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Des espaces verts pour lutter contre le réchauffement climatique

L’impact du changement climatique en milieu urbain pourrait être réduit d’environ 2,5°C, en augmentant les surfaces d’espaces verts dans les villes. En effet, les températures dans les zones urbaines sont actuellement jusqu’à 6°C plus élevées que dans les zones rurales et il faudrait faire davantage pour remédier à ce problème, indique une note d’information de la Royal Institution of Chartered Surveyors (RICS), publiée dernièrement.

A titre d’exemple, au Royaume-Uni, avec les prévisions actuelles de changement climatique, il est suggéré que les températures estivales pourraient augmenter jusqu’à 3,5° d’ici 2050, les zones urbaines étant particulièrement vulnérables. Cependant, par un accroissement durable de la surface d’espaces verts et la plantation de végétaux sur les toits et les murs dans les zones urbaines, l’impact de l’effet îlot de chaleur urbain pourrait être réduit de près de 2,5°.

Les espaces verts dans les villes diminuent de plus en plus, pour faire place à des routes ou à de nouvelles constructions. Selon la RICS, supprimer seulement 10 % de l’espace vert d’une zone bâtie peut faire apparaître une augmentation maximale des températures de près de 7°C. Dans ce contexte, les gouvernements nationaux, les autorités locales, les propriétaires fonciers et les développeurs devraient créer et sauvegarder les espaces verts existants, et accorder une plus grande attention au problème croissant du changement climatique en milieu urbain, selon la RICS. Afin de permettre l’adoption de stratégies d’infrastructures vertes, qui ont à long terme des avantages environnementaux et économiques, ceci doit être pris en compte dans les plans de développement.

"Les zones urbaines sont actuellement 6° plus chaudes que la campagne environnante et ces températures devraient augmenter au cours des prochaines décennies. Il est crucial que les autorités nationales, locales, les promoteurs et les propriétaires fonciers individuels prennent davantage en considération les avantages de l’infrastructure verte. Rendre prioritaires les parcs, les jardins, les potagers et les plantations sur les murs et les toits pourrait contribuer à réduire la tendance croissante du réchauffement urbain de 2,5°C", déclare Paul Collins, président de la RICS pour l’infrastructure verte.

"L’augmentation des espaces verts peut non seulement abaisser la température en milieu urbain, mais également aider à prévenir les inondations, améliorer la qualité de l’air, réduire le bruit et supporter la biodiversité. En outre, l’ajout de matière végétale et de plantes sur le toit d’un bâtiment peut aider à modérer sa température intérieure et pourrait avoir un impact sur les coûts de fonctionnement des entreprises", ajoute Tom Mulhall, directeur associé de la RICS.

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