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De la vie dans les nuages

Des bactéries vivent et prospèrent dans les nuages, elles s'y reproduisent et sont susceptibles de déclencher des pluies ou de modifier le climat, selon une étude autrichienne.. "Nous avons eu la surprise de trouver des bactéries bel et bien vivantes", selon Birgitt Sattler, de l'Université d'Innsbruck, à l'issue d'une recherche menée au dessus des Alpes, près de Salzbourg. S'il était connu que les bactéries sont parfois poussées très haut en altitude avant de se disséminer au-dessus de la surface terrestre, "l'atmosphère relativement propre et froide en altitude ne nous aurait a priori pas paru propice à la croissance bactérienne", précise-t-elle. Cela implique en effet que les bactéries sont capables de survivre à des températures inférieures à zéro, à un rayonnement ultraviolet intense, et à la rareté de substances nutritives. Les chercheurs ont isolé des gouttes d'eau composant des nuages, les ont congelées avant de le faire fondre: chaque millimètre d'eau fondue contenait environ 1.500 bactéries, les unes rondes, d'autres de forme allongée, certaines filamenteuses. Si elles n'ont pas été identifiées, ces bactéries étaient "en parfaite bonne santé". Sachant que les bactéries se multiplient sur une période pouvant atteindre plusieurs jours - ce qui est inférieur à la durée de vie moyenne d'un nuage - elles se reproduisent presque certainement à l'intérieur du nuage, qui peut être considéré comme un "habitat microbien", conclut Mme Sattler dont les travaux seront publiés prochainement dans "Geophysical Research Letters". A terme, il s'agit d'étudier l'ADN des bactéries pour savoir d'où elles proviennent: plantes, surfaces terrestres ou aquatiques. "A ce stade, tout ce que nous avons appris, c'est qu'il y a de la vie là-haut et qu'elle s'y reproduit". Selon Daniel Jacob de l'université de Harvard, cette intense activité bactérienne dans les nuages pourrait avoir des effets significatifs sur le climat. De son côté, Tim Lenton du centre d'Hydrologie d'Edimburgh y voit la confirmation d'une suggestion qu'il avait faite en 1998, selon laquelle les micro-organismes altèrent le climat.

AFP :

http://www-old.afp.com/ext/francais/lemonde/sci/000823191041.r80fapyn.html

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