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L'exposition à la lumière électrique, un risque pour la santé ?

On sait depuis longtemps que la lumière artificielle peut perturber notre l’horloge biologique. Mais quel est l'effet exact de cette perturbation du rythme circadien sur les grandes pathologies modernes, comme les cancers du sein et de la prostate, l’obésité, le diabète ou encore la dépression ?

Une étude du Rensselaer Polytechnic Institute (New York), publiée dans la revue Applied Ergonomics, avait déjà montré un effet perturbant de la lumière bleue des tablettes mobiles sur la mélatonine ou "hormone du sommeil", et donc sur notre cycle circadien ou horloge biologique.

Cette fois, des chercheurs de l’Université du Connecticut et de la Yale University nous rappellent que le rythme circadien endogène qui organise les différents processus physiologiques et résulte de plusieurs milliards d'années d'évolution, nous permet d’anticiper et d’être en accord avec le lever et le coucher du Soleil car cette rythmicité physiologique est stable sur un cycle quotidien de 24 heures de lumière et d’obscurité.

Cependant, avec l’éclairage électrique, l’homme est exposé à une lumière insuffisante au cours de la journée et à un excès de lumière la nuit. Cette perturbation du rythme circadien a un effet sensible sur le suppression de la mélatonine, l'expression des gènes circadiens et différents dérèglements du métabolisme.

Cette étude rappelle que l’Agence internationale CIRC de l’OMS a classé dès 2007 "cancérogène probable", le travail posté qui entraîne cette perturbation du rythme circadien, sur la base de données d’études sur l’animal, principalement. D'autre études ont montré que le travail de nuit des femmes augmente le risque de cancer du sein, en déréglant la production de l’hormone du sommeil, la mélatonine et son influence sur les niveaux d’œstrogène.

En conclusion, les auteurs soulignent l’abondance de preuves des effets perturbateurs de la lumière électrique sur la physiologie et, à long terme, sur le risque de maladie.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

The Royal Society

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