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Baisse du nombre de cancers du sein en France

La baisse du nombre de nouveaux cas de cancers du sein observée en France en 2005-2006, après l'effondrement du recours aux traitements hormonaux de la ménopause, pourrait encore diminuer grâce à la prévention et notamment à des changements de mode de vie.

Comme dans tous les pays à revenus élevés, le nombre de nouveaux cas de cancer du sein (incidence) a considérablement augmenté ces trente dernières années, même si la mortalité reste relativement stable (autour de 10.000 décès/an en France) du fait des progrès des traitements et du dépistage par mammographie entre 50 et 74 ans, remarque l'Académie de Médecine qui vient de d'émettre des recommandations de prévention et un rapport sur le même thème.

Les femmes se voient ainsi conseiller d'éviter l'excès de boisson (plus de deux verres de vin par jour), la sédentarité, l'obésité après la ménopause. Autre facteur favorisant le risque de ce cancer féminin : l'âge tardif des grossesses. "En France l'âge moyen pour le 1er enfant est passé de 24 ans en 1970 à 28-29 ans depuis 2001 et n'a aucune tendance à baisser", notent les professeurs Henri Rochefort et Jacques Rouësse, auteurs de ces deux documents de l'académie."Les femmes doivent être informées du bénéfice d'une première grossesse avant 25 ans", soulignent-ils.

Mais "comment faciliter l'effet protecteur des premières grossesses précoces", s'interrogent-ils. Il suggère d'encourager les femmes à avoir leurs enfants plus tôt "par une meilleure politique familiale (allocations familiales dès le premier enfant, crèches...) pour abaisser l'incidence des cancers du sein. "Il pourrait être socialement plus facile d'encourager les femmes à allaiter leur enfant au sein (si possible pendant au moins six mois)" ajoutent-ils en évoquant, outre les bénéfices de l'allaitement pour l'enfant, "la protection pour la femme, maintenant démontrée par l'épidémiologie".

L'académie de médecine prend également position en faveur d'une prévention médicamenteuse (avec le tamoxifène et le raloxifène) pour les femmes ménopausées à très haut risque de faire un cancer du sein, par exemple en raison de mutations génétiques, et plaide pour un feu vert, à ce sujet, de l'agence du médicament (Afssaps).

La baisse de l'incidence des cancers du sein en 2005 et en 2006, publiée dans le Bulletin du Cancer de janvier, qui s'expliquerait par "la diminution massive et simultanée" des traitements hormonaux de la ménopause (THM), est également observée dans d'autres pays comme les Etats-Unis.

En France, ces traitements hormonaux (THM) ont, entre 2000 et 2006, diminué de 62 % alors que le nombre de dépistages mammographies organisés augmentait de 335 %, relèvent dans le Bulletin du Cancer, les auteurs. Aux Etats-Unis, cette incidence a baissé de 12 % en 2003, soit assez rapidement après la chute de 50 % des prescriptions hormonales de la ménopause, note l'académie.

En 2002, une vaste étude américaine (Women's Health Initiative - WHI) avait montré que le THS entraînait une augmentation du risque de cancer du sein et ne protégeait pas du risque de crise cardiaque. Le THM expose également "à une augmentation du risque d'accident vasculaire cérébral (risque de paralysie, de décès...)" et à "une augmentation du risque de cancer de l'ovaire", a récemment rappelé l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).

ANM

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