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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 320
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 19 Janvier 2005
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Egalement dans ce numéro
TIC
Premiers essais de télévision numérique terrestre en France
France Télécom expérimente la télévision haute définition sur ADSL
Plus de 45 % des foyers ont un ordinateur et un français sur 2 utilise le Net
100 Mbits/s dès la fin de l'année en commercialisation grâce au VDSL2
L'ADSL sans abonnement arrive
Haut débit : forte hausse du dégroupage
Une borne automate va délivrer des itinéraires de randonnée en Haute-Savoie
Un stylo parlant pour lire ce que vous écrivez
Neuf Telecom se lance dans la téléphonie internet avec Wengo
Une étude prévoit deux milliards d'abonnés au portable en 2005
Un téléphone 3G pour commander son PC
Matière
15 projets pour produire de l'électricité d'origine renouvelable
Espace
Grâce à Huygens, la moisson scientifique sur Titan s'annonce inespérée
La sonde Deep Impact est en route vers la comète Tempel 1
Les mystérieux trous noirs commencent à livrer leurs secrets
Vivant
SIDA : des gènes qui décideraient de tout
Cancer du col de l'utérus : vers un vaccin thérapeutique
Découverte d'un gène impliqué dans la surdité
Parkinson : une mutation génétique impliquée
Une étude coréenne lie diabète et cancer
Le lien entre viande rouge et cancer du côlon confirmé
Un vaccin prometteur contre le virus du Nil occidental
Après la première double greffe de mains, une greffe du visage à Lyon ?
La maladie mentale : un fléau européen ignoré
Homme
Services d'administration en ligne : de réels avantages pour les citoyens et les entreprises de l'UE
Un tribunal refuse de résilier l'internet d'un téléchargeur
Recherche
Airbus lance l'A380 et ouvre un ère nouvelle dans le transport aérien
Edito
De « Huygens » à « Deep Impact », l'exploration spatiale est en train d'accomplir un pas de titan !



La sonde européenne Huygens a réussi une mission d'une complexité sans précédent en commençant à révéler les secrets de Titan, la plus grande lune de Saturne à 1,5 milliard de Km de la Terre, à l'issue d'un extraordinaire périple interplanétaire de plus de sept ans. La sonde européenne est entrée le 14 janvier dans l'atmosphère de Titan comme prévu à 10h13 GMT, et elle a déclenché quelques minutes après un signal qui a pu être capté sur Terre pendant plus de cinq heures, jusqu'à 15h55 GMT, soit bien après que Huygens se fut posé sur Titan. Les responsables de la mission étaient tout sauf sûrs que la sonde, un engin de 319 kilos et d'une envergure de 2,7 m, ne s'écraserait pas sur Titan, dont ils ne savent même pas si la surface est liquide ou solide. Surtout, Huygens a atteint l'objectif ultime de sa mission, puisque les premières données qu'elle a enregistrées tout au long des 2h15 de sa descente vertigineuse sur Titan commençaient à tomber vendredi soir sur les ordinateurs de l'ESA, via le vaisseau Cassini et les stations de la NASA.

Pendant sa descente, la sonde a commencé à déterminer la composition atmosphérique, à mesurer vents, pression et précipitations, et bien sûr prendre des photos de la surface de Titan. Les premières images prises par la sonde Huygens sur Titan, font apparaître une surface de couleur orange pâle, recouverte d'une épaisse brume de méthane. D'autres images révèlent une surface de Titan qui semble "boursouflée" et parcourue de réseaux dendritiques évoquant des écoulements. De même, de vastes zones sombres semblent recueillir le produit de ses écoulements et font penser à des lacs.

A la vue de ces magnifiques photos, les scientifiques de la mission Huygens, qui travaillent depuis 25 ans à ce projet, ont laissé éclater leur émotion et ont pleuré de joie. "C'est un succès fantastique, d'abord, pour l'industrie européenne qui a fourni un engin très complexe qui a bien fonctionné avec ses six instruments scientifiques, dans un environnement très dur, pour révéler le secret de Titan", a souligné Jacques Dordain, directeur général de l'ESA. Les instruments ont fonctionné à merveille", s'est félicité John Zarnecki, un des scientifiques de l'ESA en charge du programme. "Pas une donnée ne manque. La transmission et la qualité des données sont absolument magnifiques". L'une des images montre des lignes noires, suggérant la présence d'une substance liquide coulant vers une zone sombre, qui pourrait être une mer de méthane liquide (voir les magnifiques photos sur les sites de l'ESA et sur le site de la NASA. En moins d'une semaine, Huygens a déjà fourni une telle moisson de données scientifiques que trois générations de chercheurs devront se succéder pour les décrypter et révéler les secrets de cette mystérieuse lune, copie "congelée" de notre Terre avant l'apparition de la vie.

L'exploration de cette lune de Saturne présente un intérêt scientifique majeur car l'environnement de Titan est proche de ce que fut l'atmosphère de la Terre primitive. "C'est comme une machine à remonter le temps, nous devrions trouver sur Titan les conditions qui ont prévalu sur Terre il y a 3,8 milliards d'années, avant l'apparition de la vie", selon Jean-Pierre Lebreton.

Mais alors que la sonde européenne Huygens était sur le point de commencer sa descente vers Titan, une autre sonde, baptisée « Deep Impact » partait pour son voyage de six mois en direction de la comète Tempel 1. La sonde de la NASA a été lancée avec succès mercredi 12 janvier à 18h47 GMT, depuis la base de Cap Canaveral, en Floride. Le but de cette mission est d'en savoir plus sur la composition des comètes et par conséquent sur les origines du système solaire. Ces boules de glaces et de roches contiendraient en effet les matériaux originels de notre système. Deep Impact est composé d'un vaisseau-mère et d'un impacteur qui doit s'écraser sur la comète afin de mettre son noyau à jour. La sonde porte le nom d'un film-catastrophe américain sorti en 1998 et dans lequel un météore menaçait la Terre. Elle sera placée sur la trajectoire de la comète Tempel 1 qu'elle rencontrera le 4 juillet, alors qu'elle se trouvera à environ 132 millions de km de la Terre. Vingt-quatre heures plus tôt, "Deep Impact" lâchera un projectile auto-propulsé de 372 kg composé de plaques de cuivre, d'un mètre par un mètre, qui percutera le noyau de la comète à la vitesse de 37.000 km (23.000 milles/heure). Une caméra placée sur le projectile transmettra des images jusqu'au dernier moment avant l'impact à la sonde qui passera à 500 km au large de la comète, transmettant les données vers la Terre.

Selon certains scientifiques, la comète pourrait littéralement voler en éclat. Des caméras et d'autres instruments de mesure, à bord de "Deep Impact", observeront et analyseront l'impact, tandis que les télescopes spatiaux Hubble, Chandra et Spitzer seront mobilisés pour saisir l'événement. De cette collision, on devrait en savoir un peu plus sur la composition des comètes depuis leur formation, il y a plus de 4,5 milliards d'années. Les comètes ont très peu évolué. Elles renferment donc les traces du système solaire primitif, et peut-être le secret de nos origines. L'enjeu scientifique de cette expérience est donc complémentaire de celui de Huygens.

Mais à ces connaissances fondamentales s'ajoute un intérêt pratique : protéger à terme notre planète contre les effets dévastateurs d'une collision avec un astéroïde de grande taille. Statistiquement, on sait en effet qu'une collision avec un "géocroiseur" (astéroïde de grande taille) finira par se produire. Le problème est que personne ne peut dire si cette catastrophe aura lieu dans 10 ans ou dans 10 000 ans ! Ce qui est certain, en revanche, c'est que dans le passé, de telles rencontres ont certainement été la cause de désastres de grande ampleur pour la vie terrienne. C'est peut-être une collision de ce type qui a mis fin, il y a 65 millions d'années, au règne des dinosaures sur la Terre. Le dernier cataclysme date de 1908, lorsqu'un corps céleste s'est désagrégé en altitude au-dessus de la Toungouska en Sibérie, provoquant la dévastation de 2 000 kilomètres carrés heureusement inhabités. Au niveau scientifique, ce risque est pris très au sérieux et il existe déjà un réseau mondial d'observation qui tente de répertorier et de surveiller en permanence tous les corps célestes de plus d'un kilomètre de diamètre afin de prévoir longtemps à l'avance leur orbite et le risque de collision avec la Terre. Mais dans le cas où un de ces géocroiseurs risquerait d'entrer en collision avec la Terre, que faire pour empêcher la catastrophe ?

Il semble envisageable, si le géocroiseur menaçant est détecté plusieurs années à l'avance, de modifier légèrement sa trajectoire par différents moyens. Mais si ces méthodes échouent, il faudra bien se résoudre à détruire l'astéroïde ou à essayer de le fragmenter en morceaux beaucoup plus petits dont l'impact serait, peut-être, moins destructeur. Dans tous les cas de figure, il est indispensable de connaître beaucoup mieux la composition et la structure des comètes et des astéroïdes pour employer, le cas échéant, les méthodes de destruction les plus efficaces possibles. L'expérience de Deep Impact devrait donc permettre d'en savoir plus sur la réaction au choc d'une comète. A plus long terme, la sonde de l'Agence spatiale européenne Rosetta (lancée par Ariane le 2 mars 2004) doit se mettre en orbite autour de Churyumov-Guerassimenko en 2014 et y poser un petit robot. Nous devrions donc, dans une dizaine d'années, connaître suffisamment la nature et la réaction de ces corps célestes pour pouvoir s'en prémunir et peut-être parvenir à trouver les moyens de les détruire en cas de menaces pour la Terre.

Enfin, en ce début d'année, décidemment particulièrement faste pour l'exploration spatiale et la cosmologie, la découverte d'une planète soeur de la Terre dans un autre système solaire de notre galaxie où la vie serait possible mobilise l'énergie de la communauté astronomique où l'on juge cette possibilité probable à un horizon pas si lointain. "Les ingrédients de la vie sont abondants dans l'univers et dans les vingt prochaines années nous serons peut-être en mesure de savoir s'il y a des organismes microbiens, des animaux, voire des créatures intelligentes sur d'autres planètes", a expliqué Geoffrey Marcy, un astrophysicien de l'université de Californie lors de la convention de la société américaine d'astronomie réunie la semaine dernière à San Diego. Il avait annoncé en septembre, avec une équipe d'astronomes américains, la découverte de deux planètes se rapprochant de la Terre en taille et tournant autour d'étoiles situées respectivement à 33 et 41 années lumière dans les constellations du Zodiaque et du Cancer.

Trouver des planètes en dehors de notre système solaire n'est pas chose facile puisqu'elles n'émettent pas de lumière, reflétant seulement les rayons lumineux de l'étoile autour de laquelle elles gravitent. Elles sont de ce fait quasiment invisibles même aux télescopes les plus puissants d'aujourd'hui. Dans ce but, la Nasa, l'agence spatiale américaine et son homologue européenne, l'ESA, préparent plusieurs missions destinées à spécifiquement trouver des planètes similaires à la Terre.

La première exploration sera lancée par l'agence spatiale européenne, l'ESA, en 2006 avec Corot, un satellite qui scrutera la luminosité des étoiles pour détecter toute légère diminution périodique d'intensité de la lumière et trouver des planètes de plus petite dimension en orbite autour de ces soleils lointains dans notre galaxie, la Voie Lactée. Corot sera suivi en 2007 par l'envoi de Kepler, un télescope spatial de la Nasa, ultra-sensible qui observera, selon la même méthode, la luminosité de centaines de milliers d'étoiles. La Nasa estime que Kepler devrait découvrir de nombreux astres en orbite autour d'étoiles. Son photomètre a une sensibilité telle qu'il peut repérer une planète de la taille de la Terre passant devant une étoile pendant seulement quelques heures. Enfin avec "Terrestrial Planet Finder", dont le lancement est prévu entre 2012 et 2014, la Nasa sera capable de voir directement des planètes de la taille de la Terre. Il sera suivi en 2015 par Darwin de l'ESA, qui grâce à une flottille de petits télescopes formant un puissant interféromètre, pourra analyser l'atmosphère de ces planètes.

Depuis l'extraordinaire moisson scientifique récoltée tout au long de l'année 2004 sur Mars, par le robot américain Opportunity, et la sonde européenne Mars Express, nous savons déjà que de l'eau en grande quantité a un jour coulé sur la planète Mars et que les conditions de la vie ont pu y exister. Mais avec cette fantastique exploration de Titan qui commence, la rencontre prochaine de la sonde « Deep Impact » avec la comète Tempel et, d'ici 10 ans, le déroulement successif des projets Corot, Kepler, Rosetta, TPF et Darwin, l'humanité va accomplir de véritables pas de géants, dans la connaissance et la compréhension de notre système solaire, de sa naissance, de son évolution et de la façon dont le miracle de la vie a pu naître sur notre Terre mais aussi, probablement ailleurs dans l'Univers.

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Premiers essais de télévision numérique terrestre en France
Jeudi, 20/01/2005 - 00:00

Les premiers essais de diffusion de la télévision numérique terrestre (TNT)en grandeur nature avant le démarrage officiel fin mars sont effectués depuis ce lundi. Le ministre délégué à l'Industrie Patrick Devedjian devait lancer le "compte à rebours" dès 9 heures du matin sur le site de l'émetteur de la Tour Eiffel, avant la diffusion à partir de midi des premières émissions, précise un communiqué du ministère. Le lancement officiel des chaînes gratuites en TNT est prévu le 31 mars. L'objectif des essais est d'éliminer d'éventuels "risques techniques" et de procéder au réglage des antennes et des décodeurs, ainsi que de "mobiliser" toutes les parties au projet, notamment les fabricants de matériel et les éditeurs de programmes, indique le ministère. Les chaînes payantes seront diffusées en normes MPEG4 et les chaînes gratuites en MPEG2, précise le communiqué.

AFP

France Télécom expérimente la télévision haute définition sur ADSL
Jeudi, 20/01/2005 - 00:00

Alors que la TNT faisait ses premiers pas, Patrick Devedjian, ministre délégué à l'Industrie, inaugurait le centre de recherche et développement d'Envivio, société spécialisée dans la norme MPEG-4. Le représentant du gouvernement était également présent pour lancer un projet de pôle de compétitivité Images et Réseaux en Bretagne.

Le ministre délégué à l'Industrie a également assisté à une démonstration liée à une expérimentation de télévision haute définition (TVHD) sur l'ADSL 2+, réalisée par France Télécom R&D. Le 14 décembre dernier, Free avait présenté à la presse un dispositif similaire. Ce dispositif-test de TVHD, soutenu par France Télécom R&D, repose sur quatre grands types de composants intégrés dans une architecture ADSL 2+ : en amont (côté réseaux), des serveurs TV en MPEG-2 SD et des serveurs MPEG-4 SD reliés par un switch Cisco à des DSLAM ADSL 2+ fournis par Alcatel. En aval (côté utilisateur), une Livebox, le boîtier multiplay vedette de France Télécom (fournie par Thomson ou Sagem), et un décodeur MPEG-4 HD (fourni par Sagem/Conexant ou Thomson/Broadcom), permet de restituer le contenu audiovisuel en haute définition sur écran HD Plasma ou LCD ou sur un projecteur. Qui peut le plus peut le moins... France Télécom R&D a également testé un dispositif similaire avec un décodeur spécial MPEG-2 (fabriqué par Thomson également). La communication entre la Livebox et le décodeur Haute Définition ne nécessite pas d'implémenter un port supplémentaire sur la set-up box de France Télécom : elle est susceptible d'être établie par le biais d'une simple optimisation logicielle. Pour le moment, France Télécom n'a pas communiqué d'échéance pour une éventuelle commercialisation de ce dispositif TVHD.

Vnunet

Plus de 45 % des foyers ont un ordinateur et un français sur 2 utilise le Net
Jeudi, 20/01/2005 - 00:00

Plus de 45 % des foyers français ont un micro-ordinateur à domicile, et 35 % d'entre eux sont désormais connectés à l'internet, selon l'enquête annuelle SVM-Gfk publiée le 19-01-05 à Paris. "Les Français continuent leur révolution numérique", a commenté au cours d'une conférence de presse Patrick Zemour, rédacteur en chef du mensuel de nouvelles technologies SVM, en soulignant qu'en un an, le nombre de foyers possédant un ordinateur s'est accru d'un million, pour atteindre 11,2 millions. Jean Litoff, analyste chez la société d'études de marché Gfk, a de son coté souligné que l'enquête a indiqué que le nombre de Français ayant déjà utilisé internet "continue à croître" : il a atteint 48 % de la population fin 2004. Mais contrairement aux affirmations triomphalistes, ce pourcentage n'augmente qu'assez lentement, puisqu'il était de 47 % en 2003.L'enquête, qui a été réalisée début décembre par téléphone auprès de 1.004 personnes, a également mis en exergue la rapide pénétration de l'internet à haut débit, principalement par l'ADSL. Sur les 8,7 millions de foyers connectés à internet, presque deux tiers d'entre eux disposent désormais d'une connexion à haut débit. "Cette pénétration du haut débit est due à la rapide baisse des tarifs, mais aussi à l'élargissement des zones de couverture", a précisé M. Litoff. L'enquête a sans surprise montré qu'internet est de très loin le principal usage de l'ordinateur, puisque les Français équipés passent en moyenne 11 heures 45 devant leur micro-ordinateur par semaine, et neuf heures 45 devant internet.

Cet usage, même s'il est en légère baisse par rapport à 2003, vraisemblablement en raison de l'arrivée de pratiquants plus agés ou inexpérimentés, représente tout de même deux jours pleins par mois passés devant son écran. Le boom dans l'équipement des foyers devrait se poursuivre en 2005, estime Gfk, qui prévoit qu'à la fin de l'année, 12,3 millions de foyers, soit 49,3 % du total, disposeront d'un ordinateur. "Actuellement, 12,6 % des foyers sont équipés avec un ordinateur portable, mais de plus en plus de foyers vont être multiéquipés, et les ventes de portables vont continuer à tirer le marché", souligne M. Litoff.

Tribune

100 Mbits/s dès la fin de l'année en commercialisation grâce au VDSL2
Jeudi, 20/01/2005 - 00:00

100 Mbits/s fin 2005 ! C'est ce qu'a annoncé Bernard Grave, directeur marketing d'Alcatel. Actuellement entièrement en projet (et donc, secret !), ces débits records à la commercialisation ne s'appuieront pourtant pas sur un réseau entièrement constitué de fibres optiques, mais bel et bien sur nos antiques fils de cuivre, et tout cela grâce à la technologie VDSL 2+ ! En effet, ce réseau étant hérité de l'ADSL 2+ et du VDSL, toutes les bases du haut-débit y sont réintroduites : DSLAM (même s'il devra maintenant se situer tous les kilomètres), multiplexage,... Et de plus, le débit ainsi obtenu ne serait même pas théorique mais réel, voire digne de surpassement... !

C'est donc un bel espoir pour les anciens immeubles ou sites éloignés, chez lesquels l'installation d'un réseau entièrement réalisé en fibre optique serait bien trop coûteux, même si M.Grave précise qu'"à moyen terme, il faudra certainement se tourner vers des technologies alternatives comme la fibre optique pour augmenter les débits." Nul doute que, si le VDSL 2+ se standardise, Alcatel pourra creuser une grande avance avec ses concurrents de l'ingénierie IT. Evidemment, il reste à trouver un fournisseur d'accès qui soit apte à payer cher pour la trouvaille, ce qui ne sera pas si difficile, la bataille constante entre différents FAI aidant. Mais, au lieu de chercher à aller "toujours plus haut, toujours plus vite", ne pourrait-on pas déjà relier entièrement la France au simple ADSL, avant de chercher une nouvelle possibilité de fracture technologique mégalopoles-campagnes ?

Zonehd

L'ADSL sans abonnement arrive
Jeudi, 20/01/2005 - 00:00

Dans un entretien accordé mardi au Figaro, Patrick DEVEDJIAN, ministre délégué à l'industrie, signale avoir demandé à France Télécom de proposer avant le 31 décembre 2005 une offre de gros ADSL sans abonnement téléphonique. Cette offre "ADSL nu" fait partie des mesures souhaitées par le gouvernement pour contrebalancer la hausse probable du prix de l'abonnement fixe de l'opérateur historique. Patrick DEVEDJIAN n'a toutefois pas abordé les modalités et les tarifs de cette offre de gros qui devrait faire des petits en 2006. Il est probable que les clients finaux intéressés par "l'ADSL nu" veuillent faire une croix sur le RTC (réseau téléphonique commuté), et préfèrent la téléphonie mobile à la téléphonie fixe. Si le client n'a plus à payer d'abonnement et de communications fixes - ceux qui le souhaitent ont encore à ce jour la possibilité de passer par Internet pour appeler gratuitement leurs contacts (merci Skype) - et que le forfait ADSL reste compétitif, le succès de l'offre pourrait être assuré. Rappelons que parallèlement à "l'ADSL nu", certains fournisseurs d'accès Internet dont Free, permettent d'ores et déjà à leurs clients "totalement dégroupés" de ne plus payer d'abonnement principal à la téléphonie fixe.

Figaro

Haut débit : forte hausse du dégroupage
Jeudi, 20/01/2005 - 00:00

Le dernier observatoire du dégroupage publié par l'Autorité de Régulation des Télécoms (ART) montre une forte hausse du dégroupage en France avec près de 1,6 million de lignes dégroupées (dont 95 190 en dégroupage total) sur un total de 6,1 millions d'accès ADSL à la fin 2004. Ces chiffres placent la France dans le peloton de tête des pays européens tant pour la couverture haut débit que pour le dégroupage. En un an, le nombre de ligne dégroupées à été multiplié par près de six sous la pression des opérateurs alternatifs, au premier rang desquels Free. Le dernier trimestre a toutefois vu Wanadoo enrayer ses pertes de parts de marché. Le FAI, qui cédait du terrain depuis plus d'un an a ses concurrents, a regagné 1 point de part de marché au dernier trimestre (à 49 %) grâce à une politique tarifaire plus agressive et au lancement de nouvelles offres (LiveBox, Débit Max...). Wanadoo reste aussi l'un des rares FAI à assurer une couverture nationale du territoire à des débits élevés, alors que la plupart de ses grands concurrents ont choisi de se concentrer sur les grandes agglomérations et le dégroupage, limitant ainsi leur marché. Selon l'ART, les zones dégroupées ne couvriraient ainsi que 50 % du territoire alors que Wanadoo couvre 90 % du territoire.

ART

Une borne automate va délivrer des itinéraires de randonnée en Haute-Savoie
Jeudi, 20/01/2005 - 00:00

Les randonneurs auront la possibilité dès dimanche à Saint-Gervais (Haute-Savoie) d'imprimer, contre 2 euros, depuis une borne automate libre service, l'itinéraire de la balade qu'ils auront choisie parmi les 36 proposées dans le massif du Mont Blanc. "Ce produit est adapté aux séjours courts, la consultation est gratuite et seule l'impression est facturée", explique Gauthier Genton, fondateur de la société de Tarbes (Hautes-Pyrénées) Cité 4, créatrice de la borne. Pour 2 euros, le randonneur a toutes les informations sur sa randonnée sous forme d'une fiche A4 couleur sur papier résistant à la pluie avec notamment mention de la durée et du dénivelé. "Il économise donc le coût de la carte (9,90 ? une carte IGN) ou d'un topo-guide (10 à 15 euros)", précise M. Genton. Le promeneur peut aussi faire une requête selon différents critères, temps disponible ou niveau de difficulté, pour choisir, dans la langue de son choix, un itinéraire préparé par des guides et des accompagnateurs en lien avec l'office du tourisme de Saint-Gervais. C'est le premier "point service randonnée" mis en service dans les Alpes mais deux fonctionnent déjà dans les Pyrénées.

AFP

Un stylo parlant pour lire ce que vous écrivez
Jeudi, 20/01/2005 - 00:00

Le constructeur américain de jouets éducatifs LeapFrog Enterprises a lancé un nouveau stylo, le FLY "pentop computer", un stylet informatique capable de prononcer les mots écrits avec la pointe et de traduire des mots dans des langues étrangères. Le stylo est principalement capable d'interpréter et prononcer vocalement les mots et dessins tracés sur un papier spécial. Le constructeur donne l'exemple d'un utilisateur qui dessine une calculatrice, puis appuie sur les touches dessinées pour effectuer une opération pour entendre le résultat de l'opération prononcé par le stylo. LeapFrog a expliqué qu'un groupe d'enfants de 8 à 13 ans avait aidé au développement du produit. La société développe des jouets éducatifs pour enfants, depuis les nourrissons jusqu'aux lycéens, mais vise plus particulièrement les jeunes enfants. Elle a déclaré vouloir étendre sa gamme de produits vers les enfants plus âgés et développer des aides à l'apprentissage pour les adultes.

Reuters

Neuf Telecom se lance dans la téléphonie internet avec Wengo
Jeudi, 20/01/2005 - 00:00

Neuf Telecom a annoncé le 13 janvier le lancement d'un service de téléphonie sur internet destiné à attirer les clients des fournisseurs d'accès haut débit. L'opérateur contrôlé par le groupe Louis-Dreyfus a créé une filiale baptisée Wengo - dont il détiendra deux-tiers du capital - qui s'inspire de Skype, pionnier du secteur qui revendique 45 millions de téléchargements de son logiciel et 15 millions d'utilisateurs actifs, dont 400.000 payants. "En France, nous visons quelques dizaines de milliers d'utilisateurs, entre 40.000 et 50.000, ayant un abonnement de six euros par mois", a déclaré David Bitton, directeur général de Wengo, au cours d'une conférence de presse. Grâce au logiciel téléchargeable et à une wenbox louée un euro par mois ou vendue 30 euros, les utilisateurs de Wengo peuvent s'appeler entre eux gratuitement partout.

Vers les autres réseaux, le service est payant. Il propose pour six euros par mois des communications locales et nationales illimitées. Une offre à la carte avec recharges est également prévue. "Nous sommes convaincus qu'avec Wengo nous avons les moyens de changer les règles du jeu", a dit Michel Paulin, directeur général de Neuf Telecom, en précisant que le nouveau service pouvait permettre à l'opérateur, qui compte 450.000 abonnés à l'internet haut débit, d'élargir sa base de clients. Il a expliqué que la majorité des quelque six millions d'abonnés ADSL français n'avaient pas encore opté pour la téléphonie illimitée proposée sous forme de forfait. Or, a-t-il dit, l'investissement dans Wengo, qui est de 2,5 millions d'euros, est limité et la filiale a "beaucoup d'ambition".

Reuters

Une étude prévoit deux milliards d'abonnés au portable en 2005
Jeudi, 20/01/2005 - 00:00

Le marché mondial du téléphone portable devrait atteindre les deux milliards d'abonnés d'ici la fin 2005, porté par une forte demande des pays en développement en Asie et en Amérique latine, prévoit jeudi le cabinet de consultants Deloitte & Touche. Les appels vocaux devraient rester le premier moteur des profits et des revenus des sociétés de téléphonie mobile, avec des volumes en progression constante, grâce à la baisse des prix et à une facilité d'utilisation accrue, estime le cabinet.

Le taux de pénétration du mobile devrait dépasser les 100 % sur certains marchés où des utilisateurs souscrivent par exemple un deuxième abonnement pour le transfert des données ou pour leur convenance personnel. Le secteur comptait en juillet dernier 1,5 milliards d'utilisateurs. "Le contenu mobile le plus apprécié et le plus lucratif continuera à tourner autour de la notion de personnalisation du combiné, comme les sonneries, musicales ou non, les fonds d'écrans et les jeux de base", estime Deloitte dans son panorama du secteur télécoms en 2005.

Les opérateurs traditionnels de téléphonie fixe vont continuer à subir des pressions sur leurs marges en raison de la compétition des opérateurs mobiles ou des solutions de téléphonie sur internet (voix sur IP ou VoIP), même si la grande majorité des appels vocaux va toujours s'effectuer sur leurs réseaux, estime le rapport. "Les opérateurs fixes devraient mettre en avant les capacités supérieures de leurs réseaux et investir dans des téléphones multi-fonctions, qui offrent plus de confort comme la mémorisation des numéros, les messages textes et la possibilité d'organiser des conférences, afin de stimuler le volume des appels" estime Deloitte.

L'identification radio pourrait devenir le segment porteur du marché, estime Deloitte, avec des secteurs allant de la distribution à l'automobile qui accélèrent l'adoption de cette technologie destinée à réduire le vol, le gaspillage et à améliorer la productivité. "En 2005, l'identification par fréquence radio (Radio Frequency Identification, RFID) va enfin sortir du laboratoire pour investir le marché (...) D'ici la fin de l'année, plus de 10 milliards d'étiquettes RFID auront été vendues et utilisées", estime Deloitte.

Des géants de la grande distribution comme l'américain Wal-Mart ou le britannique Tesco sont sur le point de remplacer les codes barres de leurs produits par des puces RFID. Avec les nouvelles étiquettes, ils vont pouvoir suivre à la trace les marchandises, signaler les besoins de réassortiment, améliorer l'efficacité des approvisionnements et réduire les coûts. Les analystes estiment que cette technologie et les réductions de main d'oeuvre qu'elle autorise, comme un contrôle automatique des inventaires, pourrait permettre à Wal-Mart d'économiser 1,3 milliard de dollars par an, pour un chiffre d'affaires annuel d'environ 256 milliards de dollars. Deloitte estime que la collecte, la mise en forme et l'exploitation des données RFID va devenir une industrie importante, avec des applications allant de la santé à la construction en passant par les transports.

Reuters

Un téléphone 3G pour commander son PC
Jeudi, 20/01/2005 - 00:00

Commander son PC à distance grâce à son téléphone mobile ne relèvera bientôt plus de la science-fiction. Le constructeur japonais Toshiba a effet présenté à Tokyo le 18 janvier, un logiciel qui, selon lui, est la première véritable solution de prise de contrôle à distance d'un PC depuis un téléphone mobile. Baptisé "Ubiquitous Viewer", cet outil permet de téléguider un PC sous Windows depuis un téléphone cellulaire 3G. L'écran de votre téléphone devient celui de votre PC, et le clavier du téléphone doit se substituer à celui de l'ordinateur. Le constructeur a montré comment modifier des fichiers texte à distance et y insérer des images prises avec le mobile. Le système fonctionne également avec la messagerie électronique, le navigateur internet et les autres applications installées sur le PC. Les fonctions de communications sont sécurisées via le protocole SSL (Secure Sockets Layer); Toshiba a évoqué une technologie maison pour la compression des données. Le géant nippon prévoit de commercialiser ce logiciel d'ici à la fin mars au Japon, notamment dans le cadre des services 3G de l'opérateur NTT Docomo.

Toshiba

^ Haut
Matière
Matière et Energie
15 projets pour produire de l'électricité d'origine renouvelable
Jeudi, 20/01/2005 - 00:00

Le ministre délégué à l'Industrie, Patrick Devedjian, a annoncé mercredi avoir retenu 14 projets biomasse (216 mw) et un projet biogaz (16 mw) pour la réalisation de centrales de production d'électricité à partir de ressources renouvelables. L'appel d'offre avait été lancé le 17 décembre et était ouvert pour 200 Mw de biomasse et 50 Mw de biogaz. 23 candidats se sont déclarés, précise un communiqué du ministère. La ressource naturelle utilisée, souvent issue de procédés industriels, sera très variée : boues papetières, plaquettes forestières, marc de raisin, poursuit encore le texte. Les projets retenus se répartissent dans plusieurs régions : Aquitaine, Champagne-Ardennes, Haute-Normandie, Ile-de-France, Limousin, Lorraine, Midi-Pyrénées, Provence-Alpes-Côte-d'Azur et devraient permettre la création de plusieurs centaines d'emplois dans les centrales et les filières d'approvisionnement. Ce résultat d'appel d'offres marque le lancement des filières biomasse et biogaz, qui s'inscrivent dans la politique de développement des énergies renouvelables voulue par le Gouvernement, commente le ministère.

La France s'est fixé un objectif de consommation d'électricité d'origine renouvelable à hauteur de 21 % de sa consommation totale d'électricité en 2010, contre 15 % en 1997. "Cette politique, qui permettra à la France de renforcer la sécurité d'approvisionnement et d'apporter sa contribution à la lutte contre l'effet de serre, a un coût", souligne par ailleurs le ministère. "Le coût moyen de l'électricité produite par ces 14 projets sera en effet de 8,6 centimes d'euros par kilowattheure, à comparer à un prix moyen de l'électricité sur les marchés de gros de l'ordre de 3,5c?/kWh avec une tendance à la hausse", précise encore la même source. Un nouvel appel d'offres sera lancé en 2005.

Ministère de l'industrie

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Espace
Espace et Cosmologie
Grâce à Huygens, la moisson scientifique sur Titan s'annonce inespérée
Jeudi, 20/01/2005 - 00:00

Au terme d'un fabuleux périple spatial de sept ans et après sa séparation de l'orbiteur Cassini à Noël, la sonde européenne Huygens a achevé vendredi 14 janvier son odyssée interplanétaire, réussissant un atterrissage parfait sur le sol de la mystérieuse et glacée Titan, la plus grande lune de Saturne. L'Agence spatiale européenne (ESA) a confirmé que la sonde avait transmis des données collectées dans l'environnement de Titan, qui pourraient aider à mieux comprendre les origines de la vie sur Terre. Les responsables de la mission savent que Huygens a atterri en douceur, car elle continuait à transmettre des données bien après s'être posée, comme l'a précisé David Southwood, directeur scientifique de l'ESA.

Les centaines de photos transmises par Huygens sont extraordinaires. Elles montrent des lits de rivière, des lacs, des îles. Un liquide y a coulé, sans doute un mélange de méthane et d'éthane liquide. Titan est considéré comme une "machine à remonter le temps", où les scientifiques espèrent retrouver, congelées", les conditions qui ont prévalu sur Terre il y a 3,8 milliards d'années, avant l'apparition de la vie.

Pour les aider dans cette tâche, de façon totalement inespérée, la sonde -- un engin de 319 kilos et d'une envergure de 2,7 m -- est restée "vivante" plusieurs heures après avoir atterri, à la vitesse finale de 15 km/h, sur Titan. "Trois heures selon nos dernières estimations", ajoute M. Lebreton, dans un environnement hostile avec des températures éternellement figées à - 180 degrés et des vents très violents, le tout à 1,5 milliard de km de la Terre.Huygens a déjà fourni une telle moisson de données scientifiques que trois générations de chercheurs devront se succéder pour les décrypter et révéler les secrets de cette mystérieuse lune, copie "congelée" de notre Terre avant l'apparition de la vie. "Nous sommes les premiers visiteurs de Titan", a lancé, euphorique, le directeur général de l'ESA, Jean-Jacques Dordain. "Les données scientifiques que nous rassemblons maintenant vont dévoiler les secrets de ce nouveau monde. C'est un fantastique succès pour l'Europe."

Entre le début de sa descente sur Titan et les moments qui ont suivi son atterrissage, il était prévu que Huygens transmette des données vers la Terre pendant moins de trois heures. Mais il s'avère qu'elle continuait à émettre après plus de cinq heures vendredi, à la plus grande joie des responsables de la mission. "C'est beaucoup plus longtemps que nous ne l'avions rêvé", a souligné M. Southwood. La sonde était conçue pour continuer à transmettre pendant au moins trois minutes après son atterrissage, avant que ses batteries soient épuisées ou que Cassini, chargé de relayer ses données vers la Terre, soit hors de portée.

Huygens était entrée dans l'atmosphère de Titan, situé à quelque 1,2 milliard de kilomètres de la Terre, peu après 9h GMT (10h à Paris). Au centre de contrôle de l'ESA à Darmstadt, en Allemagne, les responsables de la mission avaient les larmes aux yeux lorsqu'a été reçu le premier signal radio émis par la sonde, un peu plus d'une heure après le début de sa descente.

Huygens s'est séparée de l'orbiteur américain Cassini le 25 décembre pour se diriger seule vers Titan, première lune autre que celle de la Terre à être explorée par un engin spatial. Baptisée d'après le découvreur de Titan, l'astronome hollandais du 17e siècle Christiaan Huygens, la sonde transportait des instruments pour étudier notamment l'atmosphère de l'astre.En sommeil, les systèmes de Huygens se sont remis en route comme prévu avant l'entrée dans l'atmosphère de Titan. La sonde a réalisé l'essentiel de sa mission durant sa descente, d'une durée de deux heures et demie, qui a été ralentie par un premier parachute principal puis par un deuxième plus petit. Pendant son plongeon, elle devait étudier la composition de l'atmosphère de Titan, la vitesse des vents et également prendre des images de la surface. Toutes ces données devaient être transmises à l'orbiteur Cassini, chargé de les relayer vers la Terre. Titan est la seule lune du système solaire à posséder une atmosphère significative. Riche en azote et contenant environ 6 % de méthane, elle serait une fois et demie plus épaisse que celle de la Terre.

Alphonso Diaz, administrateur scientifique de la NASA, a expliqué que Titan pourrait offrir des indices sur les conditions dans lesquelles la vie a pu apparaître sur Terre. "L'exploration deTitan nous donnera l'occasion d'étudier les conditions qui ont pu exister sur Terre au départ. Elle a peut-être préservé en les congelant de nombreux composés chimiques qui ont ouvert la voie à la vie sur Terre.

La mission Cassini-Huygens, opération conjointe de la NASA, de l'ESA et de l'agence spatiale italienne, avait été lancée le 15 octobre 1997 pour étudier Saturne, ses anneaux spectaculaires et ses nombreuses lunes. Si pour Huygens, le voyage arrivait à son terme, Cassini doit encore poursuivre sa mission autour de Saturne pendant quatre ans.

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ESA

NASA

La sonde Deep Impact est en route vers la comète Tempel 1
Jeudi, 20/01/2005 - 00:00

La sonde Deep Impact est partie pour son voyage de six mois en direction de la comète Tempel 1. La sonde de la NASA a été lancée avec succès mercredi 12 janvier à 18h47 GMT, soit 13h47 heure locale, depuis la base de l'US Air Force à Cap Canaveral, en Floride, par une fusée Boeing Delta 2. Deep Impact s'est séparée de son lanceur après 35 minutes de vol. Le but de cette mission est d'en savoir plus sur la composition des comètes et par conséquent sur les origines du système solaire. Ces boules de glaces et de roches contiendraient en effet les matériaux originels de notre système. Deep Impact est composé d'un vaisseau-mère et d'un impacteur qui doit s'écraser sur la comète afin de mettre son noyau à jour. La sonde porte le nom d'un film-catastrophe américain sorti en 1998 et dans lequel un météore menaçait la Terre.

Elle sera placée sur la trajectoire de la comète Tempel 1 qu'elle rencontrera le 4 juillet, alors qu'elle se trouvera à environ 132 millions de km de la Terre. Vingt-quatre heures plus tôt, "Deep Impact" lâchera un projectile auto-propulsé de 372 kg composé de plaques de cuivre, d'un mètre par un mètre, qui percutera le noyau de la comète à la vitesse de 37.000 km (23.000 milles/heure). Une caméra placée sur le projectile transmettra des images jusqu'au dernier moment avant l'impact à la sonde qui passera à 500 km au large de la comète, transmettant les données vers la Terre. Que va-t-il se passer ? Et bien mystère pour les chercheurs qui connaissent finalement peu de choses de la comète. Est-ce que sa croûte est dure comme du béton ? Est-ce qu'elle est aussi peu solide que des corn flakes ? Ils ne savent pas. Selon les responsables de cette mission de 267 millions de dollars, l'impact pourrait créer un cratère de la taille d'un stade de football dans le noyau de cette comète formée de glace et de roches, qui mesure environ six kilomètres de large.

Mais d'autres scientifiques estiment que la comète va littéralement voler en éclat. Des caméras et d'autres instruments de mesure, à bord de "Deep Impact", observeront et analyseront l'impact, tandis que les télescopes spatiaux Hubble, Chandra et Spitzer seront mobilisés pour saisir l'événement. De cette collision, on devrait en savoir un peu plus sur la composition des comètes depuis leur formation, il y a plus de 4,5 milliards d'années. Les comètes ont très peu évolué. Elles renferment donc les traces du système solaire primitif, et peut-être le secret de nos origines. L'enjeu scientifique d'une telle expérience est donc très important. A plus long terme, la sonde Stardust doit ainsi rapporter sur Terre en 2006 des poussières de la comète Wild-2, capturées il y a un an. Et, surtout, la sonde de l'Agence spatiale européenne Rosetta (lancée par Ariane le 2 mars 2004) doit se mettre en orbite autour de Churyumov-Guerassimenko en 2014 et y poser un petit robot. Nous devrions donc, d'ici une dizaine d'années, accomplir un pas de géant dans la nature et la composition de ces corps célestes témoins de la naissance de notre planète.

Article @RTFlash

NASA




Les mystérieux trous noirs commencent à livrer leurs secrets
Jeudi, 20/01/2005 - 00:00

Les trous noirs, objets célestes invisibles mais omniprésents au coeur des galaxies, commencent à livrer leurs secrets aux astrophysiciens, dont plusieurs ont présenté leurs découvertes à la conférence de la société américaine d'astronomie à San Diego (Californie). Ultime destin des étoiles les plus massives ayant épuisé leur carburant, le trou noir résulte de la contraction gravitationnelle de leur noyaux après l'explosion de ces astres en supernova. Jon Miller, astrophysicien de l'université Harvard à Boston (Massachusetts), a pu détecter des particules de gaz littéralement "surfant sur une vague d'espace-temps" autour d'un trou noir baptisé GRS 1915+105 situé à 40.000 années-lumière dans la constellation Aquila. Ces observations, qui ont pu se faire grâce au plus grand télescope de l'espace à rayon X, le Rossi-X ray Timing Explorer de la NASA, l'agence spatiale américaine, confirment selon lui la théorie de la relativité générale du physicien Albert Einstein en montrant comment la force gravitationnelle de ces objets peut "déformer la fabrication même de l'espace-temps". Une autre équipe dirigée par Jane Turner, travaillant conjointement avec la NASA et le centre d'astrophysique de l'université du Maryland (est), a observé trois blocs de particules de gaz à très haute température de la taille de notre soleil évoluant autour d'un trou noir à 32.000 km par seconde. Cette première réalisée avec le satellite XMM-Newton de l'Agence spatiale européenne (ESA) a permis à ces astronomes de suivre des morceaux de matière effectuant une révolution complète autour d'un trou noir. "Ces données devraient nous permettre de mesurer la masse et d'autres caractéristiques des trous noirs", a expliqué Jane Turner.

Le professeur d'astronomie, Stein Sigurdson, de l'université de Pennsylvanie et ses collègues ont calculé, grâce à une modélisation informatique, la fréquence de ces événements dont ils espèrent observer les effets plusieurs fois par an grâce au programme conjoint de la NASA et de l'ESA, appelé LISA. Ce futur système de satellites, muni d'antennes laser, sera capable de détecter les ondes gravitationnelles que déclenchent par avance l'absorption d'un trou noir ou d'une étoile à neutron par un trou noir géant, a-t-il expliqué dans un communiqué. Ces ondulations de l'espace-temps, prédit par Einstein, et qui se déplacent à la vitesse de la lumière, n'ont jamais été détectées directement, mais elles "représentent les meilleures chances de pouvoir observer ce phénomène" d'absorption des trous noirs, a expliqué Stein Sigurdson. La densité des trous noirs est telle -- pour une masse quatre fois supérieure à celle du soleil, ils ont un rayon de l'ordre de 12 km-- que les trous noirs absorbent, comme un puissant siphon, tout ce qui passe à proximité. Ces objets stellaires sont tellement denses que même la lumière ne peut s'en échapper les rendant invisibles et seulement détectables par les effets exercés sur leur environnement dont l'espace-temps qu'ils déforment, selon la théorie de la relativité générale d'Einstein avancée en 1916. (Voir éditorial sur Einstein de la lettre 309 du 14-01-2005).

Space.com

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
SIDA : des gènes qui décideraient de tout
Jeudi, 20/01/2005 - 00:00

Une équipe américaine a découvert un nouveau facteur de susceptibilité génétique qui expliquerait pourquoi certains séropositifs ne développent pas le SIDA clinique. Une découverte majeure, qui établirait que nous ne sommes pas égaux face au VIH. Le Pr Sunil Ahuja de l'Université du Texas, a analysé plus de 4 000 échantillons de sang prélevés chez des sujets -séropositifs et séronégatifs- de différentes origines ethniques. Il s'est ensuite intéressé à un gène spécifique, codant une protéine qui empêche le virus de se fixer aux récepteurs des cellules immunitaires. Il a ainsi découvert que les Afro-américains avaient quatre copies de ce gène, contre seulement deux pour les Européens. Ce qui ne signifie pas néanmoins, que ces derniers soient davantage prédisposés à la maladie. "En fait, ce qui détermine la susceptibilité d'un individu, c'est le fait d'avoir plus de copies du gène que la moyenne de son groupe ethnique". Pour l'auteur, ce travail est capital, notamment pour les essais de vaccins à venir. Mais aussi pour adapter les traitements en fonction de la susceptibilité de chacun à l'infection.

Science

Cancer du col de l'utérus : vers un vaccin thérapeutique
Jeudi, 20/01/2005 - 00:00

Des chercheurs français annoncent avoir mis au point un candidat-vaccin efficace contre le cancer du col de l'utérus de la souris. Une découverte qui devrait permettre la mise en place prochaine d'essais cliniques chez la femme. L'efficacité thérapeutique de ce candidat-vaccin dirigé contre un virus à l'origine de la majorité des cancers cervicaux, le papillomavirus, est due à une collaboration entre plusieurs équipes de chercheurs de l'Institut Pasteur: Xavier Préville, Claude Leclerc et Daniel Ladant. Leurs travaux sont publiés dans le dernier numéro de la revue "Cancer Research". Dans un communiqué, les chercheurs rappellent que le cancer du col de l'utérus est le deuxième cancer le plus fréquent chez la femme dans le monde et le premier reconnu par l'OMS comme étant attribuable à 100 % à une infection. Il provoque chaque année 230.000 décès dans le monde et 500.000 nouveaux cas (80 % dans les pays en développement). En Europe, 65.000 femmes en souffrent et on recense environ 25.000 nouveaux cas par an, avec une mortalité de 4,7 %.Le principe de la vaccination thérapeutique, qui est une forme d'immunothérapie, est d'induire une réponse immunitaire contre une partie des cellules tumorales ciblées (antigène tumoral). Cette réponse se traduit en particulier par la production de "cellules tueuses" capables de détruire très spécifiquement la tumeur. Administré à des souris porteuses de tumeurs, modèles du cancer humain, ce vaccin a permis une régression tumorale complète chez 100 % des animaux.

AP

Découverte d'un gène impliqué dans la surdité
Jeudi, 20/01/2005 - 00:00

Des chercheurs américains ont localisé un gène qui prévient la dégénérescence de cellules de l'oreille interne indispensables à l'audition, une première étape, selon eux, vers la correction de la plus répandue des formes de surdité de la personne âgée. Leur découverte est publiée dans la dernière édition de la revue "Science". Au cours de leur expérience menée sur des souris de laboratoire à l'Hôpital général du Massachusetts, les chercheurs ont découvert que la suppression des effets d'un seul gène permettait aux cellules qui tapissent l'oreille interne de repousser. Ainsi sont remplacées les terminaisons nerveuses, baptisées les cellules ciliées, qui ont tendance à disparaître avec l'âge. "La plupart des surdités sont dues à la perte de ces cellules ciliées", a expliqué Zheng-Yi Chen, qui dirige l'équipe de recherche de l'hôpital. "Maintenant nous savons comment régénérer ces cellules."

L'objectif, a ajouté Chen, est de trouver comment rendre ce gène inactif dans l'oreille interne humaine, probablement à l'aide d'un médicament, et permettre ainsi la repousse des cellules ciliées. "Ceci permettra aux gens de retrouver l'audition", a souligné le premier auteur de l'étude. Le Dr James Battey, directeur de l'Institut national de surdité et d'autres anomalies de la communication, un des Institut nationaux américains de santé, a estimé que la découverte de l'équipe Chen représentait une étape très importante pour parvenir à restaurer l'audition.

Les cellules ciliées constituent un lien crucial dans la chaîne de l'audition. Elles sont alignées dans la cochlée, une partie de l'oreille interne. Les vibrations sonores qui partent du tympan et des os de l'oreille moyenne sont transmises dans la cochlée, où elles stimulent les cellules ciliées. Cette énergie peut être transformée en signaux électriques, qui sont ensuite transportés par les neurones et interprétés comme des sons. Un être humain naît avec environ 50.000 cellules ciliées dans l'oreille interne, mais cette quantité diminue du fait d'un traumatisme, d'une maladie ou simplement de l'âge. Quand une quantité suffisante de cellules a disparu, s'installe une surdité. Elle est la conséquence de la non-régénérescence des cellules, a indiqué Stefan Heller, chercheur en audition à l'Infirmerie de l'oeil et de l'oreille du Massachusetts. "Une fois que ces cellules sont perdues, elles le sont pour de bon", a-t-il ajouté. "Dans les surdités profondes, vous pouvez ne plus en avoir du tout."

Les chercheurs ont étudié tous les gènes actifs durant le développement embryonnaire de l'oreille interne. Ils ont découvert qu'une protéine produite par le rétinoblastome, ou Rb1, stoppe la croissance des cellules ciliées. En réalité, ils ont découvert que la protéine Rb1 faisait fonction de molécule interrupteur capable de s'opposer à la prolifération des cellules ciliées. Ils ont ensuite étudié une souris transgénique développée par Philip Hinds, du centre médical Tufts de Nouvelle-Angleterre, qui n'exprimait pas la proténe Rb1 dans l'oreille interne. Les rongeurs auxquels ce gène manque ont tendance à courir en cercle, un comportement qui suggère l'existence d'une anomalie du système vestibulaire (qui contrôle l'équilibre).

Ils ont découvert que ces animaux possédaient plus de cellules ciliées dans l'oreille interne que n'en possédaient les souris ayant un gène Rb1 normal, et que ces cellules surnuméraires étaient fonctionnelles, capables de transmettre les signaux électriques au cerveau. Les chercheurs tentent maintenant de mettre au point des molécules capables de neutraliser la protéine Rb1 et, de ce fait, de permettre la croissance des cellules ciliées.

AP

Parkinson : une mutation génétique impliquée
Jeudi, 20/01/2005 - 00:00

La maladie de Parkinson est un peu mieux comprise grâce aux travaux de trois équipes de recherche basées aux États-Unis, en Angleterre et aux Pays-bas. Les résultats de leurs recherches montrent qu'une mutation de l'un des gènes impliqués dans l'apparition de la maladie de Parkinson serait responsable de près de 5 % des cas héréditaires de la maladie et de 2 % des cas isolés. Selon les scientifiques, la mutation du gène LRRK2 serait impliquée dans le développement d'un certain nombre de cas de cette maladie. Ce gène est l'un des cinq de la maladie de Parkinson sur lesquels des mutations ont été identifiées. Il a été isolé en octobre 2004 sur la région PARK8 du chromosome 12. Le gène LRRK2 code une protéine, nommée « dardarin », responsable du tremblement.

Cette percée pourrait aider à détecter la maladie plus tôt, et ainsi la traiter plus rapidement. De plus, elle pourrait aider à développer de nouveaux médicaments. Le premier gène lié à la maladie de Parkinson a été isolé en 1997. Le Parkinson est une maladie neuro-dégénérative qui se manifeste principalement par des troubles du mouvement. Près de 100 000 personnes vivent avec cette maladie au Canada dont 25 000 au Québec. À l'échelle planétaire, il y aurait 6,3 millions de personnes atteintes, et l'OMS s'attend à ce que ce chiffre double d'ici 2016.

Lancet

Une étude coréenne lie diabète et cancer
Jeudi, 20/01/2005 - 00:00

Le diabète peut accroître les risques de cancer, notamment chez les sujets dont le taux de glucide dans le sang est élevé, selon une étude réalisée auprès de plus d'un million de Coréens. Le diabète est souvent lié à l'obésité, connue pour accroître les risques de cancer. Or, la plupart des participants à cette étude, publiée mercredi dans le "Journal of the American Medical Association", ne sont pas en surpoids. Les chercheurs coréens estiment donc que leur taux de glucide pourrait être en cause. Les analyses de 1,29 million de Coréens âgés de 30 à 95 ans ont été examinés sur une dizaine d'années, depuis 1992. Environ 5 % d'entre eux étaient atteints de diabète. Au total, 26.473 participants sont décédés du cancer pendant leur suivi. Les diabétiques avaient environ 30 % de risques supplémentaires de développer un cancer, notamment du pancréas, et d'en mourir. Selon Sun Ha Jee, un chercheur de l'université de Yonsei à Séoul, l'insuline pourrait influencer la prolifération des cellules. Or le cancer se caractérise par une multiplication anarchique des cellules.

AP

Le lien entre viande rouge et cancer du côlon confirmé
Jeudi, 20/01/2005 - 00:00

Deux nouvelles études sur les liens entre régime alimentaire et cancer tendent à confirmer que l'excès de consommation de viande rouge favorise le cancer du côlon, sans prouver pour autant que les fruits et les légumes préviennent celui du sein. Publiées mercredi dans la revue de l'Association médicale américaine, ces travaux ne répondent pas totalement à la question, en partie parce qu'elles ne s'intéressent qu'aux habitudes alimentaires à l'âge adulte, une période insuffisante, estiment certains chercheurs. Selon eux, le risque de cancer du sein serait plus dépendant de l'alimentation pendant l'adolescence, lorsque les cellules se divisent rapidement et sont plus vulnérables.

De nombreuses études avaient déjà établi un lien entre une consommation excessive de viande rouge et l'augmentation du risque de cancer du côlon. Ce nouveau travail, conduit par des chercheurs de la Société américaine du cancer, concerne 148.610 hommes et femmes âgés de 63 ans en moyenne. C'est une des études les plus importantes jamais réalisées à ce sujet. Les participants indiquent la quantité de viande consommée en 1982 ainsi qu'en 1992 et 1993. Les gros consommateurs auraient un risque de 30 à 40% supérieur de développer un cancer du côlon que les petits consommateurs.

La quantité de viande consommée quotidiennement par les hommes gros consommateurs était de 85 grammes au moins, soit la taille d'un hamburger environ, et de 57 grammes pour les femmes. Celle des petits mangeurs était de 57 grammes deux fois par semaine pour les hommes et de moins de 28 grammes pour les femmes. Le risque était par ailleurs augmenté pour une grande consommation de bacon ou de sauce bolognaise. Le coauteur de l'étude, le Dr Michael Thun, chef du département d'épidémiologie de la Société du cancer, a déclaré que ces résultats devraient être mis en perspective : selon lui, le tabac, l'obésité, la sédentarité, sont des facteurs plus volontiers liés au cancer du côlon que de manger beaucoup de viande rouge.

Selon lui, toutefois, ces conclusions sont en accord avec les recommandations de la Société du cancer qui mettent en garde contre une trop grande consommation de viande rouge et incitent à une diversification de l'alimentation. De son côté, l'étude relative au cancer du sein qui concerne 285.526 Européennes, n'a pas mis en évidence de lien entre une importante consommation de fruits et de légumes et une meilleure protection contre cette maladie. Seules les femmes ayant des antécédents familiaux de cancer du sein ont pu bénéficier d'un tel régime, estime le premier auteur, le Dr Petra Peeters, du centre médical de l'Université d'Utrecht, aux Pays-Bas. Par ailleurs, consommer beaucoup de fruits et de légumes et peu de viande rouge ne peut qu'être bénéfique pour le coeur.

JAMA

Un vaccin prometteur contre le virus du Nil occidental
Jeudi, 20/01/2005 - 00:00

Des chercheurs de l'Institut Pasteur de Paris ont démontré l'efficacité chez l'animal d'un vaccin expérimental contre la fièvre du Nil occidental, une maladie virale responsable d'encéphalites graves transmise chez l'homme. Ce virus, transmis par des moustiques, est particulièrement inquiétant en raison de son émergence récente sur le continent nord-américain, rappellent les chercheurs dont les travaux sont publiés dans le Journal of Infectious Diseases du 15 janvier. Depuis 2002, on lui doit plus de 13.000 cas, dont 500 décès, recensés aux Etats-Unis. Ce virus est également sous haute surveillance en France, notamment en Camargue où des infections chez les chevaux sont apparues en 2000. Un cas humain a également été recensé en 2003 dans le Var.

Les équipes de Pasteur ont mis au point ce candidat-vaccin en utilisant un vaccin pédiatrique contre la rougeole, peu coûteux (environ 6 centimes d'euro la dose, voire moins pour les pays en développement), le plus vendu dans le monde et dont l'efficacité et l'innocuité sont prouvées depuis des décennies. La préparation comprend un "antigène protecteur (une protéine d'enveloppe) contre le virus du Nil occidental produite par la souche vaccinale Schwarz du virus de la rougeole" (vaccin vivant "recombiné").

"Les animaux vaccinés par ce vaccin mixte rougeole/Nil occidental sont totalement protégés contre une dose mortelle du virus de la fièvre du Nil occidental, alors que tous les non vaccinés meurent rapidement", relève le chercheur Frédéric Tangy. "La protection apparaît dès le 8e jour. Elle persiste, en s'améliorant, six mois chez les souris, ce qui équivaut à une vingtaine d'années pour l'homme", indique-t-il. Des tests sur les singes ont débuté.

Ce résultat conforte l'intérêt des recherches utilisant le vaccin de la rougeole comme nouveau vecteur performant et inoffensif pour immuniser contre d'autres maladies. Contre le VIH/sida, des essais cliniques de vaccins, menés avec GlaxoSmithKline, "sont espérés dans un an et demi à deux ans, en Angleterre". Egalement en ligne de mire : la dengue, l'encéphalite japonaise et la fièvre jaune, des maladies humaines mortelles provoquées par des virus apparentés à celui du Nil occidental.

Pasteur

Après la première double greffe de mains, une greffe du visage à Lyon ?
Jeudi, 20/01/2005 - 00:00

La greffe complète de la face est aujourd'hui « techniquement » possible. C'est ce qu'a déclaré, l'équipe du professeur Jean-Michel Dubernard de l'hôpital Edouard-Herriot (HEH). Une annonce faite cinq ans jour pour jour après la première greffe mondiale des deux mains, réalisée avec succès à Lyon par le même Jean-Michel Dubernard. Ce dernier, qui a tenu hier une conférence de presse en présence du « receveur », Denis Chatelier, estime qu'« une nouvelle ère s'ouvre dans le domaine de la transplantation, celle des tissus composites ». La greffe du visage, que pourraient légitimer certains cancers ou brûlures majeures selon des spécialistes, est « une situation à laquelle on sera confronté, non pas pour faire un exploit mais pour améliorer les choses », a affirmé Jean-Michel Dubernard. Il a par ailleurs indiqué qu'une telle intervention a bien failli être tentée récemment à Lyon par une équipe de Créteil. L'idée a été abandonnée « à cause d'une erreur de communication ». Trois nouvelles doubles greffes de mains doivent être effectuées dans les deux années à venir par les services de chirurgie de transplantation de l'Hôpital Edouard-Herriot de Lyon, a annoncé jeudi le Pr Jean-Michel Dubernard et son équipe lors d'une conférence de presse à l'occasion du cinquième anniversaire de la première double greffe.

"Le succès de l'opération de Denis Chatelier est extrêmement encourageant. Et, aujourd'hui, s'ouvre une nouvelle ère de la transplantation, celle des greffes composites de tissus. Déjà, des greffes de larynx, de genou et de paroi abdominale ont été réalisées", s'est félicité le Pr Dubernard. Selon lui, des greffes de face pourraient même être envisagées sous réserve d'acceptation par le comité d'éthique. "Une femme s'était d'ailleurs portée candidate sans que cela ne puisse aboutir", a-t-il précisé. Depuis l'opération de Denis Chatelier en 1999, l'équipe de chirurgie de transplantation de l'hôpital Edouard-Herriot a procédé à une autre double greffe de main sur un Lyonnais âgé de 24 ans, qui n'a pas souhaité que son cas soit médiatisé. Dans le monde, 26 greffes simples et doubles de main ont depuis été réalisées, toutes sur des sujets masculins. Denis Chatelier, présent à la conférence de presse, est venu témoigner de ses progrès. "Je suis limité pour porter des poids lourds mais je progresse de jour en jour. Je peux pincer, sentir le chaud et le froid", a-t-il expliqué, précisant qu'il doit suivre une rééducation par kinésithérapie quotidienne et est toujours sous traitement.

La première greffe de main avait eu lieu à Lyon en 1998 sur le Néo-zélandais Clint Hallam. Cette greffe s'était soldée par un échec, le patient n'ayant supporté sa greffe et demandé son amputation deux ans plus tard. "L'aide des psychologues et des psychiatres est fondamentale pour l'acceptation d'une greffe. On a remarqué que cette acceptation progressait avec le retour de la sensibilité", a expliqué Jean-Michel Dubernard. Les greffes de membres en France ont le même statut juridique que les greffes d'organes. Contrairement aux pays anglo-saxons, tout citoyen qui n'a pas signé le registre des refus est considéré comme "donneur consentant présumé". "Le don de membres pose un problème particulier, il n'est pas forcément bien accepté. C'est pourquoi nous prenons tout de même la précaution de demander l'autorisation aux familles", a indiqué le Dr Jean-Jacques Colpart de l'Etablissement français des greffes.

AP

La maladie mentale : un fléau européen ignoré
Jeudi, 20/01/2005 - 00:00

Le commissaire européen charge de la Santé, Markos Kyprianou, a plaidé mercredi pour que la santé mentale soit élevée au rang des priorités politiques en Europe, rappelant que le suicide tuait davantage que les accidents de la route ou les homicides. C'est «le tueur invisible de l'Europe», a-t-il déclaré, alors que s'est ouverte le 13 janvier à Helsinki la conférence ministérielle de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) sur la santé mentale. «Les maladies mentales sont tout aussi mortelles que les maladies physiques, comme le cancer. En Europe, on compte chaque année davantage de suicidés que de victimes d'accidents de voiture ou d'homicides. Pourtant, la santé mentale bénéficie d'étonnamment peu d'attention», a-t-il ajouté. Markos Kyprianou a souligné sa détermination à faire en sorte que l'Union européenne consacre davantage de moyens à la promotion de la santé mentale. Environ 58.000 citoyens européens décèdent chaque année d'un suicide ou d'automutilations. Ce chiffre est à mettre en rapport avec les 50.700 décès annuels dus à des accidents de la route et les quelque 5.350 victimes annuelles de meurtres ou homicides. La plupart des décès par suicide sont liés à une maladie mentale, en particulier la dépression. Quinze pour cent des personnes souffrant de dépression grave se suicident, et 56 % tentent de mettre fin à leurs jours.

AP

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Homme
Anthropologie et Sciences de l'Homme
Services d'administration en ligne : de réels avantages pour les citoyens et les entreprises de l'UE
Jeudi, 20/01/2005 - 00:00

Selon une nouvelle enquête sur les services d'administration en ligne réalisée pour la Commission européenne, les citoyens de l'UE économisent 7 millions d'heures par an pour leurs déclarations d'impôt et les entreprises de l'UE économisent environ 10 euros par transaction pour leurs déclarations de TVA lorsqu'elles peuvent les faire en ligne. Il existe en outre des possibilités considérables pour réaliser des économies supplémentaires. Viviane Reding, commissaire chargé de la société de l'information et des médias, s'est félicitée de ces résultats : « L'utilisation de nouvelles technologies pour l'offre de services publics peut devenir un puissant moyen de réduire la paperasserie. L'enquête montre clairement que les services publics en ligne apportent une value ajoutée concrète tant pour les citoyens que pour les entreprises. Les pouvoirs publics doivent maintenant s'efforcer de fournir les services publics en ligne de manière interactive chaque fois que cela est possible et approprié, et ce de façon aussi conviviale que possible. Nous devons faire en sorte que les citoyens et les entreprises à travers l'UE retirent le maximum de bénéfice des gains de qualité, d'efficacité et de productivité réalisés grâce à l'offre de services publics en ligne. »

L'enquête de 2004 sur l'impact de l'administration en ligne portait sur 48 228 utilisateurs (19 896 réponses de citoyens et 28 332 réponses d'entreprises). Elle donne une « photographie » détaillée du niveau de satisfaction générale des utilisateurs des services publics en ligne en mesurant la perception de leur facilité d'utilisation, des avantages qu'ils procurent et de leur valeur. Selon l'enquête, 90 % des utilisateurs apprécient la qualité des services offerts électroniquement et plus de 60 % sont très satisfaits de ces services.

Les avantages les plus souvent cités sont le gain de temps et la plus grande flexibilité. Les résultats essentiels de la nouvelle enquête sont les suivants : les déclarations d'impôt en ligne font déjà gagner 7 millions d'heures. Si ces services étaient généralisés et utilisés largement dans tous les États membres, les économies pour les citoyens pourraient atteindre plus de 100 millions d'heures par an ; les déclarations de TVA en ligne permettent d'économiser environ 10 euros par déclaration.

La généralisation de cette pratique pourrait se traduire par des économies annuelles de quelque 0,5 milliard d'euros pour les entreprises de l'UE ; en moyenne, les citoyens et les entreprises économisent plus d'une heure de temps par transaction de service ; 77 % des utilisateurs ont déclaré qu'ils recommanderaient à d'autres les services en ligne qu'ils utilisent déjà eux-mêmes.

L'enquête comporte également des indications claires quant aux possibilités d'amélioration. Les citoyens veulent que les systèmes soient plus faciles à utiliser et offrent de meilleures possibilités d'aide en ligne. Les entreprises veulent des services qui sont plus faciles à trouver et qui leur permettent d'économiser de l'argent. La Commission procède actuellement à des consultations en vue de l'élaboration d'une nouvelle politique européenne cohérente et tournée vers l'avenir en matière de société de l'information, et elle entend présenter, avant l'été 2005, des propositions pour une nouvelle initiative eEurope 2010, y compris des propositions concernant les services publics.

UE

Un tribunal refuse de résilier l'internet d'un téléchargeur
Jeudi, 20/01/2005 - 00:00

Le TGI de Paris a refusé dans une décision du 8-10-2004 de répondre favorablement à la requête de la Société civile des producteurs phonographiques (SCPP) qui demandait à un fournisseur d'accès de résilier l'abonnement d'une personne qui téléchargeait. Cette procédure était normalement prévue par la LCEN votée en 2004, mais le juge a estimé que la SCPP n'était pas fondée "à ne pas appeler les personnes en cause". En d'autres termes, le tribunal a estimé que la requête de la SCPP n'était pas recevable car la SCPP ne pouvait pas justifier de ne pas appeler la personne mise en cause devant un tribunal pour respecter le principe contradictoire. En fait, pour attaquer, la SCPP utilise l'article 6-1-8 de la LCEN, qui stipule que "l'autorité judiciaire peut prescrire en référé ou sur requête (...) toute mesure propre à prévenir un dommage ou à faire cesser un dommage occasionné par le contenu d'un service de communication au public en ligne".

La SCPP a donc déposé une requête contre l'internaute visé. Dans sa décision, le juge commence par rappeler que l'article 8 de la LCEN autorise le président du tribunal à ordonner "la suspension, par tout moyen, du contenu d'un service de communication au public en ligne portant atteinte à l'un des droits de l'auteur, y compris en ordonnant de cesser de stocker ou, à défaut, de cesser d'en permettre l'accès" et il convient que ces dispositions "paraissent donc adaptées à la situation de l'espèce". Il est ici utile de rappeler que, selon l'article 493 du nouveau code de procédure civile, "l'ordonnance sur requête est une décision provisoire rendue non contradictoirement dans les cas où le requérant est fondé à ne pas appeler de partie adverse."

C'est-à-dire que, par exception au principe du contradictoire, une ordonnance sur requête peut être rendue sans donner la parole au défendeur dans un certain nombre de cas : urgence, etc. Or, il semble que la SCPP n'ait pas réussi à démontrer l'intérêt de s'écarter du principe du contradictoire. Visiblement, le juge n'a pas été convaincu par l'idée qu'il était nécessaire de faire une entorse aux droits de la défense parce qu'une société d'auteur accuse un individu de contrefaçon. Un autre élément de la décision qui pourrait être encore plus gênant pour les sociétés d'auteur, c'est que la décision commente également l'article 8 de la LCEN, en précisant "que la mesure sollicitée à savoir la résiliation d'une convention permettant l'accès à internet ne ressort pas de la compétence du juge des requêtes ni d'ailleurs de celle du juge des référés". En effet, selon les règles classiques du droit, commente un juriste sur son site internet), seules les parties au contrat son susceptibles de le résilier, c'est-à-dire le FAI et son abonné. Le seul pouvoir offert par la LCEN aux ayants-droit, c'est celui de suspendre le contrat dans le cadre d'une procédure d'ordonnance sur requête, c'est-à-dire dans les hypothèses où cette suspension serait justifiée par l'urgence, etc. Rien de tel en l'espèce, la LEN ne permet donc que de suspendre l'abonnement d'un utilisateur dans l'attente d'un jugement qui permettrait de le qualifier ou non de contrefacteur.

Ordonnance du TGI du 8-10-2004




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Airbus lance l'A380 et ouvre un ère nouvelle dans le transport aérien
Jeudi, 20/01/2005 - 00:00

Airbus a vu les choses en grand pour célébrer à Toulouse le lancement officiel du tout premier exemplaire de son très gros porteur, l'A380, qui effectuera son premier vol en avril avant d'entrer en service courant 2006. Pas moins de 4.500 invités devaient assister à cette cérémonie présidée par les quatre chefs d'Etat et de gouvernement des pays participant à ce projet pharaonique : Jacques Chirac, le Premier ministre britannique Tony Blair, le chancelier allemand Gerhard Schröder ainsi que le président du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero.

Ce monstre d'une envergure de 80 mètres, d'une longueur de 73 mètres et d'un poids maximum au décollage de 560 tonnes incite ses concepteurs à l'usage de superlatifs : plus gros avion de ligne du monde, il permettra de couvrir une distance allant jusqu'à 15.000 kilomètres avec 555 passagers, ce qui lui permettra de relier l'Europe et l'Australie. En version "charter", ce quadrimoteur à double pont pourra transporter quelque 850 passagers, ce qui constitue également un record.

Lors d'une conférence, Noël Forgeard a assuré que le premier vol de l'appareil devrait avoir lieu au début du mois d'avril. Lors de son entrée en service au cours de l'été 2008, la version fret, commandée par les deux plus grands groupes de messagerie, FedEx et UPS, pourra transporter 152 tonnes sur trois niveaux sur des distances allant jusqu'à 10.400 kilomètres.

Airbus doit vendre au moins 250 exemplaires de cet appareil à deux étages (double pont) pour rentabiliser ce programme, lancé en décembre 2000 sous le nom de code A3XX, dans lequel il comptait investir 10,7 milliards d'euros mais qui pourrait finalement coûter plus de 12 milliards en raison des risques de dépassement. Noël Forgeard, le président d'Airbus, a indiqué récemment qu'il comptait vendre 700 à 750 exemplaires de l'A380, ce qui devrait rapporter plus de 150 milliards de dollars sur la durée du programme, sur la base d'une prix de vente unitaire moyen estimé à quelque 200 millions de dollars.

Le constructeur européen a déjà reçu 139 commandes de la part de 13 compagnies aériennes dans le monde - 149 en comptant une lettre d'intention signée par le groupe de messagerie américain UPS pour 10 appareils dans sa version fret. "Il y a encore d'autres clients nouveaux à venir cette année, probablement deux", a déclaré Noël Forgeard sur RTL, ajoutant plus tard dans la matinée qu'il était "très confiant sur un commande chinoise avant Pâques". "On en vendra beaucoup plus que 250, on va en vendre 700 ou 750, vous savez c'est un avion qui va voler pendant 30 ou 40 ans", a-t-il assuré. Noël Forgeard devrait quitter cet été la présidence d'Airbus pour prendre la co-présidence d'EADS à l'issue d'une guerre des chefs avec Philippe Camus. De source industrielle, on estime que la nomination de son successeur devrait intervenir en février. De façon traditionnelle, c'est plutôt à un Français qu'est confiée la direction de l'avionneur. Les noms de Gérard Blanc, actuellement en charge des programmes et de Fabrice Brégier, président d'Eurocopter, circulent. Mais également celui de l'allemand Gustav Humbert, le numéro deux d'Airbus.

Singapour Airlines sera la première compagnie au monde à exploiter dès 2006 cet appareil. Air France sera pour sa part la première compagnie européenne à l'exploiter à partir de 2007. Il assurera d'abord des liaisons avec New York et Montréal puis, l'année suivante, avec l'Asie (Tokyo et Pékin). Les compagnies aériennes présentes à Toulouse saluent en choeur l'arrivée de l'A380, qui semble pour elles la solution idéale pour faire face à la forte hausse du trafic aérien prévu dans les années à venir. "Une nouvelle ère va commencer pour le transport aérien avec l'A380. Cela va changer la façon dont les compagnies vont exploiter les lignes long courrier à forte densité de passagers", a déclaré John Plueger, P-DG du loueur d'avions ILFC.

Emirates, le plus gros client de l'A380 à ce jour avec 41 commandes fermes (plus deux en version fret), a estimé que l'appareil était la clef de son développement, précisant qu'en 2006 le nouveau terminal 3 de l'aéroport de Dubai serait prêt à accueillir de 70 à 75 millions de passagers. "Les avions avec d'importantes capacités seront vitaux pour les besoins d'Emirates, afin d'être sûr de pouvoir répondre à une demande toujours croissante", a déclaré le Cheikh Ahmed Ben Saeed El Maktoum. La plupart des compagnies ont l'intention de maximiser la rentabilité de l'A380 et donc de remplir le plus possible leurs avions... sauf Virgin Atlantic qui a confirmé sa volonté d'installer des salles de gym, des lits doubles isolés et des casinos dans ses six A380.

Reuters

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