe est fondé sur les résultats d'un groupe de recherche européen. Ses résultats ont été publiés dans la prestigieuse revue scientifique Nature géosciences.

Selon cette étude, l'accumulation nette de carbone dans les forêts a augmenté et la capacité d'absorption de carbone s'est améliorée dans tous les pays européens depuis les années 1950. Quelque 10 % des émissions de carbone ont été accumulés par la forêt européenne et les sols ont été des puits de carbone supplémentaires - même si l'exploitation forestière pour les besoins de l'industrie forestière a augmenté. Les puits de carbone et les ressources en bois ont augmenté de quelque 70 %. L'augmentation de la capacité des puits de carbone est due à plusieurs facteurs : conditions climatiques favorables, l'augmentation des concentrations de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, et les retombées d'azote. L'augmentation des ressources en bois est principalement attribuable à des mesures forestières. Les forêts européennes peuvent encore constituer des puits de carbone dans plusieurs décennies et ainsi laisser du temps pour développer des moyens efficaces de réduire les émissions de CO2. En moyenne, la capacité de stockage du carbone est environ 40 tonnes par hectare de forêt, qui est bien en deçà de l'estimation pour les vieilles forêts, 100 à 240 tonnes par hectare.

Pour maintenir l'efficacité des puits de carbone, le taux d'exploitation forestière doit rester plus faible que le taux de croissance. Le changement climatique lui-même est une menace pour les puits de carbone. La croissance des pertes provoquées par l'augmentation des tempêtes, des sécheresses plus graves et invasions de ravageurs réduisent la capacité d'absorption, et le taux de libération de dioxyde de carbone du sol sera plus élevé dans les climats plus chauds. Les forêts fournissent deux importants moyens de ralentir le changement climatique : les puits de carbone et la biomasse.

Au total, cette étude montre que les forêts européennes jouent un rôle clé dans le stockage du CO2 et que cette capacité doit être maintenue et intégrée à la stratégie globale de lutte contre le réchauffement climatique. Dans le cadre du Protocole de Kyoto, seul un faible pourcentage de carbone, généralement 15 % ou moins des puits de carbone des forêts européennes, peuvent être comptabilisés à titre de crédit de carbone. Toutefois, le potentiel des puits de CO2 risque d'être menacé, en cas d'utilisation excessive de la biomasse, par la proposition de la Commission européenne d'accroître la part des énergies renouvelables à 20 % de la consommation totale d'énergie d'ici à 2020.

FEI

Stocker le CO2 pour sauver la planète ?
Vendredi, 25/07/2008 - 00:00

Récolter et stocker les émissions de gaz carbonique est indispensable, à l'heure où la pollution due au pétrole, au gaz et au charbon continue de croître, ont estimé des experts climatiques à La Haye, lors d'une conférence environnementale internationale.

Selon l'Agence internationale de l'Energie (AIE), les technologies et les infrastructures ont été négligées à cause de leur prix élevés, faute d'avoir assez impliqué le monde des affaires et à défaut de volonté politique. Mais "sans récolter et stocker les gaz carboniques, inutile de faire des plans pour atteindre les objectifs de réduction de ces gaz", a déclaré Pieter Boot, directeur au sein de l'AIE, aux experts réunis à l'initiative des Pays-bas et de l'Arabie saoudite.

Selon lui, la consommation d'énergie devrait augmenter de 55 % d'ici 2030, dont 84 % obtenue à base d'énergies fossiles. Le stockage des gaz devrait représenter 21 % des réductions de CO2 fixées d'ici 2050. L'agence estime donc que les gouvernements devraient subventionner les premiers pas de la construction des installations de collecte et de stockage des gaz, à commencer par les pipeline de transport de CO2.

"N'attendez pas que l'industrie se lance seule. C'est un test ultime pour les gouvernements et leur réelle intentions en matière d'environnement (...) car c'est très cher", a dit M. Boot. Pour Kevin Stringer, cadre au sein de l'industrie pétrolière canadienne, "l'industrie attend, se disant que si quelqu'un d'autre développe les technologies, les coûts seront moindres".Selon Weiyang Fei, de l'Académie chinoise des sciences, la récolte et le stockage du CO2 provoquera une hausse de 30 % du coût de l'électricité, "coût beaucoup trop élevé pour l'instant".

AFP

Allemagne : inauguration du premier site de stockage souterrain du CO2
Vendredi, 25/07/2008 - 00:00

L'Allemagne a inauguré à Ketzin, près de Berlin, son premier site de stockage souterrain de CO2, un projet pilote en Europe qui doit tester en grandeur nature cette méthode de lutte contre le réchauffement climatique, a annoncé l'institut GFZ, responsable du projet. La première injection dans la terre de dioxyde de carbone - rejeté par une usine chimique voisine fabriquant de l'hydrogène et acheminé à Ketzin par camions citernes - a eu lieu en fin d'après-midi. Ce projet, d'un coût de 35 millions d'euros - co-financés par l'Union européenne, l'Allemagne, la France, ainsi que par des universités et des entreprises européennes - vise à vérifier la faisabilité du "stockage géologique" du CO2, principal gaz responsable de l'effet de serre. "Le stockage du gaz à effet de serre est une option pour gagner du temps en attendant le développement et la mise en oeuvre de technologies énergétiques pauvres en CO2", a souligné Reinhard Hüttl, le président du GFZ.

Trois tubes de quelque 700 mètres de profondeur chacun ont été creusés : l'un pour l'injection de gaz, les deux autres étant destinés à la surveillance et aux contrôles. Les canaux mènent à un ancien réservoir de gaz naturel datant de l'ex-RDA, qui contient aujourd'hui une nappe d'eau salée sans contact avec les nappes phréatiques. Cent tonnes de CO2 doivent être quotidiennement injectées sous terre, l'équivalent de la quantité moyenne de gaz rejetée chaque année par 60 voitures, jusqu'à atteindre une quantité totale de 60.000 tonnes. Les scientifiques ont choisi le site de Ketzin, à une trentaine de kilomètres à l'ouest de Berlin, car le réservoir est situé sous une couche d'argile et de ce fait en principe étanche.

Le procédé est toutefois accueilli avec scepticisme par certaines associations écologistes. Greenpeace, qui juge le procédé trop coûteux, met ainsi en garde contre de possibles fuites massives et asphyxiantes de CO2. A l'inverse, des experts réunis lundi à La Haye pour une conférence internationale sur l'environnement ont apporté leur soutien à ce domaine de recherche.

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Cancer : vaincre la résistance aux traitements
Vendredi, 25/07/2008 - 00:00

Un vaste étude menée sur des produits naturels connus sous le nom de flavaglines de cyclopenta benzofurane (CBF) révèle une possible utilisation de ce produit comme complément aux chimiothérapies anticancéreuses. En travaillant avec des souris modifiées génétiquement pour simuler des leucémies humaines, les chercheurs ont découvert qu'un composé particulier des CBF, le silvestrol, arrive à resensibiliser des tumeurs à la chimiothérapie, les rendant à nouveau sensibles aux effets des médicaments anticancéreux.

La résistance des cellules tumorales est effectivement un problème récurrent en oncologie. Plusieurs mécanismes expliquent ce phénomène. Tout d'abord, les cellules malignes ont une grande plasticité, elles se multiplient rapidement et réagissent par des mutations très nombreuses, aboutissant à des cellules résistantes. Il existe aussi des variations génétiques individuelles qui rendent les médicaments plus ou moins efficaces. Et enfin, ces cellules cancéreuses possèdent des mécanismes de réparation de l'ADN qui sont exacerbés or les principaux traitements détruisent les cellules en ciblant justement l'ADN.

Le silvestrol est un composé naturel dérivé d'un arbre, Aglaia silvetris, trouvé en Malaisie, dans le sud de la Chine et dans certaines îles du Pacifique. Il est utilisé en médecine traditionnelle malaisienne depuis des générations, mais n'a jamais été employé en cancérologie. En laboratoire, a expliqué le Professeur Pelletier directeur de l'étude, la thérapie au silvestrol a rendu de nouveau sensibles des cellules de leucémie qui étaient devenues résistantes à la doxorubicine, un agent chimiothérapique.

NO

Le régime méditerranéen et les brocolis réduisent les risques de cancer
Vendredi, 25/07/2008 - 00:00

Une vaste étude réalisée sur plus de 26 000 personnes en Grèce et publiée dans le Journal britannique du cancer montre que l'adoption d'un régime alimentaire de type méditerranéen (peu de viande rouge, beaucoup de fruits et légumes, des céréales, de l'huile d'olive et un peu de vin) réduit de 12 % les risques de cancer.

Une autre étude montre que manger régulièrement des brocolis permettrait de réduire le risque de développer un cancer de la prostate ou de voir une tumeur devenir plus agressive. Cette recherche, conduite par le Docteur Richard Mithen de l'"Institute of Food Research" en Grande-Bretagne, apporte un nouvel éclairage sur le lien entre la consommation de brocolis et un moindre risque de cancer de la prostate.

Jusqu'alors, les chercheurs s'étaient bornés à des observations et des travaux sur des modèles animaux dont les résultats étaient extrapolés aux humains. Dans cette étude, des hommes dont le profil génétique les prédispose plus à développer un cancer de la prostate ont consommé 400 grammes de brocoli ou 400 grammes de pois par semaine durant douze mois en plus de leur alimentation normale.

Nature

deux avancées majeures dans la compréhensions des métastases
Vendredi, 25/07/2008 - 00:00

Lorsque les cellules tumorales acquièrent la capacité de se déplacer et d'envahir d'autres tissus, il y a un risque de métastases et le traitement des cancers devient alors plus difficile. A l'Institut Curie, l'équipe de Philippe Chavrier, directeur de recherche CNRS, vient de découvrir une des « clés » permettant aux cellules cancéreuses mammaires de briser les liens qui les relient à la tumeur.

Pour s'échapper, ces cellules cancéreuses doivent franchir la membrane basale qui délimite la glande mammaire et qui constitue une barrière à leur dissémination. Dans les cellules tumorales, trois protéines assurent le transport des enzymes nécessaires à la perforation de cette barrière. Ensuite une autre protéine place ces enzymes au bon endroit pour amorcer la dégradation de la membrane basale.

Ces découvertes, publiées dans The Journal of Cell Biology le 16 juin 2008 et dans Current Biology le 24 juin 2008, permettent de mieux comprendre les mécanismes initiaux de la formation des métastases dans certains cancers du sein. C'est une étape essentielle pour, à terme, identifier précocement les tumeurs au fort pouvoir invasif, voire bloquer la formation des métastases.

Les cellules tumorales accumulent les erreurs. Devenues totalement anarchiques, elles échappent progressivement à toutes les règles. Et certaines cellules vont même jusqu'à rompre les amarres avec la tumeur, au prix de mécanismes complexes et méconnus. L'équipe « Dynamique de la membrane et du cytosquelette » dirigée par Philippe Chavrier1 (UMR 144 CNRS/Institut Curie) vient d'apporter un nouvel éclairage sur les moyens mis en oeuvre par les cellules, en l'occurrence des cellules de cancer du sein, pour quitter leur carcan. La glande mammaire est séparée du tissu voisin par une membrane, la membrane basale, que les cellules tumorales vont devoir traverser avant de continuer leur cheminement.

Tout d'abord, la cellule forme des excroissances, des invadopodia, qu'elle ancre dans cette membrane. Au-delà de leur rôle de crampons, ces « pieds » servent à apporter tout le matériel nécessaire au forage de la membrane. En effet, les cellules tumorales produisent tout un arsenal de protéases, chargées de dégrader les protéines de la matrice extracellulaire qui constitue l'environnement externe des cellules et dont fait partie la membrane basale. Ces protéases vont trouer la membrane basale jusqu'à ce qu'un passage permette aux cellules de s'échapper.

Dans une première publication, les chercheurs montrent, en utilisant un modèle de cellules cancéreuses mammaires métastatiques, que les protéines sec3, sec8 et IQGAP1 assurent le transport des vésicules remplies de protéases vers les invadopodia. Sans les protéines sec3, sec8 et IQGAP1 les vésicules ne s'arriment pas à l'extrémité de ces excroissances et le processus d'évasion des cellules vers le tissu voisin échoue.

Coincées dans la glande mammaire, les cellules tumorales ne peuvent s'échapper qu'au prix de nombreuses modifications : l'équipe de Philippe Chavrier montre comment les cellules tumorales détournent les mécanismes cellulaires pour quitter leur tissu d'origine. Une fois ce premier pas franchi, elles peuven ensuite aller disséminer dans l'ensemble de l'organisme pour former des métastases.

Une autre équipe de recherche de l'Inserm à Lyon a mis pour sa part en évidence le rôle de certains gènes dans la dissémination des cellules cancéreuses dans l'organisme, qui est à l'origine de la formation des métastases. Cette équipe de l'Inserm du Centre Léon Bérard, le centre de lutte contre le cancer de Lyon, dont les travaux ont été publiés dans la revue Cancer cell, a établi le rôle joué par deux gènes, Twist1 et Twist2 -qui codent les protéines Twist- dans le processus de cancérogenèse.

Ces gènes, précisent les chercheurs, indispensables au développement embryonnaire de la cellule, sont "normalement inactivés dans les cellules normales adultes". Or, dans un grand nombre de cancers, les gènes Twist sont réactivés, permettant aux cellules cancéreuses d'acquérir des propriétés d'invasion et de mobilité en contournant le système immunitaire. Ces observations "mettent en évidence un lien inattendu entre les étapes précoces du développement d'une tumeur et la dissémination des cellules cancéreuses à l'origine de la formation de métastases".

"Ces résultats ouvrent des perspectives certaines dans le diagnostic précoce et l'identification des tumeurs de mauvais pronostic", a souligné Alain Puisieux, directeur de la recherche. Il a estimé aussi que ces gènes constituaient "de bons candidats" pour le développement de thérapeutiques "ciblant à la fois les tumeurs primaires et les métastases".

Ces découvertes permettent de mieux comprendre pourquoi certaines tumeurs du sein sont plus agressives que d'autres, voire d'identifier précocement les tumeurs au fort pouvoir invasif. Mais on peut aussi imaginer bloquer l'invasion tumorale en agissant sur ces cibles décisives des mécanismes d'invasion tumorale.

IC

CC

Le "bon" cholestérol préserve la mémoire
Vendredi, 25/07/2008 - 00:00

Une équipe de l'INSERM a suivi une cohorte de près de 3 700 fonctionnaires anglais non déments, âgés d'environ 60 ans, afin d'évaluer en parallèle leur fonction cognitive et l'évolution de leur profil lipidique. Des prélèvements sanguins ont été effectués à cinq ans d'intervalle, en 1999 et 2004, pour mesurer les concentrations de cholestérol total, HDL cholestérol, LDL cholestérol et triglycérides. Aux mêmes moments, ces personnes étaient soumises au test de mémoire de "20 mots". Les sujets devaient restituer le maximum de mots parmi les vingt présentés quelques instants avant. Ils souffraient de déficit cognitif s'ils ne pouvaient pas citer plus de 4 mots et présentaient un déclin cognitif s'ils avaient oublié plus de deux mots supplémentaires entre les deux phases de l'étude.

Les résultats sont sans appel et montrent une association étroite entre des taux en HDL cholestérol faibles et l'apparition de déficit et de déclin cognitifs au cours des cinq années. Les personnes ayant un faible taux de HDLc (< 40 mg/dl) avaient 27 % de risque de déficit cognitif supplémentaire par rapport aux personnes ayant un taux supérieur à 60 mg/dl. Cinq ans plus tard, le lien entre les deux s'était renforcé et les personnes ayant un faible taux de HDLc avaient 53 % de risque supplémentaire de présenter un déficit cognitif. De plus, la diminution du taux de HDLc entre les deux phases de l'étude était liée à un surcroît de déclin cognitif. Les personnes chez qui le taux avait diminué en cinq ans avaient 61 % de risque supplémentaire de présenter un déclin par rapport aux sujets ayant conservé des taux élevés de HDLc (> 60 mg/ dl) au cours des 5 ans.

"Cette étude a mis en évidence un lien net entre HDLc et apparition d'un déclin cognitif, y compris en tenant compte de nombreux facteurs susceptibles de conduire à une démence (évènements cardiovasculaires, consommation d'alcool...)", estime Archana Singh-Manoux. Or, le déclin est la première étape vers la démence. "Ces résultats amènent donc à une plus grande prudence chez les personnes présentant des taux bas de HDLc. Des mesures simples peuvent permettre de faire remonter ces niveaux pour un bénéfice cardiovasculaire et maintenant neurologique", conclut la chercheuse de l'Inserm.

L'American Heart Association préconise ainsi de faire des activités physiques régulièrement, d'éviter de consommer des acides gras "trans", et de réduire de manière générale ses apports en graisses, et en particulier en graisses saturées, au profit de graisses monoinsaturées contenues dans l'huile d'olive, par exemple.

Inserm

La caféine à haute dose semble efficace contre la sclérose en plaques
Vendredi, 25/07/2008 - 00:00

Il y a deux semaines, nous faisions état des progrès intervenus dans le traitement de la sclérose en plaques (Voir article dans notre rubrique « Sciences de la vie » du 11 juillet 2008). Selon une nouvelle étude américaine, la caféine à hautes doses empêcherait la sclérose en plaques, selon des recherches conduites sur des souris dont les résultats pourraient ouvrir la voie à de nouvelles approches de prévention et de traitements chez les humains.

Ces chercheurs ont découvert que les souris consommant l'équivalent de six à huit tasses de café quotidiennement ne développaient pas l'équivalent de la maladie chez les humains. La caféine empêche l'adénosine --une molécule qui est un des quatre composants de base de l'ADN-- de se lier à un capteur de cette molécule chez la souris.

L'adénosine, une molécule très commune dans le corps humain joue un rôle clé dans la biochimie du sommeil, l'éveil et le transfert de l'énergie. Quand l'adénosine ne peut pas se lier à ce capteur, cela empêche certains globules blancs de jouer un rôle central dans les réponses immunitaires. Ils ne peuvent pas atteindre le système nerveux central (cerveau) et déclencher une série de réactions conduisant à une encéphalomyélite auto-immune expérimentale (EIE) qui est la maladie modèle animale pour la sclérose en plaques.

"C'est une découverte exaltante et totalement surprenante qui pourrait être très importante pour la recherche sur la sclérose en plaques et d'autres maladies", juge Linda Thompson une cancérologue de l'Oklahoma Medical Research Foundation, une des principales co-auteurs de ces travaux parus dans les Annales de l'académie nationale des sciences (PNAS) datées du 30 juin. Cette avancée est surtout prometteuse pour les maladies auto-immunes comme le lupus et les rhumatismes articulaires dans lesquels le système immunitaire attaque les cellules de l'organisme. Bien que ces résultats soient prometteurs, des recherches importantes doivent encore être conduites pour parvenir à une prévention efficace contre la sclérose en plaques, souligne le Docteur Thompson.

PNAS

Des vaches laitières "plus vertes" grâce aux hormones de croissance
Vendredi, 25/07/2008 - 00:00

Selon une étude américaine, traiter un million de vaches avec une hormone de croissance permet de produire plus de lait avec moins de ressources, ce qui entraîne une réduction d'un volume de gaz à effet de serre équivalent à 400.000 voitures de moins sur les routes, selon des chercheurs américains. Dans cette étude, Judith Capper, chercheuse à l'Université Cornell, souligne que la production de lait à grande échelle requiert de vastes superficies de cultures et d'importantes sources d'énergie pour produire les aliments nécessaires au bétail.

Or le recours à cette hormone de croissance STH reconstituée, premier produit de la biotechnologie utilisé dans les élevages américains il y a près de 15 ans, permet de réduire les émissions de dioxyde de carbone (CO2) et de méthane dans l'atmopshère en nécessitant moins d'énergie et de terres de culture. Et dans le même temps, elle assure des niveaux de production de lait suffisant pour satisfaire la demande, assure cette scientifique dont l'étude paraît dans les Annales de l'Académie nationale américaine des Sciences (PNAS) datée du 30 juin.

Cette recherche a montré que le fait de donner un complément d'hormone de croissance quotidien dans les aliments d'un million de vaches a permis de produire la même quantité de lait avec 157.000 moins d'animaux comparativement à un nombre similaire de bovins sans complément alimentaire de STH. Cette différence a permis l'économie de 491.000 tonnes de maïs et 158.000 tonnes de soja et la réduction de 2,3 millions tonnes d'aliments pour le bétail. Ces besoins moindres permettent de diminuer la superficie des terres cultivées de 219.000 hectares ainsi que l'érosion du sol par 2,3 millions de tonnes annuellement, selon cette recherche.

Les Etats-Unis comptaient 9,2 millions de vaches en 2007 et chaque million de ces animaux nourris avec un complément d'hormone de croissance a entraîné une réduction de 824 millions de kilos de CO2, de 41 millions de kilos de méthane et de 96.000 kilos d'oxyde nitreux, les principaux gaz à effet de serre contribuant au réchauffement climatique.

En d'autres termes, traiter un million de vaches laitières avec un complément d'hormone de croissance revient à réduire les émissions de CO2 équivalent au gain qui résulterait du retrait des routes de quelque 400.000 voitures ou au fait de planter 300 millions d'arbres, estiment les auteurs.

"Généraliser le recours au complément d'hormone de croissance dans la nourriture des vaches laitières permettrait d'améliorer la durabilité de la production tout en réduisant la contribution de cette industrie à l'acidification de l'eau, la prolifération des algues et le réchauffement climatique", souligne Judith Capper. "Pouvoir maintenir durablement la production est important dans l'agriculture pour répondre aux besoins d'une population croissante tout en minimisant l'impact sur l'environnement" note Dale Bauman, professeur de science animal à l'université Cornell et un des co-auteurs de cette étude.

L'élevage de bovins dans le monde produit davantage de gaz à effet de serre que le trafic routier, affirmait l'Organisation mondiale pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) dans un rapport publié fin 2006.

Selon cet organisme, l'élevage "représente 9 % du CO2 dérivant des activités humaines", mais il produit "une bien plus grande part des gaz à effet de serre les plus nocifs". Le secteur "est responsable de 65 % des émissions d'hémioxyde d'azote - imputables essentiellement au fumier - qui a un potentiel de réchauffement global (PRG) 296 fois plus élevé que le CO2". En outre, l'élevage compte pour 37 % de tout le méthane rejeté par les activités humaines (agissant sur le réchauffement 23 fois plus que le CO2) en grande partie produit par le système digestif des ruminants, et 64 % de l'ammoniac qui contribue sensiblement aux pluies acides.

CU

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Recherche
Recherche & Innovation, Technologies, Transports
Le Portugal parmi les premiers à tester la voiture électrique de Renault
Vendredi, 25/07/2008 - 00:00

Le Portugal sera, avec Israël et le Danemark, l'un des premiers pays à tester dès 2011 la voiture électrique à "zéro émission" de C02 développée par le groupe automobile Renault-Nissan, selon un protocole d'accord signé le 8 juillet à Lisbonne avec le gouvernement portugais. "Nous voulons être un laboratoire pour les voitures électriques", a déclaré le Premier ministre portugais, José Socrates, lors de la cérémonie de signature de cet accord avec le constructeur automobile, en présence de plusieurs ministres de son gouvernement et des responsables de Renault-Nissan. Dans le cadre de cet accord, le gouvernement portugais s'engage à créer les conditions favorables à l'introduction au Portugal de la nouvelle génération de voitures électriques dans un délai de trois ans.

La voiture électrique, qui devra être commercialisée au Portugal à partir de 2011, est prévue pour cinq passagers et aura une autonomie de 160 km, a précisé le vice-président exécutif de Nissan, le Portugais Carlos Tavares. Pour le Portugal, l'engagement dans ce projet a un double objectif. Il doit non seulement aider le pays à atteindre ses objectifs ambitieux en matière de réduction d'émissions polluantes, mais également lui permettre de réduire sa dépendance au pétrole. "Les transports sont responsables d'un tiers des émissions de gaz à effet de serre.

Alors s'attaquer aux transports, c'est une partie importante" du problème, a estimé le ministre de l'Economie Manuel Pinho, rappelant que le Portugal prévoit de produire 45 % de son électricité à partir de sources renouvelables en 2010. Renault-Nissan s'est fixé l'objectif de devenir le premier constructeur automobile du monde à commercialiser à grande échelle une voiture tout-électrique, en pariant que ce type de véhicule à zéro émission polluante finira par peser 15 % du marché mondial. Une expérience de commercialisation à grande échelle de voitures électriques est également prévue en Israël et au Danemark en 2011.

AFP

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