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Des conducteurs vont tester un limiteur de vitesse révolutionnaire

D'ici un mois, quelques automobilistes de la banlieue sud-ouest de Paris vont tester le LAVIA, un dispositif permettant au véhicule de s'adapter de façon instantanée aux limites de vitesse en vigueur sur les différentes portions de routes. Le système expérimental a été présenté mercredi à la presse par le délégué interministériel à la Sécurité routière, Rémy Heitz, en bordure du circuit de Versailles-Satory (Yvelines). Le véhicule doté du Limiteur s'Adaptant à la Vitesse Autorisée (LAVIA) devient "intelligent": il reçoit par GPS des informations et sait quelle est la vitesse limitée sur la section routière où il se trouve. Il ramène automatiquement, par action du frein moteur, la vitesse du véhicule à la vitesse réglementaire. Au-delà de la vitesse autorisée, la pédale d'accélérateur est sans effet. Cependant, en cas de nécessité, un appui fort permet d'outrepasser ce point dur et de franchir la limite fixée. Le LAVIA existe aussi sous une forme simplement informative: le conducteur est informé par affichage sur le tableau de bord de la vitesse autorisée à l'endroit où il se trouve. En cas de dépassement de la vitesse réglementaire, l'affichage clignote et un voyant s'allume sur le tableau de bord. Courant 2004, une centaine de conducteurs volontaires se verront confier une voiture LAVIA en remplacement de leur véhicule habituel. Durant huit semaines, ils testeront le système dans leurs trajets quotidiens. Leurs réactions et leur adaptation au système seront ensuite analysées. Une zone test de 120 km2 a été choisie en banlieue sud-ouest de Paris. Elle inclut les communes autour de Saint-Quentin-en-Yvelines, Vélizy et Versailles, jusqu'aux portes sud-ouest de Paris et au boulevard circulaire de La Défense. Les limites de vitesse dans ce vaste périmètre vont de 30 à 110 Km/h. Il y a des zones denses urbaines et péri-urbaines, ainsi que des autoroutes, soit "tous les contextes de conduite", selon Jean-Gérard Koenig, président du comité de pilotage LAVIA. Les résultats ne seront pas connus avant fin 2005. On pourra alors estimer l'"acceptabilité" du LAVIA par ses utilisateurs et son impact sur la réduction des accidents. La vitesse est présente dans la moitié des accidents mortels en France. M. Heitz reconnaît que, face à un tel système, "on a tout de suite une petite réticence en terme de liberté individuelle". Mais selon lui infondée, car "c'est le véhicule qui reçoit des informations. Il n'en émet pas lui-même". Il insiste sur le fait qu'il s'agit d'un "dispositif d'assistance du conducteur", qui "n'est pas un substitut ou une prise en charge de sa responsabilité". Le programme de recherche français LAVIA, d'un budget de 6 millions d'euros, est en partie pris en charge par Renault et PSA Peugeot Citroën. Plusieurs pays européens conduisent d'autres programmes de limiteurs de vitesse, plus ou moins proches.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/031001/202/3f8xo.html

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