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Un Français sur six souffre de douleurs chroniques

Un Français sur six et jusqu'à 19% des Européens souffrent de douleurs chroniques, souvent quasi-permanentes et pouvant persister cinq à sept ans en moyenne, voire pendant plus de vingt ans, selon une étude européenne rendue publique mardi à Paris.La douleur est ressentie de manière quasi-permanente pour 4,6 millions de Français, et un tiers des Européens victimes de douleurs chroniques. Souffrir en permanence d'une douleur même considérée comme moyenne, "c'est extrêmement invalidant, parfaitement minant, destructeur", cela peut devenir l'enfer", a expliqué devant la presse Francine Hirszowski, qui travaille dans un centre anti-douleur et une unité de soins palliatifs en région parisienne. Source d'isolement au sein de l'entourage parfois lassé par une "plainte monolithique permanente", la douleur peut aussi entraîner la perte de l'emploi (15% des patients en France, un sur cinq en Europe), ou la dépression (18% des patients en France, un sur cinq en Europe). Miné par la souffrance, un patient sur six mentionne même "la mort comme délivrance", selon l'étude effectuée dans 16 pays entre novembre 2002 et juillet 2003. Sur quelque 46.000 adultes contactés à domicile par téléphone, plus de 4.800 déclarant souffrir de douleurs chroniques (d'une intensité qu'ils ont estimée au moins égale à 5 sur une échelle allant de O à 10), soit environ 300 par pays, ont fait l'objet d'un questionnaire détaillé. A la différence de la douleur aiguë qui sert à prévenir d'un danger et dont il convient de rechercher la cause, la douleur est considérée comme chronique quand elle se prolonge pendant au moins trois, voire six mois, a précisé le Dr Hirszowski. Les victimes ont déclaré en souffrir pendant en moyenne 5,7 ans en France et 7 ans en Europe. Mais la souffrance se prolonge durant plus de vingt ans pour un patient européen sur cinq (18 % des Français). Les maux de dos sont les plus cités, ainsi que fréquemment céphalées et migraines (par 15 % des patients français mais 7 % des Européens). Les femmes sont plus nombreuses que les hommes parmi les victimes de douleurs chroniques. Le cancer n'est mentionné comme cause de douleur que par 3 % des personnes interrogées à domicile lors de l'enquête, qui oublie ainsi les patients hospitalisés. Pourtant, 70% des cancers seraient douloureux. "Le cancer n'a pas le monopole des douleurs intenses", a précisé le Dr Jacques Meynadier, vice-président du comité d'organisation des Etats généraux de la Douleur, citant aussi rhumatismes et syndromes d'origine neurologique. Invalidante, gênant souvent sommeil et activités physiques, la douleur est pourtant considérée comme faisant partie de la "condition de malade" par près de sept patients sur dix en Europe qui ont déclaré en souffrir, lors de l'enquête menée notamment par la Fédération européenne de la société internationale de la douleur avec le soutien des laboratoires pharmaceutiques Mundipharma. En France, où un deuxième plan de lutte contre la douleur a été lancé fin 2001, un tiers des patients victimes de douleurs chroniques ne sont pas traités: un sur cinq n'a jamais pris de médicaments sur ordonnance et un sur quatre a arrêté le traitement prescrit. Quatre patients sur cinq ont parlé de leur douleur à leur médecin. Seulement 2 % des malades ont consulté un spécialiste de la douleur. Les médicaments prescrits sont des opioïdes forts, comme la morphine, dans 4 % des cas en France (5 % en Europe). Ce taux atteint 24 % en Autriche et dépasse aussi 10 % en Irlande, au Royaume Uni, au Danemark ainsi qu'en Israël, alors qu'il apparaît nul en Italie.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/031202/202/3iztd.html

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