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Mon bureau, c'est mon portable

Grâce aux nouvelles technologies, beaucoup de salariés peuvent désormais être opérationnels n'importe où, chez eux, chez leur client, ou au gré de leurs allées et venues dans des " bureaux-hôtels " anonymes et interchangeables. Les 8 000 salariés d'IBM en Ile-de-France s'apprêtent à vivre une expérience sans précédent. Un, deux ou trois jours par semaine, ils peuvent désormais choisir de ne pas " aller au bureau ". Ils travaillent alors à domicile. Ou bien ils gagnent autour de Paris le plus proche des " immeubles de proximité " équipés par IBM de " bureaux partagés ". A la maison, avec leur ordinateur portable, ils disposeront, comme c'est déjà le cas pour les commerciaux, d'un accès téléphonique gratuit au réseau informatique de l'entreprise. Sinon, dans son " immeuble de proximité ", le salarié n'a qu'à s'installer à l'une des tables alignées dans des grandes salles. Il branche son ordinateur portable sur une prise pour se connecter au système informatique maison. Toutefois, pour ne pas complètement couper le cordon ombilical, au moins deux jours par semaine il doit se rendre à son lieu de travail habituel, appelé dans l'inimitable langage IBM son " port d'attache ". Contrepartie : il n'a plus de bureau à lui. Cette révolution suscite de grands débats au sein du géant de l'informatique, avec craintes et questions, espoirs et enthousiasmes... Après la vente de deux immeubles à Paris, IBM cherche à économiser des mètres carrés. " Mais ce n'est pas la seule raison, explique Jean-Marc Le Ber, un ancien directeur commercial aujourd'hui directeur du projet "mobilité". Beaucoup de salariés d'Ile-de-France se plaignaient de la durée de leurs trajets. Nous devions en tenir compte. " IBM compte également sur cette opération pour promouvoir son image " e-business " et accroître sa " réactivité vis-à-vis des clients ". Dans les expériences citées plus haut, les salariés se disent très satisfaits. Mais à grande échelle la suppression des bureaux soulève beaucoup de questions. Le travail va-t-il continuer à jouer son rôle socialisateur ? La culture d'entreprise peut-elle être portée par le seul intranet ? La vie collective n'est-elle pas menacée ? Autre question : l'autonomie est-elle un progrès pour tout le monde ? Ces évolutions vont-elles sonner pour autant le glas des entreprises matérialisées par des lieux géographiques ? Pas sûr, en tout cas en France. Même dans la " nouvelle économie ", tout le monde ne rêve pas de supprimer les bureaux. Question de culture ? Possible. En France, les travailleurs à distance sont beaucoup moins nombreux qu'aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Robert Rochefort, le directeur du Credoc (Centre de Recherches pour l'Etude et l'Observation des Conditions de Vie), explique bien comment la culture française aura du mal à s'accommoder d'un éclatement complet des lieux de travail d'une entreprise. Voilà qui nous permet d'espérer profiter quelque temps encore des joies de la vie de bureau et des cancans devant la machine à café.

(article résumé par @RTFlash)

Nouvel Obs : http://www.nouvelobs.com/economie/entrep1.html

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