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De nouvelles thérapeutiques pour restaurer la mémoire altérée par l'âge

Le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) de Toronto, au Canada, a présenté de nouvelles molécules thérapeutiques qui semblent prometteuses pour inverser la perte de mémoire liée à la dépression et au vieillissement. Ces molécules non seulement améliorent rapidement les symptômes, mais semblent également  permettre une régénération cérébrale en amont.

"À l'heure actuelle, il n'existe aucun médicament pour traiter les symptômes cognitifs tels que la perte de mémoire liée à la dépression, à d'autres maladies mentales et au vieillissement", souligne le Docteur Etienne Sibille, directeur adjoint de l'Institut de recherche en santé mentale de la famille Campbell à CAMH et principal auteur de l'étude. Celui-ci ajoute que "Ces résultats sont très prometteurs, car ces composés sont hautement ciblés pour activer les récepteurs du cerveau endommagés qui sont impliqués dans les pertes de mémoire".

Le Docteur Sibille et son équipe ont identifié les déficiences spécifiques des récepteurs des cellules cérébrales dans le système de neurotransmetteur GABA. Ils ont ensuite montré que ces déficiences étaient susceptibles de provoquer des dégradations de l'humeur et de la mémoire dans la dépression et le vieillissement.

Les nouvelles petites molécules présentées ont été conçues pour activer spécifiquement les cibles du récepteur. L'idée était qu'elles exerceraient un effet thérapeutique en "réparant" la déficience, ce qui se traduirait par une amélioration des symptômes. Ces molécules sont des variations moléculaires des benzodiazépines, une classe de médicaments anti-anxiété et sédatifs qui activent également le système GABA, mais ne sont pas très ciblés.

Une seule dose de ces nouvelles molécules a été administrée dans des modèles précliniques de perte de mémoire induite par le stress. Trente minutes plus tard, les performances de la mémoire sont revenues à des niveaux normaux. Dans une autre expérience impliquant des modèles précliniques de vieillissement, les pertes de mémoire ont été rapidement inversées et les performances ont augmenté jusqu'à 80 % après l'administration, atteignant essentiellement les niveaux observés chez les jeunes ou les premiers stades de l'âge adulte. Cette amélioration a duré plus de deux mois avec un traitement quotidien.

"Les cellules âgées ont retrouvé l'apparence des cellules cérébrales jeunes, ce qui montre que nos nouvelles molécules, non seulement améliorent sensiblement les symptômes, mais modifient le fonctionnement du cerveau", explique le Docteur Sibille.

Les premiers essais cliniques sur l'homme de ces médicaments potentiels devraient débuter en 2020 et, en cas de succès, les applications potentielles sont immenses. En effet, cette nouvelle classe de médicaments pourrait permettre de ralentir efficacement les pertes de mémoire liées à l'âge ou à certaines démences, comme la maladie d’Alzheimer.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

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