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Cancer de la prostate : le dépistage régulier est essentiel

Avec 40.000 nouveaux cas par an en France et 10.000 décès, le cancer de la prostate se place au premier rang des cancers masculins. Maladie sournoise parce que longtemps silencieuse, ce cancer nécessite, à partir de 50 ans, un dépistage régulier, notamment un toucher rectal et le dosage de PSA, seule manière d'améliorer la survie des hommes qui en sont atteints. Le PSA (acronyme anglo-saxon pour antigène spécifique de la prostate) est une protéine sécrétée naturellement par la prostate. Tous les cancers de la prostate ne se ressemblent pas. Certains évoluent lentement alors que d'autres ont rapidement tendance à s'étendre. Le degré d'agressivité est ainsi très variable. Le traitement dépend de l'état d'avancement du cancer. Selon de nombreuses études, retirer chirurgicalement la prostate aux hommes atteints d'un cancer débutant permet de réduire de moitié au moins le nombre de morts. C'est d'ailleurs le traitement de référence des hommes jeunes, en dépit des effets indésirables qu'entraîne la chirurgie, notamment l'impuissance et l'incontinence urinaire. Dix ans après l'opération, 90 % des hommes sont vivants. De plus, contrairement à ce que l'on croyait auparavant, l'impuissance et l'incontinence peuvent s'atténuer, même deux ans après l'opération. Les patients doivent ainsi être encouragés et informés que l'amélioration de leur condition peut s'étendre sur des mois ou des années. La prostate n'est pas un organe inutile. D'abord elle constitue un socle fixe sur lequel repose la vessie, assurant ainsi une stabilité importante aux organes du petit bassin. De plus, c'est dans la prostate qu'est fabriqué le liquide prostatique, l'un des composants du sperme.Chez les hommes plus âgés, l'opportunité d'une intervention avait longuement été discutée, le cancer de la prostate évoluant lentement et ces hommes étant appelés à mourir d'autres pathologies avant que le cancer ne s'étende. Mais le succès de cette méthode a fini par convaincre les spécialistes.A cet âge, toutefois, outre la chirurgie, les spécialistes recommandent la radiothérapie externe. Un traitement proposé aussi aux hommes souffrant d'autres problèmes de santé. La radiothérapie externe ne nécessite pas d'anesthésie et est généralement délivrée au cours de séances régulières sur plusieurs semaines.La région prostatique est exposée à des irradiations, des rayons de très haute énergie qui créent des lésions dans l'ADN du noyau cellulaire. Face à cette agression, les cellules saines réagissent grâce à un système réparateur moins efficace chez les cellules cancéreuses. Les cellules cancéreuses sont donc les premières à mourir. En terme d'efficacité, la survie à 10 ans est de 70 %. Les complications peuvent être des inflammations (rectites qui est un processus inflammatoire de la muqueuse rectale), intestinales, urinaires, sexuelles (troubles de l'érection) et urinaires.En cas de cancer avancé, les médecins optent pour un traitement hormonal ou radio-hormonal (combinant traitement hormonal et radiothérapie externe). La médication hormonale ne fait pas "disparaître" la tumeur. Une surveillance régulière du patient est nécessaire. Lorsque la tumeur est localisée au niveau de la prostate, les traitements de référence actuels sont la chirurgie et la radiothérapie externe.

AP : http://fr.news.yahoo.com/041019/5/43tkn.html

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