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L’hiver extrêmement froid dans le Midwest américain lié au réchauffement climatique ?

Les chutes de neige et les tempêtes extrêmes de cet hiver pourraient bien être liées à l’augmentation du taux d’humidité dans l’air, elle-même associée au changement climatique mondial, d’après ce qu’a indiqué un groupe de scientifiques récemment dans un communiqué. Cette humidité supplémentaire entraînera probablement des inondations spectaculaires à la veille du printemps dans l’Hémisphère nord, alors que la neige fondra et que les pluies abondantes attendues s’ajouteront aux précipitations de saison, d’après ce que les scientifiques ont ajouté. Alors que la planète se réchauffe, davantage d’eau provenant des océans s’évapore dans l’atmosphère, d’après ce qu’a expliqué Todd Sanford, un scientifique climatique de l’Union of Concerned Scientists. Simultanément, du fait que l’atmosphère se réchauffe, il peut retenir davantage d’humidité qu’il n’en absorbe. Les tempêtes intenses ont souvent lieu lorsque l’atmosphère atteint un point de saturation.

Cette année, une série de tempêtes majeures depuis le Midwest américain jusqu’au Nord-est du pays ont conduit à des chutes de neige 400 % supérieures à la normale dans certains endroits des Etats-Unis, d’après Jeff Masters directeur de la météorologie pour le groupe Weather Underground. La quantité d’eau contenue dans ces chutes de neige est une des plus importantes jamais enregistrées d’après lui. «  Si vous preniez toute cette eau et que vous la faisiez fondre, cela équivaudrait à faire tomber 152 millimètres de pluie sur de grandes parties de la région » a ajouté Jeff Masters. « Si toute cette eau était relâchée en même temps, avec un réchauffement soudain, et des précipitations violentes dans la région, nous connaitrions alors des inondations records le long du fleuve Mississippi et du Fleuve Rouge dans le Nord Dakota ». Ces prévisions correspondent à celles du Service National de Météorologie des Etats-Unis, qui ont indiqué le mois dernier qu’une grande partie du centre nord des Etats-Unis était menacée d’inondations majeures à modérées ce printemps. Les inondations de printemps pourraient par ailleurs être exacerbées si le printemps commence plus tôt que prévu. « Nous avons observé dans les montagnes de l’ouest américain que les fontes de printemps ont aujourd’hui lieu une à trois semaines plus tôt qu’il y a 60 ans » a indiqué Jeff Masters. « Et cela est lié aux températures plus élevées qui ont tendance à faire fondre la couverture de neige de plus en plus tôt ».

Au cours du siècle dernier, les températures moyennes mondiales ont augmenté de 0,8°C. L’an dernier a été l’une des années les plus chaudes jamais enregistrées. L’Arctique, qui a un grand impact sur la météo dans l’Hémisphère Nord, a été particulièrement affecté par ce réchauffement, d’après Marc Serreze, directeur du Centre National des Etats-Unis pour les Données sur la Neige et la Glace. L’un des facteurs du « climat fou » de cet hiver, d’après lui, est un régime atmosphérique appelé Oscillation Arctique, qui est désormais dans une phase négative. Cette phase signifie qu’une pression élevée s’exerce sur l’Arctique et qu’une pression faible s’exerce sur les latitudes moyennes, ce qui rend l’Arctique relativement chaud mais conduit au sud l’air froid de l’Arctique dans des endroits tels que le Midwest américain. Cette phase négative du phénomène d’Oscillation Arctique est visible depuis deux années consécutives, qui ont été marquées par deux hivers rudes et froids.

Article rédigé par Sandra Besson

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