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Une protéine pour réduire les effets des traumatismes psychiques

Des chercheurs de l’Hôpital McLean, de la Faculté de médecine de l’Université Harvard, de l’Université McGill et de l’Hôpital général du Massachusetts ont découvert qu'il était possible, en bloquant certaines protéines avec de la rapamycine, de réduire ou de supprimer la peur et le stress provoqués par un événement traumatique.

Comme le souligne Vadim Bolshakov, Directeur du Laboratoire de neurobiologie cellulaire de l'Hôpital McLean, "Il s'agit d'une découverte fondamentale dans le domaine des neurosciences qui pourrait modifier radicalement la prise en charge des patients présentant un état de stress post-traumatique." 

Les chercheurs ont utilisé le mécanisme d'inhibition du transfert des signaux entre les cellules de l'amygdale, une aire cérébrale fortement impliquée dans les comportements liés à la peur. Dans ces travaux, des rats ont été soumis à des stimuli auditifs provoquant un événement traumatique. Les rongeurs ont ensuite été traités à la rapamycine, une molécule qui bloque la synthèse des protéines juste après la remémoration afin de contrôler les interconnexions neuronales dans le cerveau. Ce traitement a permis de diminuer très sensiblement les manifestations de peur de ces rats.

Cette découverte étonnante devrait permettre d'ouvrir « une voie thérapeutique nouvelle pour traiter les troubles anxieux et les phobies », conclut le professeur Bolshakov.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

PNAS

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