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Statines et injections de cellules souches adultes contre la sclérose en plaques ?

Des injections de cellules souches de cerveau adulte mises en culture ont aidé des souris atteintes d'une forme de sclérose en plaques à se rétablir d'une paralysie, selon un article publié dans la revue Nature. Les chercheurs espèrent que des approches similaires permettront de traiter la sclérose en plaques humaine et d'autres maladies auto-immunes. Gianvito Martino et Angelo Vescovi de l'Hôpital San Raffaele de Milan ont étudié l'effet de cellules souches de cerveau adulte dans un modèle de sclérose en plaques chez la souris. L'injection de ces cellules dans la circulation générale ou dans la moelle épinière s'est traduite par une migration des cellules vers les zones cérébrales et de la moelle épinière de l'inflammation. Elles ont formé de nouveaux neurones et des cellules productrices de myéline, diminuant le taux de molécules inflammatoires et les lésions cellulaires cérébrales. Près de 30 % des souris se sont complètement rétablies de leur paralysie et les autres ont montré une amélioration marquée des symptômes. De son côté, une autre équipe américaine, à l'occasion de la Conférence annuelle de l'American Academy of Neurology, qui s'est tenu début avril vient de montrer que la simvastatine, un hypocholestérolémiant de référence, serait également efficace contre certaines formes de sclérose en plaques (SEP). Une information déjà publiée, mais le but était ici d'aller plus loin. Timothy Vollmer et son équipe, du Barrow Neurological Institute de Phoenix dans l'Arizona, voulaient en effet dresser un bilan du rapport efficacité sécurité de cette approche. Les auteurs ont travaillé sur des patients souffrant de SEP, et soumis à un examen par résonance magnétique nucléaire (IRM) avant et après traitement par la simvastatine. Sur les clichés réalisés après le traitement, Vollmer et ses collègues ont constaté une « réduction significative, aussi bien en volume qu'en nombre, » des plaques amyloïdes caractéristiques de la maladie. Aucun effet secondaire « sérieux » ne semble avoir été relevé mais le travail est loin d'être terminé. « Bien que notre résultat soit encourageant, des études randomisées doivent être conduites avant d'émettre des conclusions définitives sur l'efficacité de ce traitement » conclut en effet Timothy Vollmer.

Nature du 17-04-2003 :

http://www.nature.com/cgi-taf/DynaPage.taf?file=/nature/journal/v422/n6933/abs/nature01552_fs.html

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