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La photo-électro-catalyse pour dépolluer les eaux usées

Issus des antibiotiques, des antidépresseurs, des hormones ou des stéroïdes, il y aurait au moins 38 000 polluants émergents dans notre environnement ayant des effets sur le système endocrinien. Chez l'homme, on soupçonne ces molécules d'être à l'origine du déclin du spermatozoïde ainsi que de nombreux cancers. Pour les espèces aquatiques, le portrait est encore plus sombre. « Ces contaminants perturbent les fonctions de bioluminescence chez le poisson pêcheur et le calmar, par exemple, et Ils peuvent même entraîner la disparition de certaines espèces. » explique la chercheuse Rimeh Daghrir.

Cette scientifique qui travaille au Centre Eau Terre Environnement de Québec a mis au point un procédé qui permet d'éliminer la carbamazépine et la chlorotétracycline, deux produits pharmaceutiques présents dans nos cours d'eau. « D'autres recherches ont montré que la technique peut aussi être utilisée sur des polluants réfractaires comme le bisphénol A », précise-t-elle.

Son procédé consiste à provoquer dans l'eau usée une réaction chimique qui génère ce qu'on appelle des espèces oxygénées hautement réactives – le peroxyde d'hydrogène, l'ozone et les radicaux hydroxyles. Pour parvenir à produire ces molécules dans l'eau usée, cette chercheuse a eu l'idée de plonger dans l'eau, un catalyseur photoactif nanostructuré, l'oxyde de titane dopé et de générer ainsi des espèces ultra-oxydantes lorsqu’elles sont soumises à l'action conjointe de la lumière ultraviolette (UV) et du courant électrique.

L'utilisation de ces anodes nanostructrées dans les procédés de photo-électro-catalyse crée suffisamment de radicaux hydroxyles pour purifier complètement les effluents traités. En ajoutant l'électricité, on obtient de 30 à 35 % plus d'espèces oxygénées réactives, ce qui nous permet de tout détruire. » Il ne suffit que d'une lampe UV et d'une anode nanostructurée (photosensible au rayonnement solaire) pour redonner à l'eau toute sa pureté.

Ce procédé transforme en eau et en dioxyde de carbone jusqu'à 90 % des contaminants. Comme on peut générer sur place la quantité exacte d'oxydants réactifs pour traiter l'eau, on évite en plus des problèmes de transport, de stockage et de dosage des espèces oxygénées réactives.

INRS

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

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  • J.T.

    26/07/2014

    Ne serait-il pas plus judicieux d'étudier moins compliqué, de voir la décomposition/transmutation de tous types de polluants en marais bordés d'arbres, et digesteurs de boues de ceux-ci pour faire du méthane et du compost, qu'avec des moyens naturels qui ne demandent que l'énergie solaire gratuite et un peu de patience ?
    Qui privilégie le global naturel avant d'aller chercher des complications sectorielles ?

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