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Robots de nouvelle génération : Les Japonais prennent une longueur d'avance

Les robots de compagnie comme Aibo, le chien métallisé de l'électronicien Sony, déjà dans le commerce, et P3, l'androïde marcheur de Honda, marquent un tournant parce qu'ils rendent réel le rêve de la machine humanisée, comme le montre une grande rétrospective organisée à Tokyo. Le Japon n'est pas seulement l'un des plus grands producteurs au monde de machines-outils et robots de tous types, avec plus de 400.000 exemplaires en activité dans l'archipel et une production supérieure à 60.000 unités par an. Ses intellectuels se posent aussi et depuis longtemps des questions sur le rôle des robots dans la société. "Le robot est devenu une présence réelle. L'existence d'un chien comme Aibo montre que nous avons besoin d'eux", explique à l'AFP Junji Ito, organisateur de l'exposition "50 ans de Robot-ism" ("comme robot et humanisme") qui se tient jusqu'à jeudi au Sogetsu-Kaikan, au centre de Tokyo. Sous le thème unificateur des robots, l'exposition forte de 1.200 pièces a aussi été conçue comme un festival multimédias avec les dernières oeuvres de créateurs japonais de premier plan du monde des mangas (bandes dessinées), de la sculpture (Maywa Denki), des arts graphiques et de l'animation. Le tout cohabite sans choquer avec les dernières merveilles de la technologie nippone comme la femme-cylindre TSMUK IV, commandée à distance mais presque aussi mobile et habile qu'un être humain ou le Guard Robo C2 (robot-vigile) de SOK, équipé de multiples censeurs pour détecter le moindre intrus. Kazuhiko Katoh, alias Monkey Punch, célèbre auteur de mangas, n'est pas surpris de ce voisinage harmonieux. "Nous avions l'habitude d'utiliser les robots pour fabriquer des produits, mais les robots de compagnie comme Aibo vont révolutionner nos relations. Nous allons pouvoir communiquer avec eux". Les industriels, déboussolés par près de dix ans de stagnation économique, sont eux aussi conscients de ces mutations et explorent avec audace cette nouvelle voie, comme l'illustre la présentation ces derniers mois d'un robot humanoïde capable d'imiter avec précision les mouvements d'un homme à ses côtés ou de R100 de NEC, cousin éloigné du célèbre R2D2 de la Guerre des Etoiles, corvéable à merci mais doté de son propre tempérament. "Les producteurs de robot fournissaient essentiellement les industries lourdes et l'automobile mais ces secteurs ont été fortement frappés par la récession, ce qui a obligé les industriels du robot à cultiver de nouveaux marchés", indique Hisashi Namioka, l'un des responsables de JARA, Japanese Robot Association. "Ils réorientent leurs production vers des robots de divertissement et utilisables à domicile", a-t-il ajouté. Dans ce contexte porteur, M. Ito qui a été l'organisateur de "Un siècle de design", lors de l'ouverture de la Maison de la culture japonaise à Paris, aimerait rééditer "Robot-ism" dans un lieu symbolique comme le centre Beaubourg à Paris. Il estime que le Japon, où les dessins animés ont commencé dans les années 50 en s'inspirant d'un robot à l'apparence d'enfant comme Astroboy (Mighty Atom au Japon, créé par Ozamu Tezuka "comme un miroir reflétant l'humanité"), a un message à faire passer "à l'époque de la civilisation numérique".

AFP : http://fr.news.yahoo.com/000227/2/97j8.html

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