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La Terre aurait un système d'autorégulation du climat

La Terre serait peut-être capable de s'occuper elle-même du problème de l'effet de serre. Des scientifiques anglais et américains ont en effet fourni la preuve qu'une intensification de production de biomasse dans l'océan a pu venir à bout du réchauffement soudain qu'a connu la planète il y a 55 millions d'années. Au début du Paléogène, période qui s'étend de 65 à 23,5 millions d'années, la température moyenne était supérieure d'environ sept degrés à celle d'aujourd'hui. Une végétation tropicale s'épanouissait des deux côtés de la Manche et tortues et alligators prospéraient sur les îles de l'océan arctique. Cela n'a toutefois pas empêché une nouvelle vague de chaleur de frapper la Terre entre le Paléocène (65 à 55 millions d'années) et l'Eocène (55 à 34 millions d'années). La température des eaux côtières de l'Antarctique serait alors passée de treize à vingt degrés Celsius. Aujourd'hui, les spécialistes mettent ce réchauffement au compte d'une augmentation de la quantité de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, provoquée par le volcanisme et peut-être aussi par la décomposition des hydrates de méthane. Ces cristaux solides faits de méthane et de glace auraient ainsi libéré près de mille cinq cents milliards de tonnes de carbone. Comment la planète a-t-elle pu se dépêtrer de cette situation ? La réponse se trouve dans les sédiments océaniques. Quatre chercheurs de l'université d'Oxford, de l'Institution océanographique Woods Hole et de l'université de Californie ont étudié deux carottages, l'un provenant de l'Antarctique et l'autre du Nord-Ouest de l'Atlantique, à la recherche de baryte . Ce minerai, composé de sulfate de baryum, a la particularité d'être corrélé aux flux de carbone dans les eaux de surface. L'analyse montre clairement qu'un regain de productivité biologique dans les océans a accompagné le dégazage du méthane et l'augmentation des températures. "Alors que le climat devenait plus humide, les pluies ont pu intensifier l'érosion des continents et ainsi provoquer un afflux de matière nutritive dans les océans", expliquent les auteurs. Conséquence directe : la multiplication de phytoplancton dans les eaux de surface. Ce dernier, par photosynthèse, aurait alors absorbé le surplus de carbone atmosphérique. "Ces mécanismes de rétroaction ont joué le rôle d'une immense pompe biologique, réduisant la concentration atmosphérique des gaz à effet de serre et imposant le retour de la Terre à des conditions identiques à celles de la fin du Paléocène", ajoutent les scientifiques. Il est possible qu'un tel scénario puisse se rejouer dans le futur, étant donné la hausse continuelle des quantités de dioxyde de carbone due à l'activité humaine. Mais que les gouvernements, les organisations internationales et les industriels n'attendent pas les bras croisés que la planète fasse le travail à leur place. Il lui a fallu près de soixante mille ans pour retrouver une température "décente" et la pollution des océans pourrait être un sérieux frein à la croissance du phytoplancton.

Infosciences :

http://www.infoscience.fr/articles/articles_aff.php3?Ref=490

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