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Les malfaiteurs peuvent être trahis par leur odeur

Un délinquant peut être trahi par son odeur aussi sûrement que par ses empreintes digitales grâce à l'"odorologie", une technique scientifique venue d'Europe de l'Est et expérimentée sur le terrain après deux ans d'études de la Police technique et scientifique (PTS). Ces signatures olfactives, qui peuvent être décelées seules ou au milieu d'autres, aujourd'hui ou dans dix ans, sont "des molécules que chacun d'entre nous dépose là où il passe", précise un responsable de la PTS. "Chaque être humain possède une odeur spécifique, qui n'appartient qu'à lui", poursuit-il. L'"odorologie" a été mise au point il y a une quinzaine d'années en Europe de l'Est, notamment en Hongrie où la technique est désormais considérée comme un élément de preuve par l'instance judiciaire suprême. Sur une "scène d'infraction, un technicien muni de bandes d'un tissu spécial, recueille les traces odoriférantes laissées à tous les endroits où l'auteur est susceptible d'en avoir déposée", explique le responsable policier français. Ces bandes sont placées dans un bocal stérile, scellées, et stockées au siège de la PTS, à Ecully, près de Lyon dans le Rhône. Conservées dans ces conditions, l'odeur imprègnera le tissu "au moins cinq ans, et jusqu'à dix ans", permettant dans ce laps de temps de la comparer avec la "signature olfactive" d'un suspect. Interpellé, ce dernier devra tenir "pendant dix à quinze minutes" une autre bande de ce tissu spécial, à son tour placée dans un bocal stérile, selon le même protocole "extrêmement précis et rigoureux". A Ecully, un chien spécialement formé sera chargé de reconnaître entre plusieurs la bande dont l'odeur correspond éventuellement à celle relevée sur le lieu de l'infraction. En cas de résultat positif, le chien "s'arrête et se couche devant le bocal concerné." L'opération est renouvelée plusieurs fois avec les bocaux placés dans un ordre différent. En cas de résultat positif, un second chien est sollicité. S'il arrive à la même conclusion, la présence du suspect sur les lieux de l'infraction sera établie. En France, cela ne suffira cependant pas pour incriminer une personne d'un crime ou d'un délit. "Mais c'est un élément parmi d'autres, et cela nous aide", explique le policier français. Au début 2003, cette technique a été expérimentée avec succès sur le terrain. Des techniciens ont recueilli les odeurs laissées sur les sièges d'un véhicule impliqué dans une affaire criminelle. Une fois les suspects arrêtés, l'"odorologie" a été concluante pour l'un d'eux. "Des aveux ont confirmé" les soupçons, se félicite le responsable de la police scientifique. En France, un maître-chien et deux bergers allemands se sont rendus en Hongrie pour être formés, et un deuxième policier et ses bêtes viennent de partir à Budapest, ajoute-t-il. Des enquêteurs seront également formés dans les mois qui viennent dans différentes directions régionales de Police judiciaire, tant pour recueillir les traces que pour les exploiter.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/030713/202/3avff.html

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