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Les nanoréacteurs, médicaments du futur ?

La traque de résidus d'insecticides interdits en Europe dans une cargaison de fruits importés devrait se simplifier. Pour cela, le douanier prélève un échantillon auquel il ajoute une goutte de révélateur spécifique. Quelques minutes suffisent pour lire le résultat. Ce test aujourd'hui développé à des fins commerciales se base sur une découverte faite à l'université de Bâle (Suisse) par l'équipe de Wolfgang Meier. Ces scientifiques ont réussi à produire de minuscules sphères creuses qui peuvent, grâce à de minuscules canaux protéiques, absorber ou délivrer des substances de façon sélective. Dans un premier temps, les chercheurs suisses de l'institut de chimie physique ont mis au point les fameuses nanostrucures dans lesquelles se produisent les réactions. Telles quelles, ces minuscules structures invisibles au microscope optique présentent assez peu d'attrait. Mais les scientifiques ont fait le tour de force de les transformer en récipients dignes d'intérêt. Lors de la seconde étape, ils ont réussi à intégrer des canaux protéiques dans l'enveloppe en polymère des nanocapsules. Ainsi équipées, ces dernières peuvent servir de nanoréacteurs chimiques. Lors des premiers essais, les sphères ont été dotées de canaux protéiques relativement simples. Ces conduits avaient un rôle passif, c'est-à-dire que compte tenu de leur diamètre, ils ne laissaient passer que des molécules de petite taille. La surprise est venue de la grande qualité du fonctionnement des nanoréacteurs.Le chercheur souligne également la stabilité mécanique de ce type de nanocapsules. Il les compare aux membranes artificielles couramment utilisées qui sont nettement plus fragiles car composées de couches de lipides. Les applications d'une telle découverte se déclinent en faisant varier le contenu des sphères mais aussi les canaux. Pour ces derniers, les scientifiques suisses cherchent à changer de canal protéique. Par ailleurs, ils s'orientent vers des canaux commandés depuis l'extérieur. Par exemple, une tension électrique suffisamment élevée pourrait provoquer leur fermeture. Côté intérieur de la sphère, si des tests destinés à détecter les insecticides dans les fruits sont en cours de développement, les nanoréacteurs pourraient également offrir des perspectives médicales. Dans un premier temps, on peut imaginer que dotées des bons canaux, ces minuscules sphères délivrent des médicaments de façon ciblée dans le corps du malade. A plus long terme, elles sont susceptibles de jouer un rôle dans certaines maladies génétiques. Des nanoréacteurs renfermant les enzymes manquantes pourraient être introduits dans le système circulatoire d'un patient. Ces enzymes pourraient alors déployer leurs effets à l'abri de la sphère, loin des réactions immunitaires de l'organisme.

Infosciences :

http://www.infoscience.fr/articles/articles_aff.php3?Ref=515

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