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Jura : le tableau numérique interactif entre à l'école

« Qui vient faire ce croquis de paysage au tableau ? » Devant l'empressement de ses élèves, Claire Dupanloup, professeur d'histoire-géographie au collège Jules-Grévy, à Mont-sous-Vaudrey, glisse, comme pour les excuser : « Les sixième sont toujours enthousiastes... »

Mais quelques mètres plus loin, la classe de 3eB, en cours de mathématiques avec Gérard Goillot, affiche le même emballement devant un exercice sur les équations. À première vue pourtant, pas de quoi réjouir des ados de 15 ans. Sur le tableau blanc, les variables se succèdent. C'est justement ce tableau, bien éloigné de son ancêtre à craie, qui séduit les élèves. Car il est interactif. Et donc ludique. « C'est marrant, ça donne plus envie de travailler. Du coup, on apprend plus facilement », témoigne Pierrick. « On s'en sert comme d'un tableau classique, mais avec la facilité de revenir en arrière, d'enregistrer ce que l'on fait, de reprendre là où on en était la semaine précédente », explique l'enseignant. Grâce à une petite tablette, il peut même corriger les exercices depuis le fond de la salle.

Car plus qu'un simple tableau blanc relié à un vidéo projecteur, celui-ci a l'avantage de permettre une véritable interactivité, en offrant la possibilité d'utiliser toutes les fonctions habituelles d'un ordinateur. « Ça aide à suivre les matières que l'on n'aime pas trop. J'aimerais bien qu'il y en ait un en cours de SVT ! », s'exclame Indiana, 11 ans, en sixième.

Ecrire, dessiner, colorier, effacer, lire des vidéos ou naviguer entre le cours et des sites internet qui s'y rapportent... Avec le tableau interactif, tout devient possible. « J'aime bien, on peut faire beaucoup de choses, s'extasie Clément, 11 ans. Ça donne envie d'aller au tableau ! » « C'est sûr qu'après avoir connu ça, on n'a plus envie de retrouver nos vieux outils », renchérit Claire Dupanloup.

Au collège Jules-Grévy, deux salles de classe sont dotées de ce dispositif. Mais le principal, Patrice Trombone, rêve de devenir « établissement pilote » dans le Jura en équipant les treize autres le plus rapidement possible. Pour cela, il compte sur l'appui du député Jean-Marie Sermier, venu visiter le collège et séduit par ces tableaux interactifs. « Nous espérons obtenir une subvention qui pourrait nous permettre d'équiper toutes les salles dès la rentrée prochaine », confie le principal, qui estime le coût d'une telle opération à 26 000 euros.

A Mont-sous-Vaudrey, ce sont en fait des parents d'élèves qui sont à l'origine de ce projet. « Au début, l'idée était d'alléger le poids des cartables en projetant simplement les cours à l'aide de vidéo projecteurs dans les classes, afin d'éviter aux élèves d'avoir à apporter leurs manuels scolaires », raconte Claire Marshall, représentante de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE). « De fil en aiguille, le projet a pris une tout autre dimension. » Sur l'ensemble du Jura, l'académie a financé l'achat d'une trentaine de ces tableaux interactifs.

Progrès

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