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Besançon : un robot pour des opérations haut de gamme

À la pointe de la technologie, la clinique privée Saint-Vincent de Besançon est le premier établissement de Franche-Comté à se doter d’un robot chirurgical d’une extrême précision. Baptisé « Da Vinci S HD », le nouveau robot chirurgical a été installé le 15 décembre dernier à la clinique Saint-Vincent. L’établissement bisontin est le premier, public et privé confondu, de la région et le premier, privé, du Grand Est à se munir de ce robot qui offre la possibilité de réaliser de la vidéo chirurgie assistée par ordinateur avec pour objectif d’effectuer des opérations complexes d’une grande technicité qui pourraient même, à terme, être réalisées à distance.

« Notre établissement est engagé de longue date dans le traitement du cancer et dispose des autorisations de chirurgie pour les cancers du sein, digestif, ORL et urologie », explique la directrice de la clinique Saint-Vincent, Valérie Fakhoury. La première opération à l’aide du robot a d’ailleurs été effectuée début janvier pour une ablation de la prostate (urologie). Le patient, Serge Delagrange, 68 ans, dit « ne pas avoir hésité une seconde » quand le chirurgien lui a proposé d’être opéré avec cet appareil. L’intervention s’est très bien passée et le résultat est étonnant : pour seuls stigmates de l’opération, il a cinq petites cicatrices au niveau de l’abdomen. « Je suis entré à l’hôpital le dimanche, j’étais opéré le lundi matin et je sortais le samedi suivant. Je me suis remis très vite. Huit jours après l’intervention, je participais au repas des anciens de l’hôpital », raconte le retraité qui envisage de monter une association d’anciens malades « pour aider les nouveaux à bien choisir leur type d’opération ».

Le « Da Vinci S HD » permet de magnifier et d’agrandir la vision du champ opératoire, vu en trois dimensions, comme pour la vision humaine. La vision est donc la même que lors de la chirurgie ouverte mais, en plus, la zone opérée est grossie. « Par rapport à la vision en deux dimensions de la cœlioscopie traditionnelle, où le champ est écrasé, c’est une avancée considérable », explique Valérie Fakhoury. Autre atout : une précision extrême. Le chirurgien prend place derrière une console ergonomique qui transmet avec une très grande précision les mouvements de ses mains aux instruments portés par le robot. « Ce système permet de corriger les microtremblements des mains, ajoute la directrice, le geste est donc encore plus précis ».

De plus, les quatre bras robotisés possèdent sept degrés de liberté et 540 degrés de rotation, soit une maniabilité au-delà de la main humaine. Pour Marie-Céline Hintzy, l’un des quatre chirurgiens de la clinique déjà formés à l’utilisation du robot, cette technologie « apporte une qualité chirurgicale meilleure en terme de précision, les instruments reproduisant quasiment le mouvement des mains ». « S’il faut évaluer le bénéfice pour un patient d’utiliser ce robot, à terme on pourra pratiquer toutes les opérations chirurgicales », ajoute-t-elle. Au total, une quinzaine de professionnels de la clinique Saint-Vincent devraient être formés pour opérer avec le « Da Vinci S HD ».

Le Pays

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