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Les insectes transgéniques, une arme à évaluer

Les insectes transgéniques pourraient bien sortir prochainement des laboratoires, qu'il s'agisse de moustiques génétiquement modifiées censés éradiquer la malaria, de vers à soie producteurs de gilets pare-balles ou de papillons qui s'autodétruisent avant de ravager les champs de coton. A l'heure actuelle, aucune expérience menée à partir de ces insectes génétiquement modifiés n'a encore été menée à l'extérieur d'un laboratoire, mais quelques projets sont en passe d'aboutir. Ce qui a poussé la "Pew Initiative" sur la nourriture et la technologie à publier jeudi un rapport pour inviter le gouvernement fédéral américain à mettre en place des mesures de contrôle strictes.

S'ils portent l'espoir d'économies importantes en éliminant les maladies, de nombreux scientifiques s'inquiètent du peu de gardes-fous qui existent face aux conséquences inattendues que ces insectes pourraient avoir sur l'homme et son environnement. Généralement, la technologie va plus vite que sa règlementation, a averti Michael Fernandez, directeur scientifique de Pew.

Aucune loi ne s'adresse spécifiquement aux insectes transgéniques. La politique du département de l'Agriculture dans ce domaine ne concerne que les plantes nuisibles, soumettant toute autre expérience à l'approbation préalable de l'autorité fédérale. Selon Bob Rose, scientifique au département de l'Agriculture, les agences fédérales vont probablement approuver nombre de ces projets, notamment la manipulation d'insectes transmetteurs de maladies aux animaux, comme les moustiques vecteurs de malaria. Même si, comme le souligne Bob Ross, cette recherche ne fait que débuter, la réglementation est déficiente, comme le montre la mise au point du GloFish, ce poisson zébré fluorescent récemment mis sur le marché.

Anthony James, chercheur à l'Université de Californie, tente de son côté de synthétiser un gène capable d'activer le système immunitaire d'un moustique, dans le but de venir à bout du parasite de la malaria.

La malaria -ou paludisme- touche entre 300 et 500 millions de personnes chaque année dans le monde. Trois millions environ en meurent. Même si, comme le souligne Anthony James, les moustiques transgéniques ne sont pas la panacée dans l'éradication de la maladie parasitaire, ils sont, selon lui, tout aussi importants que les médicaments et la vaccination. Il espère que sa recherche ne va pas être freinée par le rapport Pew.

Thomas Miller aussi croit en l'avenir des insectes transgéniques, mais au profit de l'agriculture. Cet autre chercheur de l'Université de Californie travaille à la mise au point du transgène d'un ver de couleur rose connu pour détruire les récoltes, rendu génétiquement incapable de se reproduire. Mais, selon lui, des recherches plus approfondies sont nécessaires pour évaluer l'impact de tous ces micro-organismes sur l'environnement.

AP :

http://fr.news.yahoo.com/040122/5/3lrve.html

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