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Cancer du côlon : aspirine et AINS possèdent un effet protecteur puissant…

Dans une vaste étude impliquant 102.800 personnes adultes dont 10.280 étaient atteintes d'un cancer du côlon, des chercheurs danois ont confirmé qu'une prise régulière et prolongée d’aspirine et de médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) pouvait entraîner une baisse de survenue du cancer du côlon.

Le cancer du côlon est le troisième cancer le plus fréquent aux États-Unis derrière le cancer du poumon et celui de la prostate chez l’homme, et celui du poumon et du sein chez la femme. En France, il représente la deuxième cause de décès par cancer.

Une équipe de chercheurs danois du département d’épidémiologie clinique à l’hôpital de l’Université d’Aarhus au Danemark a cherché à savoir si la prise d’aspirine et autres médicaments comme les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) avait une influence sur la survenue de ce type de cancer.

Cette étude montre que les personnes prenant de 75 à 150 mg d’aspirine en continu depuis 5 ans voient leurs risques de développer un cancer du côlon réduits de 27 %. Par ailleurs, l’utilisation intensive des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) pendant cinq ans ou plus a été associée à une réduction de 30 % du risque de cancer colorectal.

L’étude montre par ailleurs que l’aspirine semble être encore plus protectrice pour les femmes alors que la protection associée à l'utilisation d'AINS ne diffère pas selon l'âge ou le sexe.

"Nos résultats indiquent que l’aspirine et les AINS ont un effet protecteur contre le cancer colorectal quand ils sont pris sur le long terme", souligne le Docteur Soren Friis, qui a dirigé ces recherches. Mais "Nos résultats pour les consommateurs d’aspirine à faible dose en continu doivent être interprétés avec prudence", nuance le Docteur Friis. Des recherches complémentaires sont nécessaires pour déterminer la dose optimale et la durée d’utilisation de l’aspirine dans la prévention du cancer colorectal, en tenant compte des autres effets bénéfiques et des effets nocifs potentiels, notamment ceux concernant les problèmes gastro-intestinaux et cérébraux.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

AIM

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