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Une nouvelle arme anti-bactérie dans les eaux chaudes du Vésuve !
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Des chercheurs français de l’Unité de recherche sur les maladies infectieuses et tropicales (URMITE), dirigés par les professeurs Chabrière et Raoult, ont découvert dans les eaux du Vésuve une enzyme, baptisée SSOPOX (Sufolobus Solfataricus Paraoxonase), aux propriétés étonnantes.
Cette enzyme est très résistante et peut survivre dans une eau qui fait près de 100 degrés. Mais elle possède également la faculté de bloquer la communication entre bactéries. Ces chercheurs ont réussi à modifier ses gènes pour en faire un nouvel outil antibactérien très efficace. Ils ont monté une start-up avec l'aide de l'armée (2 millions d'euros) et se sont associés à l'entreprise Urgo, pour mettre au point des pansements. Ce sera la première application concrète.
Cette découverte a déjà fait l’objet d’essais positifs sur les rats et pourrait déboucher sur une nouvelle classe de médicaments pour empêcher les infections. Leur enzyme pourrait aussi servir dans les hôpitaux, pour lutter contre les maladies nosocomiales ou pour dépolluer les terres agricoles quand elles ont absorbé trop de pesticides. Avantage par rapport aux antibiotiques : cette enzyme ne tue pas les bactéries, elle les neutralise et les empêche de devenir résistantes.
Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash
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