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Edito : Internet : Des progrès indéniables... mais les autres vont encore plus vite que nous !

Il est intéressant de comparer la dernière étude conjointe de l'ART et du Crédoc sur la diffusion des TIC dans la société française et le nouveau classement mondial de l'IUT relatif à l'accès aux TIC, car ces deux études sont complémentaires et riche d'enseignements. L'enquête de l'ART porte sur l'ensemble du domaine des technologies de l'information : la téléphonie fixe et mobile, le micro-ordinateur, l'accès à Internet, et les nouveaux usages associés à Internet à haut débit et aux services mobiles. Pour la première fois, le champ de l'enquête a été étendu aux jeunes de 12 à 17 ans (voir étude

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communiques/bandeau.htm).

Après avoir connu une croissance très élevée à la fin des années 90, l'équipement des personnes en téléphone mobile ralentit sa progression et le téléphone fixe perd des abonnés. Les jeunes sont très équipés en téléphone mobile (90 % entre 18 et 29 ans). Ils sont très attirés par les nouveaux services : la quasi totalité (92%) des adolescents disposant d'un téléphone mobile a déjà envoyé des SMS. L'accès à Internet via un téléphone mobile n'a pas encore trouvé un large public mais ce mode accès séduit les plus jeunes (11 % des adolescents utilisent ce service). Près d'un adulte sur deux dispose désormais d'un ordinateur à son domicile. L'équipement des logements poursuit sa progression sur un rythme élevé, 8 % des foyers possédant déjà plusieurs ordinateurs. Les jeunes sont encore plus concernés : 69 % des 12-17 ans disposent d'un ordinateur à la maison. De plus, l'école contribue fortement à intégrer l'informatique dans l'environnement quotidien des plus jeunes : 78 % des 12-17 ans utilisent un micro-ordinateur sur leur lieu d'études. Au total, 93 % d'entre eux peuvent être considérés comme "familiarisés" avec l'ordinateur, c'est-à-dire qu'ils en disposent à domicile ou l'utilisent au collège ou au lycée. L'ordinateur personnel sert également à travailler à domicile : 61 % des personnes utilisant un micro-ordinateur chez elles ramènent du travail à la maison. Enfin, 42 % des actifs utilisent un ordinateur sur leur lieu de travail. Il est intéressant de souligner que le taux d'utilisation d'Internet en milieu scolaire est aussi élevé en France qu'aux Etats-Unis. Les rapports du département américain de l'éducation recensent en effet 44 % d'écoliers utilisant un ordinateur et 77 % utilisant Internet dans le cadre scolaire (78 % en France). Par ailleurs, aux USA comme en France, l'accès aux NTI reste fortement lié au niveau de revenus des familles, 31 % seulement des étudiants américains, issus de familles qui perçoivent moins de 20.000 dollars par an, disposent d'un ordinateur à leur domicile, contre 77 % dans les familles américaines les plus aisées. Les personnes les plus âgées ressentent moins le besoin de recourir aux technologies de l'information : à partir de 60 ans, moins de la moitié des personnes disposent d'un téléphone mobile, et moins d'un quart à partir de 70 ans ; 14 % des retraités seulement disposent d'un ordinateur à leur domicile, et, parmi eux, la moitié seulement l'utilise effectivement. Le rapport souligne que malgré ce taux de diffusion de la micro-informatique, le taux d'usage reste, lui, bien inférieur : près d'une personne sur cinq disposant chez elle d'un ordinateur ne s'en sert pas elle-même. Malgré ce différentiel, 40 % des personnes disent se servir d'un ordinateur à la maison pour la gestion du budget et des comptes et 61 % des personnes disposant d'un micro-ordinateur domestique indiquent ramener du travail à la maison ! De quoi alimenter le débat sur le développement du télétravail. S'agissant du développement de l'Internet, parmi les 31 % de la population qui ont accès à Internet à domicile, 43 % déclarent disposer d'une connexion à haut débit. Cet essor du haut débit soutient de nouveaux usages : 41 % des internautes ont déjà visionné des clips vidéo, 30% ont déjà utilisé des réseaux peer-to-peer pour télécharger de la musique, des films ou des logiciels (soit environ 8 millions de personnes en France), 35 % utilisent des services de messagerie instantanée, 19 % jouent en réseau et 25 % ont déjà effectué des achats en ligne. Là encore, la séparation entre vie professionnelle et vie personnelle s'estompe de plus en plus: 41 % des individus qui disposent d'une connexion à Internet sur leur lieu de travail y utilisent Internet à des fins personnelles. Mais en dépit de cette diffusion des NTI, ce rapport souligne que le fossé numérique demeure "considérable". Plus de la moitié de la population française ne s'est ainsi "jamais connectée à l'Internet". Comme le souligne le rapport, les inégalités d'accès aux nouvelles technologies sont "patentes". Par exemple, le taux d'équipement Internet est de 60 % chez les diplômés du supérieur, contre 9 % chez les non-diplômés. Même constat si l'on prend comme critère la catégorie socio-professionnelle ou le niveau de revenus : 66 % des cadres supérieurs disposent d'un accès Internet, contre 21 % des ouvriers et 19 % des femmes au foyer. 67 % des ménages les plus aisés ont accès à Internet, contre 14 % pour les foyers les plus modestes. Le principal frein à la généralisation du Net reste donc bien le coût d'accès. Ce retard numérique français vient hélas d'être confirmé par la dernière étude de l'IUT qui révèle que la France n'arrive qu'en 23ème position dans le classement mondial relatif à l'accessibilité des nouvelles technologies de l'information. Entre 1998, date du dernier classement mondial, et 2002, l'Hexagone a perdu six places. A la lumière de ces études, on voit donc bien que notre pays est doublement handicapé par un retard et une fracture numériques persistants. Cette fracture numérique est double, générationnelle d'abord et socio-professionnelle ensuite. Ces études confortent la volonté du gouvernement de favoriser l'accès de tous nos concitoyens à l'Internet. Dans cette perspective, le gouvernement a mis en oeuvre depuis le 30 octobre dernier une nouvelle phase de son plan RESO 2007 qui vise à permettre d'ici 4 ans la connexion de 4 foyers sur 10 à l'Internet haut débit. Cette nouvelle étape, intitulée "L'Internet pour tous" vise notamment à inciter les foyers modestes et ruraux à se lancer sans complexe à la découverte de l'informatique familiale et des ressources de l'Internet. L'Etat va ainsi consacrer un effort particulier en faveur de l'accès à la formation afin que, comme le souhaite le Premier ministre, "il soit aussi facile de savoir où accéder et se former gratuitement à Internet que de savoir où l'on peut emprunter un livre." L'Etat va également annoncer dans les semaines qui viennent des mesures permettant d'agir sur ce désir d'accès à la société de l'information, ses outils et ses usages. Il s'agit de convaincre les 35 % de nos concitoyens qui ne sont pas intéressés du tout, soit qu'ils ignorent les usages intéressants pour eux, dans leur vie quotidienne, soit qu'ils considèrent l'équipement comme trop coûteux par rapport à leurs besoins. Un dispositif d'aide à l'équipement et une labellisation des produits devraient favoriser leur découverte des utilisations de proximité des TIC dans leur vie de tous les jours. Les pouvoirs publics vont également accélérer le déploiement de la technologie Wi-Fi qui permet un accès sans fil à l'Internet haut débit. Mais cet effort exceptionnel de l'Etat pour atteindre son objectif doit être relayé par les collectivités locales, qui ont à présent les moyens juridiques d'intervenir plus facilement dans le domaine des réseaux de télécommunication, par le milieu associatif et bien sûr par le monde de l'entreprise. Désormais dotés de larges compétences et d'un droit à l'expérimentation, dans le cadre des nouvelles lois de décentralisation, il est capital que les départements et les régions poursuivent et amplifient leurs initiatives et leurs efforts pour permettre à tous non seulement d'accéder aux NTI mais d'apprendre à les maîtriser et à les utiliser dans leur vie quotidienne, personnelle et professionnelle. Compte tenu de l'évolution démographique (les plus de 60 ans seront dans une génération plus nombreux que les moins de 20 ans en France), il est notamment essentiel que les personnes âgées apprennent à utiliser ces nouvelles technologies. Il est également capital de prévoir des dispositifs fiscaux et sociaux particuliers pour que les familles les plus modestes et les jeunes en voie d'exclusion scolaire et de marginalisation sociale puissent se former à ces nouveaux outils et y trouver des voies de réinsertion socio-professionnelles et de nouvelles sources d'accès au savoir et à la culture.

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône

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  • nader dali

    29/12/2011

    LA VRAIMENT J AI TROS AIMER CE TEXTE

  • karim choubassi

    29/12/2011

    Moi aussi j'ai trop aimer ce texte

  • nader dali

    29/12/2011

    ouais surtout la les donnes chifres .vraiment j eprouve un tres grand respect vers l hauteur

  • karim choubassi

    29/12/2011

    Ouais sa doit etre un grand hauteur

  • nader dali

    29/12/2011

    la karim apres avoir relu bein ouais c est fou comme c est beau un grand respect

  • nader dali

    29/12/2011

    PERSONELLEMENT JE CROI QUE SE TEXTE PEUT ETRE COMME UN CONTROLE D ETUDE DE TEXTE POUR LA 1ER ANNE SECONDERE

  • rita

    2/01/2012

    bsahrafkoun nader w karim???

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