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Internet : l'ADSL reste trop cher pour les particuliers

Disponible depuis décembre 1999, l'accès à Internet haut débit, via l'ADSL rencontre un faible succès commercial à cause de son prix. Dans le Rhône, l'Ain et la Loire, 23 000 lignes seulement sont utilisatrices pour un million de lignes connectables. Selon l'étude réalisée par Médiamétrie sur le dernier trimestre 2001, 5 196 000 foyers français avaient accès à Internet, dont 691 000 via le haut débit (câble et ADSL confondus), contre 130 000 en début d'année. En novembre 2001, France Télécom recensait 318 000 lignes actives utilisatrices de l'ADSL (entreprises et particuliers) contre 70 000 en 2000. Un bond en avant pour cette nouvelle technologie, qui malgré son efficacité optimum en terme de connexion, n'arrive pas encore à trouver ses marques dans le paysage Internet. Arrivée en novembre 1999 sur le marché français, après trois ans d'expérimentations, le réseau ADSL a été progressivement étendu par France Télécom pour couvrir aujourd'hui 66 % de la population française (1). Ainsi, à l'heure actuelle, un foyer sur deux peut prétendre à l'ADSL. Pour que celle-ci soit disponible, un dispositif technique (répartiteur muni d'un DSLAM) doit être installé dans les centraux téléphoniques de France Télécom. On prévoit 2 300 sites ouverts à l'ADSL, contre 1 420 en 2001, d'ici à fin 2002, portant ainsi la couverture à 73 % de la population. Les départements du Rhône, Ain et Loire sont couverts à 73 %, pour un million de lignes connectables et seulement 23 000 lignes utilisatrices. Avec 87 % de couverture, le Rhône est déjà bien au-delà de la moyenne nationale en capacité, mais on le voit avec un faible succès commercial. Présentée comme la technologie de l'avenir, l'ADSL permet de disposer d'une connexion haut débit (dix fois plus rapide que la connexion classique) illimitée et permanente à Internet, de téléphoner tout en surfant, et de télécharger images, vidéos, musique, etc. Malgré le potentiel actuel de clientèle, l'intégration de l'ADSL dans la vie des particuliers est lente. Plusieurs raisons expliquent cette situation. Au lancement de l'ADSL, France Télécom détenait un " monopole " technologique via l'offre Netissimo. La personne intéressée par une connexion de ce type devait d'abord contacter France Télécom pour avoir sa ligne adaptée et raccordée au dispositif, louer ou acheter le modem qu'elle proposait, puis contacter un Fournisseur d'Accès à Internet (F.A.I.) pour accéder au Web. Courant 2000, grâce au contrat IP ADSL, l'opérateur historique a commencé à vendre en gros l'accès Netissimo aux opérateurs et F.A.I., leur permettant ainsi de lancer sur le marché des packs tout compris et auto-installables et de devenir l'interlocuteur unique pour leurs clients ADSL. Une simplification non négligeable pour l'utilisateur qui ne résout cependant pas le problème du prix. En effet, l'abonnement mensuel tout compris, même s'il a beaucoup baissé, oscille entre 45 et 50 euros (295-330 F). A cela, il faut ajouter un investissement technique de départ (modem + mise en service) d'environ 300 euros (2 000 F). De quoi refroidir certains internautes... Les tarifs sont d'ailleurs au coeur d'une polémique nationale et européenne qui devrait se dénouer dans les années à venir grâce, entre autres, au dégroupage. Cette mesure permettrait aux opérateurs et F.A.I. alternatifs, d'installer leur propre technologie (DSLAM, routeur, répartiteurs...) dans les centraux de France Télécom, de louer les lignes de cette dernière et de devenir ainsi des acteurs à part entières et quasi indépendants des télécommunications.

Progrés :

http://www.leprogres.fr/infodujour/Rhone/Index.html

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