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Le réchauffement climatique aurait un impact direct sur l'activité d'El Nino

Les grands courants marins du Pacifique équatorial jouent un rôle-clé dans l'évolution du climat mondial. C'est notamment le cas du fameux "El Niño", également appelé "Oscillation australe" ou encore "ENSO" (de l'anglais El Niño-Southern Oscillation).

Ce phénomène se traduit notamment par une profonde modification de la circulation atmosphérique dans le Pacifique sud, ce qui entraîne une forte hausse des précipitations en Amérique du Sud, une augmentation du nombre de cyclones dans le Pacifique et des épisodes de sécheresse dans certaines régions, comme l'Australie. Toutefois, on ne sait pas encore très bien à quel point ce phénomène est affecté par le réchauffement climatique global.

En outre, la compréhension du phénomène El Nino est d'autant plus difficile que celui-ci semble obéir à un rythme non linéaire, ce qui rend délicat la prévision de son évolution future.

Mais une équipe de recherche dirigée par Shayne MacGregor a développé une nouvelle approche qui repose principalement sur l'analyse indépendante des différents épisodes d’El-Nino grâce aux reconstructions paléoclimatiques qui sont ensuite comparées à différents modèles climatiques.

Cette nouvelle méthode a permis à ces scientifiques de montrer que les épisodes d'activité d'El Niño ont été plus actifs durant la période 1979-2009 qu'au cours de n'importe quelle autre période trentenaire située entre 1590 et 1880. Selon ce travail, le phénomène El Nino aurait même été plus intense au cours de la période 1979-2009 que pendant n’importe quelle période de 30 ans de ces 600 dernières années.

Selon ces recherches, El Nino s'inscrirait donc dans une vaste boucle rétroactive positive puisque ce phénomène aurait un impact direct et important sur l'évolution du climat mondial mais que ce dernier rétroagirait à son tour sur El Nino en amplifiant son intensité.

Le phénomène El Niño reste largement méconnu. Découvert dans les années 20, il est la traduction locale d'une perturbation dans la circulation atmosphérique générale entre les Pôles et l'Equateur. Sa manifestation déplace les zones de précipitations vers l'est dans l’océan Pacifique et empêche la remontée d'eau froide le long de la côte de l’Amérique du Sud, ce qui perturbe la chaîne alimentaire marine et la pêche.

El Niño peut avoir des conséquences dramatiques pour les écosystèmes concernés. C'est par exemple le cas de l'archipel des Galapagos, en Amérique du Sud. A chaque fois que cet archipel est frappé par ce phénomène, il faut en moyenne 25 ans aux différentes espèces pour retrouver leur équilibre naturel.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Climate of the Past

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