RTFlash

RTFlash a besoin de vous pour continuer à exister !

Propulsé par HelloAsso

Chirurgie du cancer assistée par radioguidage

L'équipe « Interfaces physique-biologie » de l'institut de physique nucléaire d'Orsay travaille depuis plusieurs années à mettre au point une caméra gamma miniaturisée utilisable au bloc opératoire, qui permettrait de guider le chirurgien dans son geste opératoire en garantissant un maximum d'exhaustivité. L'efficacité du traitement chirurgical à visée curative des tumeurs solides repose en effet sur l'exérèse totale des tissus tumoraux. Or si l'imagerie conventionnelle et la radio-imagerie avec une caméra gamma ont fait d'importants progrès en matière de diagnostic préopératoire, elles gardent néanmoins des limites. Ainsi, la capacité de résolution spatiale des gamma-caméras externes utilisées en médecine nucléaire est limitée à 7 mm. De même, l'importante taille de ces outils d'imagerie ne permet pas toujours de repérer les tumeurs dans un positionnement chirurgical, d'où un risque d'imprécision au moment du geste. En 2000, un premier imageur POCI (Per Operative Compact Imager) avec un champ de vision de 25 mm a été testé sur des malades à l'institut Gustave-Roussy (Villejuif) dans le cadre d'un protocole dit du « ganglion sentinelle ». Ce protocole consiste à pratiquer un curage ganglionnaire uniquement en cas d'envahissement du premier relais ganglionnaire chez des patients atteints d'un cancer du sein ou d'un mélanome malin. Les résultats obtenus ont été très prometteurs : la caméra POCI a en effet permis au chirurgien, d'une part, de localiser facilement et rapidement (moins de deux minutes) le ganglion atteint et, d'autre part, de vérifier son ablation. Par ailleurs, l'absence formelle de radioactivité dans le creux axillaire des patients leur a permis d'éviter les désagréments d'un curage ganglionnaire a fortiori inutile. Les chercheurs travaillent maintenant à la mise au point d'une version pré-industrielle dont le champ de vision sera élargi à 40 mm, voire 60 mm et dont le temps de prise d'une image sera de dix secondes. « Mais attention, explique Stéphanie Pitre, le champ de détectabilité de ces caméras est à la fois leur intérêt et leur limite car l'appareil doit rester compact. Nous allons maintenant commencer un essai clinique de faisabilité qui fera intervenir la caméra POCI pour les ganglions sentinelles et aussi probablement les tumeurs des parathyroïdes et de la prostate. »

Quotimed : http://www.quotimed.com/information/index.cfm?

Noter cet article :

 

Vous serez certainement intéressé par ces articles :

Recommander cet article :

back-to-top