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La progestérone réduirait fortement les risques d'accouchement prématuré

Soumettre les femmes enceintes à des injections hebdomadaires de progestérone permettrait de réduire de manière très significative les risques d'accouchement prématuré, selon une étude publiée par le "New England Journal of Medicine". "Il s'agit vraiment de la première avancée médicale qui permette vraiment de réduire l'incidence des accouchements prématurés", s'est félicité le Dr Charles Lockwood, directeur du service de gynécologie-obstétrique de l'école de médecine de l'Université de Yale. L'étude inclut des femmes présentant un risque élevé d'accouchement prématuré: toutes ont déjà accouché d'un premier bébé à 31 semaines de grossesse en moyenne. Une grossesse est à terme à 37 semaines. Une partie des femmes de l'étude ont reçu des injections de progestérone, alors qu'un autre groupe recevait un placebo. La progestérone s'est montrée si efficace que l'étude a été stoppée en cours de route, les responsables jugeant qu'il n'était pas éthique de priver le groupe de femmes sous placebo de ce médicament. L'étude a été menée dans 19 cliniques par l'Institut national de la santé de l'enfant et du développement humain. Elle a porté sur 459 femmes pour la plupart âgées d'une vingtaine d'années et suivies de 1999 à 2002. Parmi les deux tiers ayant reçu de la progestérone, 36 % ont accouché avant 37 semaines, contre 55 % dans le groupe placebo. Environ 11 % des mères ayant reçu des injections de progestérone ont accouché avant 32 semaines, comparées à 20 % dans l'autre groupe. Parmi les bébés, 27 % seulement pesaient moins de 2,47 kilos à la naissance dans le groupe de mères traitées, alors qu'ils étaient 41 % dans l'autre groupe. La progestérone a par ailleurs permis de diminuer le nombre de bébés morts nés, de décès à la naissance ou d'enfants présentant des difficultés respiratoires. Au total, 17 bébés sont morts, soit 6 % du groupe placebo et 3 % du groupe des mamans traitées. A l'heure actuelle, de nombreux médecins dans le monde commencent à administrer de la progestérone aux femmes présentant un risque important d'accouchement prématuré, précise le Dr Lockwood. Pour le Dr Michael Varner, responsable de ces travaux pour l'Université de Utah, "une étude similaire doit être menée à nouveau et bien suivie pour que nous soyons sûrs que nous ne remplacions pas un problème par un autre". En 2001, 11,9 % des bébés américains sont nés avant 37 semaines, soit une hausse de 27 % depuis 1981 en partie expliquée par l'augmentation des grossesses multiples, selon le Centre national des statistiques de santé.

NEJM du 12-05-2003 : http://content.nejm.org/cgi/content/short/348/24/2379

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