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Quelque 1,2 million de Français sont suivis pour troubles mentaux

Quelque 1,2 million de Français, soit 2,1 % des personnes interrogées, sont suivis régulièrement pour "troubles psychiques ou mentaux", selon une étude publiée en avril par la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES) du ministère des Affaires sociales. Cette population vient s'ajouter aux 47.000 personnes vivant en institution psychiatrique en France. Réalisée en 1999, cette enquête dresse un tableau des conditions de vie de cette population, qui déclare souvent aussi des déficiences physiques et subit plus fréquemment un isolement professionnel et affectif. Alors que les hommes sont majoritaires en institution psychiatrique (56 %), ce sont les femmes, surtout entre 40 et 50 ans, qui sont les plus nombreuses à vivre à domicile et à consulter régulièrement pour troubles psychiques ou mentaux (62 %). De même, les employés et les professions intermédiaires sont plus fréquemment traités que les cadres, artisans, commerçants ou chefs d'entreprises. L'étude note par ailleurs une tendance à se tourner de plus en plus fréquemment vers des spécialistes -psychiatres, psychologues ou autre spécialiste non médecins- (78 %), plutôt que vers des généralistes. La part du suivi spécialisé est particulièrement fort chez les enfants, les adolescents et les jeunes adultes. La DRESS montre en tout cas que les tabous restent importants dans ce domaine. Quatre personnes interrogées sur dix affirment ne pas pouvoir préciser la nature de leurs troubles. Ceux de l'humeur (dépression, etc...) sont les plus facilement avoués, par 46 % des personnes concernées, devant les déficiences intellectuelles (15 %) et les troubles du comportement (5 %). Les personnes régulièrement suivies pour troubles mentaux déclarent par ailleurs plus fréquemment que les autres des déficiences physiques. Les troubles du langage ou de la parole sont ainsi sept fois plus fréquents. Beaucoup souffrent également de problèmes de mobilité, de difficultés à lire ou à écrire. Les troubles mentaux semblent en tout cas être un facteur majeur d'inactivité professionnelle. Seuls 40 % des personnes suiviesrégulièrement exercent une activité. Le taux de chômage atteint 45% chez les hommes. De même, leurs loisirs sont plus limités, les départs en vacances moins fréquents et la moitié seulement déclarent vivre en couple, contre 7 sur 10 dans la population non suivie pour troubles mentaux.

AP : http://fr.news.yahoo.com/030424/5/35w49.html

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